Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Nous avions eu l’occasion pour votre précédent opus de vous rencontrer également pour une interview. Donc quoi de neuf ces deux dernières années ?

Emmanuel Rousseau : Quoi de neuf ? Eh bien quelques concerts et surtout un nouvel album dans les bacs depuis quelques jours, Deadly Scenes. Cela représente un nouveau tournant pour nous car ce disque marque la fin de notre collaboration avec Arno Strobl, et donc nous ne sommes plus en configuration 6:33 et Arno Strobl, nous sommes passés en 6:33 solo. Nous avions rencontré Rorschach pendant l’enregistrement avec Arno de The Stench from the Swelling (a True Story), et donc depuis tout ce temps, il attendrait son heure, tapi dans l’ombre.

Et donc ce nouvel album revêt un caractère encore plus important pour nous car c’est le premier avec Rorschach au complet au chant. Le temps avait passé et il fallait passer à un nouveau chapitre. Cette transition a finalement été assez naturelle. Tu sais, dans l’histoire du groupe, il y a eu ce premier album dans l’histoire du groupe en 2011, avec déjà un autre chanteur qui nous a alors quitté peu de temps après. Et nous avons dû alors affronter une petite crise de panique en ayant plus de chanteur pour continuer à avancer, progresser sur scène ou en studio. Nous avions vraiment peur de ne pas trouver de chanteur et donc de rester immobile et de stagner.

Nous avons donc commencé à solliciter des chanteurs, à faire des auditions et en attendant, car nous pensions que cela allait prendre beaucoup de temps, nous avons recontacté Arno qui avait déjà contribué à un titre du premier album histoire d’assurer à court terme la vie du groupe. Ce ne devait être que pour un EP gratuit, Giggles, Garlands & Gallows, mais devant le plaisir que nous avons pris tous ensembles, cela a abouti finalement à mettre en boite tout un disque. Nous espérons désormais ne plus avoir rien à changer, un chanteur différent pour chaque album n’est pas un concept voulu mais a été une nécessité de par les difficultés que nous avons rencontrées.

C’est la vie d’un groupe. Dès que nous avons commencé l’enregistrement de The Stench from the Swelling (a True Story), nous savions qu’Arno allait ensuite voler vers d’autres horizons.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période The Stench from the Swelling (a True Story). Que retiens-tu de cette époque ?

Moi ce qui m’a marqué c’est la rencontre avec Arno. C’est un peu bête à dire comme cela mais au moment de se retrouver pour enregistrer l’EP, nous ne nous étions jamais vu. Pour le featuring qu’il avait fait sur le premier, tout c’était passé par internet, via des échanges de fichier. Là pour l’EP, il est venu chez moi, dans le studio et nous avons fait connaissance à ce moment-là. Et ce fut vraiment une rencontre géniale. Artistiquement parlant nous avions beaucoup de points communs mais surtout humainement ce fut assez fort.

Je garde vraiment de cette période le plaisir de cette rencontre, l’enthousiasme de Niko et moi au moment de la découverte de ce qu’il avait préparé. Personnellement j’ai commencé à écouter finalement assez tard du métal et un des premiers albums de ce genre qui ait su vraiment me séduire reste le Viva la Vida de CARNIVAL IN COAL. Donc en travaillant avec lui j’ai l’impression d’avoir un peu bouclé la boucle et encore plus après quand j’ai intégré à la demande d’Arno sa reformation de CARNIVAL IN COAL pour assurer les claviers. On a fait entre dix et quinze concerts à jouer Viva la Vida en totalité et j’ai pris mon pied.

 

03. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Deadly Scenes ? Avez-vous changé votre façon de travailler par rapport à The Stench from the Swelling ?

L’enregistrement a été assez rapide l’air de rien, nous avons dû commencer à mettre cela en boite en décembre 2013 pour finir, et cela peut sembler long comme cela mais malheureusement nous ne pouvons pas faire que cela, en avril ou mai 2014. Ce n’est pas si énorme si l’on considère l’ampleur de la tâche à accomplir. Pour te donner un exemple, l’album doit comporter quelque chose comme 1800 pistes. Ce fut un gros travail d’équilibrage. Donc tout a été fait à la maison, nous avons tout mis en boite dans mon studio et j’ai assuré l’enregistrement et le mixage de l’album.

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04. Ce DIY relève de l’obligation financière ou de la démarche artistique ?

Les deux en fait car c’est une musique qui, de part sa nature, reste très personnelle, très pointue car nous avons une vision très précise de ce que nous avons envie de faire et de la façon doit cela doit sonner. Je pense vraiment que nous ne pourrions par gérer un producteur extérieur qui ajouterait forcément sa patte et cela ne nous conviendrait pas. Et je ne me vois pas m’amuser à filer à un mec mon paquet de deux cents pistes on lui disant, « vas-y amuses toi avec cela ! ». Nous avons une idée trop précise du résultat à obtenir. Déjà bosser avec un mixeur extérieur ce serait impossible et en plus ce n’est pas vraiment dans la philosophie.

