01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?
SURVIVAL existe dans la Bay Area californienne depuis cinq ans maintenant. Shayda s’avère être notre troisième sortie professionnelle et indépendante (parmi beaucoup d’autres). Nous avons dû faire face à bien des hauts et des bas toutes ces années mais nous avons persévéré.
02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?
Abrasif, déviant et honnête. Notre musique est lourde, puissante. A nos débuts, notre son lorgnait d’abord vers le thrash mais en grandissant, le son a évolué vers notre propre interprétation des genres métal et hardcore. Beaucoup ne nous reconnaissent pas en tant que groupe et il en va de même de nos albums car notre son appartient à un collectif différent, pas simplement thrash ou hardcore. C’est pourquoi nous n’adoptons pas les codes de ces genres au niveau vestimentaire et nous n’essayons pas de correspondre absolument aux canons métal, hardcore, punk, garage, doom ou d’autres.
03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?
A travers un programme qui s’appelle MusiCares, j’ai pu vivre dans une maison à Hollywwod en Californie tout au long de l’année 2014. Et depuis, nous avons sorti deux autres disques indie. Je me sentais assez seul là-bas (je viens de la baie de San Francisco) et donc je restais assis, j’écrivais… Je me suis finalement retrouvé avec de nombreuses chansons un peu orphelines à enregistrer (c’est encore le cas aujourd’hui, une année plus tard) et j’ai donc décidé de ne pas les laisser patienter plus longtemps donc cela a donné un nouvel album.
04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?
Trois jours en janvier abec Zack Ohren aux SharkBite studios à Oakland. C’est cool d’enregistrer avec lui car souvent il y a beaucoup de gens en studio et donc tu n’avances pas. Là, nous sommes restés concentrés. Nous avons eu le plaisir d’accueillir sur l’album Kyrsten Bean, une musicienne un peu dingue et une amie qui a assuré quelques chœurs (féminins) sur certains titres. Et uh… on s’est bien crâmé !
05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?
Si vous lisez cette interview, allez voir Shayda. Nous voulons vraiment nous produire et jouer en Europe avant de mourir. Si vous aimez le nouvel album, dites-le nous sur Facebook http://facebook.com/survivalbayarea yiii
Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview
01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?
Vraiment je ne sais pas. Cette semaine, il s’agit sans doute de DEAD BOYS “Ain't It Fun”
02. Premier album acheté ?
Je ne m’en souviens absolument pas. Surement un truc comme SUGAR RAY ou un truc dans le genre au milieu des années 90. Je me souviens par contre avoir acheté Ride the Lightning à l’âge de 11 ans. Ensuite, je suis passé sur Seasons in the Abyss quelques jours plus tard, dans le style junkie…
03. Dernier album acheté ?
THUNDERCAT Apocalypse
04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?
Etre un banni / un paria, c’est assez simple. Si j’avais pu correspondre au moule, ne pas avoir connu des problèmes à un jeune âge, ne pas terminer dans des institutions d’éducation… j’aurais aimé être un jeune branché, qui n’avait pas besoin de musique colérique. Et alors là, je jouerais peut-être des titres dans la veine de MUMFORD SONS ou dans le genre.
Tous nos remerciements à SURVIVAL et Scott (ClawHammer PR).
01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?
Wow, intéressant. En fait, nous avons l’habitude de nous présenter à des gens qui nous connaissent déjà dans la majorité des cas car nos débuts remontent déjà à 1988. Décrire le groupe à ceux (espérons des milliards de gens) qui nous découvriraient avec Opus, notre dernier né, va s’avérer un exercice bien différent. Je vais essayer de synthétiser cela autant que possible tout en couvrant trois décennies. En 1988 sort Irae Melanox, notre premier album. Tout le monde parlait alors de métal progressif mais DREAM THEATER n’avait pas encore émergé et cette étiquette s’appliquait alors à des groupes comme QUEENSRYCHE ou CRIMSON GLORY.
Ce disque a été bien apprécié des critiques (4 sur 5 dans Kerrang) mais pas trop des fans. J’explique cela par certaines faiblesses (une production faiblarde) et un esprit pionnier incompris à l’époque. Le groupe se sépare quelques mois plus tard même si le disque continuait à vivre sa vie et est devenu petit à petit culte. En 2003, Gianluca (le compositeur d’ADRAMELCH) et moi-même prenons la décision de remettre le couvert et nous appelons donc certains amis impliqués dans d’autres projets pour nous seconder. Nous ressortons des cartons et retravaillons alors des titres datant de 1988 qui devaient devenir notre deuxième album.
