Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ABINAYA ? (Abinaya signifie en langue indienne (sanskrit, Inde), « transmettre, communiquer avec … »).

Nicolas Vieilhomme : C’est un groupe de thrash ethnique, un trio basse, batterie guitares & chant plus une percussion. En fait le chanteur Igor Achard a passé pas mal de temps en Inde et il a toujours baigné dans ce milieu, son père est prof de Yoga donc tout cet univers culturel l’imprègne et l’influence énormément. Je n’étais pas présent personnellement au début du groupe donc je suis arrivé entre temps et j’ai pris le train en route. J’ai trouvé l’idée bonne, cela permet de communiquer facilement sur le groupe, que du positif. J’aime bien. 

 

02. Trois mots pour résumer le groupe et pourquoi ?

Efficace : sur scène nous ne faisons pas semblant, nous mouillons vraiment le chemise en concert en espérant que le public fasse pareil.

Contestataire : Igor notre chanteur s’implique et s’engage dans nos textes, il écrit beaucoup sur des faits d’actualité et en ce moment il y a de quoi faire.

Pour le troisième, je ne sais pas trop, deux c’est déjà pas mal.

 

03. Ce mélange métal avec une approche ethnique n’est pas commun. Comment cela vous est-il venus ?

Et bien ces éléments sont là depuis nos débuts. Dès les premiers travaux, Igor et le percussionniste Nicolas Heraud ont travaillé dans ce sens pour le premier album. Ce premier opus était plus orienté rock alternatif mais les percussions étaient déjà bien présentes, ils ont toujours joué ensembles, guitares et percussions. Ensuite André Santos est arrivé à la basse, moi je suis arrivé à la batterie un an après je pense. En 2009 nous avons sorti l’album Corps qui prenait un chemin nettement plus marqué heavy-rock et ensuite nous voulions aller encore plus loin et nous avons donc évolué, basculé vers un son clairement métal.

Ce fut une évolution naturelle, alourdir le son, le rendre plus agressif et prendre une orientation clairement métal. Le premier batteur du groupe jouait très bien mais plus dans un style pop-rock. A ce moment-là je suis arrivé et j’ai dit au gars que je maîtrisais la double grosse caisse. « Est-ce que cela vous branche ? ». Alors ils ne connaissaient pas trop et on a essayé. Cela leur a plu et quand tu introduis de la double, tu as tendance à jouer en peu plus vite et puis tout le monde a adhéré.

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04. Quel est ton parcours avant ABINAYA ?

Moi j’avais clairement une préférence pour un son plus rapide et lourd. J’ai toujours travaillé dans le métal et c’est un pote qui nous a mis en contact. Il m’a dit, « ce groupe-là évolue dans l’alternatif mais ils aimeraient passer votre autre-chose. ». Donc j’ai essayé et la mayonnaise a fini par prendre tous ensemble. Bien sûr cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, tout doit évoluer, les techniques de guitares sont différentes, il a fallu que chacun prenne ses marques. On n’a pas triché, les éléments constitutifs du groupe comme les percussions étaient là dès nos débuts.

Et notre évolution est venue toute seule, tranquillement, mois après mois sans que cela soit imposé par des considérations autres qu’artistiques. On n’est pas tombé sur « Roots Bloody Roots » de SEPULTURA en se disant que c’est cela que nous voulions faire. Mes influences ne sont pas à chercher de ce côté-là, en ce qui me concerne j’écoute plutôt SLAYER, NAPALM DEATH, VADER, CANNIBAL CORPSE… qui ne contiennent pas des montagnes de percussions… 

 

05. Quelques semaines après la sortie de ce troisième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Finalement nous avons moins stressés sur ce nouvel album que sur celui d’avant, Corps. Nous sortons un album tous les cinq ans et avec Corps nous avions commencé notre mue, nous commencions à toucher un public métal. Et le risque c’était de se trouver ne deux feux, le cul entre deux chaises entre un public rock alternatif et un public métal. Igor se demandait alors si nous n’allions pas nous faire cartonner des deux côtés. Il avait adopté à cette période-là une voix plus claire qui pouvait manque d’agressivité pour les plus métalleux.

A l’époque on nous comparait pas mal à NOIR DESIR, maintenant ce serait bien difficile. Et donc pas mal de stress avant que les premières chroniques se passent bien, même à l’étranger, et donc la locomotive était partie. Pour Beauté Païenne nous continuons sur la même lancé, tout se passe bien et Corps nous a beaucoup aidé. Des gens semblent accrocher à ces nouvelles chansons donc nous sommes très contents.

 

06. Cinq ans ce sont écoulés entre deux albums. Presque aussi longtemps qu’entre les deux premiers. Pourquoi ?

Il n’y a pas vraiment de cycles, les albums arrivent quand ils sont prêts. Nous n’avons pas de pression, d’impératifs liés au label donc cela prend du temps et que nous sommes peut-être aussi un peu fainéants. Cela se passe presque toujours de la façon suivante : Igor le chanteur et moi nous sommes presque toutes les semaines tous les deux en studio, à Planet Live à Bondy. Et là on essaye, on compose, on réarrange… Igor arrive avec des idées, des riffs, j’écoute, il me demande ce que j’en pense et on travaille dessus. Je calcule alors les temps, on ajoute des batteries pour avoir une première structure.

