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Septicflesh – Codex Omega

Tenir sur la durée, garder l’inspiration, éviter le disque ou la tournée de trop et rester digne. Voilà quelque chose qui demeure au fil des ans et des nouvelles sorties à la portée de grecs de Septicflesh qui proposent un dixième opus aussi dense que passionnant. Ce   » Codex Omega  » n’a rien à envier à ses prédécesseurs.

On se retrouve immédiatement plongé dans l’univers du groupe, qui conserve les éléments majeurs de sa recette : on se prend en pleine figure des compos intenses, avec un son monstrueux, pas question pour les Athéniens de vous laisser sortir indemnes de l’écoute de l’album. Une fois encore les orchestrations figurent en bonne place dans Codex Omega, et sans mettre les guitares à la portion congrue. Dès la plongée dans l’enfer de Dante, premier titre grandiloquent, le groupe sort l’artillerie lourde et ne fait pas de quartier. Le Death Metal Symphonique est percutant et ne s’égare pas en route. C’est connu, on ne change pas une équipe qui gagne, le groupe s’est à nouveau offert les services de l’Orchestre Philharmonique de Prague, qui a déjà collaboré par trois fois avec Septicflesh. Derrière les manettes on retrouve également Logan Mader dont  Le résultat est à la hauteur, si vous en doutiez, jetez directement une oreille sur le titre  » Portrait of a Headless Man  » ou l’orchestration n’empêche pas le groupe de lâcher quelques salves bien senties. D’ailleurs après une telle tempête, le groupe laisse l’auditeur souffler quelques dizaines de secondes avant d’imposer un riff de guitare écrasant et pachydermique. Si le mélange Death Metal avec Orchestre Symphonique vous plaisait déjà auparavant, ce dixième opus apocalyptique est en bonne position pour vous séduire. L’enfer musical à votre portée c’est au poil.

Hamster (08,5/10)

www.septicflesh.com

facebook.com/septicfleshband

Season Of Mist / 2017

Tracklist (47 Minutes) 1. Dante’s Inferno 2. 3rd Testament (Codex Omega) 3. Portrait of a Headless Man 4. Martyr 5. Enemy of Truth 6. Dark Art 7. Our Church, Below the Sea 8. Faceless Queen  9. The Gospels of Fear  10. Trinity

Depuis la fin des eighties et son entrée dans le rock’n’roll business, Phil Anselmo s’est forgé une réputation de type qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Connu pour sa participation à Pantera et au super-groupe Down, le Texan est devenu une icône. Hélas, ce véritable stakhanoviste du metal s’est aussi perdu dans une multitude de groupes sans intérêt (Viking crown, Christ Inversion…). Devenu une sorte de bouffon pathétique, Anselmo enchaîne pantalonnades inintéressantes (Walk through exits only) et lamentables provocations d’alcoolique.

Choosing Mental Ilness As Virtue ne change pas la donne. Les dix morceaux de cette mascarade sont lamentables. Incohérent du premier au dernier morceau, ce second album prouve l’incapacité d’Anselmo à composer de la musique. Les riffs tournent à vide et Phil vocifère comme un veau en phase terminale. Nous sommes loin de l’époque où il chantait avec talent et conviction « Cemetary gates ». Plus l’album se déroule, plus l’écoute devient un calvaire. Le point de non-retour est atteint avec l’abominable « Deliquent » et son refrain indigent. Quatre minutes, vingt sept secondes de douleur… La suite est du même tonneau : à oublier. A l’image de sa très laide pochette, Choosing Mental Ilness As Virtue amène l’auditeur au bord de la folie et risque de ne marquer que les esprits les plus masochistes.

Choosing Mental Ilness As Virtue est un album raté ! Même si Phil Anselmo reste digne sur les derniers excellents E.P de Down, il est effrayant de constater l’inexorable descente aux enfers de cet acteur incontournable de la scène ayant joué sur plusieurs chefs d’œuvre du genre (Nola, Vulgar display of power…).

Nico (2/10)

Site Officiel : https://www.facebook.com/Philipillegals

Season Of Mist/2018

01. Little Fucking Heroes 02. Utopian 03. Choosing Mental Illness 04. The Ignorant Point 05. Individual 06. Delinquent 07. Photographic Taunts 08. Finger Me 09. Invalid Colubrine Frauds 10. Mixed Lunatic Results

Bienvenue à la réunion des amateurs français d’albums instrumentaux hard-rock métal, mélange subtil entre virtuosité et sens imparable de la mélodie. Ok, nous ne sommes que cinq dans tout le pays mais cela fait plaisir de nous retrouver ici dans cet espace virtuel. Rendons grâce à Alessio Berlaffa et à son label Lion Music qui ont initié cet événement en publiant ce nouvel album, Electric Mist.

Berlaffa a commencé à jouer de la guitare au début des années 90 en autodidacte et se forme progressivement aux principales techniques en écoutant les maîtres Eddie Van Halen, Paul Gilbert pu encore Steve Vai. A partir de 2003, il intègre les rangs de DOOMSWORD, groupe de heavy metal transalpin, et enregistre deux disques. Depuis, il poursuit une carrière d’enseignant et se lance dans la carrière solo avec ce premier opus.

Electric Mist se présente sous la forme d’un album instrumental concept évoquant la grandeur et la majesté de la Nature qui nous entoure. Toutes les compositions sont liées entre elles et prennent la suite l’une de l’autre avec grâce et naturel. Notre ami italien a choisi la modestie et déploie son talent à travers des titres courts et calibrés autour des quatre minutes. Il évite ainsi d’ennuyer l’auditeur par de longues plages stériles et démonstratrices. La guitare joue bien entendu un rôle central et prépondérant mais Berlaffa a travaillé consciencieusement chacune de ces chansons pour leur apporter de l’épaisseur et de la variété.

Il aborde ainsi de nombreux styles, du hard rock typé années 80 aux sonorités « ambient » en passant par des touches progressives et AOR. Le choix de la simplicité a primé, les différentes mélodies se mémorise aisément et n’agressent pas l’auditeur. L’ambiance générale s’avère plutôt douce et heureuse. Que ce soit à la guitare électrique ou encore à l’aide d’une guitare sèche, Alessio Berlaffa affiche un très joli savoir-faire et une technique solide. Pour mener à bien son projet et obtenir la qualité d’interprétation souhaitée, il a su s’entourer d’une fine équipe. Mentionnons la présence d’Alessandro Del Vecchio pour un solo à l’orgue Hammond par exemple.

Dans l’ensemble, Electric Mist se laisse facilement dompter et vous caressera avec entrain les oreilles. En quarante minutes la messe est dite et vous ne verrez pas le temps passer. Les titres s’enchaînent sans temps morts et affichent une palette très large de styles et de couleurs évitant tout ennui prématuré. Alessio Berlaffa fait ici une entrée remarquée dans le monde des guitar heroes et possède un joli potentiel.

Oshyrya (08/10)

 

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Lion Music / 2018
Tracklist (39:58 mn) 01. Overture: Into the Mist 02. Big Sky 03. Seasons 04. Sunrise & Sunset 05. Echoes of my Land 06. Electric Mist 07. As the River Flows 08. Elements 09. Down to Earth 10. Way to the Sun 11. Electric Rain