Je pense vraiment pouvoir dire cela, dans ma démarche, je ne conçois pas de ne pas le mixer. Il n’y a qu’une chose que nous ne faisons pas et c’est le mastering. J'ai fait pourtant personnellement pour d’autres groupes que j’enregistre mais je leur précise bien à chaque fois que ce n’est pas ma spécialité, je le fais si je dois le faire. C’est là je pense la principale différence avec l’album précédent, entre temps j’ai travaillé, j’ai appris et donc j’ai progressé au niveau de mes aptitudes, mes skills en langage World of Warcraft. Autant pour The Stench from the Swelling (a True Story) je m’en suis chargé et avec le recul j’aurais mieux fait de le filer à quelqu’un d’autre.

Là, à la fin du mixage de Deadly Scenes, nous étions rincés et donc nous étions la tête dans le guidon à maquer de recul. Nous nous sommes alors dit que là se posait peut-être le bon moment de filer cela à quelqu’un d’extérieur qui aura une paire d’oreille neuve mais si cela me chagrinait un peu. Nous étions vraiment contents du mixage et nous voulions donc un mastering à la hauteur, le niveau mérité par ce disque. Donc c’est Bruno Gruel, d’Elektra Mastering, qui l’a pris en charge. Très satisfait car je retrouve mon mix. Il a été dans le même sens que moi en corrigeant ou en enjolivant ce qui devait l’être.

 

05. Comment se construit un morceau puis un album au sein de 6:33 ? Comme ce monstrueux patchwork peut-il prendre forme ?

Au niveau de la composition, Niko il a ce mode de fonctionnement qui est que, quand il commence à travailler sur un nouveau morceau, il y va à fond. Quand tu reçois le mp3 pour écouter, tu n’auras peut-être que vingt-cinq secondes de musique mais tu auras déjà tout. Ces vingt-cinq secondes comporteront déjà quatre-vingt pistes avec les chœurs, les synthés, les arrangements de guitares. La cohérence de cet ensemble touffu vient du fait que cela ne vient que du cerveau d’une seule personne.

Et au moment de l’enregistrer, nous travaillons vraiment par couche successive et pour le mixage c’est pareil, nous intégrons les éléments un par un. On commence toujours par la batterie puis on fait un bloc avec tous les pistes de synthés, il y a souvent énormément de pistes de claviers. Nous essayons de trouver le bon équilibre entre tous ces claviers et on continue progressivement. Chaque élément est injecté et on voit ce qui se passe. Tout est enregistré indépendamment puis nous ajoutons ingrédient par ingrédient pour enrichir la recette.

 

06. Ne ressens-tu pas une certaine frustration à te dire qu’une partie de ce travail ne s’entend pas ? Que certaines pistes sont importantes et pourtant ne ont pu ou pas perçues par l’auditeur ?

Je ne ressens pas de frustration car au sein du groupe je me charge des aspects techniques de l’enregistrement et du mixage mais la création vient de Niko. Mon but est de rendre hommage à ce qu’il a créé en lui offrant le meilleur écrin. Moi je m’occupe de mettre en place et d’arranger des orchestrations symphoniques ou arrangements de cuivres. Mais 95% du travail est fait car Niko, même les claviers mais il ne pense pas en tant que claviériste mais en tant que compositeur. Il met des couches et s’il estime qu’il faut mettre ici juste une petite note, une petite merde mais qu’elle s’avère nécessaire, on le fait et ce ne l’empêche pas de dormir.

Ma seule contribution reste les batteries, c’est moi qui les compose de A à Z mais c’est tout. Au moment de l’enregistrement en studio je ne me pose pas toutes ces questions. Par contre, au moment de préparer le live, là je dois finement analyser ce que je dois jouer, ce que je mets dans le sampler… Lors de l’enregistrement, je pense en producteur pour dénicher les bons sons… mais pas en claviériste.

 

07. Tu l’as dit, Niko reste la force créatrice du groupe mais l’arrivée de Rorschach a-t-il modifié d’une façon ou d’une autre le son de 6:33 par rapport à la période Arno Strobl ?

En fait je ne suis pas sûr que Niko compose avec un chanteur en tête donc difficile pour moi de mesurer l’impact que peut avoir sur l’album le fait d’avoir su que Rorschach prenait le main à la place d’Arno. Je ne pense pas que cette donnée ne le bride ou ne l’influence particulièrement. Et Niko il est même allé beaucoup plus loin dans cet album, car dés fois il a envoyé des démos à Rorschach en ayant déjà posé dessus des petites lignes de chant, même du yaourt si besoin mais quand il avait des idées et qu’il pensait que ce serait bien et il les incluait dans sa démo. Parfois Rorschach a conservé l’idée de Niko et parfois il a proposé complétement autre chose.

