Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs GUT-SCRAPERS ?

Nous sommes une bande de potes, nous avions joué ensemble il y a de cela très longtemps et puis nous avons suivi chacun un parcours très différent. Et puis moi c’est mon métier la batterie donc j’ai fait beaucoup de bals, d’animations… Un jour on s’est retrouvé avec Fred lors d’un concert, un tremplin et je lui ai dit : « écoutes mois j’aimerais bien refaire du rock » et il me répond que cela tombait bien car lui aussi et toute cette aventure est partie de là, tout simplement à partir de mi-2008. Il a alors contacté Thierry, nous avons tissé notre réseau et à nous avons monté cela relativement vite. L’idée était vraiment de se faire plaisir.

Les premières répétitions doivent datées de septembre 2008.Nous avons commencé à nous constituer un répertoire de reprises à partir de chansons de SOCIAL DISTORTION qui nous correspondaient bien et puis là-dessus nous nous sommes bien rendus compte qu’il nous fallait un deuxième guitariste. Après quelques mois, Will est arrivé et nous sommes partis sur de la composition. Il a amené du sang neuf et beaucoup de riffs, c’est un excellent « riffeur » et cela s’est fait comme ça. Nous voulions jouer ensemble, nous faire plaisir.

 

02. Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

En ce qui concerne les chansons et les titres c’est e côté que j’aime moins car ce n’est pas trop mon truc, je suis moins spécialisé là-dedans. C’est la responsabilité de Fred. Mais les paroles sont moins agressives que les textes, les titres peuvent donner une mauvaise impression des chansons alors que cela reste tout à fait accessible. Le nom du groupe reprennent le concept des gratteurs de boyaux et c’est histoire de nous amuser, nous sommes des gratteurs de boyaux, des joueurs de crincrin en clair. C’est pour cela qu’on trouve ce personnage sur la pochette.

 

03. Plus d’un an après la sortie de ce premier album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

L’album est sorti de façon officieuse il y a un an de cela et la sortie officielle avec le label s’est déroulée le 30 septembre dernier avec des chansons très rodées. Je n’écoute pas tous les jours le disque mais nous prenons quand même du plaisir à l’écouter. Je craignais de n’entendre que les défauts car nous ne sommes jamais satisfaits mais on connait nos limites et ce que l’on refera, ce que nous modifierons pour la prochaine fois donc nous pouvons écouter ce disque de façon apaisée et prendre notre pied. Nous restons très satisfait malgré tout. Chacun bien sûr a ses chansons préférées mais en ce qui me concerne j’aime bien « Gimme Your Soul » dont nous avons fait un clip et « Take Them Off » et « You Suck ». J’aime beaucoup les guitares sur ces chansons, on y trouve selon moi une énergie différente. Les ambiances me plaisent bien.

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04. Quelles sont vos principales influences ?

Ca va de AC/DC à AEROSMITH, DEEP PURPLE, MOTORHEAD pour le chant. J’aime aussi beaucoup LIVING COLOUR, BLACK STONE CHERRY… Ajoutons aussi une touche rock sudiste à la LYNYRD SKYNYRD, du Desert rock, c’est finalement assez large sur tout le spectre du rock n’roll. Notre son est né naturellement sans trop de réflexion. Eu départ nous voulions jouer de suite pour s’aérer la tête de temps et se faire plaisir sur scène. Donc nous avons construit se répertoire de reprises mais pour nos propres chansons nous ne nous sommes pas posées trop de questions. La première chansons qui est née c’est « Be On the Ball » tout en continuant avec les chansons de SOCIAL DISTORTION et les autres chansons sont venues petite à petit. Nous sommes partis d’un riff, nous avons cassé la rythmique ou la structure et nous avons essayé. Pour certains titres nous avons changé trois fois la rythmique, histoire d’expérimenter ce qui passait le mieux. Les morceaux nous plaisaient, nous étions à l’aise dessus, c’était l’essentiel pour nous. Savoir quel était notre genre n’avait pas grande importance.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Gimme Your Soul ?

Cela s’est fait sur environ un an et demi. Au niveau du studio cela a dû représenter douze jours sur une période de sept à huit mois. J’ai fait beaucoup de studios dans le Dus et donc nous avons décidé d’aller au Woot’s studio qui appartient à un ami à moi. Nous avons travaillé avec Michel Garcia, un excellent ingénieur du son et comme il était guitariste aussi il connait ce genre de musique. Ce n’est pas si facile que nous nous voulons faire du rock ou du hard-rock et si tu travailles avec des gens qui ne connaissent pas tu ressors avec un son super compressé comme pour de la variété et ce n’est pas du tout ce que nous voulons. On savait ou on allait. Nous avons eu des tarifs supers intéressants mais notre plus gros problème est de n’avoir jamais été tous les cinq ensembles en studio. Tout se fait de manière éclatée.

