Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ABINCHOVA et ses membres ?

ABINCHOVA est un groupe de death/folk métal originaire de Lucerne en Suisse. Il se compose de sept musiciens : Dave (guitare), Alex (guitare), Wigi (basse), Stef (batterie), Patricia (claviers), Nora (chant & violon) et Arnaud (chant). Musicalement parlant, nous sommes assez proches de groupes comme ENSIFERUM, WINTERSUN, MITHOTYN et EPICA. Cependant nous essayons toujours de nous renouveller et de nous différencier à travers l'utilisation de nouveaux éléments sonores ou des paroles différentes chantées en allemand.

 

02. Plus de deux ans après la sortie de Versteckte Pfade comment considérez-vous cet album ? Et que sont ces "sentiers solitaires"?

Versteckte Pfade résulte de plusieurs années de composition. Certains titres étaient déjà assez anciens et certains autres n’ont été finalisés que quelques semaines avant notre entrée en studio. Avec le recul, en tant que groupe, nous sommes conscients que certaines chansons sont plus faibles que d'autres. Cela vient surtout du fait que nous avons aggloméré des compositions d’époques différentes un seul album.

Notre disque à venir, Wegweser, a été composé différemment, toutes les chansons sont contemporaines, écrites sur une période de temps assez courte. Donc l’auditeur peut espérer un album plus uniforme et cohérent au niveau compositions. Le titre Versteckte Pfade est notre façon de synthétiser le contenu des paroles de l’album. Elles sont basés sur de vieilles (et souvent oubliées) légendes suisses. Cette expression symbolisait bien également notre approche du genre folk métal en général.

 

03. Comment gère-t-on un groupe de sept personnes, les discussions concernant les compositions ou l'orientation musicale du groupe ne se transforment-t-elles pas parfois en vaste pugilat ?

Bien sûr avoir sept membres dans le groupe n’est pas toujours simple à gérer. Il faut tenir compte des idées et opinions de sept individus. Cela complique la recherche de l’unanimité, cela prend du temps mais nous sommes chanceux car nous partageons tous une vision commune de la musique Nous surmontons finalement assez facilement nos divergences, sans violence et sans drame.

 

04. Le clip de "Wegweiser" est très réussi et assez amusant. comment cela s'est-il passé ?

Dès le début nous voulions proposer un clip vidéo mémorable, amusant. Nous voulions surtout ne pas reproduire le même schéma que les autres groupes (folk) métal. L’idée du groupe jouant au buea milieu de la nature, habillé en viking avec des figurants travestis dans la même veine médiévale/fantasy nous ne séduisait pas beaucoup. Mais proposer un clip parodiant les gimmicks de différents courants métal et les liens avec le business, comme tout bon projet parodique, n’est pas qu’une simple critique mais également un hommage envers toute cette scène. Nous aimons tous ces groupes et les styles musicaux moqués à travers ce clip.

 

05. Pour financer l'enregistrement du nouvel album, Wegweiser, vous avez lancé (avec grand succès) une campagne de crowdfunding. Pourquoi cette démarche et est-ce pour vous l'avenir du music business ?

Nous voulions vraiment proposer quelque chose de génial pour notre prochain album. Beaucoup de groupes luttent pour rassembler l’argent nécessaire pour enregistrer dans un studio décent et ABINCHOVA ne fait pas exception. Nous ne voulions vraiment pas, dans l’avenir, regarder avec regret ce disque en pensant que nous aurions dû faire encore plus pour en améliorer le son. Donc nous avons pris la décision d’essayer de nous financer par ce projet de crowdfunding pour voir jusqu’où cela pourrait nous mener.

Nous sommes absolument émerveillés d’avoir pu atteindre et même dépasser notre objectif de financement. Cela démontre qu’il existe une possibilité supplémentaire, pour les groupes, de fonctionner de façon indépendante vis-à-vis des labels en se connectant directement à ses fans. Nous ne pouvons affirmer qu’il s’agit là de l’avenir du music business mais cette option doit sans aucun doute être considérée quand l’enregistrement d’un nouvel album se fait jour.

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06. Que peut-on attendre de ce nouvel album à venir ? Comment le son d'ABINCHOVA va-t-il évoluer ?

Le nouvel album donnera à l’auditeur une vue plus large de notre talent musical. La majorité des chansons apportera une bonne dose de nouveauté tout en conservant les qualités que les gens aiment dans notre musique. Il s’avère difficile de dire dès à présent comment l’album sonnera avant d’avoir pu entendre le mix final. Cependant, nous sommes excités par ce nouveau projet et nous sommes impatients de le proposer à nos fans.

 

07. Vous avez récemment travaillé avec un brass band qui porte le même nom que vous… Qu'avez-vous retenu de cette experience ?

Haha, tu as été piégé ! Nous n’avons jamais travaillé avec eux, cette annonce fait partie du poisson d’avril de cette année 2013. Nous avons cette tradition dans ABINCHOVA de proposer ce type de blagues chaque 1er avril et nous sommes heureux de constater que cela marche toujours aussi bien, hehe !