Parfois même c’est la voix de Niko au final qui a été réenregistré mais elle s’adaptait alors mieux. Nous avons parfois abordé la chose comme un peu une comédie musicale donc la diversité des voix, la richesse des arrangements des chœurs… avaient une grande importance. Rorschach en fait énormément mais Niko en fait aussi beaucoup, une chanteuse est présente, une chorale de dix personnes, beaucoup d’harmonisations…

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08. Et parlant toujours de différence de dynamique entre Arno et Rorschach, pas d’impact sur le son du groupe mais et sur scène ? Arno est une grosse personnalité…

Rorschach est très très très à l’aise sur scène, il vient du milieu de la fusion, dans quotidien de tous les jours il fait des reprises dans les bars, il est quand même bien speed, une vraie pile électrique, il a pris un truc un jour quand il était petit et il n’est jamais redescendu depuis. Sur scène c’est une bombe atomique ce gars, et il a une énorme habitude de la scène par exemple dans les Guinness Tavern où tu n’as pas beaucoup de place et tu dois faire le show de 22h à 4 ou 5h du mat.

Donc tu lui donnes une scène un peu plus grande et 45 minutes ou une heure pour faire son show, c’est tranquille, c’est la récré pour lui. Il est super à l’aise et je le dis, pas parce qu’il s’agit du chanteur de mon groupe, mais Rorschach c’est un artiste qui mérite d’être vu sur scène. Vraiment impressionnant.

 

09. Tu le disais, on note des interventions de chant féminins et divers chœurs tout au long de l'album. Qui sont les intervenants ?

Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, il y a ici que très peu de samples nous avons fait appel, dans la majorité des cas à des intervenants extérieurs. Pour les parties de chœurs typées chant grégorien nous avons bien sûr utilisé des banques de sons mais pour le reste où il y a des textes, tout a été enregistré par nos soins en studio. Tu trouveras vraiment sur ce disque des tonnes de pistes de chant. Tout était maquetté, ils avaient tous leur témoin en mp3, en studio avec leur casque pas chez moi car c’est beaucoup trop petit mais dans le studio d’un ami qui bénéficie d’une grande salle pour faire cela.

Ils écoutaient le passage instrumental puis une démo avec juste la ligne de chant, en démo et on enregistre une prise, deux prises, trois prises puis ils écoutent une autre ligne de chant car le tout était harmonisé et c’est parti, enregistrement, une prise, deux prises, trois prises… Donc à la fin je réécoute tout, je fais du tri si besoin et surtout nous utilisons souvent plusieurs prises en même temps pour que tout soit en stéréo pour donner de l’ampleur, augmenter l’intensité.

 

10. Était-ce votre volonté dès le processus de composition de Deadly Scenes que d'incorporer et de mettre plus en avant ces éléments 70s qui étaient un peu moins présents sur vos précédentes réalisations ?

Oui, je ne sais pas vraiment. Je pense que ce devait-être le feeling du moment, encore une fois il n’y a rien de très calculé là-dedans. Cela devait sembler naturel au moment où cela a été fait. Et effectivement, je ne sais pas si tu fais référence à ce passage là mais moi je pense à particulier à ce passage dans « Deadly Scenes », vers la fin de la première partie, où tu seras confronté à un mélange très bizarre entre du YES et du DAFT PUNK. Difficile de savoir comment cela s’appréhende.

 

11. Cela peut sonner bien en studio mais être un cauchemar à reproduire sur scène non ?

En tout cas je peux dire que pour ce passage là, au niveau des batteries, j’étais alors dans une grande période YES, et je m’en suis beaucoup servi, période Close to the Edge et The Fragile pour trouver des breaks auxquels que je n’aurais pas pensé… J’ai quelques batteurs fétiches que j’utilise pour me ressourcer et trouver de nouvelles idées. Je ne suis finalement batteur que dans ma tête, tu me donnes une batterie et je ne sais pas en jouer. Mais tout reste composé note par note. Mais je vérifie quand même que cela reste possible physiquement, que ce pourrait être joué par un vrai batteur. Même dans le son, cela doit rester organique. C’est bizarre je sais, je n’ai pas envie d’avoir un vrai batteur dans le groupe et pourtant je veux que ma batterie programmée sonne de façon ultra-bluffante.

Oui sur scène nous utilisons beaucoup de samples, ne serait-ce que pour la batterie, mais nous ne voulons pas que cela revienne finalement à appuyer sur des boutons une fois sur les planches. On fait tout que le spectateur puisse vérifier que nous jouons bien et que si on lève les mains tout ne continue pas comme si de rien n’était. On est très soucieux de cela. Nous avons fait énormément marche arrière pour ce disque-là. Niko a tout composé mais moi j’ai eu un peu le rôle du filtre. Il m’a fait vraiment confiance là-dessus. Il me faisait tout écouter chaque fois qu’il composait un truc et parfois je disais « cette partie-là je la sens pas ». Alors il grognait un peu, retirerais la partie et repartait sur autre chose. Et puis deux jours après, il confirmait ma suggestion en trouvant que la partie modifiée sonnait mieux et lui convenait mieux.

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12. Le travail sur l'artwork est une nouvelle fois très réussi: à l'image de votre musique sophistiquée et décalée. Quel a été votre cahier des charges cette fois-ci ?

