Difficile de ne pas paraître péremptoire et condescendant au moment d’aborder le cas des suédois de BLOODBOUND. Nous pourrions rapidement être taxés d’élitisme en nous moquant du groupe. Et pourtant, nos amis ne nous aident pas à les prendre au sérieux en multipliant les clichés un peu kitsch, que ce soit les photos promos de ce disque (mention spéciale à Patrik J Selleby, le chanteur), ou la thématique abordée. Mais laissons sa chance au produit, nous avons tous, après tout, nos plaisirs coupables.
Cela peut en surprendre certains mais BLOODBOUND poursuit son petit bonhomme de chemin depuis plus d’une décennie maintenant sous la houlette de Tomas Olsson et Fredrik Bergh. War of Dragons est la septième offrande des suédois qui maintiennent un rythme assez dingue depuis leurs débuts. Et tout cela avec des changements de line-up innombrables (avec les allers retours d’Urban Breed en particulier). De groupe de heavy metal traditionnel, le sextet quintet a progressivement évolué vers des rivages plus mélodiques, accessibles et fédérateurs. A l’écoute de War of Dragons, on se dit que les dates communes en compagnie de SABATON ont été fécondes car les ressemblances ne manquent pas.
Les claviers se font plus présents et BLOODBOUND se positionne dans le sillage des nombreux groupes évoluant dans le même genre (ORDEN OGAN…). C’est assez évident et même un peu dérangeant sur « Battle In The Sky » ou « Tears Of A Dragonheart » qui reprennent tous les codes d’un SABATON dans un univers fantastique canonique. Pas de longueur sur ce septième opus, tous les titres se veulent courts et directs, à même en trois ou quatre minutes de charmer l’auditeur (ou pas). Les titres s’enchaînent avec naturel sans faute de goût mais sans passion non plus. Les suédois savent y faire mais pas de tubes à l’horizon comme ils avaient sur le faire dans le passé avec « Moria » ou « Nightmares from the Grave ».
Aucune surprise avec ce nouvel opus de BLOODBOUND, ils suivent les tendances et glissent petit à petit vers un son plus fédérateur et accessible. Les claviers sont bien présents depuis leurs débuts au milieu des années 2000 mais Fredrik Bergh semble prendre de plus en plus de place. Malgré un professionnalisme sans tâche difficile de ne pas considérer nos candidats du jour comme des seconds couteaux puis génère une certaine sympathie mais pas vraiment une adhésion pleine et entière.
Oshyrya (06/10)
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AFM Records / 2017
Tracklist (45:11 mn) 01. A New Era Begins 02. Battle In The Sky 03. Tears Of A Dragonheart 04. War Of Dragons 05. Silver Wings 06. Stand And Fight 07. King Of Swords 08. Fallen Heroes 09. Guardians At Heaven’s Gate 10. Symphony Satana 11. Starfall 12. Dragons Are Forever
Nous allons encore passer pour d’affreux chroniqueurs, blasés et irrespectueux mais votre serviteur doit bien avouer qu’il n’avait pas remarqué l’absence des polonais de CRYSTAL VIPER. Groupe sympathique et appliqué, les GRAVE DIGGER d’Europe Centrale n’avait pas laissé de souvenir impérissable dans notre mémoire. Les voici de retour avec un nouvel album à leur tableau de chasse, le sixième, avec Queen of the Witches. Ces quatre années de silence s’explique par les problèmes de santé rencontrés par la chanteuse et véritable capitaine de ce navire, Marta Gabriel. Sans anticiper le plaisir le déception que constituera ce disque, nous ne pouvons que nous réjouir de la santé apparemment retrouvée par la front-woman.
Deux années après la parution de sixième album, A Century in the Curse of Time, les allemands de PYOGENESIS remettent le couvert et s’inscrivent dans la complète continuité de leur œuvre précédent avec A Kingdom to Disappear. Ce n’est pas si courant de tomber ainsi si un visuel très orienté Steampunk et le quatuor a su marquer les fans avec son univers inspiré et original. Son leader, Flo V. Schwarz continue de creuser son sillon et propose huit nouvelles compositions plus lourdes et épiques que jamais.