Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Un mot sur la tournée que vous menez en ce moment même. Quatrième concert européen ce soir à Paris, hier en Bulgarie. Comment cela se passe-t-il jusqu’ici ?

Dave Lombardo : La nuit dernière, notre performance personnelle a été géniale, étonnante. Plus nous jouons tous les trois ensembles, meilleurs nous devenons. Et ce soir à Paris j’espère que ce sera encore mieux que hier en Bulgarie. Et le public la nuit dernière est passé par de nombreuses étapes émotionnelles. Surpris et un peu interloqués lors de la première chanson mais plus enthousiastes sur la deuxième puis complétement dingues sur la troisième, la quatrième et les suivantes. Ils dansaient et s’immergeaient progressivement dans notre univers. De nombreuses femmes s’étaient déplacées et ce n’est pas si courant pour moi. J’ai été surpris car pour un mec comme moi qui vient d’un groupe de métal c’est plutôt la « fête de la saucisse ».

Pancho Tomaselli : Nous avons connu une réponse du même genre, très forte également à Bucarest et en Russie.

 

02. Lors de l’enregistrement de ce dernier album avez-vous à certains moments agis en pensant au public, pouvoir lui donner des passerelles, des biscuits pour que les fans puissent s’accrocher au wagon, ne pas faire qu’un truc un peu égoïste pour votre seul plaisir ?

Pancho : Si tu regardes le processus de création avec un peu de recul tu verrais que tout coule de façon de très naturelle. Nous nous sommes faits plaisir et avons laissé parler notre créativité. Bien sûr tu trouveras ici et là des clins d’œil pour le public dans telle ou telle chanson comme sur « Fire From The Evening Sun » avec ce passage clairement thrash. Mais nous l’avons adapté à notre sauce, nous avons tout déstructuré et cette partie thrash s’accompagne d’un groove particulier, le solo de guitare s’enroule bien même si lui n’est pas thrash. Rien n’est calculé ou proposé dans la perspective que tel ou tel fan apprécierait.

Dave : Toutes les chansons de ce disque ont été composées et structurées collectivement par nous trois et nous avons suivi notre instinct, notre cœur. Si cela sonnait bien pour nous, cela suffisait et nous l’enregistrions comme cela. Nous en sommes tous très fiers.

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03. Tu mentionnais sentir le groupe plus fort après chaque nouveau concert pourquoi ?

Dave : Et bien nous enchainons les concerts dans temps mort, sans journée de repos. Nous devons assurez dix-neuf concerts en vingt jours. Et en suivant ce rythme, les musiciens finissent par ne faire plus qu’un. Nous nous côtoyons tous les jours, c’est une équipe, une machine. Au fur et à mesure, nous devenons meilleurs et la musique s’en ressent positivement. C’est bizarre.

Pancho : Il s’agit d’une pyramide, chaque morceau est essentiel, chaque partie doit faire telle tâche et s’assure de bien réaliser son devoir. Oui nous avons l’habitude de jouer ensemble mais avec ce rythme, nous sommes impliqués plus que jamais, cela devient une activité de plein temps et nous nous consacrons désormais au groupe. Il faut pratiquer pour parfaire ton art et cela s’applique bien entendu à nous aussi, .surtout si tu aimes ce que tu fais.

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04. Votre musique est complexe et technique, tout est calculé d’avance ou pouvez-vous vous laisser de splages de liberté ?

Dave : chacun prend la liberté qu’il veut !

Pancho : C’est un très bonne question. Mon plus haut degré de précision vient du côté physique. Je n’utilise pas de pick, je fais tout avec les doigts et si je ne suis pas échauffé et hydraté convenablement je vais souffrir avec des crampes par exemple. La musique tire beaucoup de l’intérieur mais il faut que ton corps puisse suivre ce que ton esprit imagine. Et je dois faire attention à mon corps.

Dave : pour te donner un exemple, la nuit dernière, nous avons commencé une chanson, Gerry a débuté ses parties de guitares et a commencé à chanter et d’un coup sa guitare s’est tue et Pancho et moi avons alors pris les rênes tous les deux dans un groove commun et nous avons créé tous ces mouvements en pure improvisation. En temps Gerry a réparé son problème de guitare et il ne savait pas où nous étions car cela ne correspondait à rien de connu, nous étions en impro. Et à son tour il a commencé à improviser et puis à un certain moment nous nous sommes retrouvés et nous avons pu alors reprendre notre chemin habituel et terminer la chanson.