Et bien nous avons réutilisé la même équipe que pour le précédent, Vincent Petitjean de Dehn Sora. Nous lui avons donné un idée assez abstraite au départ, car il faut que tu partes d’une question pour construire l’identité d’un album. Cela peut paraitre un peu con mais notre question était de connaître le rôle de l’acquis et de l’inné, savoir si l’homme nait déjà pourri avec tous les mauvais instincts imaginables ou si la corruption vient du monde extérieur. Et c’est pourquoi il y a aussi le jeu de mot en anglais avec entre « Scenes » (scènes) et « Sins » (péchés). Donc on peut comprendre « scènes mortelles » ou « péchés mortels ».

Nous avons donc grosso modo cette idée là en, tête avec l’idée d’une poussette mais sans trop savoir comment agencer tout cela. Donc on a donné tout cela à Dehn Sora en lui disant que nous voulions conserver ce côté classieux, à la fois et élégant comme il sait si bien le faire avec un côté inquiétant à la Tim Burton, ou Famille Adams pas gore ou thrash. Et nous sommes très contents du résultat.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Ce serait un titre de Michael Jackson, un artiste que j’adore et que j’ai beaucoup écouté, sans doute trop même. Mais je ne sais pas quel morceau, disons « Smooth Criminal ». Et j’ajoute aussi « Roundabout » de YES. Fais ton choix.

 

02. Premier album acheté ?

Thriller de Michael Jackson

 

03. Dernier album acheté ?

Le dernier MASTODON, Once More 'Round the Sun

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

L’eau qui bout

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Le papier qui se déchire, cela me fait un truc dans le nez, très désagréable…

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs CRIMSON BLUE ?

Ok, allons-y! Toute l’histoire a commencé en 2009. A l’origine, CRIMSON BLUE était un groupe progressif/art/machin qui se plaisait à jouer des choses assez étranges. Nous avons publié Iceland notre premier album démo. Après un premier changement du line-up, nous pris une option plus métal. Innocence est un bon exemple de ce qu’était le groupe à cette période. Après la sortie du disque et de d’une vidéo, nous avons encore changé de personnel. Et cela a encore une fois eu un impact sur notre son. Nous avons complexifié notre propos tout en étant plus mélodique que jamais. Avec les guitares accordées en E-low nous avons enregistré The Angelic Performance. Et encore un changement dramatique de line-up, eh oui l’histoire se répète. A chaque nouvelle période, un nouveau style.

Désormais nous travaillons sur des chansons qui semblent plus légères, plus électroniques, plus éthérées, d’une certaine manière. Maintenant que nous nous rentrés après la tournée européenne en compagnie de TARJA, nous avons hâte d’enregistrer de nouvelles chansons. Désormais CRIMSON BLUE se compose de

Dani Hellström – chant, claviers et paroles

Andrew Nova – guitares, production vocale

Lex Romano – guitares

Alex Verge – basse

Billy Nekhaev – batterie

Julia Mikhileva – pochette et photographie

Carol – inspiration et soutien

 

02. Quel est votre état d’esprit après la sortie de votre deuxième album, The Angelic Performance, quels sentiments dominent sur cette aventure avec le recul ?

Tu parles d’aventure mais je qualifierais cela plutôt de torture. Des années d’enregistrement, avec l’arrivée et de le départ de nombreuses personnes, j’ai dû faire face à pas mal de haine. Maintenant je m’occupe de la promo, j’essaye de faire découvrir notre musique à un maximum de gens et je trouve encore une fois de la haine. Quand je prends le temps d’écouter, je me dis à moi-même : "oh génial, enfin, cela sonne parfaitement art métal", j’aime les titres, l’idée et le design. Et quand le disque sort, les gens disent "Oh mon Dieu, aucune chance, je préfère aller écouter le nouvel album de WITHIN TEMPTATION". Et c’est pire. Mais je ne peux pas les blâmer, tellement de sorties, tous les mois, tous les jours.

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03. De ton point de vue, quelle seraient les évolutions les plus notables entre Innocence et The Angelic Performance ?

L’idée. Innocence était innocent. The Angelic Performance est sombre et provocateur. J’aurais aimé mettre plus de sang et de douleur dans ce travail mais cette chance reste encore à venir. En fait, notre deuxième album est plus conscient. Je savais exactement ce qu’il devait être, comme la majorité du groupe, des expériences personnelles destinées à ceux qui n’ont pas peur d’explorer leur côté sombre,. Nous avons appris à exprimer nos sentiments et pensées avec la musique. Je suppose qu’il s’agit là des différences majeures.

 

04. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de The Angelic Performance ?

Je ne veux pas m’en souvenir. C’est un cauchemar que tu es heureux d’oublier. Tout ce que pouvait aller de travers est allé successivement de travers. Nous avons dû opérer un changement complet de line-up avec de nombreuses disputes et des conflits lors des phases de composition, nous avons dû réenregistrer la plupart des instrumentaux car nous avons fait face à de nombreux problèmes techniques. Nous avons eu des doutes, des peurs, des larmes, des drames, tout a eu lieu. Mais avec chaque titre mis en boite, nous approchions de plus en plus notre rêve. Et nous nous souvenons maintenant de ces mois avec presque un sourire. Cela a été un désastre mais également une sacrée entreprise.