 

08. Quelles sont vos principales influences ?

Comme nous l’avons précisé plut tôt dans l’interview, nos influences sont à chercher du côté de groupes comme ENSIFERUM, WINTERSUN, EPICA… Bien sûr chacun de nous a ses préférences et cela se ressent quand nous composons et jouons nos chansons. Au niveau des paroles, nous nous inspirons de vieilles histoires et légendes helvétiques, de poètes et écrivains de la période romantique comme Eichendorff ou Hoffmann

 

09. Dans votre genre musical, pas trop dur d'exister dans l'ombre d'un ELUVEITIE ? Voyez-vous une différence entre la scène métal romande et alémanique ?

Nous sommes bien sûr souvent comparés à ELUVEITIE que ce soit en interview, lors de discussions avec nos fans ou à travers les chroniques de nos albums. Nous comprenons bien que le lien soit assez facile à faire puisque nous sommes comme eux un groupe de folk métal originaire de Suisse. Cependant, le succès d’ELUVIETIE ne nous affecte pas en tant que groupe. Nous sommes heureux qu’ils aient été les pionniers pour faire connaître notre style musical à un public plus large et cela nous a aidé à avoir plus d’attention des fans,  des médias et un été également un coup de pouce pour donner plus de concerts. La scène métal est assez large pour accueillir et faire cohabiter de nombreux groupes dans la même veine tant que chacun travaille dur pour mériter sa place.

Il n’existe pas de grande différence entre la scène alémanique et romande en Suisse, vu de l’extérieur. Le public reste très largement le même et ils apprécient les mêmes choses: faire du headbanging, écouter la musique et faire la fête. En tant que groupe alémanique, nous constatons simplement une gradation dans l’enthousiasme du public lors des concerts. Les gens semblent faire plus attention à un groupe si celui-ci parle une autre langue ou s’il vient d’un autre pays. Et cela s’applique à la majorité des groupes dans la plupart des pays. Les gens sont plus curieux et intrigués par les groupes « étrangers » que par les groupes locaux.

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10. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour ABINCHOVA à court/moyen terme ?

Pour le moment, nous sommes concentrés sur la livraison d’un super deuxième album. Nous espérons également donner de bons concerts d’ici la fin de 2013 et en 2014 bien sûr. A long terme, nous travaillons dur pour être à même de toucher un nouveau public, donner des concerts dans des nouveaux endroits à la rencontre de nouvelles personnes. Nous adorons jouer notre musique en concert et espérons pouvoir nous produire encore et encore à l’avenir.

 

11. Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin…

“It ain’t easy being cheesy !” (NDLR : une expression souvent utilisée en réponse à une attaque verbale. Souvent dit quand la personne est blâmée pour un évènement qui est clairement de sa faute).

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview (réponse d'Arnaud, chanteur):

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

THE LAWRENCE ARMS – « The Disaster March »

 

02. Premier album acheté ?

Gigi D’Agostino – L’Amour Toujours / Métal Album: RAMMSTEIN – Mutter

 

03. Dernier album acheté ?

THE FLATLINERS – Dead Language

 

04. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Black, Industrial, Folk, Pagan, Viking, Death Metal / Punk Rock / Hardcore / Folk Punk / Traditional Folk / Medieval Folk / Neo Folk / 80s Pop Music

 

05. Quel son ou bruit détestez-vous?

La musique pop contemporaine

 

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Chronique de l'album ici

Site du groupe

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01. Quand la séparation de RHAPSODY en deux entités a été annoncée, deux options étaient possibles: se lancer dans une tournée ou travailler immédiatement sur un nouvel album. Vous avez choisi la première option, pourquoi ?

C’est comme si nous nous étions mis d’accord. Je savais que Luca allait travailler sur un nouvel album donc pas besoin de se mettre en confrontation directe. De plus, j’avais besoin de plus de temps pour finir cet album donc c’était bien comme cela. Je voulais également proposer aux fans un album live pour ré-établir le groupe aux yeux de notre public et présenter le nouveau line-up. Il était important pour moi de présenter nos chansons dans le contexte de la scène. Et puis comme je le disais, j’avais besoin de temps pour peaufiner Dark Wings of Steel.

 

02. Quelles sont tes relations maintenant avec Luca Turilli ?

Elles sont bonnes. Nous ne travaillons plus ensemble mais nous restons amis. Nous nous connaissons depuis si longtemps. Je l’ai rencontré à l’âge de 18 ans et lui devait avoir 17 ans, nous sommes comme des frères. Le fait que nous ne puissions plus travailler ensemble n’a pas affecté notre amitié. Parfois cela peut « clasher », nous pouvons nous disputer mais nous sommes tous les deux assez matures pour que cela n’aille pas trop loin et pour comprendre le point de vue de l’autre.

 

03. Après le gros succès de RHAPSODY OF FIRE avec Luca, as-tu senti beaucoup de pression à l’entame de la composition de ce nouvel album du groupe version 2.0 ?

Non, pas vraiment j’étais plutôt très excité par ce nouveau défi. De plus, j’avais beaucoup de musique déjà composée et cela me donnait beaucoup de confiance. Le plus important c’est ça, la qualité de la musique. Donc quand j’ai fait écouter mes compositions à mon frère, quand j’ai écouté ce qu’il avait fait de son côté, tout était très bon et donc je savais que nous allions proposer un album de grande qualité. Quand Roberto (de Micheli – guitares) a écouté la musique composée, j’ai fait attention à sa réaction et il a aimé. Même chose pour les autres membres du groupe donc j’étais rassuré. Le processus s’est très bien déroulé du début à la fin.