En 2005, grâce au label Underground Symphony, nous publions Broken History. Les paroles sont construites autour d’un concept sur les croisades, cet horrible massacre. 100% des critiques sont positives (chacun peut lire les 58 critiques publiées sur notre site (http://www.adramelch.com/index.php?page=reviews,bh). En 2012, sortie de Lights from Oblivion, un nouveau chapitre pour nous, une evolution musicale moins axée métal, plus moderne et même catchy. Il s’agit de nos premiers pas chez Pure Prog, une division du label allemand Pure Steel Records.
En 2015, encore une fois via Pure Prog, Opus, notre meilleur album jusqu’à présent ! Nous revenons à nos racines, le vieux pathos émerge à nouveau très nettement. Selon moi, Opus représente notre travail le plus abouti pour trois raisons : la haute qualité des compositions, la présence de claviers qui apportent une nouvel éclairage et d’invités incroyables mais surtout la présence à nos côtés d’un grand producteur qui a mené ce navire de main de maître vers le meilleur ! Opus botte vraiment le c… !
02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?
Sons et mélodies uniques: Je suis absolument convaincu que vous pouvez nous adorer ou nous détester mais nous restons immédiatement identifiable du fait de notre son, mélodies. Et avoir sa propre identité reste le premier objectif d’un artiste.
Epique : nos mélodies s’avèrent toujours être héroïques et fortes !
Émouvant: notre musique parle de nostalgie, notre musique vient directement du coeur.
03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?
Eh bien, nous savions qu’Opus allait être notre pierre tombale donc nous nous sommes entièrement dédiés à ce travail en faisant beaucoup d’efforts (temps, énergie et investissement…) pour faire les choses le mieux possible. Nous voulions vraiment laisser à nos fans, jeunes et vieux, une œuvre magnifique à même de durer dans le temps. C’était, de notre point de vue, la meilleure façon de saluer et remercier nos fans qui ont su nous soutenir pendant plusieurs décennies.
Tout cela é été possible grâce à eux. Merci de l’intérêt de tous pour ADRAMELCH. Gianluca et moi, en 2003, avons pris notre courage à deux mains et entourés de bons musiciens nous avons pu proposer de nouvelles chansons. Nous pensons avoir atteint notre objectif.
04. Que pouvez-vous nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?
Comme je l’ai déjà dit, Gianluca est le compositeur de toute la musique depuis nos débuts. Le son qu’il développe est notre marque de fabrique et les autres membres font de leur mieux pour emmener ces chansons vers les sommets, en soignant les arrangements et tous les détails. Au niveau des paroles, l’histoire est assez différente: sur Opus, ce fut un travail collectif avec des contributions de quatre membres : Sig (le batteur), Sarmax (le nouveau bassiste), Fabio (guitare lead) et aussi Mau (l’ancien bassiste)… Le titre "Trodden Doll” a été composé quand ce dernier faisait encore partie du groupe. Les paroles se doivent d’être en harmonie avec l’humeur dégagée par chaque chanson et doit contribuer à renforcer encore ces sentiments épiques ou mélancoliques.
Pour la première fois sur Opus, nous avons utilisé des claviers (joués par Gualtiero Insalaco) qui n’affecte pas mais justement au contraire souligne encore notre identité si caractéristique. Pour la première fois également, nous avons fait appel à un producteur extérieur pour nous aider à progresser: Guido Block. Et il a apporté une vraie valeur ajoutée. Nous n’avons jamais été aussi satisfaits du résultat global. Le son est puissant et clair, tu peux distinguer chaque élément (instrument ou voix) mais le sens collectif continue de prévaloir en s’adressant directement à tes sens (et pas seulement tes oreilles).
05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?
Comme déjà dit, il s’agit là de notre dernier chapitre et il est fait pour durer. Nous espérons que, comme pour nos débuts avec Irae Melanox, nos albums vont attirer de plus en plus d’amoureux de la musique pendant bien des années, nourrissant ainsi la mémoire d’ADRAMELCH. Je suis certain que nous continuerons à faire de la musique, cela reste notre passion, mais chacun de notre côté, sur d’autres projets.