 

05. Votre musique s’incarne dans une univers complexe avec différents styles mêlés. Peux-tu nous en dire plus sur votre philosophie musicale/artistique ?

Tout part de la beauté. Faire la musique s’apparente à ressentir la beauté et le traduire en sons. La beauté à travers différentes images, certaines douces et clames, d’autres te rendront fou. Des émotions, des visions, des connections entre ce que tu ressens et la façon que tu utilises pour l’exprimer. Voilà de quoi parle notre musique.

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06. Comment avez-vous travaillé l’aspect visuel comme la pochette avec l’artiste en charge de sa réalisation ?

Il s’agit d’une artiste merveilleuse qui travaille avec nous, Julia Mikhileva. Elle est simplement aussi dingue que nous tous. Elle se charge de la façon dont nous nous présentons au monde, les pochettes, photos, images lives. Nous collaborons avec elle depuis presque les débuts de l’aventure CRIMSON BLUE.

 

07. Quelles sont vos principals influences ?

Moi, moi-même, le djent et les lumières du nord.

 

08. Vous êtes récemment revenus d’une tournée en première partie de TARJA. Comment c’était ?

Cool, merci 🙂 Nous avons voyagé à travers l’Europe Centrale, en commençant par la Grèce en octobre pour finir en Finlande en Novembre. Presque trois semaines sur les routes, avec de nombreux concerts, un nouveau public chaque jour. L’expérience fut merveilleuse. Nous avons beaucoup appris en assurant ces concerts, chacun d’eux était différent et nous avons à chaque fois reçu beaucoup de chaleur et un soutien absolument étonnant un peu partout. A cause de quelques problèmes pour obtenir des visas, nous avons dû assurer un concert acoustique lors du premier tiers de la tournée et ce fut un vrai défi.

Nous n’étions pas sûr que cette idée allait fonctionner car TARJA propose une musique très heavy. Mais tout fut finalement parfait, le public chantait les chansons avec nous et nous nous sommes sentis heureux. Nous sommes revenus à un set électrique pour le reste de la tournée, en proposant un concert plus métal que jamais recevant beaucoup d’applaudissements d’énergie et de motivation pour continuer.

 

09. Que peux-tu nous dire de la scène metal russe ? En dehors d’ARKONA, je dois confesser mon ignorance…

Tu dois te repentir alors. Je plaisante… Notre scène commence seulement à essaimer en dehors de Russie. Il y a beaucoup de groupes cools qui n’existent pas pour les auditeurs européens. Mais nous espérons pour notre part atteindre les sommets des classements.

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10. Quels sont tes attentes et tes espoirs pour CRIMSON BLUE ? Pourrons-nous bientôt vous voir en Europe occidentale ?

Bien sûr que vous pourrez. En fait, tous nos rêves et nos espoirs ont tendance a devenir des réalités. Donc nous faisons très attention au moment de faire des plans sur l’avenir, nous faisons attention mais nous sommes prêts à partir.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

"Spasm" (MESHUGGAH). "Enter Rain" (PAIN OF SALVATION). "Right in Two" (TOOL), fais ton choix.

 

02. Premier album acheté ?

Difficile de s’en, souvenir, je dirais The Power To Believe de KING CRIMSON

 

03. Dernier album acheté ?

Watershed d’OPETH

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

L’astronomie

 

Tous nos remerciements à Francesco / My Kingdom Music

 

Chronique ce l'album ici

Site internet

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01. Quelques semaines avant la sortie de ce nouvel album dans quel état d’esprit êtes-vous concernant cette nouvelle aventure ?

Sebastian "Seeb" Levermann : (rires) pour être honnête avec toi j’ai enfin l’impression de retrouver mes esprits et ma stabilité mentale ! J’ai été enfermé dans un studio pour, je ne sais pas, six mois et la dernière période a été pour moi particulièrement éprouvante. Je devais me coucher alors vers 7h30 du matin pour me relever vers midi pour recommencer à travailler sur le disque. Ce ne fut pas plus dur que pour To the End, cela devient une habitude pour moi de m’imposer ainsi des rythmes un peu dingues avec un comportement de maniaque à m’abrutir de travail sur chaque détail de l’album.

Si je devais mettre en avant une différence par rapport au passé, je soulignerai l’importance d’avoir eu cette fois-ci tout le groupe en studio pendant tout le processus d’enregistrement. Avant de nous attaquer à To the End, nous avions perdu trois membres du groupe et il fallait donc construire une nouvelle chimie entre nous. Niels (Löffler à la basse) et Dirk (Meyer-Berhorn à la batterie) étaient déjà avec nous pour l’album précédent mais ils venaient à peine de nous rejoindre. Désormais nous nous connaissons très bien, nous avons partagé bien des expériences comme la tournée avec RHAPSODY. Nous avons clairement grandit tous ensemble en tant que groupe.