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04. Durant la composition quelle options as-tu favorisée: continuité avec le passé ou nouveau départ avec ce nouveau line-up ?

Bien sûr la continuité est primordiale, tu ne peux pas faire quelque chose de radicalement différent sinon nous aurions dû changer le nom du groupe. Le son et le style de RHAPSODY OF FIRE représente quelque chose d’important pour moi et pour les fans. Bien que cet album soit dans la continuité, tu noteras des évolutions et des changements. Il n’y a pas de très longues compositions de plus de vingt minutes, les chansons sont plus directes et ramassées. Ce qui me frappe le plus, c’est que le son général est plus puissant, le son des guitares claque bien plus.

Bien sûr, nous avons fait appel à un orchestre mais celui-ci ne parasite pas le son, il vient le compléter et lui donner encore plus de substance sans étouffer les guitares et les autres instruments. Tout ceci revêtait une grande importance à mes yeux et c’est pourquoi je peux dire que ce disque marque une nouvelle étape pour nous, un pas de plus vers le futur tout en conservant notre patte, les éléments caractéristiques qui font de nous ce que nous sommes.

 

05. Pourquoi avoir quitté Nuclear Blast pour AFM Records ?

Première chose à dire, notre contrat avec Nuclear Blast s’est terminé naturellement avant le précédent album, chaque partie avait rempli ses obligations. Nuclear Blast a préféré continuer avec Luca, ils avaient publié aussi ses albums solo, ils ont cru en ses capacités de compositeur et c’est bien naturel, il lui ont fait confiance. Je comprends tout à fait cela. Dans tous les cas, je ne serais pas resté sur le même label que Luca, la confusion des genres aurait pu être délicate pour les deux groupes. Donc je suis parti à la recherche d’un nouveau partenaire et j’ai trouvé AFM Records. Ils étaient intéressés par la publication de cet album studio mais également par la sortie d’un album live, comme que je le souhaitait. C’était donc le bon choix pour nous.

 

06. Et tu es satisfait du travail d’AFM Records, de la façon dont ils assurent la promotion du groupe ?

Oui c’est très bien, je n’ai rien à redire sur leur travail, très bon, très professionnel.

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07. RHAPSODY OF FIRE est plus que jamais avec Dark Wings of Steel une histoire de frères. Tu as beaucoup travaillé avec Manuel pour la composition et le groupe compte aussi deux frères à la batterie et à la basse (les frères Holzwarth). Comment cela s’est-il fait ?

C’est génial de travailler avec son frère, il existe alors un feeling spécial, c’est vraiment magique. Je me souviens à l’époque, quand nous avons commencé à travailler ensemble avec Luca, avant Legendary Tales, Manuel devait avoir à peine treize ans et il venait nous voir. Il nous écoutait travailler et il proposait déjà des choses des instrumentaux ou des influences médiévales. Ce devait être trois ans avant la sortie de notre premier disque. Et c’était important pour Luca et moi d’avoir ces propositions, suggestions de sa part. C’était amusant pour Luca et moi d’avoir ses idées d’un gamin et elles étaient souvent très bonnes et nous pouvions les utiliser. Il a également enregistré des flûtes et des instruments médiévaux sur nos albums suivant.

Donc il est immergé depuis le début dans notre musique, ce n’est pas un étranger. Je partage beaucoup avec mon frère, nous aimons la même musique, les mêmes groupes, les mêmes musiques de film… Manuel a proposé des riffs, des mélodies, il écrit de très bonnes chansons. C’est génial de combiner notre travail. Il me complète bien, je compose des chansons mais je n’ai pas un sens très aigu du rythme. Il m’a apporté son savoir-faire dans ce domaine-là à travers ses riffs. Difficile de faire cela avec des claviers

 

08. Et considères-tu que le fait d’avoir deux frères à la basse et à la batterie est un plus pour le groupe ?

Oui c’est vrai, mais cela reste deux personnes bien distinctes et différentes. Sur scène ils sont vraiment ensembles, c’est fantasque. Luca lui-même m’avait suggéré de demander à Oliver (Holzwarth – basse). de nous rejoindre et je gardais cette idée dans un coin de ma tête. Mais je ne le connaissais pas personnellement. Donc j’ai demandé d’abord à Alex pour savoir ce qu’il en pensait et c’est génial depuis le premier jour.

 

09. Tom Hess parti, il ne reste que Roberto de Micheli pour s’occuper des parties de guitares. Etait-ce important d’avoir à tes côtés un guitariste italien pour pouvoir communiquer avec lui précisément, dans ta langue ?

Oui c’est vrai. Mais pour reprend l’histoire à ses débuts. Peu de gens le savent mais maintenant tout le monde va savoir, c’est que Roberto était d’abord un camarade de classe de Luca. Ils ont appris et commencé à jouer de la guitare environ au même âge. Roberto a commencé par la guitare classique. Donc Roberto a été très rapidement à nos côtés dans notre entourage et il a participé à l’enregistrement de nos premières chansons, du temps de THUNDERCROSS. Donc le choix de l’intégrer au groupe au départ de Luca a été évident. Il est très professionnel, il étudie encore tous les jours de longues heures pour améliorer sa technique et son maîtrise de l’instrument.