Pancho : les joueurs de jazz sont habitués à ce type d’exercice et retombent systématiquement sur leurs pieds.

 

05. L’album est-il bien le résultat de jams entre vous ?

Dave : oui en grande partie mais quand j’entends cette question j’ai l’impression parfois que vous les médias, et certains fans pensent que les compositions elles-mêmes sont des jams. Mais non, il s’agit bien de titres structurés avec méthode et beaucoup de travail. Le processus est simple. Nous créons toute la musique à trois, en tant que groupe et nous nous réunissons alors dans notre local de répétition, nous lançons l’enregistrement et nous jouons, 10 ou 15 minutes.

Et ensuite au sein de ces tentatives, nous trouvons ce que j’appelle des diamants c'est à dire tel ou tel enchainement et nous discutons entre nous pour en extraire que le meilleur, la substantifique moelle. Et à partir de ces petites sections improvisées nous recréons une chanson réfléchie et nous la structurons. Tout est parti de là pour ce groupe c’était bien là l’idée qui a mené à la création du groupe.

Pancho : Et cela fonctionne très bien car nous voulons que chaque album soit différent et propose des montagnes russes émotionnelles, une multitude d’ambiances pour l’auditeur. C’est PHILM, nous ne savons pas de quoi sera fait l’avenir. Les BEATLES agissaient ainsi, tout révolutionnant d’un disque à l’autre, tournant hippies puis explorant d‘autres univers.

Dave : A travers ce processus, nous pouvons obtenir chaque jour de travail au minimum trois ou quatre idées, des diamants, sur lesquels construire et capitaliser.

Pancho : Nous travaillons sur un projet qui s’appelle PHILM Noir avec une formation simplifiée, piano, batterie et basse électrique. Pas métal pour un sou, très calme mais l’atmosphère s’avère très différente, Dave joue avec une technique particulière, il utilise des balais (brush) et nous avons pu dernièrement nous constitué un stock d’une vingtaine d’idée forte récemment en studio pour construire le disque. C’est un moyen pour nous de sortie de note zone de confort et c’était génial.

Dave : Je voulais vraiment enregistrer un jour un disque d’improvisations jazz car j’avais déjà connu cela dans la passé en collaborant avec le saxophoniste John Zorn. Et je poussais mes camarades pour tenter l’aventure. Et j’ai rencontré un ingénieur du son à New York qui possède un studio et il m’a dit que nous pouvions aller là-bas quand nous le voulions et enregistrer. Donc j’ai fait venir ces mecs plutôt que prévu à New-York avant les cinq shows de préparation donnés sur place, et nous avons mis en boite dix-neuf pièces. Le disque va s’appeler PHILM Noir et certaisn chansons se nomment « Club Night », « The Actress », « Spiders on the Window »…

Pancho : Et nous travaillons également sur un album heavy, nous avons le titre Blood in the Basement, et cela s’annonce un peu fou. Mais très différent de Fire From the Evening Sun. Nous y avons introduit une double grosse caisse au niveau de la batterie, c’est assez difficile à décrire. Le son est assez bizarre, avec des éléments de blues influencés par la toute fin des années 60 et le tout début des années 70.

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Et enfin "Le Quizz de Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Pancho: “Sandworms” de Dave Matthews (BOF Dune)

Dave: on me pose souvent cette question et je suis incapable de choisir. Regardes mon téléphone et tu trouveras des centaines de chansons que j’adore dans des genres infinis. Impossible pour moi.

 

02. Premier album rock acheté ?

Pancho: IRON MAIDEN avec le Live After Death

Dave: Alive de KISS, il était monstrueux à l’époque !

 

03. Dernier album acheté ?

Pancho: Il s’agit du dernier disque d’un musicien de jazz éthiopien qui s’appelle Mulatu Astatke. Ces parties rythmiques et de basse sont tellement non-orthodoxes. La musique éthiopienne n’avait pas jamais été influencée par les rythmes occidentaux.