 

oshy_itw_Orde_Oga_0302. L’effort fut donc beaucoup plus collectif ?

Oui, cette démarche a eu un impact sur Ravenhead qui s’apparente à un effort beaucoup plus collectif par rapport aux précédents ou j’assumais seul beaucoup. J’ai beaucoup travaillé sur la composition avec Dirk le batteur et ce fut une expérience intéressante car il travaille sur les rythmes de par son instrument, moins sur les mélodies et donc il nous fallait trouver un langage commun pour communiquer sur la musique. Il proposait des rythmes et un groove et cela m’inspirait et il proposait autre chose, nous pouvions ainsi nous renvoyer la balle. Ce fut intéressant. Et puis un titre, « Sorrow Is Your Tale » a été composé par Niels notre bassiste donc je ne me suis pas tout coltiné. Et ce fut un plaisir pour moi de constate à quel point ils ont tous évolué dans notre style de musique pour savoir et pouvoir composer naturellement dans le style du groupe.

 

03. Avec le temps, penses-tu poursuivre sur cette tendance donner une partie des clés su groupe aux autres ou ressens-tu malgré tout le besoin de tout contrôler ?

Je reste et resterai toujours un « control freak », je ne suis pas sûr de pouvoir fonctionner autrement. Je pense qu’il faut dans un groupe qu’un des membres trace la voie et fixe le cap. J’ai un grand respect pour mes camarades en ce qui concerne leur maîtrise technique et leurs capacités mais ils respectent également mes « talents » de compositeur. Je reste en charge et il n’y a pas finalement beaucoup de discussion. Si ils proposent une idée, j’y pense et si cela peut apporter un plus nous essayons. Je ne trouve que cela ne nous correspond pas, nous abandonnons l’idée.

 

04. Tu travailles depuis un home-studio ? Donc tu peux prendre tout le temps que tu juges nécessaire sans la pression financière de la location d’un studio extérieur ?

Oui c’est un luxe, je travaille depuis mon home studio et cela me donne de grandes facilités. Déjà sur le précédent album, j’avais quasiment tout fait « à la maison ». Et cela a pris beaucoup de temps car j’ai fait beaucoup de chose en plus à côté. J’ai assuré par exemple le mixage des disques d’autres groupes. Pour Ravenhead ce fut un peu différent. Le groupe devenant plus gros, nous pouvons aussi disposer d’un budget plus conséquent. Je peux maintenant me permettre de rester concentrer six mois sur un disque sans avoir à poursuivre d’autres activités en plus de celle-là. C’est une situation très agréable et positive. Les six mois que je mentionnais précédemment ont véritablement été consacrés à l’enregistrement et à la production de l’album.

Avant il y a eu toute la phase de composition et d’arrangement des chansons. Tout était alors prêt à part quelques paroles manquantes ici ou là. Je le vois bien quand je travaille pour d’autres groupes, tu peux enregistrer toutes les batteries d’un album en deux jours mais ORDEN OGAN ne fonctionne pas ainsi. Nous aimons aller dans le détail. Donc ce n’est pas une hérésie pour nous de consacrer un jour par chanson uniquement aux parties de batterie. Nous n’enregistrons que quand nous sommes arrivés à un résultat que nous considérons optimal. Nous travaillons et essayons toutes les alternatives jusqu’à arriver à ce résultat satisfaisant. Je n’aime pas enregistrer trop de versions alternatives d’une même chanson quand le résultat est bon je conserve, sinon je jette !

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05. Que retiens-tu de la période To the End, en positif ou en négatif ?

Je conserve un sentiment très positif car nous avons pu en permanence progresser pendant toute cette période. Par exemple, et sans vouloir mettre l’accent en particulier sur l’un d’eux, nous avons joué dans de nombreux festivals d’été et nous étions parfois programmés assez tôt. Et pourtant nous avons pu à chaque fois blinder les différentes scènes avec un public très nombreux et enthousiaste. C’est très agréable de constater que tu peux ainsi récolter les fruits d’un long et difficile travail et que les gens adhèrent à ta musique.

Nous ressentons cette progression sans pouvoir forcément nous appuyer sur des éléments tangibles comme le nombre de concerts donnés ou les chiffres de vente. Je dois bien avouer ne pas m’intéresser beaucoup à ces éléments là un minimum pour faire vivre le groupe mais là n’est pas le plus important à mes yeux. Nous faisons ORDEN OGAN car cela nous plait et que cela s’avère vital pour nous. Je suis persuadé que nous continuerions d’enregistrer des chansons même si nous n’avions pas de contrat discographique avec un label. Je passerais alors sans doute moins de temps avec si peu d’heures de sommeil mais c’est un véritable besoin créateur.

 

06. Quand vous attaquez un nouvel album, vous travaillez je suppose avec une idée en tête, un projet. Quelle ambition aviez-vous en commençant à composer pour Ravenhead ?

