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Avec ces disques Lars Eric Mattsson, musicien expérimenté et patron du label Lion Music continue son entreprise de rééditions de ses anciens albums et en particulier des travaux nés de l’aventure VISION. Après la sortie récente du premier opus éponyme datant de 1992, voici la suite avec un second album et un live couvrant les deux disques.

A l’époque, la créativité coulait à flot et le fer était battu très chaud. Un an après ce premier effort, voici la même équipe en train de remettre le couvert avec douze nouvelles compositions sous le bras. Mais leur label multipliait les demandes et retardait d’autant la sortie du disque. Tout le monde n’a compris que bien plus tard que la société étant au bord de la faillite et gagnait du temps histoire de faire traîner les choses. Tous ces événements finirent par tuer le groupe qui se sépare. Mattsson redonne vie à ces bandes vingt-cinq ans plus tard, remasterisé.

La démarche n’a pas beaucoup changé et ce disque s’inscrit dans une veine hard-rock mélodique. Cela reste très accessible avec des compositions qui se veulent simples et accrocheuses. Un riff, une mélodie et un refrain, emballé c’est pesé. Rien à redire sur l’exécution des chansons, ce sont des professionnels aguerris. Conny Lind derrière le micro ne démérite pas mais il atteint quand même rapidement ses limites. Il faut le boulot mais il ne faut pas trop attendre de lui. Cela sonne forcément un peu vieux et désuet mais quelques titres sortent du lot et s’avèrent bien agréables.

De son côté, Live + rassemble cinq titres joués sur scène en 1992 complété de cinq nouveau titres issus des sessions d’enregistrement du deuxième album alors programmé. Les deux instrumentaux avaient été imposés par le label à l’époque. Ce témoignage reste sympathique et il prouve que nos amis en avaient sous le pied et connaissaient leur affaire. Chacun a pu tenir son rang et propose une bonne prestation.

Ces deux disques s’adressent bien entendu à une niche extrêmement réduite, les fanatiques du travail de Mattsson et de son savoir-faire indéniable. Si vous n’avez pas du tout connu cette période, aucune raison ne vient à l’esprit pour vous en conseiller l’achat en dehors d’une curiosité dévorante. Pour les autres, seule une profonde nostalgie pourrait vous faire passer à l’acte d’achat. Avec les oreilles de 2017, c’est difficile de s’enthousiasmer.

 

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Lion Music / 2017
Tracklist (59:24 mn) 01. Thunder and Lightning 02. Angel in the Night 03. Fields of No Return 04. Set me Free 05. Voodoo Woman 06. Mountain of Love 07. Dying to be Loved 08. I Will be There 09. Roll the Dice 10. On the Edge 11. Midninght 12. Susanna

Tracklist: 01. All Over Now (Live) 02. Round & Round (Live) 03. Sail Away (Live) 04. Making Love in a Dream (incl.drum solo) (Live) 05. Waiting for the Rain (Live) 06. Sacrifice of Love (Instrumental) 07. Stranded 08. Girl Goodbye 09. Heading for a Heartbreak 10. Before the Dawn (Instrumental)

 

 

Ex Deo – The Immortal Wars

Si c’est pas super cool d’écouter de la bonne musique et de pouvoir, en même temps, compléter sa culture générale et ainsi impressionner le grand monde lors de son prochain dîner mondain ? En plus les musiciens peuvent se lancer dans de sympathiques journées déguisements, la classe ! Je me moque je me moque cependant mais la démarche des canadiens restent tout à fait respectable, pourquoi pas l’histoire romaine plutôt que d’énièmes royaumes imaginaires, mais les photos promo s’avèrent un peu cheap dans le genre. Dommage.

The Immortal Wars est le troisième album des québécois et sort presque cinq ans après Caligvla. C’était là un risque calculé pour le quintet puisque quatre de ses membres jouent également au sein de KATAKLYSM qui restent leu priorité et qui a publié deux opus pendant cette période-là. Mais les armures romaines devaient leur manquer et ils remettent le couvert avec The Immortal Wars. Ils poursuivent sur leur lancée et déploient à nouveau pour notre plus grand plaisir ce métal puissant, épique et super accrocheur. Agressivité et mélodie se mêlent harmonieusement, le chant hurlé d’Iacono fait des merveilles alors que ses troupes avancent en ligne, prêtes au combat. Les cavalcades des guitares et les rythmes pachydermiques d’EX DEO se voient complétées et contrebalancées par diverses orchestrations, nappes de claviers et chœurs tout au long de l’album.