Dave: Un vieil album de Jimmy Hendrix pour compléter ma collection. 

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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01. Le nouvel album, God-Given Right, sortira d’ici quelques semaines. Quel est ton état d’esprit concernant ce nouveau chapitre ?

Michael Weikath : Je dois bien avouer avoir été agréablement surpris des premières réactions face à ce disque, de la part des médias surtout. C’est important pour nous d’avoir ce retour car tu n’es jamais sûr de rien malgré les années et l’expérience. Tu as beau être heureux du résultat, être confiant, le juge de paix reste les fans, une fois que le disque sort du cercle restreint du groupe et du label. Depuis quelques jours, les compliments peuvent de la part de ceux que nous rencontrons, certains affirment même que ce disque est encore meilleur que Straight Out of Hell. C’est étrange. Nous n’avons pas trouvé de formules magiques malgré les années pour être sûrs qu’un disque va plaire et avoir du succès.

Je préfère finalement adopter la méthode Coué et me dire que nous n’avons rien proposé de mauvais sur ce disque et que nous restons dans la continuité de ce que nous offrons depuis le Keeper of the Seven Keys 3. Notre line-up est stable et nous avons à chaque fois appliquée la même recette. Nous avons trouvé notre confort, notre bonne façon de faire pour composer, enregistrer et mixer un disque, entourés de la même équipe. Ces gens et cette façon de faire ont fait leur preuve dans le passé, cela nous convient ainsi. Nous avons confiance, qu’est-ce qui pourrait aller mal ? Notre producteur (Charlie Bauerfeind) fit partie de la famille et il nous dirait honnêtement si tel ou tel élément ne lui convenait pas ou lui semblait être hétérogène avec le reste. Et il n’est pas intervenu cette fois-ci et donc tu avances dans ton processus de création en essayant d’être le meilleur possible.

 

02. C’est la première fois que vous enchainez cinq albums avec le même line-up. Avez-vous trouvé les bons membres du groupe ou êtes-vous devneus trop vieux pour virer des membres (rires) ?

Je pense être entouré des bonnes personnes et je l’espère vraiment. Je serai déçu si l’avenir me donnait tord mais nous avons désormais un très bon environnement de travail. Nous aimons tout simplement passer du temps entre nous et nous prenons alors beaucoup de plaisir, l’ambiance passe vite à la franche rigolade. Nous pouvons faire des vannes les uns sur les autres sans blesser personne car nous savons qu’il ne s’agit que de blagues, rien de très sérieux là-dedans. C’est comme une famille, ou un mariage si tu veux, et nous avons tous mis tellement d’effort pour arriver à ce résultat qu’il serait désormais contre-productif de bouleverser cette organisation. La simple logique, la recherche d’efficacité plaide pour la continuité actuelle.

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03. Tu le mentionnais mais c’est le sept ou huitième album avec Charlie. Peux-tu désormais envisager de travailler sans lui ?

Ce serait difficile car nous nous connaissons tellement bien maintenant, nous savons les bons et les mauvais côté de chacun, les forces et les faiblesses de l’autre. Si je devais dans l’avenir travailler avec un autre producteur, il vaudrait mieux que ce soit un projet amusant qui vaille le coup. Charlie travaille vite et bien car il possède une grosse expérience et applique une méthode et des paramètres efficaces. Je devine que d’autres producteurs sont plus aventureux et pourraient atteindre le même objectif mais je ne pense pas qu’ils puissent être aussi préparés que lui.

Même avec beaucoup d’expérience il serait ardu d’égaler tous les réglages et les configurations préparées et maîtrisées par Charlie. Il anticipe tout et possède une parfaite maîtrise technique. Pour te donner un exemple il travaille sur une ébauche de mastering alors qu’il prépare à peine la phase de mixage puisqu’il termine la phase d’enregistrement. C’est fou d’agir ainsi, il sait ce qu’il fait de façon logique et il anticipe de façon extrêmement rigoureuse et d’une rare efficacité. Je serais bien incapable moi-même d’agir ainsi. Je connais certaines personnes avec qui il serait très amusant et agréable de travailler mais pas sûr qu’ils puissent obtenir les mêmes résultats.