Oui tu as raison, nous avons fait cette démarche pour cet album. Nous sommes un de ces groupes qui essayent de rester proches de ses fans et discutons beaucoup avec eux pendant les tournées ou les festivals. Et ils soulignaient tous que notre marque de fabrique, la patte ORDEN OGAN se voit renforcée par des refrains très accrocheurs et des riffs forts et puissants. Et donc nous avons travaillé sur la composition des nouvelles chansons en nous attaquant d’abord aux refrains pour lui donner ensuite du corps en tissant toute la structure de la composition autour. Et nous n’avions jamais travaillé ainsi avant. Nous avons tenté de nous constituer un répertoire de dix ou douze refrains très forts et nous nous sommes alors concentrés sur les riffs très heavy qui allaient les accompagner. Et de mon point de vue, cela a bien fonctionné.

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07. La pochette signée Andreas Marshall est très réussie comme d’habitude. Quelle importance cela a-t-il pour vous et comment travaillez-vous avec l’artiste en charge de sa réalisation ?

C’est très important pour nous car le groupe possède ce côté « fait à la main », artisanal. Nous ne programmons pas les batteries, tout est joué en studio puis sur scène. Nous sommes avant tout des musiciens et c’est important de rester vrai dans la démarche, sur album ou en concert. Et donc il fallait que notre artiste en charge de la pochette suive la même démarche et Andreas est génial pour cela. Nous réfléchissons beaucoup et habitude nous avons une idée sur le visuel qui devrait apparaître sur la pochette.

Quand nous avons clarifié nos idées, je prends ma voiture et je conduis jusqu’à Berlin pour dîner avec lui et parler du projet, échanger. Il travaille en ayant le titre de l’album, les paroles et également des démos des chansons quand le processus d’enregistrement a suffisamment progressé. Et à la fin de ce rendez-vous avec lui, de ces échanges, une idée va émerger. Je lui laisse une certaine liberté, je ne veux pas être un dictateur de ce côté-là. Il sait ce qu’il fait et c’est bon de lui donner une certaine liberté pour ne pas le brider.

 

08. Une couleur semble prendre le pas sur chacun de vos visuels. Pour Ravenhead, le vert domine, le blanc plutôt pour To the End, le rouge pour Easton Hope. Est-ce une démarche voulue ?

Oui oui, il n’y a pas de hasard là dedans. Je crois faire partie des personnes synesthésiques peuvent voir des sons et écouter des couleurs. Ce phénomène se produit chez moi avec certaines chansons, certains sons ou riffs. Alors qu’une chanson prend forme, une couleur apparait dans mon esprit et colore cette chanson. Je savais par exemple qu’Easton Hope devait être rouge et noir. Cela ne faisait aucun doute pour moi. J’avais ce sentiment prédominant sur le disque. Pour les albums précédents, j’avais reçu le tableau original du visuel de l’album mais cette fois-ci Andreas nous a transmis le fichier jpeg final.

Tous les visuels sont peints mais avant Andreas ne possédait pas de scanner assez grand pour digitaliser son œuvre. Le tableau reste assez grand. Si cela s’avère nécessaire, Andreas utilise aussi très largement le dessin purement digital, sur écran, mais dans tous les cas le rendu sera différent par rapport à une œuvre peinte à la main. Parfois nous sommes en désaccord avec la proposition d’Andreas. Pour Ravenhead, nous n’aimions pas vraiment le visage et le rictus du personnage féminin central. Elle avait un air beaucoup trop « zombie » à notre goût alors que nous voulions que ce soit une très jolie fille, morte bien sûr, mais avec encore une grande force de séduction. Andreas avait un peu raté cette partie-là. Donc nous lui avons demandé de faire des modifications et de changer son visage.

 

09. Vous avez ce personnage récurrent, ce chapelier sur presque toutes vos pochettes. Pourquoi ce choix d’avoir votre « Eddy » pour ORDEN OGAN ?

Ce personnage s’appelle Alister Vale. Quand nous avons justement composé l’album Vale en 2008, un album concept sur ce personnage, nous n’avions pas l’idée d’en faire la mascotte du groupe. C’était juste un personnage avec son chapeau, sombre, avec les reflets de la ville en feu sur lui. Et puis sans que soit planifié, il est réapparu ensuite naturellement. Les fans aimaient bien aussi donc il est devenu par accident notre mascotte. Et puis cela fait partie des gimmicks métal.

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10. Vous proposez un boxset très limité pour l’album avec des bonus, un t-shirt… A quel point est-ce important pour vous de proposer ces éditions limitées pour les collectionneurs ? Je dois bien avouer trouver cette tête de corbeau assez kitsch (rires) !

Pour moi c’est extrêmement important et je dois saluer AFM Records pour cela qui reste l’un des meilleurs pour ce qui concerne les éditions limitées. J’avais également beaucoup aimé l’édition spéciale pour To the End à l’époque. C’était une boite en bois avec une écharpe et une boule à neige. Et je me suis surpris récemment à constater que moi-même quand je vais dans un magasin, j’achète assez rarement des éditions standards, simples des disques.