 

10. Comment composes-tu pour un orchestre et pourquoi avoir choisi de travailler avec le Macedonian Radio Symphonic Orchestra de Skopje ?

Tu leur fournis les parties que tu souhaites enregistrer avec l’orchestre et avec toi, ils réalisent les différentes orchestrations. Cela fait partie de leur démarche et de leur prestation. Et il est toujours bien meilleur d’utiliser un véritable orchestre par rapport à ce que tu peux faire avec des samples. En studio je travaille par couche pour ajouter les orchestrations nécessaires et quand cela me parait important j’y superpose également les parties enregistrées par le véritable orchestre. Je connais mon même un chef d’orchestre qui a déjà composé différentes bandes originales de film et il m’a donné le contact de cet orchestre en Macédoine.

Je ne me suis pas déplacé sur place, je n’en avais pas le temps pour une session de seulement trois heures. Donc j’ai suivi tout l’enregistrement, toute la session en streaming live sur internet dans mon studio. J’avais l’image par Skype et à travers les enceintes de mon studio j’avais le retour son en haute définition, haute qualité. Donc j’ai pu m’immerger dans la musique sans y être physiquement. Je pouvais communiquer avec eux directement par Skype si besoin mais ils sont très professionnels et cela s’est passé sans aucun accroc.

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11. As-tu aussi fait appel à leurs chanteurs pour assurer les chœurs de l’album ?

Non pas du tout, la chorale e été enregistrée chez moi à Trieste. J’ai un bon ami au sein du conservatoire de la ville et il a sélectionné ses meilleurs étudiants pour enregistrer les chœurs. J’apprécie de pouvoir travailler avec des étudiants de cette qualité, ils sont toujours supers motivés ! Parfois il s’avère plus difficile de travailler avec des professionnels, ils sont plus froids et ont parfois de grosses exigences. Et ils étaient fans de RHAPSODY OF FIRE.

 

12. Fabio s’est occupé de rédiger les paroles des chansons. Cela ne t’intéresse pas ?

Déjà Luca Turilli se chargeait de cet aspect-là. Je ne suis pas capable d’écrire de bonnes paroles de chansons. Avant Luca se chargeait de cet aspect-là. Fabio était heureux de prendre en charge les paroles malgré le stress car nous n’avions que quelques semaines pour enregistrer le disque et en particulier le chant. Donc il assurait l’enregistrement dans la journée et travaillait sur les paroles la nuit pour revenir le lendemain et les enregistrer. Un processus très dur mais finalement cette pression a été bénéfique pour nous je pense. Et le résultat est très bon.

Le style de paroles du groupe est assez évident, pas de concept ici mais des chansons plongeant l’auditeur dans un monde imaginaire avec de la magie, des dragons, des sorciers… Il fallait des éléments de passion, de poésie, des événements épiques, des drames et je suis très heureux du résultat. Certains trouvent que le ton de ce disque est sombre avec cette pochette intimidante mais je ne crois pas. L’album est bien équilibré avec des passages épiques mais également des mid-tempo, de la douceur de quoi s’adapter à tous et à toutes les humeurs.

 

13. Pour l'artwork de ce nouvel album, vous avez travaillé à nouveau avec Felipe Machado Franco, qui a déjà collaboré avec RHAPSODY OF FIRE par le passé. De manière générale, comment travailles-tu avec l'artiste chargé du visuel de l'album ?

Pour la saga, nous voulions quelque chose de très précis et nous étions assez stricts avec l’artiste en charge de la pochette. Luca s’occupait de cela car il est l’auteur de la saga. Il savait ce qu’il voulait car cela devait illustrer l’histoire. Là, nous avions déjà le titre et donc je voulais des ailes sombres. Donc j’ai regardé des photos et beaucoup de dessin de dragons. Donc naturellement Felipe a proposé un dragon pour un premier jet et nous avons travaillé là-dessus. Difficile d’y échapper. Il s’est adapté à mes demandes et nous avons collaborer, il me proposait des idées et je lui demandait des modifications, touche par touche. Il travaille assez lentement, il y a beaucoup de siestes entre le séances de travail ! (rires) En réalité c’est un perfectionniste et si tu lui demande une modification, il va-t’en proposer dix autres pour toujours améliorer son travail. Il travaille à 100%.

 

14. Vous proposerez l’album en différentes versions ?

Oui il existe en réalité trois versions : boitier cristal habituel, une version limitée digipack et la version vinyle. Le digipack et la version vinyle contiennent une chansons bonus. C’est toujours très important pour nous de proposer des versions collectors à nos fans, que l’objet soit beau et attractif. Tous les labels savent que pour travailler avec nous il faudra faire des efforts sur la présentation de nos disques, avec de beaux packaging et de belles pochettes. Nos fans adorent.

 

15. Un petit retour vers le futur à présent: quand tu as créé THUNDERCROSS en 1995, est-ce que tu t'imaginais sortir des albums et partir en tournée dans le monde entier presque 20 ans après ?