Arrive là-dessus André par ajouter ses lignes de basses et là il faut encore ajouter les percussions. Mais notre ami habite Bordeaux donc on prépare les chansons pour lui, on lui laisse de la place en créant des creux… pour qu’il puisse s’exprimer. Dès que tout est prêt, Nicolas Heraud monte alors à Paris et il parvient à se caler sur les compos. Nous anticipons les besoins en percussion ce qui évite que cela vienne comme un cheveu sur la soupe. Il est très malin et il parvient toujours à ce faire de la place.

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07. Mais moi, pauvre béotien, entre batteur et percussionniste, vous ne vous tirez jamais la bourre ?

Si tu as raison, et surtout au début. Normalement non, dans un monde idéal, nous ne devrions pas nous marcher dur les pieds car le percussionniste renforce le batteur. Le batteur fixe le tempo et les percussions amènent les contretemps. Mais avec la pratique nous nous sommes aperçus que nous faisions à peu près les mêmes frappes fortes, nous nous doublions l’un l’autre. Et finalement c’était dommage car il veut mieux se compléter, que l’on contrebalance l’autre.

Maintenant nous sommes beaucoup mieux calés et donc cela roule franchement bien désormais. Nous nous renvoyons en permanence la balle et c’est beaucoup plus agréable et même amusant. Comme je bosse dès la genèse des chansons avec Igor, je cale en premier la batterie. Mais ensuite Nicolas écoute et suggère telle ou telle approche. Il m’envoie son idée par le net, j’écoute et je retravaille à partir de cela. Cela prend du temps et c’est souvent assez compliqué car nous essayons, nous expérimentons beaucoup.

C’est tout bénéf pour moi car cela me fait travailler, cela fait évoluer mon jeu ne permanence et j’apprécie cela. Avant je faisais plutôt du Thrash ou du Death et c’est vrai que j’avais un jeu plus direct, avec des blast-beats… J’en fais moins maintenant et je privilégie le côté sautillant, un peu groove métal quoi.

 

08. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Beauté Païenne ? Pourquoi aller aux USA ?

Sur l’album Corps, décidemment on en parle beaucoup, il est à la base de beaucoup de choses, nous avions travaillé avec un ingé-son du nom de Kevin Pandele qui depuis s’est installé aux Etats-Unis, à Philadelphie. Mais à l’époque en 2009 il était en France et nous avions enregistré dans un chalet appartenant aux parents d’Igor, à la roots, petit budget mais il était venu avec son matériel dans les Alpes. Cela nous avait bluffés à l’époque, il était venu avec un ordinateur portable et puis roule ma poule ! Donc cela s’était alors super bien passé et nous voulions retravailler avec lui. Mais étant aux Etats-Unis nous avions deux options : aller chez lui dans son studio là-bas ou qu’il vienne en France mais il fallait payer les billets d’avion, louer un studio…

Cela revient cher. Nous devons fournir un album fini, enregistré, pressé, imprimé à Brennus pour la distribution de l’album. Donc tous les frais sont pour notre pomme. Donc on s’est mis d’accord de faire tout chez lui, outre-Atlantique. Moi, je n’ai pas pu y aller donc j’ai enregistré toutes mes parties de batterie, au click, à Planet Live pendant cinq jours, une cabine pour la batterie, une autre pour la gratte et Igor est parti là-bas quinze jours. Là-bas, il a fait guitares, chant sur place avec Kevin.

Une fois cela terminée, avec les bandes finales, nous sommes allés dans un dernier studio pour la basse et les percussions. Cela a été sportif, nous avons essayé de minimiser les couts car emmener tout le monde à Philadelphie allait couter une fortune.

 

09. Et donc le jeu en valait la chandelle ?

Ecoute pour nous oui, cela se justifie car le son est très bon nous avons obtenu le résultat souhaité et jusqu’à présent nous n’avons pas de plainte de ce côté-là. L’important est que chacune des sources soient bonnes. J’ai demandé une super batterie chez Planet Live, du matériel qu’ils louent aux groupes selon les besoins. Lors de l’enregistrement tu enlèves toutes les reverb, tous les artifices pour que le son soit le plus naturel possible pour que Kevin puisse le retravailler si besoin. Les guitares ont été enregistrées à Philadelphie et pour la basse/percussions là aussi le son, le plus direct et le plus pur possible, en direct. On a fait au plus simple, au plus efficace.