Sig est déjà le nouveua batteur de MOON OF STEEL (un autre groupe de Milan des années 80), Sarmax a commencé à travailler avec un vieil ami à lui (un batteur), Fabio et moi-même travaillons sur un autre projet entre Rock et Prog.
Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:
01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?
Cela change rapidement et souvent. En ce moment BLACK SABBATH avec “Electric Funeral”
02. Premier album acheté ?
MOTORHEAD No Sleep Till Hammersmith
03. Dernier album acheté ?
STEVEN WILSON, Hand Cannot Erase
04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?
Le fait que j’adorais chanter et que je pouvais suivre et reproduire ce que faisais mes héros (Halford / Ozzy)…
Tous nos remerciements à ADRAMELCH et Michaela de Pure Steel Records.
Nombreux étaient les pisse-vinaigres en France à pester contre l’absence de grands événements métal dans l’hexagone. Le Hellfest a bien sûr mis un sacré coup de pied dans la fourmilière surtout avec une affiche exceptionnelle année après année. Et pourtant, en Lorraine, le Rock n'Roll Train Festival connait lui aussi un beau développement, il entame sa troisième année d'existence. Ce festival très sympathique, mené par des passionnés, vous offre l’opportunité de prendre votre pied grâce, encore cette année, à une pléthore de groupes connus et moins connus. Et tout cela à Longwy à 330 km de Paris !
Donc les franciliens, les gens de l’Est, du Nord, bref de toute la France et des environs, vous n’avez aucune excuses pour ne pas y aller. Il reste encore des places, ne vous privez pas ! Nous avons pu rencontrer Vincent, l'organisateur pour parler de son événement et en découvrir les coulisses.
01. Peux-tu te présenter à nos lecteurs, ton passé et ton background dans le monde de la musique ?
Vincent : Je suis Dragon de 1976, Vierge ascendant Balance… C’est bien cela (rires) ? Plus sérieusement j’ai 38 ans, je suis Président d’une association qui s’appelle All Inclusive qui organise le festival. J’ai créé une émission de radio qui s’appelle Rock n’Roll Train associant bien sûr le tube d’AC/DC du même nom. Et puis je suis passé de l’émission à l’organisation de concerts et donc tout cela a débouché sur la mise en œuvre de ce festival.
Sinon je suis métalleux depuis l’âge de treize ans, avec GUNS N’ ROSES, SKID ROW et MEGADETH, ALICE COOPER pour mes débuts et mes premiers émois. Ensuite les premiers concerts comme toujours GUNS N’ ROSES à l’hippodrome de Vincennes, METALLICA au même endroit, AEROSMITH au Galaxy d’Amnéville… Etant dans une région frontalière beaucoup de choses en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne pour vivre complétement sa passion. On est gâté.
02. Avant le festival vous aviez fait des concerts individuels histoire de vous chauffer ?
Oui nous avions fait par exemple AQME et BLACK BOMB A chez Paulette à Toul, quelques-uns comme cela en one shot. Puis nous nous sommes lancés dans les festivals. Pas uniquement le Rock n’Roll Train Festival aussi un second, le CryStoner Fest 2015, qui a eu lieu début mai et ça a été vraiment bien, très orienté stoner, avec THE ATOMIC BITCHWAX et OIL CARTER. Le pied ! Là c’est en salle.
03. Vu de l’extérieur le festival est un exercice bien casse-gueule, pourquoi ?
Oui tu as raison, première édition en 2013 mais nous n’avions alors pas pris trop de risques car nous avions fait le pari de faire du gratuit et donc nous savions que nous pouvions équilibrer avec le soutien de beaucoup de sponsors, la mise en place d’un dîner spectacle pour financer le projet donc on a été prudent. Avec l’entrée libre mais la présence de 500 personnes qui ont consommé au bar, on a assuré l’essentiel. Là par contre, avec la deuxième édition, nous avons agi différemment et là effectivement nous avons pris de gros risques. Et d’ailleurs nous avons été déficitaires et nous n’avons pas encore été remboursés de tous les risques pris à l’époque mais nous le savions.
C’est ce que j’explique à nos partenaires, il faut du temps et ce type d’événement mettre quelques années à devenir rentable. Cette année nous perdront encore de l’argent, un peu moins que l’année d’avant et nous progresserons à chaque fois. Les gens le comprennent et nous soutiennent. Bien sûr si au bout de cinq éditions, nous restons dans les difficultés ce sera le signe que quelque chose ne tourne pas bien et qu’il nous faudra nous remettre en cause.