Franchement nous l’espérions de tout notre cœur mais il faut se rappeler qu’à l’époque c’était un vrai défi de se faire connaître et de publier dans de bonnes conditions un album pour un groupe de heavy-métal italien. Cela a été tellement dur de décrocher ce deal pour Legendary Tales. Nous avons commencé à travailler dès 1992-93, nous avions déjà tout ce qui constituera plus tard Legendary Tales. Les chansons étaient là dès cette époque et il nous a fallu des années pour travailler dur et améliorer encore et encore ces chansons avant la sortie de l’album.

Ce disque est déjà très mature pour un tout nouveau groupe car nous avons sué sang et eau dessus avant de les sortir. Nous avons de très vieilles démo de THUNDERCROSS où certaines de ses chansons sont déjà là : « Land of Immortals » par exemple date de nos premières démos. Nous avions tellement de chansons déjà disponibles. Après Legendary Tales enregistré, nous avions déjà l’album suivant entièrement composé. Notre label Limb Music était très excité et nous savions surtout que nous proposions quelque chose de nouveau. Nous étions fiers et stressés d’avoir tout ce matériel composé dans nos mains.

 

16. Comment vois-tu la scène métal Italienne ?

Pour être honnête avec toi je ne sais pas car je ne suis pas l’actualité de la scène métal italienne ou de la scène métal tout court. Je sais qu’il existe beaucoup de bons musiciens et de bons groupes. La production est bonne aussi et avec les technologies modernes tout le monde peut proposer sa musique. Dans ces conditions il s’agit maintenant de faire la preuve de son talent pour faire son trou. J’écoute surtout des BO de film. Je n’ai pas beaucoup de temps donc je préfère écouter des vieux groupes ou des BO de films. J’ai aussi du mal à trouver des groupes modernes qui me plaisent. J’ai beaucoup ALTER BRIDGE, mais ce n’est pas vraiment heavy métal.

 

17. Travailles-tu toujours sur un album solo en parallèle de RHAPSODY OF FIRE ?

Le projet est terminé, il ne verra pas le jour et je me concentre désormais sur RHAPSODY OF FIRE. J’ai tout supprimer à part quelque riffs que j’ai pu réutiliser ici et là. Je travaillas aussi avec mon frère sur ce projet et je souhaitais monter un nouveau groupe avec Midnight, le chanteur de CRIMSON GLORY. Nous avions déjà travaillé dur sur le disque mais malheureusement il est décédé avant de pouvoir enregistré. L’idée n’était pas de proposer un album solo mais de faire un projet spécial avec un chanteur spécial. Après sa mort j’ai perdu ma motivation et mon intérêt pour ce projet, cela ne voulait plus rien dire. Cela n’a rien à voir avec mon ego.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Burning Bridges » de CRIMSON GLORY, je ne pourrais jamais me lasser de cette chanson. C’est vraiment un de mes groupes préférés et lorsque j’ai pu le rencontrer, cela a été magique. Imagine, il a habité chez moi pendant près de deux mois ! Incroyable, une super expérience.

 

2. Premier album acheté ?

The Final Countdown d’EUROPE

 

3. Dernier album acheté ?

Le dernier ALTER BRIDGE

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Les sons de la Nature en général me plaisent, les oiseaux, l’eau.

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Je déteste le bruit que les gens font en mangeant avec leurs couverts. Les crissement de la fourchette ou du couteau, cela me stresse. Ces bruits métalliques me hérissent.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

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Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Tu reviens juste de la partie américaine du Hellish Rock Part II Tour. Comment cela s’est-il déroulé ?

C’était génial même si pour faire une tournée aux Etats-Unis tu dois te rendre de la côte est à la côté ouest et donc traverser le pays en donnant des concerts. Tu tombes souvent dans des clubs sombres et un peu pourris il faut bien dire car tu ne peux pas te permettre de jour sans concert. Donc certains jours il est plus difficile de trouver de l’enthousiasme quand tu vois où et dans quelles conditions tu devras donner le concert du soir. Mais nous le avons, c’est toujours comme cela aux Etats-Unis. Côte est et côté ouest sont géniales, ils existent de très belles villes comme Chicago entre les deux mais aussi de sacrés trous où tu fois jouer pour des questions de business. Maintenant pour être tout à fait honnête tu vis aussi de supers moments avec de supers concerts tous les deux ou trois dates car les fans sont géniaux et donc à la fin de la journée tu ne gardes que le positif et tu oublies le club de merde. On ne sait jamais mais cette fois-ci nous avons eu notre lot de concerts pourris.

 

02. Tu as été très occupé ces derniers mois avec le nouvel album d’HELLOWEEN et cette tournée mondiale. Comment as–tu trouvé le temps de travailler sur ce troisième album solo ?