Nous avions travaillé beaucoup ensemble en amont, des maquettes, tout était décortiqué. L’impression de live sur le cd est très présent mais cela n’a pas été le cas. Les emplois du temps de chacun ont été très difficilement conciliables. Moi je suis dans le spectacle mais les autres ont un métier à côté, Fred est prof et ce n’est pas simple de se retrouver tous au même endroit. C’est la seule chose qui nous a un peu perturbé. On s’envoyait les fichiers entre nous. Moi pour la batterie, enregistrée en premier, j’ai pris deux jours et je jouais au click avait des bandes des guitares. Puis la basse etc… Je fais systématiquement trois prises et ensuite on écoute et on voit.

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06. Les chansons sont-elles résultat de jam ou tout est écrit d’avance ? Le chant en anglais est-il une évidence ?

Il y a eu pas mal de jam et puis William a une très grosse culture rock et donc il est venu avec beaucoup d’idée et de riffs sur lesquels nous avons construit les chansons. Il vient avec une base couplet refrain et là-dessus nous brodons jusqu’à arriver au bon résultat. Parfois tout part à la poubelle… Trois nouveaux titres s’est fait, ça tourne. Nous nous sommes interrogés au début pour savoir si nous allions proposer des textes en français ou en anglais mais cela n’a pas duré longtemps. L’accent est là mais les retours d’Angleterre ou des Etats-Unis sont bons. Sincèrement faire du rock en français, je ne trouve pas que cela passe vraiment, cela ne me semble pas naturel. C’est notre vis, en français ce n’est plus trop du hard-rock je trouve. La musique est un effort collectif et les paroles sont plus du domaines de Fred, beaucoup aidé de sa femme Julia. Thierry le chanteur a aussi signé un texte sur « Burden »…

 

07. Sur Angry vous avez invité deux as de la six cordes Godin et Livertout pourquoi et comment cela s’est-il passé ?

C’est des copains de longue date de Fred et moi j’ai connu Manu et Christophe pour d’autres projets, en jouant ensemble. Nous leur avons demandé si un guest sur cette chanson les intéressaient et ils nous ont dit oui, tout simplement. Chacun a enregistré chez lui, nous leur avons envoyé la partie en question et ils ont directement posé leur guitare. Après cela a été mixé et c’est vraiment super. Ils étaient libres de faire ce qu’il voulait et nous n’avons pas été déçus. Franchement les deux ont fait un super boulot, cela n’a pas été négligé, ils avaient carte blanche. Ils ont déjà joué avec nous…

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08. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment travailler vous avec l’artiste Claude Pelet ?

Là c’est pareil. J’ai joué dans beaucoup de groupes mais j’ai jamais vu autant de rencontres, comme tout, cela s’est fait très naturellement et ces rencontres ont apporté de l’eau au moulin. On faisait pas mal de concerts de bikers, des caf’concerts et Claude était tout simplement là. C’est un amateur, il venait nous voir jouer et nous parlions beaucoup. De fil en aiguille il nous a dit qu’il était dessinateur, on a regardé ce qu’il faisait et nous lui avons demandé si éventuellement il voulait faire notre pochette d’album. Il était super content d’avoir cette demande, il est venu aux répétitions et pendant qu’il écoutait il dessinait, il s’immergeait dans la musique pour travailler. Il avait besoin de cela.

Au départ nous étions parti sur un plan rock n’roll circus car nous semions le désordre partout où nous passion, nous voulions avoir un univers un peu à la Tim Burton en costume. Donc nous l’avons orienté là-dessus avec un personnage un peu étrange, un Oncle Sam bizarre. Et il nous a créé ce personnage que j’adore, il nous a fait un super boulot, j’étais absolument ravi. J’adore la BD en plus, c’est soigné, c’est bien bossé par bâcler, un super mec. Cela a représenté un gros travail, pas simple de définir une pochette. L’étoile nous l’avions déjà et donc elle a été intégrée en plus du personnage.

 

09. Vous avez partagez des scène avec des groupes divers de CRUCIFIED BARBARA à LORDS OF ALTAMONT ou GNO. Comment cela s’est-il passé et qu’avez-vous retiré de ces expériences ?

 C’était toujours super sympa et très agréable. Pour SINSEMILIA et les FATALS PICARDS nous partagions la même scène lors d’un festival donc c’est un peu différent. Des gens très gentils mais un public très large. Pour CRUCIFIED BARBARA il s’agissait vraiment d’une première partie avec un vrai public hard-rock. Le public était à fond à Montpellier, c’était plein et on a eu un super accueil. On s’est éclaté vraiment. C’est super qui ces groupes envoient bien et c’est un test énorme car tu es forcément comparé. Tout s’est bien passé, des rappels à chaque fois, du bonheur. CRUCIFIED BARBARA elles sont discrètes, dans leur coin, ils les rangent dans les housses après pour ne pas les abîmer (rires) mais sur scène elles envoient, franchement c’est un spectacle à voir. Une énergie énorme. Mais nous n’avons pas eu plus de contact.