Dans cinq ans, plus le prochain nous espérons toujours travailler avec Kevin, en espérant qu’il ne sera pas alors en Australie. On s’entend super bien avec lui et quand Igor était à Philadelphie, nous pouvions discuter via Skype, deux fois par jour, nous faisions des points tous les jours, ils m’envoyaient le travail du jour, en écoutait, on en discutait, le travail était vraiment collaboratif. Avec le décalage cela pouvait être parfois amusant.

 

10. Le chant en français est-il une évidence ?

Igor écrit beaucoup en français, c’est naturel, et nous ne sommes pas beaucoup posé la question, il faut bien l’avoué. Et finalement c’est mieux ainsi, nous avons pu lire dans une chronique anglaise que le chant en français plaisait bien, le mec disait qu’il ne comprenait rien mais que les sonorités collaient bien à la musique. « Et on moins, ils ne sont pas semblant de chanter dans notre langue ! ». Cette réaction nous a plus, au moins nous sommes francs et nous faisons ce que nous savons faire. La presse anglaise est assez réceptive

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11. Vous êtes une des rares groupes qui chantent en français qui semble trouver grâce aux oreilles des médias métal étrangers (Rock Hard Grèce)…

Nous sommes très surpris, La nana de TERRORIZER à tout de suite accroché au son même si elle ne comprend pas ce que nous racontons dans nos chansons. Il y a des traducteurs sur le net si besoin mais dans le métal tu écoutes souvent la guitare et les rythmes, la langue finalement n’a pas une importance majeure. De nombreux magazines britanniques et plus largement européens ont apprécié et publier des chroniques et même des interviews parfois. Cela commence à sortir c’est sympa.

Le côté ethnique, l’ajout des percussions qui apportent un groove et une dimension inhabituelle plait et cela fait parler de nous en dehors des frontières hexagonales. C’est presque dansant, innovateur. Tant mieux pour nous. Sur Corps déjà, nous commencions à avoir un peu de presse, au Texas par exemple où ils aimaient bien le gros son que nous proposions.

 

12. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec Above Chaos ?

Je ne peux pas beaucoup t’en parler (NDLR : Nicolas est déficient visuel). C’est Above Chaos qui s’est chargée de la pochette, Igor avait vu des t-shirts de MAGOA qui lui avait plu et donc il avait pris contact. Ils font tout, les visuels, les affiches. J’ai une vague idée, je sais ce que cela représente, tu me confirmes que l’on ne m’a pas menti (rires) ?

 

13. Vous avez partagez des scènes avec des groupes divers même des artistes rap (sinon MSG, VADER). Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

Nous avons rencontré Youssoupha lors d’un tremplin jeunes talents, c’était le parrain de l’événement. Nous sommes arrivés avec nos gros sabots, nous avons proposé notre heavy métal à bloc et il a aimé, cela lui rappelait l’esprit des années 90, le travail entre ANTHRAX et PUBLIC ENEMY. Ce n’est pas un artiste fermé et donc ce fut une discussion sympathique. Mais nous n’avons pas gardé contact, il évolue dans d’autres sphères. Entre artistes cela se passe plutôt bien, le plus dur est de conquérir le public, cela peut être beaucoup plus tendu. Pas facile d’arriver devant un public hip-hop avec le risque de se faire démonter.

Et puis on a attaqué d’emblée par un titre « Enfant d'Orient » sur les enfants soldats en Palestine et les mecs ont été surpris de voir des textes intelligents. Et donc ils ont écouté et ont été assez réceptifs. Cela n’a pas duré longtemps mais bon, un bon accueil. On a fait aussi des trucs bizarres, un festival de reggae roots… Tout le monde était content. L’énergie que l’on déploie plait souvent, on ne fait pas la gueule… VADER c’était cool, nous sommes devenus potes avec MPIRE OF EVIL (avec un ex-VENOM)…

Assez bizarrement, nous avons du mal à rentrer dans la scène heavy-métal française avec ABINAYA. Pas de difficulté pour rentrer dans la scène Death Métal alors que c’est beaucoup plus bourrin mais nous ne parvenons à tisser des liens avec la partie heavy métal donc on ne joue pas avec eux. Nous avons ouvert pour VULCAIN, ADX nous ne parvenons pas à la croiser, BLASPHEME, nous ne nous croisons pas avec ces groupes, pas sur les mêmes créneaux à priori. Alors que nous sommes proches de BENIGHTED, IN ARKADIA qui nous accepte alors que c’est tendance boucherie par rapport à nous. Nous avons joué plusieurs fois avec eux.

 

14. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour ABINAYA ?