 

04. J’ai lu sur internet que le groupe avait atteint de nouveaux sommets de vente avec l’album précédent dans les charts (en Allemagne, Japon et Finlande par exemple). As-tu été surpris de cela après plus de trente ans de carrière ?

Oui c’est vrai mais finalement, si tu parviens années après année à conserver de très hauts standards de qualités, t’améliorant ici et là par petites touches à chaque fois, tu peux atteindre un tel résultat. Si tu prends Gambling with the Devil ou Seven Sinners, cela a chaque fois été réalisé par des gens d’expérience et tu construis petit à petit ta confiance, à force de faire du deviens encore meilleur et tu peux encore parfaire ton art. Nous conservons un process très similaire à chaque fois et tu peux simplement espérer ne pas dégrader la qualité de ton travail avec le temps. Si nous ne faisons pas les idiots et conservons ainsi cette esprit, cette éthique de travail, nous continuerons à nous améliorer et cette tendance positive peut perdurer avec de plus en plus de gens qui apprécieront notre musique.

Nous sommes sur une pente ascendante et je ne voudrais pas interrompre cette tendance. Je préfère un groupe solide, avec des fondations consolidées et saines que tout le monde respecte et qui génère des promesses positives concernant son travail. Je conserve un grand souvenir de notre concert à l’Olympia ici à Paris. Ce n’était pas le stade de France mais une salle prestigieuse et un environnement magnifique. Ce fut un vrai pas en avant pour HELLOWEEN, un moment à marquer d’une pierre blanche. Je préfère l’Olympia à d’autres salles parisiennes car tu y trouveras un supplément de magie, un goût d’inattendu. Tout sonne mieux.

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05. Quelle a été ta contribution en tant que compositeur pour ce nouvel album ? Dans la passé du composait beaucoup, un peu moins ces temps-ci. Comment trouvez-vous l’équilibre entre les trois principaux compositeurs dans le groupe ?

Eh bien j’ai composé « Battle’s Won », « Creatures in Heaven » et « Claws », soit trois chansons au total. Sur Master of the Rings (1994), nous avions finalement utilisé pas mal de titres composés précédemment. En effet, pour Chameleon (1993), j’avais composé beaucoup et il me restait pas mal de matériel inutilisé. Ces chansons existaient déjà sous une forme ou une autre (à l’exception de « Soul Survivor »), sous forme de démo par exemple. Et à chaque fois, il me restait des choses à la fin de chaque disque. De l’époque Master of the Rings, j’ai utilisé certains éléments pour Time of the Oath… Mais plus tu avances ainsi plus tu épuises ton stock et plus tu dois travailler et composer de nouvelles chansons. Et le temps passe à toute vitesse et je ne peux composer aussi vite.

Une chanson comme « Kings will be Kings » prend du temps car elle contient des passages complexes, beaucoup de détails. De la même manière, des titres plus simples et directs comme « Can Do It » (Gambling with the Devil) nécessitent aussi un certain travail, comme sur la partie de piano de cette chanson en particulier. J’en suis fier car tout a été édité, je ne joue pas de piano et pourtant je suis parvenu à un joli résultat. Mais cela prend du temps… Pour ce disque, je travaillais sur environ six chansons en même temps et puis j’ai préféré en terminer trois qui avaient un joli potentiel et sonnaient déjà bien plutôt que livrer cinq titres à moitié composés seulement. Voyant le temps filer, j’ai arrêté de travailler sur les trois autres chansons pour fournir à temps les démos des autres. Il fallait que je rédige les paroles, que j’ajoute le chant sur ces démos…

A la fin, tout doit être propre, optimisé pour pouvoir les présenter aux autres. Les titres restés en rade ne sont pas perdus, je les retravaillerai sans doute pour la prochaine fois, tout cela avec les nouvelles idées qui me seront venues d’ici là.

 

06. Pourquoi avoir resigné avec Nuclear Blast, le precedent datait de l’époque Rabbit Don’t Come Easy ?

Le temps de notre renégociation de contrat était arrivé après Straight Out of Hell et une personne en particulier au sein de management de Sony nous avait voulu à l’époque et nous avait récupéré alors que SPV connaissait de grosses difficultés. Mais cette personne était en partance, peut-être pour prendre sa retraite ou s’occuper de sa famille et donc nous ne savions pas qui allait alors s’occuper de nous alors que jusqu’à présent nous pouvions bénéficier d’un bel environnement de la part de Sony. Et alors que nous ne savions plus vraiment sur quel pied danser, Nuclear Blast nous a fait une proposition.