 

10. Vous bossez déjà sur le deuxième album ?

Oui et nous avons déjà trois titres de prêt et une dizaine en tout en gestation. Notre son évolue, l’esprit du premier reste bien là, nous serons plus lourds et agressifs c’est un niveau au-dessus, cela commence doucement à bien mûrir. L’énergie est différente et ça pousse un peu plus. On va pas bâcler, mieux que le premier pour montrer notre progression, une sortie plutôt en 2015.

 

11. Vu de Nîmes, comment voyez-vous la scène métal française ?

Je trouve la scène compliquée, c’est pas évident, un style de musique difficile. Le problème c’est l’absence de beaucoup de salles intermédiaires , soit c’est trop petit soit c’est trop grand. Quand le groupe n’est pas trop trop connu tu peines à trouver des lieux pour jouer dans de bonnes conditions. C’est un peu fermé à ce niveau-là. Nous construisons notre réseau et nos contacts.

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12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour GUT-SCRAPERS ?

Moi je veux enchainer les dates pas mal, il faut le jouer ce disque et le faire vivre. Maintenant nous sommes distribués par un label, nous avons signé avec un gars qui démarche en Suisse donc il bosse en ce moment, j’espère quelques dates en Allemagne… J’ai envie que les gens nous voient, le disque c’est bien mais sur scène c’est encore mieux. J’ai confiance avec cette équipe d’amis.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Blame It on the Boom Boom » des BLACK STONE CHERRY

 

2. Premier album acheté ?

Stain de LIVING COLOUR

 

3. Dernier album acheté ?

Brütal Romänce du MÖRGLBL TRIO c’est de la bombe !

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs WBTBWB ?

Nous un groupe allemand composé de quatre personnes etnous jouons du heavy métal ou de l’électro-métal ou le nom que tu voudras bien lui donner. Avec ce nouveau disque, nous innovons par rapport aux deux précédents. Le tempo est plus lent, la musique plus indus en générale. Il est assez intéressant d’écouter les trois disques à la suite pour se rendre compte de l’évolution, des progrès effectués de l’un à l’autre.

 

02. Pourquoi avoir choisi un nom aussi bizarre, que signifie-t-il ?

Il faut bien comprendre qu’au moment où le groupe est né c’était un peu la mode d’avoir des noms de groupe très long et sans réelle signification. Mais pour la plupart des groupes il s’agissait de noms assez agressifs et brutaux et nous n’aimions pas vraiment cela, cela ne nous correspondait pas. Donc nous avons voulu quelque chose de plus décalé tout en restant plus authentique, proche du quotidien.

 

03. Tu as rejoint le groupe en 2010, après la sortie du deuxième album. Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce projet, le côté fun et décalé ou autre chose ?

Oui tu as tout à fait raison, ce côté amusant, décalé et inattendu m’a d’emblée plu. Je jouais avec un autre groupe mais nous nous croisions souvent et ils connaissaient mes qualités et ma personnalité. Ils voulaient vraiment monter un groupe et dépasser le simple stade du projet studio. Ils adoraient ce qu’il faisait mais rester à deux limitait leurs opportunités. Ils voulaient vraiment présenter leur travail sur scène par exemple. Donc ils ont proposé à différents musiciens dont moi de les rejoindre et nous avons décliner car nous étions tous très attachés à nos groupes respectifs. Finalement un an ou un an et demi plus tard mon groupe a splitté et ils sont revenus à la charge. Et cette fois-ci nous avons dit oui. Pour être honnête avec toi je ne savais pas à quoi m’attendre en rejoignant WBTBWB mais je savais que je voulais jouer de la musique toute ma vie. Le batteur et moi nous finissions à peine l’école quand nous avons pris cette décision, nous ne savions pas quelle orientation choisir pour nos études donc nous avons tenté le pari de ce groupe. C’est peut-être le destin et nous sommes très heureux de la tournure des événements. Nous aimons notre vie actuelle.

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04. Peu de temps après, Tobias – qui avait fondé le groupe – a quitté la formation. Comment avez-vous digéré ce choc ?