De beaux concerts à venir en juin puis à la rentrée avec le 13 septembre un concert sur la scène Principale des Forges de Feu, puis le 20 avec Tim « Ripper » Owens à Grenoble. Si tout va bien, fin octobre une tournée en Angleterre, de belles perspectives quoi ! Le mec nous a repérés dans TERRORIZER et les échanges avec Igor ont été fructueux.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

J’écoute beaucoup en ce moment « Spirit in Black » sur Seasons in the Abyss de SLAYER

 

2. Le déclic qui t’a fait te lancer dans l’apprentissage de la batterie ?

En tant que déficient visuel, en tant qu’aveugle, la musique est vite abordée. En CM2 je faisais du piano mais le classique m’a gonflé. J’ai découvert le métal et j’ai voulu avancer dans ce domaine-là. J’ai essayé la guitare et je n’étais pas très bon alors que la batterie m’a tout de suite trouvé un écho chez moi. Donc j’y suis allé à fond. J’en faisais beaucoup au bahut et ensuite dans des groupes. C’est beaucoup de travail, avec la double surtout… Je pratique un peu moins mais parfois je suis raide sur des roulements…

 

3. Premier album acheté ?

En cd c’était le live de TELEPHONE.

 

4. Dernier album acheté ?

Cela fait longtemps, j’écoute en ce moment sur You tube AUSTRIAN DEATH MACHINE. C’est bourrin mais j’aime bien le côté hardcore.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs RED MOURNING ?

Romaric: Alors RED MOURNING est un groupe de southern métal pour synthétiser, avec des influences blues que nous revendiquons, un hommage aux racines blues de la musique rock. Nous sommes originaires de la région parisienne et nous existons depuis dix ans, depuis 2004. Notre line-up est stable depuis 2006-2007 et c’est une très bonne chose car cela nous permet d’évoluer, d’aller toujours un peu plus loin dans ce que nous voulons faire ensemble. A notre actif nous avons une démo, un maxi et trois albums.

 

02. En quoi votre deuil est-il rouge ?

C’est un hommage aux esclaves américains, à ceux qui sont à l’origine du blues US. On trouve des formes de blues même en Afrique, des mecs comme Salif Keita ils font du blues mais à l’africaine. Les ghanéens pour eux la couleur du deuil c’est le rouge. Culturellement ce n’est pas le noir comme pour nous en France mais le rouge. Nous avons trouvé que ce nom était un bel hommage aux esclaves sans pour autant exploiter le folklore. C’est vraiment un hommage aux blues et à ses origines. Mais pour te donner une anecdote, nous avons failli nous appeler Lafayette pour le côté sud des Etats-Unis.

 

03. Ce mélange métal + blues aux racines de l’ancienne Amérique sudiste n’est pas commun. Comment cela vous est-il venu ?

Ce n’est effectivement pas commun mais nous étions surtout influencés à nos débuts par la scène du sud des Etats-Unis, des trucs comme PANTERA, la scène stoner dans les sonorités et puis le blues surtout. Et quand nous nous sommes retrouvés avec JC à la genèse du groupe, nous étions d’accord sur ce choix artistique. Nous n’avons pas forcément à atteindre notre objectif dès le départ, nous avons tâtonné, nous sommes toujours influencés par nos idoles et nous avions parfois du mal à prendre du recul et à ne pas appliquer un schéma déjà connu.

Cela a mis du temps à se construire et à travers ces trois albums je trouve que nous avons beaucoup progressé dans l’appropriation d’un style qui nous est propre, ce mélange avec du blues dans lequel moi et JC nous nous retrouvons, Aurélien peut-être un peu moins parfois mais cela fait partie de notre identité. Nous avons baigné dans cet univers folk, country, blues américain et donc du coup, nous avons vraiment voulu véhiculer ces influences dans notre musique tout en faisant du métal. Il fallait ce côté agressif, un exutoire, sinon nous aurions fait un groupe de blues. Nous voulions faire du métal mais à notre manière.

Nous ne révolutionnons pas la musique, nous n’avons aucune prétention à ce niveau-là mais il était important de se faire plaisir et ce que nous voulions c’était de la puissance avec également du feeling. Et donc à nos yeux cela passe du métal et du blues.

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04. Je ne sais pas si tu seras d’accord avec moi mais en écoutant l’album, j’ai revu dans ma tête des scènes du film « O’Brother » des frères Coen. Votre musique serait pour moi la bande-son d’une version déjantée de ce film…

C’est amusant que tu mentionnes ce film car oui cela nous correspond bien. C’est une Amérique un peu clichée qui est présentée. Nous idéalisons cette période, comme pour le blues, il y a beaucoup de rêve, un mythe autour de l’origine du blues, ce brassage de culture n’est pas né en un jour. Et cette référence à ce film tombe bien car nous avons récemment tourné un clip qui sera bientôt projeté et je trouve qu’il y a un esprit un peu « O’Brother » qui se dégage de ces images.

Mais je n’en dirai pas plus. C’est chouette car si nous parvenons à instiller cela dans la tête de l’auditeur c’est que nous avons réussi à insuffler une dose d’authenticité dans notre musique qui est pourtant très actuelle. Et c’est cela que nous recherchons, évoquer cette image sudiste tout en exprimant cette violence, cette rage que nous portons en nous au quotidien. C’est ce qui nous plait.