Nous nous connaissons, et ils continuaient à nous suivre. La proposition s’est avérée intéressante et nous avons signé. Finalement, ce processus est la façon normale de faire du business, chacun agit au mieux de ses intérêts sans esclandres si sang sur les murs. Tu fais face à une certaine situation et tu y réagis avec les éléments que l’on te propose. Un manager de qualité doit pouvoir alors saisir les bonnes opportunités pour son groupe, anticiper le futur.

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07. Allez-vous tourner un clip pour le premier single, « Battle’s Won » ?

Non, ce n’est pas prévu. Au moment où nous parlons tous les deux, un clip vidéo avec les paroles vient juste d’être rendu disponible sur internet. Il s’agit de faire parler du disque à venir et d’encourager l’appétit des fans. Par contre une vidéo pour la chanson éponyme est bien dans les tuyaux.

 

08. Vous avez à nouveau travaillé avec Martin Häusler pour la pochette. Elle s’avère être pas mal mais je continue à regretter les visuels magnifiques comme ceux de Better than Raw. Quelle importance a les visuels, à tes yeux, pour un album ?

Tu parles du passé et c’était alors une autre époque. Le style grunge était très important et tout semblait prendre une approche assez cynique. Nous avons alors proposé Better than Raw et j’en suis très fier, ce fut un gros travail et un très bon disque. Et pourtant nous avions alors de nombreux détracteurs qui nous accusaient de ne pas évoluer de tourner en rond. Et ils prenaient souvent comme argument cette pochette qui tu aimes tant. Ce visuel résumait tout. Un vieil ami d’Uli (Küsch) l’avait réalisé. Mais les temps ont changé et notre approche aussi. Martin Häusler est un type très talentueux et il maximise au maximum le travail réalisé. Il porte différentes casquettes pour nous : en plus de la pochette il s’occupe des éléments de décors sur scène, des bannières utilisées en live…

Et donc il s’assure que le visuel du disque contient bien tous les éléments nécessaires et les bonnes proportions pour également faciliter son travail pour le décor de scène. Ils anticipent tout et sans lui nous aurions dû utiliser de multiples artistes pour gérer tous ces aspects-là. Il est photographe également. Du point de vue de notre Manager, c’est le type parfait car il travaille bien et livre les choses en temps et en heure. La beauté des pochettes sera appréciée différemment selon les gens, j’ai moi-même mes préférences mais il faut aussi prendre en compte le côté pratique de ces visuels pour la suite des évènements comme les tournées.

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09. Michael, depuis le début de ta carrière, quelle chanson que tu as composée te rend le plus fier ?

Je dois avouer avoir tellement joué depuis tant d’année « Eagle Fly Free » que je sature et que je ne peux plus l’écouter avec plaisir désormais. A part cela, il y a en a beaucoup « The Saints », « Burning Sun » et je suis très fier de toutes cela. Et un « Dr Stein » ? Non je n’en suis pas particulièrement fier car il s’agit d’un amalgame entre différentes parties volées venant d’autres groupes, en particulier THE ROLLING STONES. Et c’était amusant pour moi, presque une blague, je voulais en faire une simple Face B.

Car quand Kai Hansen chante sur la démo car Mickael Kiske n’avait alors pas eu le temps, tu ressens d’évidence la patte d’un JUDAS PRIEST et c’est bien pourquoi nous la jouons souvent en fin de set. Je sais à qui j’ai volé telle ou telle idée et pourtant ce titre est devenu le single alors que j’avais eu d’autres intentions. Je suis fier de beaucoup de choses mais je reste sur « The Saints » et « Burning Sun » qui restent des chansons de qualité. Mais j’aime aussi « Can Do It » et « Do you Feel Good ». Mais pas sûr que tout le monde soit d’accord avec moi.

 

10. Quand tu as créé POWERFOOL en 1978, pouvais-tu imaginer et même espérer continuer à publier des albums et faire des tournées dans le monde des décennies plus tard ?