04. Comment fixer la date entre les festivals en France et à l’étranger ?
Il faut prendre en compte bien des facteurs. La météo d’abord donc tu restreins à Juin – Juillet – Août. Juin tu oublies car les programmations qui existent déjà sont incroyables, Août pareil car en Lorraine, les gens partent en vacances et vont plutôt du côté de la mer et donc reste Juillet. Début du mois, les Eurockéennes de Belfort et avant le 14 juillet car ensuite les gens sont barrés ailleurs. Donc on a pris le 11 et 12 juillet.
05. Comment décrirais-tu la philosophie générale de votre programmation ?
Notre idée est vraiment de devenir exclusivement métal et être un peu le petit frère, cousin ou neveu du Hellfest avec de nombreux styles différents pour que chacun puisse s’y retrouver et découvrir de nouvelles choses. Il n’y a pas de Black Métal cette année mais il aurait pu en avoir, tu auras du Thrash, du Death, ru Rock, de l’Heavy du Hardcore. J’aime cette variété et cet éclectisme, je ne veux pas tomber dans un festival spécialisé. On aborde de tout, car je suis ainsi, j’ai des goûts très larges entre PRO-PAIN, DELAIN, LACUNA COIL, CRUCIFIED BARBARA…
Je ne m’interdis rien et ne rejette aucun courant. Tu ne verras plus jamais de groupe comme LES STRANGLERS que nous avions l’année dernière, c’est terminé. Nous avons fait une croix sur cette identité-là. Par contre PORN QUEEN qui reste très Rock n’ Roll oui. Nous en avons souffert l’année dernière car ils n’ont finalement pas leur place dans ce type de festival. Cela a desservi l’événement car nous avions fait un grand écart et une partie du public n’est pas venu à cause de cela. Dans certains festivals plus gors avec de multiples scènes mais cela fonctionne mais nous, non. Restons dans ce que nous savons faire de mieux.
06. Pour cette édition 2015, quand avez-vous commencé ?
Et bien après l’édition 2014, nous nous sommes laissés un mois et demi de vacances pour bien tout digérer. En septembre dernier nous avons débuté le booking. Nous sommes 4 personnes à travailler là-dessus. Nous discutons entre nous sur nos envies, la philosophie de l’affiche, les groupes ou les genres que nous voudrions avoir. Tu sors de là avec une grosse grosse liste calibré selon les possibilités et nos budgets. Mais si Lars de METALLICA me lit et qu’il veut venir, ils sont les bienvenus ! On se dispatche alors entre nous les groupes et nous contactons alors les tourneurs en France, en Angleterre et en Allemagne. On vérifie alors la disponibilité des groupes, les budgets et si cela correspond à notre bourse on négocie. Tu as une enveloppe totale au départ et tu gère précisément cet investissement.
On se revoit alors tous avec le retour des tourneurs et tu réduis ainsi ta liste des possibles : pas dispo, trop cher, pas en Europe… Et donc ensuite on recontacte les tourneurs et on pose les options. Il y a souvent moyen de négocier c’est d’ailleurs souvent assez étonnant. Pour certains groupes, il ne faut pas s’effrayer du premier chiffre annoncé. Ils essayent… Certains sont plus sérieux et cela se joue alors à quelques % pas plus. Certains annoncent 25 000 et tu finis à 18 000, ce n’est pas négligeable.
07. Donc pour 2015, vous avez deux groupes américains de référence : BIOHAZARD et PRO-PAIN, ce fut difficile ?
Tu sais, parfois les plus gros sont les plus faciles à booker. BIOHAZARD est en Europe pour le Hellfest, ils avaient donc besoin de dates en Europe pour amortir le déplacement et maximiser leur exposition donc cela tombait bien. PRO PAIN tourne beaucoup en Europe et donc ils ont l’habitude. Et annoncer les têtes d’affiche est primordial pour convaincre et attirer les autres. Les tourneurs te demandent presque en premier qui tu as déjà sur ton affiche et qui tu comptes avoir. Cela parle et te crédibilise. Dès que BIOHAZARD est confirmé, tout le monde veut venir derrière.