Pendant la tournée mondiale. Les chansons étaient déjà prêtes avant de partie en tournées et je savais que les gars travaillaient dessus dans mon studio pendant que je tournais. Ils peuvent aller quand ils le souhaitent dans mon studio et ils enregistraient régulièrement. Certains ont un boulot à côté mais souvent pas à plein temps, trois ou quatre jours par semaine seulement. Et donc ils avaient le temps de régulièrement faire avancer l’album. L’un d’eux prépare des cocktails dans la semaine mais la situation est difficile sur l’île (NDLR : Tenerife) en ce moment et l’emploi est rare. Actuellement le chômage est à 60% pour les gens entre dix-huit et trente ans… C’est horrible en ce moment. J’avais emmené avec moi sur la route les pistes de batterie et avec les technologies modernes il n’est pas difficile d’enregistrer des guitares sur cette base pour ensuite les intégrer aux autres instruments en studio à mon retour avec le seul des amplis souhaités.

Désormais il est si facile d’échanger des fichiers que travailler de loin ne pose plus de problème. Sur ce disque nous avons cherché à obtenir un son très neutre pas trop brutal mais pas trop léché non plus. Et nous avons réussi à obtenir ce que nous voulions à travers un mélange d’amplis MESA/Boogie, lourd sans être doom et clair sans être trop faible. Les guitares font ce qu’elles doivent faire, elles donnent de la puissance sans tout écraser ni prendre le lead sur les autres instruments. C’était très important pour moi. Même chose pour le chant, je voulais un équilibre et pas qu’il soit mis particulièrement en avant. C’est une questions d’équilibre et de goût personnel et les garçons m’ont persuadé de trouver un son moins marqué et plus neutre. Pas un son très sec à la NICKELBACK et pas non plus un feeling années 80 bourré de reverb. Moderne sans trop l’être. Notre principal objectif était de ne pas surproduire le disque.

 

03. Pourquoi as-tu ressenti le besoin de donner un nouveau départ à ta carrière solo quatorze ans après la sortie de Done by Mirrors ?

Si on reprend l’histoire, juste après Done by Mirrors mais avons fait l’album The Dark Ride avec HELLOWEEN. Avec cet album j’ai eu le sentiment de devoir fournir onze chansons de mon cru, de ma propre création. Et après cet album je n’avais plus rien de disponible, j’avais tout utilisé pour The Dark Ride. Toute ma créativité a été englouti par la grosse citrouille. C’est bien sûr un honneur mais tout d’un coup tu te rends compte que tu n’as plus rien en banque et tu te demandes ce que tu fais maintenant. Et ce fut la même chose à nouveau pour l’album suivant en 2003 (NDLR : Rabbit Don't Come Easy). Et donc tu te dis, ok je suis maintenant le principal compositeur de ce groupe et je dois à chaque fois fournir six ou sept chansons. Et donc il ne restaient finalement que quelques bonnes chansons laissées de côté après chaque album. Il ne s’agit pas de titres médiocres qui n’avaient pas le standard d’HELLOWEEN mais de vrais très bons titres qui m’ont demandé bien du travail et qui avaient fait saigner mon cœur. J’aimais ces chansons mais elles ne s’adaptaient pas à HELLOWEEN.

Par exemple « Banker’s Delight » ou « Cock », malgré deux ou trois essais différents de production, en bossant dur, pour les adapter au style HELLOWEEN, ne passaient pas. Le style d’HELLOWEEN est spécifiques avec toujours de superbes parties de guitares alors que « Cock » a besoin d’un feeling plus brutal, presque plus simple et basique. Avec cet album solo nous voulions quelque chose de tout de suite accessible, le type de riff que tu peux jouer alors que tu viens de toucher une guitare et d’apprendre à jouer. Même chose pour « Banker’s Delight », le riff n’est pas si simple à jouer techniquement mais il sonne naturel. Comme pouvoir « Helloweeniser » ces chansons ? Cela ne fonctionne, quand tu complexifie et que tu accélères le rythme à la sauce HELLOWEEN tu perds toute la magie. Ce n’est pas mauvais mais la chanson est complétement différente. Sous cette forme elle est super alors que modifier pour HELLOWEEN elle deviendrait médiocre.

Donc année après année tu accumules des titres de qualité et soudain tu te retrouves avec douze chansons. Mais à cause de ce long processus tu as besoin de 10 ou 12 ans pour te constituer ton répertoire et le temps file entre tes albums solo.

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04. Pourquoi avoir choisi le nom de Bad Bankers et peux-tu nous expliquer le titre du disque Million-Dollar Haircuts On Ten-Cent Head ?

Le titre de l’album vient d’une expression des années 20, le siècle dernier. C’était une mode de croire aux Etats-Unis à cette époque-là que les gens riches étaient si stupides qu’ils payaient 20 dollars pour embellir une tête (la leur) qui ne valait pas plus de 10 centimes. Et à cette époque-là, vingt dollars représentaient une très grosse sommes d’argent, l’équivalent de mille dollars maintenant peut-être. Et j’ai trouvé que cette expression était intéressante et illustrait bien la situation actuelle. Tous ces banquiers et managers qui jouent avec ton argent et peuvent te ruiner sans en avoir rien à foutre en un instant. Ils ne sont intéressés que par ton argent, si tu tombes en enfer, ils n’en ont rien à foutre. Ce comportement est aberrant.

