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Autant les allemands avaient pris leur temps pour donner naissance à leur deuxième album, Dead Man’s Voice, autant cette fois-ci, en à peine plus d’un an, les voici déjà de retour avec un nouvel opus et onze nouvelles chansons sous le bras. Et il serait dommage de ne pas mentionner également les très nombreux concerts assurés partout là où une opportunité se présentait, en première partie d’ACCEPT, SAXON ou encore Y&T. Espérons que les teutons aient su capitaliser sur toutes ces expériences nouvelles pour vraiment nous impressionner cette fois-ci.

On ne change pas une recette qui gagne et les allemands proposent une nouvelle fortunée de titres hard/heavy rock simples mais qui se veulent arracheurs et efficaces dès la première écoute. Le pari semble réussi du premier abord, difficile de ne pas taper du pied et entamer quelques mouvements de air guitar à l’écoute de « Quarter To Twelve » ou encore « Life Ain’t Easy (For A Boy With Long Hair) », le premier single. Les allemands varient avec talent les titres, l’atmosphère, l’intensité ou la vitesse d’exécution alternant d’une piste sur l’autre pour éviter de trop rapidement lasser. Le groupe reste jeune mais il connait déjà toutes les ficelles du métier avec les soli, les chœurs et les refrains à même de plaire à un large public rock en Europe. Le côté fun et décontracté passe bien et les premières écoutes de One More For The Road se déroulent sans contrariété.

Maintenant, difficile de se convaincre que ce disque puisse squatter nos listes de lecture audio très longtemps. THE NEW ROSES manque de personnalité sur la longueur et finit par générer un certain ennui une fois l’effet nouveauté estompé. Le label a beau invoquer des grands comme David Lee Roth, AC/DC ou encore GUNS N’ROSES, les uns et les autres ne jouent pas dans la même catégorie. THE NEW ROSES offre un album soigné et bien réalisé tant sur le fond que sur la forme mais la postérité rock ne risque pas d’en retenir grand-chose d’ici quelques années. La satisfaction immédiate est bien au rendez-vous mais l’intérêt s’évente petit à petit.

THE NEW ROSES est sans aucun doute un groupe taillé pour la scène. Avec une bière à la main, les allemands proposent la bande-son idéale d’un samedi soir réussi. One More For The Road peut s’apprécier par petites doses mais il ne peut rivaliser avec les ténors du genre.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (55:06 mn) 01. Quarter To Twelve 02. My Own Worst Enemy 03. Forever Never Comes 04. Dancing On A Razor Blade 05. Consider Me Gone 06. Life Ain’t Easy (For A Boy With Long Hair) 07. Every Wild Heart 08. Fight You Leaving Me 09. The Same Moon 10. Piece By Peace Of Mind 11. One More For The Road 12. Do I Look Scared To You (Bonus Track) 13. The Storm (Bonus Track) 14. Nitro Nights (Bonus Track)

 

 

Gaiden – Once Upon a Joke

Nous entamons la rédaction de cette chronique avec, à l’esprit, un drôle de sentiment. En effet Once Upon a Joke constitue le premier, et sans doute, le dernier album des parisiens de GAIDEN. Après deux EPs, Joker Business (2009) et Joker Business II (2014), le groupe tire sa révérence en fanfare avec onze titres métal progressif sous le bras. La fin d’une telle aventure a de quoi attrister les fans mais la lumière est apparue rapidement au bout du tunnel puisqu’Ego (chant), Alex (guitares & programmations) et Pascal (création graphique) se lancent dans un nouveau projet, SEASONS. Mais nous en reparlerons en temps et en heure.

GAIDEN quitte donc les planches avec un album copieux et qui fait envie tout d’abord sur la forme grâce à une très belle pochette. Autant leur précédent EP nous avait semblé musicalement parlant fragile et immature, autant Once Upon a Joke sonne beaucoup racé et adulte dès la première écoute. Les parisiens ont mis les petits plats dans les grands pour ce grand final avec onze compositions pour plus d’une heure de musique. Après une intro assez longue histoire de se plonger dans l’ambiance, les hostilités débutent vraiment avec « Silent Winter », ses rythmiques saccadés et ses riffs tranchants à souhait. Alex, armé de sa guitare, tisse une texture à la fois complexe et subtile, proposant ainsi à ses camarades une aire de jeu où ils pourront exprimer tout leur talent.