La dimension musique de film reste évidente tout au long de The Immortal Wars, chaque chanson se doit d’évoquer une ambiance et mettre ne exergue un événement spécifique ou un personnage clé. EX DEO mettant l’accent sur les guerres et les batailles, les canadiens bastonnent sévères et semblent y prendre un certain plaisir. Les fans de KATAKLYSM retrouveront le savoir-faire et la belle technique des québécois qui démontrent encore une fois savoir jongler avec talent à la fois de la violence et de la douceur. « Cato Major: Carthago delenda est! » s’apparente à une grosse mandale dans la tronche mais cela n’empêche pas d’entendre de subtiles harmonies de guitares.

EX DEO a franchi le Rubicon, il y a bien longtemps de cela et le groupe continue depuis sa conquête des cœurs et des âmes. Leur force de frappe reste toujours aussi impressionnante et ne laisse que peu d’espoir à leurs détracteurs. The Immortal Wars reste un sacré rouleau compresseur et des compositions comme « The Rise of Hannibal » donne une pêche d’enfer. Ajoutez à cela une production aux petit oignons assurée par J-F Dagenais, guitariste de son état et un mixage limpide de Jens Bogren et vous obtenez un breuvage capiteux et enivrant à souhait. Avec EX DEO pas besoin de consommer avec modération.
Oshyrya (08/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (38:29 mn) 01. The Rise of Hannibal 02. Hispania (The Siege of Saguntum) 03. Crossing of the Alps 04. Suavetaurilia (Intermezzo) 05. Cato Major: Carthago delenda est! 06. Ad Victoriam (The Battle of Zama) 07. The Spoils of War 08. The Roman

 

 

Anthriel – Transcendence

A force, la mémoire connait toujours à un moment ou l’autre des ratés et ANTHRIEL semblait être inconnu au bataillon. Et pourtant quelques recherches sur le web faisaient apparaître The Pathway, le premier opus des finlandais et cette pochette faisait alors remonter quelques souvenirs. Ce premier opus avait tellement marqué les esprits qu’il avait immédiatement disparu dans les limbes. Après deux sept années de silence, le quintet se rappelle à notre bon souvenir avec une nouvelle offrande sous le bras, huit nouvelles compositions regroupées au sein de Transcendence.

Pas de révolution de style au programme, ANTHRIEL continue de proposer un métal mélodique et progressif. Par contre, il faut croiser très fort les doigts pour qu’une identité et un caractère plus marqué apparaissent tout au long de ces soixante-cinq minutes. Transcendence s’ouvre avec « The Calling » un titre de pur rock progressif, école britannique, à la Steven Wilson. C’est doux, avec moult nappes de claviers un peu old school. Simo Silvan montre derrière son micro qu’il possède un joli brin de voix. « Under the Burning Skies » ensuite voit les finlandais appuyer sur l’accélérateur et sortir les guitares de leurs étuis. ANTHRIEL rentre alors dans le rang et déploie un métal mélodique assez classique, plutôt bien foutu il faut bien l’avouer dans la veine d’un SHADOWGALLERY. C’est propre, bien joué mais sonne quand un peu suranné. Ce loin d’être désagréable mais cela risque de ne plaire qu’aux plus anciens fans du genre.

Le disque compte deux pièces de résistance de plus de dix minutes au compteur « The Oath of Darkness » et surtout « Fallen Souls » qui vient clore les débats. C’est dans ces conditions qu’un groupe de métal progressif doit faire ses preuves. Et reconnaissons qu’ANTHRIEL s’en sort plutôt bien. Oui cela sonne un peu vieillot et de nombreuses références viennent à l’esprit à l’écoute de ces chansons mais les mélodies claquent bien et les débats entre guitares et claviers proposent de vrais bons moments. Les finlandais parviennent à faire vibrer une petite fibre nostalgique et cela s’avère plutôt agréable.

A chaque nouvelle chronique, une bonne surprise peut nous attendre au coin de la rue. ANTHRIEL ne promettait pas monts et merveilles de prime abord et pourtant ils sont parvenus avec Transcendence à accoucher d’un disque solide et assez attachant finalement. Les finlandais invoquent une époque aujourd’hui disparue où le métal mélodique / symphonique / progressif régnait en maître et trustait les principaux charts européens. Le bon vieux temps…
Oshyrya (7,5/10)

 

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Lion Music / 2017
Tracklist (65:12 mn) 01. The Calling 02. Under Burning Skies 03. The Oath of Darkness 04. Siren’s Song 05. Painted Shadows 06. Rhapsody of Fire 07. My Dark Morning Star 08. Fallen Souls