C’était bien notre intention au début en tout cas. C’est bien pourquoi à un certain moment j’ai quitté POWERFOOL pour rejoindre IRON FIST qui comptait dans ses rangs Kai Hansen. Nous voulions pouvoir poursuivre une carrière dans la musique et faire ce que nous avons fait depuis ce temps-là. Nous avons été chanceux d’être dans les bons wagons mais vu de l’intérieur ce ne fut pas vraiment une grosse surprise. Nous avons beaucoup travaillé pour atteindre cet objectif.

Et enfin "Le Quizz de Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

THE BEATLES, “She Loves You” ou “Let It Be”

 

02. Premier album rock acheté ?

Toujours les BEATLES, avec la compilation 1962-1966.

 

03. Dernier album acheté ?

EUROPE avec War of Kings

 

04. D’où est venue l’étincelle artistique ?

J’étais allongé dans l’herbe en train de regardé le ciel et j’ai eu alors ces idées de mélodies. Et puis j’ai entendu les BEATLES à la radio et ces chansons étaient très fortes. Beaucoup de bonnes choses alors à la radio: Petula Clark, des chansons d’Elvis. Et puis nous sommes allés au cinéma avec d’autres enfants pour voir les diamants sont éternels de James Bond et la chanson titre de Shirley Bassey m’a marqué. Et avec tous ces éléments, j’ai su que je voulais travailler en rapport avec la musique.

 

Tous nos remerciements à Valérie

 

Site internet

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01. Nous nous étions vu en 2013 pour la sortie d’IRON MASK. Quoi de neuf depuis ?

Dushan : Un nouvel album ! Après la sortie d’IRON MASK nous avons pu donner quelques concerts mais finalement mais choisi de travailler très tôt sur ce nouvel opus de MAGIC KINGDOM. J’avais déjà pas mal d’idées sous la main au moment de la sortie de l’autre disque en 2013.

 

02. Comment te sens-tu à quelques semaines de la sortie de Savage Requiem ?

Je dois dire que je suis très content, les gens qui aiment l’album l’apprécie vraiment beaucoup, il n’y a pas de demi-mesure. Bien sûr nous ne pouvons pas plaire à tout le monde et certains n’apprécieront pas mais nous restons bien confiants et tous ceux que j’ai rencontrés aujourd’hui à travers cette journée promo ont été enthousiastes. Nous sommes restés fidèles à nos idées et à notre marque de fabrique. Mais tu ne sais jamais comment vont réagir les gens.

Quand je compose j’essaye toujours de faire au mieux et de donner mon meilleur mais il n’y a pas de recette miracle. Les chroniques publiées jusqu’à présent me poussent à l’optimisme. Avec l’expérience tu peux ressentir au sein d’un disque les chansons qui pourront avoir un bel impact et celles qui mettront plus de temps à être acceptées. Après avoir composé quelques titres speed, tu veux to poser et alterner avec un titre plus calme. Un album s’avère être, en réalité, un exercice d’équilibriste entre les ambiances et les rythmes. Il faut de la variété.

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03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Savage Requiem ? Tu as enregistré dans quatre endroits différents ?

Oui le nouveau batteur étant anglais (Michael Brush), nous sommes allez là-bas pour mettre en boite les batteries à Birmingham. C’est un très bon musicien, il s’est préparé pendant six mois et était fin prêt au moment d’enregistrer. En deux jours tout était réglé. Nous sommes revenus en Belgique, entretemps j’ai finis mes guitares, la basse et les orchestrations. Le chanteur (Christian Palin) est venu de Finlande en Belgique et nous sommes tous partis en Italie pour enregistrer le chant.

J’ai confiance dans l’ingénieur son là-bas et nous avions déjà bossé avec lui sur le dernier IRON MASK. Et puis c’est un endroit super, près de la plage donc après le boulot tu peux en profiter. J’ai bien aimé cette façon de faire car rien ne remplace de voir le chanteur faire ses prises en face de toi. Tu juges ainsi mieux et te permet d’avoir encore plus d’énergie et de passion sur l’album au final. Je pense continuer à bosser de cette manière avec le même ingénieur son. Nous avons peut-être une possibilité d’obtenir la collaboration d’un orchestre du Sud de l’Italie pour enregistrer les orchestrations et donc cette perspective fait vraiment envie. On verra.