Ego prend rapidement le commandement des opérations et mène les débats de sa voix douce et très expressive. Saluons les progrès réalisé et la maîtrise affichée même si cela manque parfois de puissance et que quelques lignes vocales peinent à convaincre. L’atmosphère générale ne pousse pas vraiment à l’euphorie, l’univers dépeint tout au long de ces nouvelles chansons s’avère mélange noirceur et agressivité. Le quatuor s’en donne à cœur joie lors des parties instrumentales parfois assez développées. Cela joue vite et bien, avec un petit côté djent pas désagréable du tout. Alex n’a pas choisi de se faciliter la vie et fait souvent prendre à GAIDEN un chemin musical tortueux. Loin de nous l’idée de nous en plaindre puisque chacun des membres relève le défi et parvient à hisser son niveau de jeu.

Le diptyque « Afterlife Inc » constitue le cœur de l’album et confirme les très bonnes impressions suscitées par l’écoute d’Once Upon a Joke. Le groupe pêche par contre sur les titre plus doux et lent à l’image d’un « Broken Hopes » pas vraiment transcendant. Rien à redire sur la production générale de l’album. Le son reste clair et rend hommage au travail de composition réalisé.

Avec Once Upon a Joke, GAIDEN tire sa révérence de la meilleure des manières en montrant un visage fier et convaincu de la qualité du travail accompli. Avec une décennie d’existence et un tableau de chasse garni, le quatuor peut sereinement refermer ce chapitre. Comme le groupe l’affirme lui-même, the Joke is never over …

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2017
Tracklist (64:54 mn) 01. Therapy (Intro) 02. Silent Winter 03. Smell Of Hell 04. Afterlife Inc Part I (One Way Ticket) 05. Broken Hopes 06. Grotesque Effluvium 07. The Stranger 08. Awake 09. Ancient Blood 10. Afterlife Inc Part II (Operator Of The Hive) 11. Hero (Bonus Track)

 

 

Chrysilia – Et In Arcadia Ego

Un peu en dehors de son terrain de chasse habituel, le label finlandais Lion Music nous présente CHRYSILIA, un tout nouveau groupe de métal folk et symphonique originaire de Grèce. Cette aventure, née de la la collaboration entre la chanteuse & violoncelliste Chryso et du claviériste Elias Pero (ex-SOVEREIGN) se transforme et évolue petit à petit de projet studio à véritable groupe avec le recrutement de musiciens expérimentés. Les voici qui se présente à nous avec un premier album sous le bras, Et In Arcadia Ego.

Les fans du genre ne seront pas dépaysés par le style et l’approche des hellènes. Nos amis ont joué la sécurité et labourent des pâtures déjà bien connues. Tous les ingrédients attendus sont bien au rendez-vous, les chœurs, les orchestrations, les mélodies simples mais accrocheuses, le chant féminin… Chryso derrière son micro affiche un joli timbre de voix et fait le boulot attendu. Les claviers sont très présents, surtout sous forme de nappes alors que les guitares apportent la touche « métal » à l’ensemble, surtout en rythmique, mais Teo Ross montre également de solides dispositions lors des soli. Et In Arcadia Ego s’ouvre sur un “By The Gates Of Ypsus” riche, foisonnant et prometteur même si la mélodie ultra accrocheuse qui donne l’envie de secouer la tête frénétiquement manque à l’appel.

La suite avec « The Menalon Trail » se veut déjà beaucoup plus folk et « Desperate Wings » enfonce encore le clou. Cette dernière chanson prend la forme d’une ballade très réussie, la mélodie reste dans la tête et l’envie de siffler s’impose rapidement à l’auditeur tombé sous le charme. N’attendez rien de très surprenant ni de très original ici. CHRYSILIA s’inscrit dans la lignée de RHAPSODY et de ses innombrables rejetons comme ANCIENT BARDS pour n’en citer qu’un. Reconnaissons qu’il s’agit d’un travail appliqué et sérieux, Et In Arcadia Ego ne manque pas de bons moments. La production s’avère solide, le groupe a été pris sous l’aile de Bob Katsionis (FIREWIND, SERIOUS BLACK…) qui est même crédité pour une chanson.

Alors que l’actualité sur le front métal symphonique reste plutôt calme, CHRYSILIA fait office de bonne surprise pour patienter et prendre du bon temps en attendant le retour des ténors du genre. Sortir des sentiers battus et proposer une musique plus personnelle auraient été appréciable mais ces caractéristiques se font de plus en plus rares. Ne faisons pas la fine bouche, Et In Arcadia Ego constitue une vraie bonne surprise.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Lion Music / 2017
Tracklist (46:50 mn) 01. By The Gates Of Ypsus 02. The Menalon Trail 03. Desperate Wings 04. Arcadia 05. Et in Arcadia ego 06. Chrysilia 07. Altar Of Silence 08. King Of A Stellar War 09. The Fifth Season 10. Desperate Wings (Orchestral Version)