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Lost Opera – Hidden Sides

Autant les premiers contacts avec l’opus précédent de LOST OPERA n’avaient pas été des plus positifs autant Hidden Sides, le second album, séduit presque immédiatement. En ouvrant sur un « Today I Cry » brillant et bourré d’énergie, les normands installent l’auditeur dans les meilleures conditions pour goûter le fruit de leur travail.

Formé en 2007, LOST OPERA mène depuis son petit bonhomme de chemin, à son rythme. Alchemy of Quintessence voit le jour en 2011 et travail de composition sur le deuxième chapitre de leurs aventures débute dès 2013. Encouragés par diverses récompenses pour leurs clips live, LOST OPERA lance en 2015 une campagne de financement participatif pour mener à bien son nouveau projet. Le quintet rentrer en studio l’été suivant et accouche de ces douze nouvelles compositions pour un peu plus de cinquante-six minutes de musique originale.

Ces cinq années de travail entre les deux albums se sont avérées extrêmement bénéfiques car les normands affichent un bel état de forme, une maturité et une maîtrise inattendue. Nous ne doutions pas du talent du quintet, les signes étaient déjà évidents sur Alchemy of Quintessence, mais le propos est désormais canalisé et fait des merveilles. Les titres sont, dans l’ensemble, calibrés autour des cinq minutes et affichent immédiatement un visage attractif et accrocheur. Les guitares s’en donnent à cœur joie, astucieusement complété par des claviers très présents mais toujours au service de la mélodie. La section rythmique ne fait pas de la figuration et pose des fondations à toute épreuve. En quelques années, LOST OPERA a su travaillé, apprendre et se transcender pour accoucher d’un album imparable. Derrière son micro, Loïc propose une très solide performance, ses growls font merveille et son chant clair assure l’essentiel (même si un accent français assez prononcé et des mélodies vocales parfois fragiles déçoivent). Rien à redire sur la forme avec un digipak à la pochette soignée et un son au niveau concocté par Jacob Hansen.

Des solides graines avaient été plantées en 2011 et nous voici désormais en face d’un chêne solide et majestueux. Avec Hidden Sides, LOST OPERA frappe fort et risque d’en impressionner plus d’un. En attendant l’hypothétique retour d’un FAIRYLAND, ce disque vous apportera des heures de plaisir. Bien joué !

Oshyrya (08/10)

 

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Wavelength Records – Dooweet Agency / 2016
Tracklist (56:23 mn) 01. The Inquisitor 02. Today I Cry 03. Follow the Signs 04. Rage 05. Betrayal 06. The Lonely Owl 07. The Sinner 08. May I ? 09. So Wrong 10. O.P.S. 11. My Silent Hill 12. The Weight of the Cross

 

 

Autant les allemands avaient pris leur temps pour donner naissance à leur deuxième album, Dead Man’s Voice, autant cette fois-ci, en à peine plus d’un an, les voici déjà de retour avec un nouvel opus et onze nouvelles chansons sous le bras. Et il serait dommage de ne pas mentionner également les très nombreux concerts assurés partout là où une opportunité se présentait, en première partie d’ACCEPT, SAXON ou encore Y&T. Espérons que les teutons aient su capitaliser sur toutes ces expériences nouvelles pour vraiment nous impressionner cette fois-ci.

On ne change pas une recette qui gagne et les allemands proposent une nouvelle fortunée de titres hard/heavy rock simples mais qui se veulent arracheurs et efficaces dès la première écoute. Le pari semble réussi du premier abord, difficile de ne pas taper du pied et entamer quelques mouvements de air guitar à l’écoute de « Quarter To Twelve » ou encore « Life Ain’t Easy (For A Boy With Long Hair) », le premier single. Les allemands varient avec talent les titres, l’atmosphère, l’intensité ou la vitesse d’exécution alternant d’une piste sur l’autre pour éviter de trop rapidement lasser. Le groupe reste jeune mais il connait déjà toutes les ficelles du métier avec les soli, les chœurs et les refrains à même de plaire à un large public rock en Europe. Le côté fun et décontracté passe bien et les premières écoutes de One More For The Road se déroulent sans contrariété.

Maintenant, difficile de se convaincre que ce disque puisse squatter nos listes de lecture audio très longtemps. THE NEW ROSES manque de personnalité sur la longueur et finit par générer un certain ennui une fois l’effet nouveauté estompé. Le label a beau invoquer des grands comme David Lee Roth, AC/DC ou encore GUNS N’ROSES, les uns et les autres ne jouent pas dans la même catégorie. THE NEW ROSES offre un album soigné et bien réalisé tant sur le fond que sur la forme mais la postérité rock ne risque pas d’en retenir grand-chose d’ici quelques années. La satisfaction immédiate est bien au rendez-vous mais l’intérêt s’évente petit à petit.