 

05. Que retiendrais-tu de la période Pregnant With Promise ?

Le titre de l’album dit un peu tout, c’était une période riche en promesses. Ce fut un peu de plus pour nous, carrément, pour la maitrise de nos instruments de la composition, pour voir si nous étions tous les quatre assez solides pour continuer à faire ensemble de la musique car il s’agit d’un investissement constant : physique, matériel, financier. C’est un gouffre, le mec qui fait des albums maintenant il est maso. Surtout nous en fait car quand nous rentrons en studio c’est pour six semaines. Ce n’est pas comme si nous étions chez nous à chacun enregistrer sa partie, les batteries sur easydrummer… Nous faisons les choses à l’ancienne mais c’est important pour nous.

Si nous faisions cela pour l’argent cela se saurait et nous ne ferions pas du métal. Donc à la fin de la période de l’album précédent nous étions rassurés nous proposions une musique qui rencontrait son public, nos chansons plaisaient à des gens, nous continuons à faire des bons concerts et nous progressons, nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. Cela reste une démarche très égoïste, nous faisons cela d’abord pour nous, vendre des cds c’est important pour le label que s’engage à nos côtés et donc doit pouvoir rentrer dans ses frais, cela nous fait plaisir mais dans l’absolu on s’en fout un peu. On nous fait confiance et donc il est important d’avoir cette crédibilité de vendre des albums pour pouvoir poursuivre notre aventure. Arriver en concert et avoir un public réceptif, c’est que du bonus.

Mais les chansons ont composées égoïstement pour nous, 90% du temps nous sommes en répétition, tous les dimanches et tous les mardis, tous les dimanches de 14h à 20h et trois heures les mardis soir et cela depuis dix ans ! Donc les concerts ne représentent que la cerise sur le gâteau. Donc vendre des cds et faire des concerts c’est du bonus, du plaisir mais cela ne représente qu’une petite partie de notre vie de musicien.

 

06. Quelle a été votre idée, votre démarche à l’aune de la composition de ce troisième disque ?

Nous voulions aller plus loin dans la préparation et la réalisation de l’l’album, rajouter des interludes, intégrer de nouveaux instruments… Aller plus loin dans l’ambiance que nous insufflons dans notre musique. Ensuite les morceaux ils viennent naturellement, l’inspiration ne se commande pas. Parfois ils arrivent supers bluesy mais cela peut parfois tomber dans le stoner ou ressembler à des choses déjà proposées mille fois. Donc là tu t’arrêtes et tu te dis que tu fais fausse route.

Des fois tu fais un truc super métal et c’est trop, cela ne s’inscrit pas dans ce que nous voulons dégager comme ambiance. Donc il faut travailler pour aboutir à un pur titre RED MOURNING, avoir suivi un certain cheminement. Il n’y a pas de recette toute faite mais à l’écoute il faut que la puissance et le feeling apparaissent.

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07. A la veille de la sortie de ce troisième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Pour moi le sentiment qui clairement prédomine c’est la satisfaction d’être arrivé au bout d’un processus et de pouvoir proposer un nouvel album. Je ne vois pas vraiment de stress, les gens n’aiment pas et bien c’est comme ça, cela ne se commande pas et si les gens aiment et bien tant mieux. Si personne n’aime nous aurons au moins la satisfaction d’avoir fait une musique sincère. Nous sommes perfectionnistes mais pour l’instant dans ce nouvel album, il y a très peu de passages où je me dis que nous aurions pu faire mieux ou en tout cas autrement.

Je prends plaisir à l’écouter si j’en ai l’occasion même si je ne me masturbe pas à l’écouter tous les jours. C’est un peu se regarder dans un miroir, un petit côté narcissique. Nous acceptons toutes les critiques positives et négatives mais il faut que le propos soit construit.

 

08. Pourquoi ce choix de Francis Caste (BUKOWSKI, THE STICKY BOYS, SVART CROWN) ? Il semble devenir le producteur à la mode en France…

Nous avons commencé à enregistrer avec lui en 2007, il devait déjà avoir enregistré THE ARRS. Il nous semblait être la bonne personne pour nous, l’aspect être à la mode ou pas ne rentre pas en ligne de compte, on s’en fout. Il nous connait, nous le connaissons, nous ne trainons pas avec lui tous les jours mais quand on se voit nous sommes contents et c’est un plaisir de bosser avec lui. Il est très pro, il sait mettre en confiance les musiciens et il sait aussi nous pousser dans la bonne direction.

Nous n’avons pas bossé avec un autre ingé-son et je ne sais pas si nous avons les moyens, le jeu, les épaules pour se mettre en danger et tenter l’aventure dans un autre studio pour au final ne pas pouvoir obtenir quelque chose de mieux que ce que nous avons avec Francis. Pourquoi pas un jour changer mais pour l’instant nous sommes très satisfait et si nous faisons un quatrième album avec lui, nous serons, je pense, les détenteurs d’un record d’albums enregistrés chez Francis !

 

09. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec Hicham Haddaji ?

