La persévérance est une qualité précieuse. A l’image d’un Mickey Rourke dans « The Wrestler », Abbadon, Mantas et Demolition Man font partie de ces types qui ne baissent jamais les bras. Pendant que Conrad Lant fait sombrer l’entreprise Venom avec des albums oubliables, les trois compères ne se sont jamais démontés. Que ce soit avec M-Pire of evil ou Abbadon, le trio s’est toujours dévoué à la cause d’un heavy-metal de qualité. Bien décidés à ne plus rester dans l’ombre, ces vieux musicos aguerris contre-attaquent avec Venom Inc.
D’entrée, Ave frappe fort ! « Ave Satanas », est un tube en puissance : voix rugueuses, riffs assassins et batterie mastoc. C’est une parfaite introduction. « Forged in hell » et « Metal we bleed » déroulent le même cahier des charges. Les gars en ont sous la semelle et le prouvent. Le très martial « Dein fleisch » montre que Venom Inc n’est pas resté bloqué dans le passé. Il réussit à surprendre. Le reste de l’album est du même tonneau. C’est du bel ouvrage et le trio accélère même la cadence avec le très vif « Time to die ». La galette se finit avec le brillant « Black’n’roll » dans lequel Demolition Man résume bien l’affaire : tout ça finalement n’est qu’une histoire de rock’n’roll.
Venom Inc réussit un exploit en onze chansons. Le groupe enterre, haut la main, le Venom actuel et rassure sur la bonne santé musicale des trois compères. Ces derniers n’ont plus rien à prouver : la rage est toujours là et l’envie de conquérir le monde se ressent au fil de cet album haut en couleurs.
Nico (8/10)
Site Officiel : http://www.venom-inc.com/
Nuclear Blast/2017
01. Ave Satanas 02. Forged In Hell 03. Metal We Bleed 04. Dein Fleisch 05. Blood Stained
06. Time To Die 07. The Evil Dead 08. Preacher Man 09. War 10. I Kneel To No God 11. Black N Roll
QUICK & DIRTY est né en 2014 à Paris de l’initiative du guitariste et chanteur Ludovic Caussin complété de l’autre guitariste du groupe, Fabrice David. Faire du rock à deux c’est bien mais à quatre c’est encore mieux. Ils partent donc à la recherches de musiciens complémentaires et recrutent coup sur coup un batteur puis un bassiste. Avec un groupe au complet, le quatuor travaille fort pour développer un son et une identité musicale forte dans les pas des FOO FIGHTERS, LED ZEPPELIN ou encore IGGY POP. Après un changement de bassiste, ils attaquent les choses sérieuses en multipliant les concerts sur toutes les scènes parisiennes en 2016. Mais il fallait bien rentrer en studio pour graver dans le marbre l’énergie et la folie affichées sur scène. Après un crowdfunding réussi, QUICK & DIRTY se présente à nous avec un EP cinq titres sous le bras.
L’habit fait parfois le moine et pour Falling Down, le visuel aguicheur fait son petit effet et annonce la couleur d’entrée. Les parisiens ne tentent pas d’impressionner son monde par une approche ultra technique et jamais entendue auparavant, ils jouent la sécurité et déploient un rock simple mais très accrocheur et mélodique qui fera battre le petit cœur des rockers. Les compositions tournent autour des quatre minutes et vont à l’essentiel sans s’encombrer de fioritures inutiles. Quelques riffs bien sentis, une solide section rythmique et un chant bourré de conviction de Ludovic Caussin font monter efficacement la mayonnaise et donnent envie de taper du pied. Cela reste très rock et accessible, à même de plaire à un large public. Chacun met la main à la pâte et les interventions de Fabrice et Tanguy sur les refrains donne un supplément d’énergie bien agréable.
Avec Falling Down, QUICK & DIRTY livre la marchandise attendue, un EP rock sérieux et bien réalisé. Avec une carte de visite de cette qualité, parions que les parisiens risquent de rapidement squatter à nouveau les salles de la capitale. A voir ou à revoir sur scène pour constater si les promesses de cet EP sont tenues en concert.
Oshyrya (07/10)
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Autoproduction / 2017
Tracklist (20:22 mn) 01. Falling Down 02. I Was Born 03. East West 04. Trust Me 05. Would You Like to Dance
D’ici quelques années, les princes du space/stoner rock, MONSTER MAGNET, pourront fêter dignement leurs trente ans de carrières. En attendant, Napalm Records a décidé de réédité les deux premiers opus des américains, Tab & Spine of God. Né en 1989 dans le New Jersey, MONSTER MAGNET propose dès l’année suivante un premier EP éponyme sur Glitterhouse Records. L’album Spine Of God sort chez Caroline Records en 1992 et rencontre très rapidement son public. Il est considéré par les Américains comme le premier album du groupe puisque Tab n’y sortira qu’en 1993 après le succès rencontré par Spine Of God.
Tab, quant à lui, est sorti en Europe en 1991 sur Glitterhouse Records mais ne verra le jour aux États-Unis sur Caroline Records qu’en 1993. Bref, les dates changent selon votre position d’un côté ou de l’autre de l’océan atlantique mais tous les fans se rassemblent pour louer l’impact de ces disques sur la scène rock. MONSTER MAGNET prend alors une nouvelle dimension et s’affirme comme l’un des successeurs les plus prometteurs des HAWKWIND, BLACK SABBATH ou encore MC5. A partir de ce terreau fertile, les disques de références vont s’enchaîner avec Superjudge, Dopes To Infinity & Powertrip pour des américains des références de la scène rock.
Ces rééditions combleront les fans avides de compléter leur collection ou ceux qui voudront s’immerger dans les racines musicales de ce groupe talentueux. Une belle initiative.
Oshyrya (7,5/10)
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Napalm Records / 2017
Tracklist (58:30 mn) 01. Tab 02. 25/Longhair 03. Lord 13 04. Spine of God (live)
Tracklist (61:00 mn) 01. Pill Shovel 02. Medicine 03. Nod Scene 04. Black Mastermind 05. Zodiac Lung 06. Spine Of God 07. Snake Dance SIDE B 08. Sin’s A Good Man’s Brother 09. Ozium 10. Ozium (Demo Version)