08. Allez un scoop, qui est le groupe mystère ?
Ah, c’est une journée promo c’est con mais je ne peux pas te le donner. Cela reste en négociation mais donc que tout est signé, on le diffuse largement. (NDLR : finalement il s’agit de NO ONE IS INNOCENT). Ce sera une tête d’affiche, un groupe d’une certaine aura, très connu. Mais nous avons l’ambition de faire connaître et de mettre en avant la scène française. Nous avons huit groupes très connus et huit groupes plus découverte. Ces derniers sont quasiment tous français et c’est important pour nous. COSMOGON est luxembourgeois.
09. Cette troisième édition à lieu dans un superbe décor, site historique, cela a-t-il été difficile et quelles contraintes cela peut vous imposer ?
Oui tu as raison un site classé patrimoine mondial par l’UNESCO. Ce n’a pas été très difficile d’avoir les accords mais les contraintes sont nombreuses. Le maire était intéressé et nous avions fait nos preuves avant donc avec ce soutien ce fut plus facile. Le bon exemple du Hellfest aide bien sûr. Nous devons nous assurer de ne jamais détériorer le patrimoine mis à notre disposition. Il faut protéger certaines zones, séparer certaines zones donc la location de barrières surtout a un coût bien sûr. Mais il faut rendre le site comme nous l’avons trouvé.
Notre public reste très français, à 80% je pense, et nous avons beaucoup de mal à faire venir les publics frontaliers. On a encore du mal car les mecs restent souvent chez eux car ils ont de quoi en profiter via les multiples festivals organisés localement. Pourquoi alors passer une frontière ? Maintenant nous ne baissons pas les bras et nous accentuons la Com de ce côté-là. Les plus frontaliers viennent, Belgique surtout, mais peu au-delà. Cela ne reste pas évident et nous voyons là des pistes pour encore grandir et nous améliorer. Je joue sur le site et l’accueil exceptionnel du public.
10. Vous êtes suivis et soutenus localement ?
Oui nous sommes bien suivis par le tissu d’entreprise au niveau local. Ils nous aident, nous donne de l’argent et apparaissent sur les divers visuels. Beaucoup disent aussi qu’ils ont déjà donné et tout le monde souffre de la crise mais le ressenti général reste très positif. Nous sommes malheureusement encore un peu trop petits pour intéresser les sponsors les plus gros comme les brasseurs ou ce type de sponsoring. Mais cela viendra. Encore une fois localement, on nous prête du matériel, c’est un début. En ce moment nous sommes sur la promo comme aujourd’hui, la construction des différents dossiers comme tous les aspects sécurité à prendre en compte…
Il nous faut contacter les divers prestataires pour la mise en place des infrastructures par exemple. Et les malheureux événements récents n’ont pas compliqué ni alourdit les choses nous sommes proches de l’organisation de l’année dernière. Nous aurons du merchandising avec des exposants dont tout cela aussi cela s’organise. Nous multiplions les demandes, beaucoup d’exposants veulent se joindre à la fête. Là nous sommes beaucoup sur les visuels, les autocollants, le billet. Nous avons une Community Manager qui gère les aspects réseaux sociaux pour diffuser le plus largement possible l’évènement et encourager les préventes.
11. Que voudrais-tu dire pour faire venir les métalleux au Rock n’Roll Train Festival ?
Une affiche de rêve, une programmation exceptionnelle, un site magnifique et un accueil du public 4 étoiles, tous les ingrédients d’un festival réussi. Le tarif est modique avec 20 euros par jours, 35 euros les deux jours, 3 euros le camping. Longwy est une jolie ville. J’espère que nous aurons du public de l France entière. Notre capacité est de 4000 personnes par jour, nous serions satisfaits avec 2500 personnes chaque jour.
Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:
1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?
« You Can’t Bring Me Down » de SUICIDAL TENDENCIES. Et je finirai par les avoir, j’essaye tous les ans. Avec LACUNA COIL aussi que je veux avoir.
2. Premier album acheté?
GUNS N’ ROSES avec Use Your Illusion 2
3. Dernier album acheté ?
OIL CARTER, un très bon groupe de Toulon.
4. Le groupe ou artiste mort ou vivant que tu voudrais pouvoir avoir sur l’affiche de ton festival ?
METALLICA ! Sinon un artiste disparu j’aurais bien dit PANTERA mais avec Dimebag Darrell.
Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)