Mais de nos jours nous ne parlons plus de dizaine ou centaines de milliers de dollars mais de milliards. Incroyable, il n’y a plus de limite. Donc il fallait augmenter la mise et donc au lieu d’une coupe de cheveu à vingt dollars, nous sommes passés à vingt millions de dollars. Nous avons adapté l’expression à l’échelle contemporaine. Je voulais que ce soit clair pour tout le monde que je déteste ces personnes qui mènent actuellement le monde, qui ont le pouvoir. Tout n’est que rapacité financière et jusqu’où ils veulent pressurer les gens de tout leur argent. Bientôt il ne reste plus rien et alors qu’est-ce qu’ils feront alors ? C’est stupide, tu détruis un monde pour construire une villa de millionnaires ou milliardaires sur un dépotoir, une champs de ruines ?

 

05. Les sujets traités au sein de cet album sont très sérieux et assez pessimistes. Mais tu continues à utiliser également l’humour sur les visuels par exemple. Au sein d’HELLOWEEN aussi tu joues sur le contraste entre les sujets légers et sérieux. Cet équilibre est-il important pour toi ?

Oui cet équilibre est important mais il montre aussi que je en vis pas dans une tour d’ivoire et que je partage les difficultés de nous tous et je passe comme tout le monde par des hauts et des bas. Je ne suis pas parfait et il s’agit là de mon ressenti, je ne donnes pas de leçon, je ne suis pas que spectateur de cette catastrophe du haut de ma tour. Je suis un trou-du-c.. moi aussi et je suis conscient de souvent ne pas faire les bonnes choses moi-même. Et je m’interroge sur le comportement à adapter pour modifier et améliorer mes actions au quotidien. Je suis une joueur dans cette folle partie comme toi, comme nous tous. Et le plus important c’est la prise de conscience. Car tu le sais tu peux prendre le temps de la réflexion sur tes actions et t’interroger sur la façon d’agir. Est-ce que je fais du mal à quelqu’un en agissant ainsi ? Il est facile de ne penser qu’à faire du fric sans s’intéresser aux autres. Il te suffit de prendre un colt 45 et de le pointer sur moi et de me dire : « donnes-moi ton fric fils de p… ». Mais le premier pas pour proposer un monde meilleur et de réfléchir aux conséquences de ses actes. Dans les hautes sphères ils ne s’en rendent pas compte ou alors le système est si massif qu’ils ne peuvent pas le changer du jour au lendemain, je ne sais pas.

La seule chose que je sais et que désormais l’abime est proche et que le premier va bientôt tomber, il est même déjà tombé je pense. Les gens finiront par se soulever quand les puissants vont tomber comme des lemmings dans le jeu. Et le soulèvement va être massif et cela ne peut être arrêter. Pour te donner un exemple de la perversion du monde occidental, si tu vas voir un médecin pour un problème et qu’il te dit qu’un acte de chirurgie est nécessaire, tu en viens à te demander si cet conseil est pour ton bien et si le médecin ne chercher qu’à faire du fric sur ton dos. C’est notre monde actuel. Cet exemple est malheureusement vrai pour bien des domaines de notre vie.

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06. Vous avez aussi traité de ces thèmes au sein du dernier album d’HELLOWEEN avec des chansons comme « Asshole ». Qui en a eu l’initiative ?

Ce fut vraiment l’objet de discussions en commun entre nous tous et nous étions tous d’accord, nous partagions tous ces sentiments sur la folie du monde qui nous entoure. « Asshole » est une chanson de Sacha (NDLR : Gerstner, guitariste d’HELLOWEEN). Ce titre est né lors de notre dernière tournée en Amérique du Sud. Tous les soirs nous discutions entre nous et donc ces sujets étaient très présents. Nous sommes tous choqués par le monde actuel. Nous faisons tous le même constat quant au manque de moral et d’éthique des puissants. Personne ne prend plus ses responsabilités. Un exemple, tu achètes un logiciel qui présente finalement un bug et qui ne fonctionne pas bien avec ton ordinateur. Et qui est responsable ? Tu vas passer des heures et dépenser des fortunes avec des hotlines à la con qui ne vont pas t’apporter de véritables solutions. Donc tu fatigues et tu abandonnes. Plus personne n’est responsable on te balade toute la journée. Et quand cela devient vraiment sérieux c’est pire. Il faut des scandales pour ouvrir les yeux des gens.

 

07. A quelques semaines de la sortie de l’album, quel est ton état d’esprit ?

Je ne suis pas très stressé, tu mets toujours tout ton cœur dans tes albums, ton sang et des tripes et ensuite les gens sont libres d’aimer ou de détester. Ce n’est plus en mon pouvoir. Tu ne peux rien faire à part écrire la musique qui te parle, dire aux gens intéressés ce qui est dans ton esprit stupide. Mon premier album solo a été super bien reçu par le public, le deuxième disque n’était pas bon, trop expérimental, trop technique. Pour ce nouveau disque nous avons voulu être plus direct, parler aux gens et les paroles aident c’est sûr. Je ne m’amuse pas à utiliser des gros mots mais c’est le seul moyen d’exprimer ce que je ressens vraiment, avec la bonne intensité. Pour « cock » bien sûr, sans ce mot tu n’écouterais pas ce titre avec le même tête d’esprit, avec la même « violence » sémantique. Tu es choqué mais un sourire traverse ton visage en écoutant cette chanson. Il n’y a pas d’autres mots pour ces banquiers et ces politiciens. C’est très clair comme cela, tous des connards. Si je pouvais d’inventerai un mor encore plus fort.