Premier album une pochette que nous trouvons tous bien, réalisé par un graphiste de notre label. Elle convient à notre besoin à l’époque, nous n’étions pas très exigeants car c’était une opportunité d’avoir une pochette gratos donc tu ne fais pas les divas. Elle est sympa. Pour le second album, nous avons essayé de faire quelque chose qui allait à contre-courant des pochettes de métal mas nous ne sommes pas allés au fond des choses avec le graphiste car nous n’avons pas eu beaucoup de communication, d’échanges avec lui. Nous aurions dû être plus exigeants, ce n’est pas le visuel sont nous sommes le plus fiers. C’est un peu facile par rapport au titre de l’album.

Donc pour le troisième nous voulions prendre le temps d’avoir vraiment le visuel dont nous rêvions, arrêter de faire des compromis. Donc on va s’offrir un pro et on va le faire chier jusqu’à obtenir le résultat final rêvé. Et donc nous avons mis six mois pour obtenir cette pochette, avec d’incessants échanges de mails avec Hicham qui a été ultra-pro. Même si on le paye nous avons été vraiment casse-couilles… Au début on l’a laissé faire en lui disant simplement ce que nous avions en tête mais il avait les mains libres. Nous voulions une pochette massive mais avec deux lectures, un rapport avec le blues mais aussi avec le titre de l’album. Le cahier des charges un peu dément. Hicham a d’abord dit non, ne pensant pas pouvoir rassembler son univers au nôtre. Et nous l’avons relancé et il a fait des essais.

Aonc après de nombreux échanges nous avons réussi à atteindre ce visuel, cet homme enchainé. Donc de loin on voit ce géant, et de près tu vois ces bagnards qui cassent des cailloux aux pieds du géant comme un tableau à la Bruegel… Tu peux te perdre dans les détails de la pochette et imaginer ce qui se passe dans la tête des mecs qui cassent des cailloux. Avec cette couleur ocre, mystérieuse… Tout est voulu, pensé sur cette pochette. Nous n’étions pas assez exigeants dans le passé mais c’est de notre faute nous ne pouvons en demander plus à notre label. Donc là c’est nous qui avons payé.

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10. Et pourquoi changer à chaque album de logo ?

Et bien jusqu’à présent nous n’avons pas réussi à avoir de logo. On cherche encore et encore, sans vraiment trouver. Nous avons demandé à Hicham mais il n’est pas à fond dans les logos. On n’y arrive tout simplement pas, j’aime bien pas contre la police d’écriture utilisée sur l’album. Donc je ne sais pas, cela restera peut-être comme cela. Ce n’est pas la fin du monde mais un bon logo est catchy, il attrape l’œil et c’est sympa. On tâtonne totalement, nous aimerions trouver un visuel fixe, comme le style du groupe, tu trouveras de tout.

 

11. Vous avez tourné récemment une vidéo ? Quel titre ? Et appréciez-vous ce type d’exercice (One Step Away sur le précédent) ?

Le clip qui arrive est pour le titre « The Sound Of Flies ». On tourne avec Fred Sorel, le réalisateur et aussi l’acteur et qui a d’ailleurs un petit rôle dans « Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? ». Il donne la réplique à Christian Clavier. C’est super pro, comme pour Francis, chacun dans son domaine c’est un plaisir de bosser avec des mecs comme cela. C’est un magicien car avec trois francs et six sous il fait de belles choses. Il a monteur qui s’appelle Fred Noël est qui est aussi un mec exceptionnel, un gourou du montage et donc nous sommes très satisfaits.

Pour le deuxième album nous nous sommes beaucoup amusés mais si cela représente bien du travail de faire encore et encore les mêmes choses. Et là pour le clip de cet album, là aussi beaucoup de travail, avec un résultat qui sort de l’ordinaire, des parties scénarisées… Nous avons voulu allez à contre-courant du clip métal classique. A voir si tout va bien le 23 mai lors de la release party sinon diffusion massive via les réseaux sociaux.

 

12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour RED MOURNING ?

Nous aimerions bien pouvoir tourner le plus possible, éventuellement, pourquoi pas, avoir un tourneur, un professionnel qui s’occupe de nous, décrocher une première partie d’un groupe plus important en France ou en Europe. Si j’avais une baguette magique et que je pouvais choisir d’ouvrir pour le groupe que je veux, ce serait MASTODON. Sans hésiter, une grosse influence pour nous sur notre approche du chant par exemple. L’affiche aurait de la gueule…

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Là, à l’instant où l’on se parle ce serait une chanson country de FLORIDA GEORGIA LINE « Tip It Back ». C’est de la new country super efficace…

 

2. Le déclic qui t’a fait de lancer dans l’apprentissage de la guitare ?

En matière de guitare le déclic a été quand j’ai vu le clip de « 5 Minutes Alone » de PANTERA. J’aimais leur second degré.