J’aime avoir un objet spécial comme un digipak avec un DVD par exemple. Et c’est pourquoi nous faisons très attention à toujours proposer un DVD en bonus. Nous avons le choix de proposer les versions que nous voulons, le label nous soumet différentes options et nous faisons notre choix. C’est un vrai plus d’AFM Records, tu restes en permanence en contrôle de ton travail en tant qu’artiste. L’idée de proposer une tête de corbeau était assez évidente et j’ai dit ok.

 

11. Vous avez toujours soigné vos clips vidéos. Quelle importance donnez-vous à cet aspect et appréciez-vous ce type d’exercice ? Pour To the End ce fut pour illustrer « The Things We Believe In » et là pour « F.E.V.E.R.». 

Il me semble essentiel de proposer de bonnes vidéos et je trouve que trop peu de groupes proposent vraiment des vidéos de qualité. Comme je le disais précédemment, nous faisons attention aux moindres détails et cela passe par les visuels, les photos promos ou les vidéos qui doivent toujours être cohérent avec le style de ton groupe. De point de vue du business, le clip reste l’un des outils marketing les plus importants à notre disposition. Si cela plait, cela peut vraiment devenir « viral » et touché beaucoup de monde, partout.

Tu parlais de « F.E.V.E.R » est le résultat est déjà impressionnant. Le clip est en ligne depuis moins d’une semaine et nous avons déjà bénéficié de près de trente milles vues. Mais je dois bien dire que cette vidéo en particulier a été éprouvante à tourner. Nous avons mis le tout en boite dans un vrai marécage et nous avons dû rester là plus de quatre heures. Après avoir tourné les scènes avec le groupe, il a commencé à pleuvoir des hallebardes. Nous étions au mois de novembre, à 6 heures du matin, à devoir jouer autour d’un lac dans un marais ! L’acteur a dû d’immerger dans le lac et il faisait un froid de canard et tu ne peux le faire qu’une seule fois car ensuite les vêtements sont humides et c’est fini.

Nous n’avons pas prévu pour l’instant d’autres vidéos. Il me semble avec l’expérience que la première vidéo compte vraiment, les suivantes beaucoup moins.

 

12. Vous avez longtemps été comparés à BLIND GUARDIAN. Qu’en penses-tu ? En avez-vous souffert et comment analyses-tu ce phénomène ?

Tu peux regarder cela de nombreux points de vue différents : d’abord cela reste un honneur car BLIND GUARDIAN est un groupe génial, énorme et a été bien sûr une solide source d’inspiration à nos débuts. Ensuite je ne pense pas que nous ayons en réalité beaucoup de point commun avec BLIND GUARDIAN. Et ils sont d’accord également avec cela ! (rires) J’ai rencontré Marcus (Siepen) il y a un an et demi de cela et il apprécie beaucoup notre album To the End. Mais pour lui aussi les éléments de ressemblances paraissent très ténus.

Je ne crois pas que nous en ayons souffert dans le passé, je n’ai en tout cas pas eu l’impression d’avoir eu à combattre cette idée, cette comparaison. Mais cela aurait rapidement pu devenir effectivement un problème car, tu sais, si tu es un fan de Power Métal et de BLIND GUARDIAN en particulier et que soudainement quelqu’un vient te dire qu’un groupe arrive et devient le nouveau BLIND GUARDIAN, je dirais à cette personne d’aller se faire f… Mais cela n’a jamais été vraiment un problème pour nous.

 

13. Que peux-tu nous dire de votre concert donné pour la première fois outre-Atlantique pour le ProgPower USA XV en septembre ?

Nous ne savions surtout pas du tout à quoi nous attendre du public américain. Pour eux les aspects Prog et Power sont intimement mêlés, c’est la même chose de leur point de vue. Si je me souviens bien nous étions le deuxième groupe du jour, le samedi, la salle était blindée de fans et le public chantait avec nous, reprenant nos refrains. Donc à notre surprise, ils nous connaissaient. Et tout notre merchandising a été vendu en moins d’une heure. Je dois aussi dire que ce fut pour nous l’occasion d’avoir la conversation la plus passionnante et la plus détaillée à propos des paroles de nos chansons. L’expérience fut vraiment géniale et nous voulons y retourner dès que possible. Peut-être en 2016.

Pour 2015 nous allons nous concentrer sur l’Europe avec cette tournée à venir avec HAMMERFALL. Une autre tournée en fin d’année est aussi en train de se monter mais je ne peux pas en dire plus (NDLR : avec POWERWOLF en fait). Nous espérons tourner en tant que tête d’affiche en 2016 en Europe.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Master of the Wind » de MANOWAR

 

02. Premier album acheté ?

Arise de SEPULTURA

 

03. L’album qui a allumé ton étincelle artistique ?

J’ai acheté le Arise de SEPULTUARA très jeune et j’ai vite au l’envie de faire moi-même de la musique. Le deuxième disque acheté devait être And Justice For All the METALLICA qui a confirmé cette envie.

 

04. Le riff que tu aurais adoré avoir composé ?

« King of the Kill » d’ANNIHILATOR

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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