 

04. Tu nous disais en 2013 : « Cette fois-ci je présenterai huit ou neuf chansons plus de titre de trente minutes ultra-orchestré. J’espère proposer un bon album de speed symphonique ». Pari tenu ! Pourquoi était-ce important pour toi ne pas tomber dans la démesure d’un titre fleuve ?

L’album précédent de MAGIC KINGDOM était double avec un titre de trente minutes. J’étais alors aller au bout de cette idée et cela n’aurait eu que peu d’intérêt ici. Là je voulais revenir à la base et à des choses plus simples et directes. Cela ne présage pas de la suite car si je parviens à bosser avec un orchestre de nouvelles perspectives s’ouvriront alors à moi. Pour ce disque je voulais un disque proche de ceux des années 80 avec huit ou neuf morceaux pointus, soignés. Que le fan puisse avoir le plaisir de réécouter tous ces titres, tous très bons, encore et encore sans se lasser. Et il faut donc que ce ne soit pas trop long, que tu puisses l’écouter partout, dans ta voiture…

Et il était temps d’avoir un nouvel album de MAGIC KINGDOM, le dernier quand même de cinq ans ! Composer n’est jamais facile, cela peut-être aussi compliqué de proposer une chanson courte et attrayante qu’une longue pièce complexe. Tu ne cherches pas à atteindre les mêmes objectifs dans les deux cas. Pour les titres fleuves les orchestrations sont complexes, entremêlées et les couches doivent s’harmoniser entre elles. Dans les deux cas, je me lance un défi et je donne mon meilleur. Nous voulions ce disque direct, rentre-dedans, « in your face » malgré une dimension néo-classique très marquée.

 

05. Au niveau du chanteur, as-tu recontacté Olaf Hayer ?

Oui j’ai parfois de ses nouvelles mais là ce n’était pas possible. Il a eu des problèmes familiaux et donc ce n’était pas tant qu’il n’était pas disponible mais plutôt qu’il est un peu déconnecté. Pour l’instant je pense qu’il est en dehors de tout cela et cela fait longtemps qu’il ne fait pas de la musique professionnellement. Et moi je ne peux plus me permettre d’attendre encore cinq ans. J’avais envie d’un gars avec de la passion.

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06. Tu as presque changé de chanteur avec presque chaque album. Est-ce un besoin pour toi ?

Non ce n’est pas voulu, plutôt subi. Je veux désormais que le mec avec qui je bosserai en live, il soit sur le cd. Les gens finissent à la fin par avoir une mauvaise image du groupe car ce ne sont jamais les mêmes par rapport au disque qu’ils ont aimé. Je voulais revenir à l’esprit des débuts, une équipe soudée, ensemble, des frères qui jouent dans des grands clubs ou des petites salles. Mais avec certains gars ce n’était pas possible. Pareil pour IRON MASK.

 

07. Pourquoi avoir fait le choix de Christian Palin (ex-Adagio) comme chanteur ? Ce dernier ne semble pas très stable et Stéphan Forté n’avait à l’époque pas de mots assez durs contre lui. Cela s’est-il bien passé ?

Je ne sais pas, je le connais de réputation. Maintenant à l’époque Christian était fort jeune avec ADAGIO. Je pense que maintenant il est plus calme, il s’est assagi et je n’ai pas eu de mauvaise surprise jusqu’à présent. Il est calme, il écoute ce que je lui dis et l’enregistrement s’est bien passé. On verra ce qu’il nous réserve ne live. J’espère qui ne va pas trop déconner. C’est un mec qui a du cœur et vraiment un bon fond. Maintenant il peut toujours péter un plomb. Peut-être qu’il se soigne aussi (rires) ! Pour l’instant tout va bien.

 

08. Tu reviens avec régularité tous les 5 années avec un nouvel album de MAGIC KINGDOM sous le bras. Est-ce le délai idéal pour toi pour te ressourcer et retrouver l’inspiration ?