 

3. Premier album acheté ?

RAGE AGAINST THE MACHINE, mon premier cd rock acheté. Mais une amie de ma mère m’a filé tous les vinyles dont elle voulait se débarrasser, ROLLING STONES, DEEP PURPLE… Donc une découverte du rock à partir de 15-16 ans.

 

4. Dernier album acheté ?

Port of Morrow du groupe THE SHINS. C’est de l’indi pop américaine et j’en suis hyper fan, après les BEATLES il n’y a pas mieux.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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01. Que retiens-tu de la période The Burden of God ?

Enormément de bonnes choses, des choses intéressantes pour le groupe surtout au niveau des concerts qui ont pu suivre. Un palier de plus a été franchi pour nous. Nous avons énormément tourné, nous avons participé à de gros événements comme 70000 Tons Of Metal. Nous sommes désormais partis sur autre chose, toujours en gardant le même esprit mais en continuant à progresser et à évoluer.

Chaque album a été une étape nécessaire et enrichissante pour nous. Il faut constamment avancer car si tu t’arrêtes tu régresses. Donc il faut avancer encore et encore et toujours donner le maximum. Monter les marches dans le bon ordre.

 

02. Quelques jours avant la sortie de ce neuvième album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Notre état d’esprit est très positif mais en même temps avec aussi beaucoup d’interrogation quant à la réaction du public. Nous avons tellement la tête dedans qu’il n’est pas toujours facile de prendre du recul. Et les premiers retours sont très positifs et nous rassurent un peu. Dans la tension de l’enregistrement et de la production tu te demandes toujours si tu fais les bons choix. Surtout au bout du neuvième album ce n’est pas simple, ne pas se répéter et faire encore mieux que le précédent. Notre longue histoire est une force mais aussi une pression quand tu attaques la composition et l’enregistrement d’un nouveau disque.

Maintenant nous sommes agréablement surpris de ce que nous dises les mecs qui nous interviewent, en France et à l’étranger. C’est quasi unanime et ce n’est pas si souvent en ce qui concerne notre musique. Il faut savoir garder une certaine humilité, à écouter les groupes, leur dernier album est toujours le meilleur. Ce n’est pas forcément vrai mais le plus important c’est que les mecs mettent leurs tripes sur la table et donnent leur meilleur du moment.

 

03. Quel est votre processus créatif à l’orée de l’enregistrement d’un nouvel album ?

En fait, à la base, nous avons toujours plus au moins la même méthode. Les guitaristes arrivent en répétition avec des riffs, des idées qu’ils partagent et nous construisons autour de cela, chacun amenant son contribution sa patte à l’ensemble. Et on travaille encore et encore jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait. Et puis ces carcasses évoluent jusqu’à ce que nous trouvions le bon équilibre, les bons éléments pour en faire un vrai titre de NIGHTMARE.

Donc le processus reste toujours le même ensuite la clé bien sûr c’est l’inspiration ! Cela ne se commande pas, ça vient ou pas sur le moment et il te faut donc apprendre la patience. Finalement on défait beaucoup, un riff nous plait sur le moment puis un mois après tu réécoutes et tu accroches moins…

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Aftermath ?

Notre philosophie est de laisser parler l’inspiration, de laisser cela gentiment en maturation pour ensuite faire le tri et ne conserver que le meilleur. On se laisse toujours la possibilité de trouver mieux à chaque fois. La magie vient du riff de base qui va parler à tous et qui va aussi colorer forcément le morceau. Ensuite il faut construire avec les lignes de chants, la batterie, la basse qui viennent soutenir l’effort et enrichir encore les guitares. Méthode traditionnelle avec la réalisation de maquettes assez pointues chez nous avant d’entrer en studio, toujours en se laissant la liberté de modifier telle ou telle chose. Le producteur peut suggérer des modifications et surtout il faudra laisser la place et faire des adaptations pour le chant. Il est nécessaire parfois de changer des accords ou des passages ici et là pour que le chant puisse s’exprimer au mieux.

Notre méthode est intéressante, nous enregistrons le chant avec des guitares témoins et cela te donne donc la possibilité de changer facilement les choses si l’accord de guitare ne correspond pas à ce dont nous avons besoin. Nous prenons notre temps et tout le processus d’enregistrement peut facilement durer en totalité plus de six mois. Nous ne sommes pas « speed » à vouloir se presser car si nous nous précipitons nous risquons ensuite de la regretter. On se donne donc le la marge, nous ne nous imposons pas de composer lors des tournées… Nous avons dû passer environ trois semaines en studio de façon décousue selon les disponibilités. Pour le chant cela a dû être trois ou quatre week-ends…

 

05. Tout ce qui a été enregistré apparait sur le disque ?

Oui mais nous en avons gardé sous le coude pour fournir un bonus dédié au marché japonais puisque c’est la demande du label, une chanson complète et toute nouvelle pas simplement un instrumental ou une version légèrement modifiée. Et puis il existe aussi un single digital exclusif qui sera ensuite proposé sur la tournée en version limitée.