THE NEW ROSES est sans aucun doute un groupe taillé pour la scène. Avec une bière à la main, les allemands proposent la bande-son idéale d’un samedi soir réussi. One More For The Road peut s’apprécier par petites doses mais il ne peut rivaliser avec les ténors du genre.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (55:06 mn) 01. Quarter To Twelve 02. My Own Worst Enemy 03. Forever Never Comes 04. Dancing On A Razor Blade 05. Consider Me Gone 06. Life Ain’t Easy (For A Boy With Long Hair) 07. Every Wild Heart 08. Fight You Leaving Me 09. The Same Moon 10. Piece By Peace Of Mind 11. One More For The Road 12. Do I Look Scared To You (Bonus Track) 13. The Storm (Bonus Track) 14. Nitro Nights (Bonus Track)

 

 

Gaiden – Once Upon a Joke

Nous entamons la rédaction de cette chronique avec, à l’esprit, un drôle de sentiment. En effet Once Upon a Joke constitue le premier, et sans doute, le dernier album des parisiens de GAIDEN. Après deux EPs, Joker Business (2009) et Joker Business II (2014), le groupe tire sa révérence en fanfare avec onze titres métal progressif sous le bras. La fin d’une telle aventure a de quoi attrister les fans mais la lumière est apparue rapidement au bout du tunnel puisqu’Ego (chant), Alex (guitares & programmations) et Pascal (création graphique) se lancent dans un nouveau projet, SEASONS. Mais nous en reparlerons en temps et en heure.

GAIDEN quitte donc les planches avec un album copieux et qui fait envie tout d’abord sur la forme grâce à une très belle pochette. Autant leur précédent EP nous avait semblé musicalement parlant fragile et immature, autant Once Upon a Joke sonne beaucoup racé et adulte dès la première écoute. Les parisiens ont mis les petits plats dans les grands pour ce grand final avec onze compositions pour plus d’une heure de musique. Après une intro assez longue histoire de se plonger dans l’ambiance, les hostilités débutent vraiment avec « Silent Winter », ses rythmiques saccadés et ses riffs tranchants à souhait. Alex, armé de sa guitare, tisse une texture à la fois complexe et subtile, proposant ainsi à ses camarades une aire de jeu où ils pourront exprimer tout leur talent.

Ego prend rapidement le commandement des opérations et mène les débats de sa voix douce et très expressive. Saluons les progrès réalisé et la maîtrise affichée même si cela manque parfois de puissance et que quelques lignes vocales peinent à convaincre. L’atmosphère générale ne pousse pas vraiment à l’euphorie, l’univers dépeint tout au long de ces nouvelles chansons s’avère mélange noirceur et agressivité. Le quatuor s’en donne à cœur joie lors des parties instrumentales parfois assez développées. Cela joue vite et bien, avec un petit côté djent pas désagréable du tout. Alex n’a pas choisi de se faciliter la vie et fait souvent prendre à GAIDEN un chemin musical tortueux. Loin de nous l’idée de nous en plaindre puisque chacun des membres relève le défi et parvient à hisser son niveau de jeu.

Le diptyque « Afterlife Inc » constitue le cœur de l’album et confirme les très bonnes impressions suscitées par l’écoute d’Once Upon a Joke. Le groupe pêche par contre sur les titre plus doux et lent à l’image d’un « Broken Hopes » pas vraiment transcendant. Rien à redire sur la production générale de l’album. Le son reste clair et rend hommage au travail de composition réalisé.

Avec Once Upon a Joke, GAIDEN tire sa révérence de la meilleure des manières en montrant un visage fier et convaincu de la qualité du travail accompli. Avec une décennie d’existence et un tableau de chasse garni, le quatuor peut sereinement refermer ce chapitre. Comme le groupe l’affirme lui-même, the Joke is never over …

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction / 2017
Tracklist (64:54 mn) 01. Therapy (Intro) 02. Silent Winter 03. Smell Of Hell 04. Afterlife Inc Part I (One Way Ticket) 05. Broken Hopes 06. Grotesque Effluvium 07. The Stranger 08. Awake 09. Ancient Blood 10. Afterlife Inc Part II (Operator Of The Hive) 11. Hero (Bonus Track)