 

08. Peut-on espérer te voir avec les BAD BANKERS sur scène ?

Franchement je l’espère. Cette fois je peux et je dois le faire, cette fois j’ai un groupe avec moi, ce n’est pas qu’un effort solitaire. La setlist de rêve serait quelques titres de PINK CREAM, quelques titres de mon premier disque solo, ce disque là et d’autres choses que j’ai écrite depuis dix ans. Ce serait un beau mélange pour 45, 50 minutes dans un club, en début d’après-midi, quelque chose comme cela. Je dois terminer la tournée avec HELLOWEEN puis je rentrerai à la maison et nous répéterons tous ensembles avec les BAD BANKERS pour être prêt si quelque chose se présente à nous. Rien de prévu pour l’instant mais si la demande est là, si 200 ou 300 personnes peuvent être intéressés dans certains villes, ce serait sympa dans un club. De là nous pourrions penser à un nouvel album, mais on verra.

 

09. De toute ta carrière, quelle est la chanson écrite par tes soins qui te rend le plus fier ?

Difficile à dire mais je dirais probablement « Perfect Gentleman ». Cette chanson m’a prouvé que j’avais raison et j’avais pris la bonne décision. Ce titre est l’une des principales raisons pourquoi j’ai quitté PINK CREAM 69. Ils n’aimaient pas cette chanson, ils l’a trouvait trop simple et primitive. Elle a été refusé alors que je l’ai apporté à HELLOWEEN et tout le monde l’a trouvé géniale et quelle avait le bon esprit décalé du groupe. Donc cela m’a donné la liberté et le confirmation, la confiance de croire qu’HELLOWEEN est un groupe libre et que j’allais m’y épanouir. Et j’ai eu raison. Tu pensais à quelle chanson ? « Time » sur Better than Raw. Oui tu as raison c’est un chanson très personnelle et dans un sens elle m’a aussi donné confiance pour écrire ce genre de chanson, plus calme, gorge de sentiment pour HELLOWEEN. Et j’ai vu que les gens avait aimé et que je ne m’étais pas fait incendier. Mais elle n’a pas eu le rôle décisif d’un « Perfect Gentleman ».

Si je devais en citer d’autres, il y aurait obligatoirement « If I Could Fly » sur The Dark Ride. Elle a ouverte tellement de nouvelle porte pour la nouvelle génération, un tout nouveau public, plus jeune a alors adhéré à notre musique. La Scandinavie s’est ouverte à nous d’un coup alors que nous n’avions pas eu de gros succès là-bas. Gros concerts à cause d’un album. Et tu n’imagines pas les problèmes que nous avons eu à cause de The Dark Ride. Les expérimentations étaient de trop pour certains et les métalleux sont parfois un peu traditionalistes. Le nouvel album devrait sonner comme l’ancien que j’ai tant aimé donc quand un groupe surprend cela peut faire mal. Je suis pareil, j’étais très en colère et déçu du nouvel album de KORN car j’attendais une redite du passé. Mais maintenant après l’avoir beaucoup écouté, je l’apprécie beaucoup. Mais avant il fallait que je gueule. Nous devions faire plaisir aux fans avec un nouveau Keeper, nous avions tellement de demandes et nous l’avons fait quand le bon moment était venu. Politiquement c’était un geste fort, le symbole était si fort et donc au lieu de dire Bush tu parles du « King of a Thousand Years ». Tu connais l’histoire. C’est cool d’être dans un groupe comme HELLOWEEN pour aborder des sujets politiques délicats. Des fans d’HELLOWEEN qui bossait dans une ambassades américaines nous ont confirmé que nous avions bien fait de dénoncer Bush subtilement à travers des métaphores sinon à cause du Patriot Act nous aurions été banni du territoire américain, dans l’impossibilité d’avoir un visa.

 

10. Quelle était ton ambition en créant PINK CREAM 69 en 1987. Imaginais-tu encore parcourir le monde avec ta musique trente ans plus tard ?

Non bien sûr cela me semblait dingue et je ne pensais pas aussi loin. Je ne me projetais pas moins même vingt-cinq ans plus tard, où alors je t’aurais demander comment vivre sans une chaise-roulante. Cela me semblait si lointain et maintenant j’ai presque cinquante ans. Je ne me pensais pas atteindre cinquante ans, plus vieux que mon père ! (Rires). Pour moi cela aurais sembler irréel comme me dire qu’il y a des aliens dans l’univers. Je le sais vu le nombre de galaxies et de planètes mais je n’en ai jamais vu et je n’en ai pas la preuve.

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Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

C’est facile, « Detroit Rock City » de KISS.

 

Premier album acheté ?

A la fin des années 70, Level Headed de SWEET

 

3. Dernier album acheté ?

Je ne suis pas sûr, le dernier KORN ou le dernier DREDG. Non en fait le dernier KISS ! Dani notre batteur l’écoutait tellement qu’il m’a parasité et donc je l’ai acheté sur iTunes.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER & Olivier GARNIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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