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06. C’est comment de bosser avec un label allemand comme AFM Records, une belle structure avec une belle distribution ?

Pour l’instant nous sommes assez satisfaits comme nous nous sentons vraiment à la maison en terme de style. Nous étions avant sur des labels comme Napalm avec des locomotives comme MARDUK ou DARK FUNERAL qui ne jouaient pas sur les mêmes terrains que nous et nous avions un peu le rôle d’OVNI dans le roster du label. Avec AFM c’est plus simple car l’identité affichée nous convient bien, nous sommes plus dans le moule des BRAINSTORM ou encore des U.D.O. Cela reste très professionnel et c’est assez agréable maintenant nous en voudrions toujours plus.

Cela ne nous aide pas plus que cela aujourd’hui sur les tournées par exemple car le marché est dans un tel état que les maisons de disques n’ont plus de budget pour te soutenir sur scène. Nous devons nous débrouiller plus ou moins tout seuls, l’aide vient pour la promo et la mise en bacs mais pour les tournées il faut savoir faire sans et travailler directement avec les différents agents. Certains en dehors du business rêvent de tout cela mais aujourd’hui avec le marché tout est compliqué.

Ou alors il faut beaucoup investir, on nous a proposé d’ouvrir pour GAMMA RAY et RHAPSODY mais il fallait sortir un paquet de fric chaque jour pour y aller. Donc nous avons décliné car AFM ne suivait pas, la tournée était un peu tôt. Notre chance est d’avoir eu une autre opportunité derrière, super, mais sinon tu te débrouilles avec les moyens du bord. Nous n’avons pas les moyens de payer des sommes mirobolants pour tourner à tout prix.

 

07. Que peux-tu nous dire de la pochette plutôt sympa, comment avez-vous travaillé avec l’artiste ?

Là le processus a été assez différent du passé car là Franck (Milleliri : guitares) avait cette idée d’arbre. Et c’est notre graphiste qui a déroulé et poursuivi cette idée pour lui donner une existence graphique, en dessin. Il a proposé sa propre interprétation et de là le titre de l’album est lui aussi né de l’évolution du dessin. D’habitude c’est plutôt l’inverse, tu as le titre et tu cherches un visuel en adéquation. Là, la pochette a été définie ne même temps que l’album et elle a pu nous guider musicalement ensuite. Ce fut assez intéressant de travailler comme cela.

Cette pochette est l’œuvre d’un pote à nous, Anthony Mouchet, un mec de grand talent avec qui nous travaillons depuis peu. Nous avons changé beaucoup de chose autour de nous et c’est vraiment quelqu’un d’intéressant. Il est aussi en train de réaliser notre clip.

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08. Belle transition, vous tournez régulièrement des clips vidéos. Est-ce déjà prévu pour cet album ? Aimes-tu cet exercice ?

Non non c’est un bel exercice que nous apprécions de faire pour proposer un beau produit aux fans. Là nous travaillons sur « Forbidden Tribe », nous sommes dessus en ce moment et vous découvrirez la surprise en temps et en heure, quand ce sera prêt. Ce sera un clip scénarisé avec un story-board et nous enregistrons la partie avec le groupe la semaine prochaine avec de belles conditions, une scène qui a de la gueule…

 

09. Que peut-on vous souhaiter à court/moyen terme ?

Il nous faut continuer à monter les paliers c’est important de progresser mais sin nous vivons cette aventure au jour le jour. Aujourd’hui nous sommes concentrés sur la promo de cet album, il sort bientôt et nous avons déjà un programme très chargé, je ne sais pas si tu as vu les dates.

Nous ne pouvons qu’être satisfais de ce qui nous arrivent, c’est la première fois que tout est calé entre la sortie et la tournée des semaines à l’avance. Nous allons faire Wacken et tous ne se rendent pas forcément compte de ce que cela signifie au niveau européen. Même si ce n’est pas sur la mainstage cela signifie beaucoup pour nous.

 

10. Vu de Grenoble, comment voyez-vous la scène métal française ?

Nous voyons cela de façon très positive, nous connaissons bien par exemple GOJIRA, nous voyons ce qu’ils rencontrent un beau succès, mérité, en France et surtout à l’étranger. Il faut encore et encore travailler et il faut défendre cette scène car de nombreux groupes s’exportent, DAGOBA, pour en citer un autre et cela fait chaud au cœur. Il a de nombreux jeunes groupes, ils ne doivent pas se brûler les ailes, avancer par étapes sur le modèle de GOJIRA.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Un titre que je trouve génial c’est « In Dark Places » de CRIMSON GLORY sur l’album Transcendence.

 

2. Premier album acheté ?

A l’époque j’étais plutôt branché punk, genre U.K. SUBS. Le premier acheté doit être un disque de THE DAMNED.

 

3. Dernier album acheté ?

Certains vous dirent que c’est calculé mais ce n’est pas du tout le cas, le dernier album de LOUDBLAST, Burial Ground.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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