Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Unleash the Archers – Apex

Time Stands Still publié en 2015 déjà chez Napalm Records avait constitué une heureuse découverte de l’univers et du talent d’UNLEASH THE ARCHERS. Ce disque montrait un groupe en pleine possession de ses moyens, sûr de son fait et plus motivé que jamais autour de son noyau créatif Scott Buchanan (batterie) et Brittney Slayes (chant). Les voici déjà de retour avec dix nouvelles chansons regroupées au sein de de quatrième album sobrement titré Apex. Et puis dix ans de carrière, cela se fête !

La scène rock canadienne a déjà accouchée de géants comme RUSH ou NICKELBACK ou encore SAGA mais, depuis quelques années, le genre heavy/power métal semble retrouver de nouvelles couleurs. KOBRA AND THE LOTUS affiche également une jolie réputation depuis quelques mois. Les deux groupes partagent une philosophie musicale assez proche l’une de l’autre mais surtout la présence d’une chanteuse dans leurs rangs. Si vous pensez un instant que Slayes fait office de potiche avec son joli minois, vous allez vite vous rendre compte de votre erreur. Après quarante secondes de calme, les hostilités débutent avec un « Awakening » rapide et tranchant. La paire de guitariste fait du petit-bois de tous les obstacles qui se présentent à eux avant que la chanteuse ne prenne le leadership pour mener ses troupes jusqu’au sommet. Pour une première écoute UNLEASH THE ARCHERS laisse une très bonne impression parvenant à faire cohabiter force et mélodie. Dans leur habituelle veine Power Métal, les canadiens n’ont pas à rougir face à la concurrence. Les refrains passent bien et se montrent raisonnablement accrocheurs. Ajoutez à cela une solide base technique avec quelques rythmiques à la SYMPHONY X et des soli exécutés avec talent. Les touches de chant extrême restent l’un des gimmicks du groupe mais elles sont ici utilisées avec parcimonie.

Les fans en ont pour leur argent puisqu’Apex propose deux nouvelles chansons pour une heure de musique. UNLEASH THE ARCHERS a pris le temps de développer son propos et de dérouler le fil créatif de ses compositions. Cela reste assez classique d’un bon à l’autre, les canadiens ne cherchent à spécialement à innover mais empilent les brûlots menés à tout allure. Toutes les chansons de ce quatrième disque ne sont pas inoubliables mais Apex contient don lot de chansons attractives et efficaces. Mais si le groupe varie les intensités et les rythmes, ils nous font grâce de la ballade mielleuse traditionnelle, qu’ils en soient ici remerciés. Sur la forme pas grand-chose à redire non plus, la pochette est sympa même si elle parait bien vintage et la production met en valeur le travail d’écriture effectué.

Dans la foulée d’un Time Stands Still réussi, UNLEASH THE ARCHERS poursuit sa quête et ajoute un joli trophée à son tableau de chasse avec Apex. Rien de nouveau sous le soleil mais les canadiens livrent un travail sérieux et appliqué qui leur permet de s’élever un peu au-dessus des myriades de groupes génériques évoluant dans le même genre. La tournée à venir en Europe en première partie d’ORDEN OGAN et RHAPSODY OF FIRE s’annonce intéressante et leur permettra sans aucun doute de se faire connaître un plus large public.

Oshyrya (7,5/10)

 

Site Officiel
Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2017
Tracklist (60:00 mn) 01. Awakening 02. Shadow Guide 03. The Matriarch 04. Cleanse The Bloodlines 05. The Coward’s Way 06. False Walls 07. Ten Thousand Against One 08. Earth And Ashes 09. Call Me Immortal 10. Apex

 

 

C’est sans fierté aucune que votre serviteur doit avouer avoir complètement oublié l’existence de THE MIDNIGHT GHOST TRAIN. Et pourtant, le précédent opus des américains, Cold Was The Ground, ne date que de deux ans et avait laissé une impression très positive au moment de sa chronique. Début d’Alzheimer ou mémoire sélective dès qu’il ne s’agit pas de Power Métal symphonique à chanteuse lyrique, Dieu seul le sait. Bref, histoire de se rappeler à notre bon souvenir, le groupe revient après deux années de silence discographique avec Cypress Ave., une galette remplie de onze nouvelles compositions qui s’adresse directement à notre fibre rock.

Originaire du Kansas, le trio s’y connaît naturellement en rock sudiste épais et râpeux. Mais les américains ont toujours cherché à enrichir leur recette de base en y injectant des touches de sludge, funk ou blues. Dès le premier titre « Tonight » difficile de ne pas être à nouveau surpris de la voix de Steve Moss, un timbre profond venant directement de la gorge. Cela colore immédiatement le propos du groupe au même titre que les riffs rugueux et la section basse/batterie âpre à souhait. Ces nouvelles compositions plus ou moins calibrées autour des quatre minutes sonnent de façon très simple mais cela n’enlève rien à leur attractivité naturelle. La basse est omniprésente et groove à souhait sur « Red Eyed Junkie Queen » et le trio s’aventure même sur des rivages hip-hop très dansant avec un « The Boogie Down » léger et frais en compagnie de Sonny Cheeba du groupe CAMP LO. Cette composition colorée dénote du reste de l’album où la profondeur et la mélancolie du propos prennent l’ascendant. Au petit jeu des comparaisons, en dehors des parrains du genre métal et stoner, citons CLUTCH qui se plait aussi à professer un rock ouvert aux multiples influences.