C’est le hasard car comme je te le disais le deuxième album était prêt à peine un an après le premier. Mais avec les problèmes légaux que nous avons eus il a pris du retard. Et puis l’album d’IRON MASK a vraiment bien fonctionné ensuite et donc on a joué partout. Il me faut aussi du temps pour composer mais ce sont principalement des aléas de la vie et du business qui explique ce délai assez long. Il était temps d’avoir un MAGIC KINGDOM après deux albums consécutifs d’IRON MASK. Je ne sais pas de quoi sera fait le futur, je me fixe le défi de bosser sur les deux projets en parallèle mais cela s’annonce ardu.

Il est important pour moi de vraiment séparer les deux projets car chacun évolue dans un style propre même si la famille s’avère être la même. IRON MASK est plus hard rock parfois FM alors que MAGIC KINGDOM prend une orientation plus speed et symphonique. Quand je compose je me fixe sur un genre et quand je compose pour IRON MASK je ne peux pas faire du MAGIC KINGDOM et inversement. Pour le prochain IRON MASK j’ai déjà une composition de prête et aussi le titre de l’album. On verra.

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09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment et pourquoi travailler avec Stan W Decker ? Est-ce important pour toi de maintenir une identité visuelle différente pour tes deux groupes (Genzoman pour IRON MASK) ?

Son nom ne le dit pas mais l’artiste pour MAGIC KINGDOM est français. Et oui il est important pour moi de bien séparer les deux univers visuels. Pour MAGIC KINGDOM notre mascotte est plutôt à chaque fois un dragon. Après deux albums d’IRON MASK ou j’ai collaboré avec Genzoman je voulais avoir quelqu’un d’autres pour MAGIC KINGDOM. Cela donne un souffle d’air frais et c’est une belle pochette. Je lui ai dit que je voulais un dragon qui explose une cathédrale et il est revenu avec cela. Nous l’avons alors retravaillé pour ajouter des anges par exemple. Difficile parfois de tout caser mais il a fait du très bon boulot.

 

10. Vous tournez régulièrement des clips. Quid de cet album ?

Oui c’est prévu et d’ailleurs c’est déjà mis en boite. Cela devrait bientôt arriver. Il s’agit de la chanson « Dragon Princess ». Nous avons fait à l’ancienne dans une tour du XIIIème siècle. Le tournage a eu lieu en décembre et nous avons gelé dans les environs de Bruxelles. Pas de fond vert mais un décor réel. Ce n’est pas la grande production hollywoodienne mais cela reste un beau produit.

11. Comme pour IRON MASK, tu as changé de label pour MAGIC KINGDOM laissant Limb Music pour passer chez AFM Rec. Décidemment ce sont tes nouveaux partenaires….

Avec Limb ce fut intéressant pour une certaine période du groupe mais finalement le label est devenu plus petit qu’avant, il investissait moins. Etant déjà chez AFM avec IRON MASK j’ai pris ma chance et heureusement ils ont accepté et nous ont aussi signés. Sinon je serais peut-être en train de chercher un label. Cela s’est fait vite, il avait apprécié notre collaboration sur IRON MASK, ils utilisent le même distributeur que Limb en Allemagne, Soulfood, et donc pouvaient avoir les chiffres pour juger en connaissance de cause. Ils avaient l’historique. Et ils nous ont autorisés à proposer nous-même une version collector très limitée dédié aux fans purs et durs. Tout est dispo sur mon site et notre page Facebook.

 

12. Qui s’est chargé des claviers sur cet album ? Tu avais fait appel à Philippe Giordana (FAIRYLAND) pour le précédent…

Non c’est moi qui m’en suis chargés, Christian aussi pour quelques petites parties ici et là. A l’origine Giordana devait aussi s’en chargé mais il a eu un accident et n’était plus disponible. Mais apparemment il va mieux, je le lui souhaite en tout cas. Je suis déjà intervenu en guest pour des groupes pas très connus, des solos par exemple. Quand j’ai le temps j’accepte avec plaisir.

 

13. Quelle est la suite ?

Pouvoir jouer le plus possible car nous aimons vraiment cet album-là. Pour moi, c’est vraiment un des tout meilleurs que j’ai pu proposer. Nous travaillons avec le label pour monter une tournée à l’automne avec d’autres groupes mais rien n’est encore gravé dans le marbre. Nous avons un line-up solide, celui qui apparait sur le disque et je suis confiant.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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