THE MIDNIGHT GHOST TRAIN a su tout au long des années se faire un nom grâce à ses tournées incessantes et l’énergie qu’ils développent sur scène. Leurs chansons sont d’évidence taillées pour la scène. Tout au long de ce Cypress Ave., les américains parviennent à efficacement varier les plaisirs dans l’intensité et dans le rythme. Ils n’innovent pas énormément par rapport aux très nombreux groupes évoluant également dans cette veine rock sudiste/stoner mais réussissent quand même à passer une tête au-dessus de la masse grâce à cette variété dans le propos musical. La lassitude ordinaire met plus de temps à s’installer et l’écoute de l’album reste un bon moment tout au long des onze chansons. Et encore une fois, le timbre de voix de Moss donne un vrai cachet à l’ensemble.

La tournée américaine que le groupe engage dès le 216 août s’avère être particulièrement impressionnante. Rien que pour le mois de septembre, ils se produiront tous les soirs à l’exception du 4 et 5 septembre. C’est la vie et le rêve de tous les wannabee rockers mais on souhaite quand même bien du courage à nos amis car leur musique ne pousse pas à l’économie. Cypress Ave. Possède son lot de brûlots qui feront leur effet sur les planches. Les THE MIDNIGHT GHOST TRAIN sont de gros travailleurs, besogneux et les voici récompensés. Un disque très recommandable.

Oshyrya (08/10)

 

Site Officiel
Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2017
Tracklist (52:32 mn) 01. Tonight 02. Red Eyed Junkie Queen 03. Glenn’s Promise 04. Bury Me Deep 05. The Watchers Nest 06. Break My Love 07. Lemon Trees 08. The Boogie Down 09. Black Wave 10. The Echo 11. I Can’t let you go (Bonus Track)

 

 

Kobra And The Lotus – Prevail I

Le nom KOBRA AND THE LOTUS apparaît régulièrement dans la presse spécialisée et sur internet mais c’est la première fois que nous pouvons nous confronter à la musique des canadiens par l’entremise de leur signature chez Napalm Records. Fondé en 2009 sous la forme d’un trio, le projet se développera rapidement et compte trois albums à son actif au moment de sortir Prevail I. Des débuts, seule la chanteuse Kobra Paige est rescapée, les changements de line-up ont été nombreux mais la chanteuse reste d’évidence le capitaine de ce navire.

Avec le professionnalisme et la classe nord-américaine habituelle, KOBRA AND THE LOTUS se présente dès le début sous son meilleur et la première impression s’avère très positive. Les canadiens évoluent dans un registre heavy-métal classique, presque NWOBHM, et restent en permanence sagement dans sur le chemin déjà tracé. C’est peut-être un brin plus agressif dans les riffs que les ténors du genre mais le chant de Paige adoucit rapidement le propos. C’est très propre, soigné et il n’y a franchement pas grand-chose à redire quant à la prestation proposée par chaque membre du quintet. Prevail I a été produit par une équipe expérimentée composée de Jacob Hansen et Ted Jensen.

Chaque écoute suivante par contre fait décliner le véritable intérêt de ces chansons trop formatées, sans imagination. On croirait écouter AMARANTHE ou EVANESCENCE, le côté hyper accrocheur et opportuniste en moins. L’écoute du disque ne crée pas grande émotion et surtout ne laisse pas énormément de traces chez l’auditeur. KOBRA AND THE LOTUS sonne très générique et ne parvient pas à susciter le moindre enthousiasme. Dans la veine stylistique que les canadiens ont choisi c’est assez impardonnable et l’album risque de rapidement prendre la poussière sans que vous soyez en rien tenailler par l’envie de l’écouter.

Puisque cet opus se nomme Prevail I, on peut légitimement supposer que Prevail II verra bientôt le jour. Espérons que KOBRA AND THE LOTUS saura se montrer nettement plus convaincant sur ce deuxième volet car pour l’instant la déception l’emporte sur tout autre sentiment. La forme reste inattaquable mais le fond laisse à désirer. Ennui quand tu nous tiens !

Oshyrya (5,5/10)

 

Site Officiel
Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2017
Tracklist (45:38 mn) 01. Gotham 02. TriggerPulse 03. You Don’t Know 04. Specimen X (The Mortal Chamber) 05. Light Me Up 06. Manifest Destiny 07. Victim 08. Check The Phryg 09. Hell On Earth 10. Prevail