C’est une bonne question. Cette décision a été très spontanée, une vrai surprise pour nous tous donc nous n’avons pas pu trop gamberger. Et surtout nous avons bien compris son choix, Tobias avait alors fini ses études et il voulait vraiment s’impliquer dans son futur métier. Il est très bon dans ce qu’il fait, il est programmeur, webmaster et il ne voulait plus faire de musique. Nous devons sans cesse faire face à de nouveaux problèmes, avancer malgré l’adversité et il s’agissait là d’une épreuve de plus. Nous sommes donc partis en quête d’un nouveau chanteur, cette tâche s’est avérée assez difficile au début jusqu’à ce que nous trouvions Paul (Bartzsch). Lors de l’enregistrement de l’album nous avions que nous façon de travailler et notre son allait devoir évoluer. Et les beaucoup de fans réclamaient également le retour de Tobias qui en tant que membre fondateur donnait une ligne directrice et un son particulier au groupe. Sachant que nous ne pouvions le remplacer nous avons pris notre courage à deux mains et laisser notre son évoluer naturellement avec Paul.

 

05. Par ailleurs, le groupe est rapidement passé d’un duo qui faisait tout à un groupe à part entière, ce qui a dû changer la méthode de travail au niveau enregistrement. Est-ce que l’évolution s’est faite de manière naturelle ou est-ce que cela a créé des tensions entre les «anciens» et les «nouveaux» ?

Bonne question à nouveau. Bien sûr il est plus compliqué d’être quatre et de tout décider ensemble qu’à deux. Il y a plus d’opinions possibles. Mais avec l’expérience tu te rend compte que tu partages très largement la même perspective avec les autres et donc le consensus devient assez naturel. Il ne reste finalement que quelques détails pour lesquels les désaccord peuvent persister. Et nous cela se règle dans les faits assez rapidement. WBTBWB reste un groupe démocratique. Marcie (Marcel Neumann) a bien sûr un poids prépondérant et important à nos yeux dans les décisions car c’est le membre fondateur restant et il est donc très lié émotionnellement au groupe plus que nous autres qui ne sommes arrivés qu’en 2010.

Nous discutons de tout et nous débattons entre nous jusqu’à trouver le compromis, la meilleure décision. Il est difficile de dire que l’arrivée de trois nouveaux musiciens expliquent l’évolution du groupe entre les deux premiers albums et celui-ci. Pour être honnête, je ne sais pas quelle est notre contribution. Nous avons grandis en tant que groupe tous ensembles. Nous avons appris à nous connaître en tournant ensemble de façon continue ces trois dernières années et cela nous a aussi modelé musicalement. Cela nous a tous changé, les nouveaux membres et le membre fondateur Marcie aussi. C’est le principal compositeur de nos chansons mais il a lui aussi appris beaucoup.

 

06. Malgré le fait que vous travailliez auparavant avec Redfield Records, vous êtes passés par Pledge pour financer vos projets, dont l’EP Projekt Herz. Était-ce une volonté du groupe de faire ce qu’il voulait sans devoir rendre de comptes ? Le label ne vous aidait-il pas assez ?

Le choix du label a toujours été très important pour nous et cela n’a souvent pas été simple. Dans le passé nous avons dû faire face à de nombreuses difficultés, certaines choses étaient positives et d’autres non. Nous aimons bien l’idée d’être libres et plus indépendants. Nous sommes proches de nos fans et passer par Pledge leur donnait aussi la possibilité de participer plus activement à la vie de WBTBWB. De notre côté nous pouvions prendre nos décisions sans la pression du business. Nous n’avons aucun regret c’est bien mieux comme cela. Nous avons recevons une partie du financement de cet album par BMG et Pledge a pu complété le budget. Nous réinvestissons tous nos gains dans notre musique et la sommes récoltées sur le net ont permis de financer le tournage de vidéos par exemple. Pledge reste une petite plateforme et tu ne peux donc pas entièrement compter dessus.

Mais c’est important, c’est l’avenir du business de la musique en offrant aux gens la possibilité de plus s’investir au sein des groupes qu’ils aiment. Cela crée une nouvelle relation entre fans et artistes au détriment des labels qui sont de moins en moins utiles. L’opinion des autres ne nous intéressent pas, nous avons où nous voulons aller musicalement. Et mêmes nos fans n’ont pas la possibilité de changer cela et de modifier notre orientation musicale ou nous forcer à refaire encore et encore le même disque. Nous sommes attentifs à ce que nos fans nous disent mais les décisions restent prises à quatre seulement en ce qui concerne la musique et nos choix artistiques. Nous voulons sans cesser surprendre, innover et cela ne changera pas.

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07. Dès Projekt Herz, on a senti une évolution du style, moins fun, plus sérieux, plus mûr. Peut-on dire que le groupe a fini son adolescence et est devenu en quelque sorte adulte ?

Oui tout à fait, c’est un pas de plus dans cette direction. Pour le premier disque, Marcie et Tobias ont composé en ne sachant pas qu’il y aurait ensuite des concerts. Il s’agissait d’un pur projet studio, ils ont enregistré chez eux dans leur studio en deux semaines je crois. Puis les choses sont devenues plus sérieuses et ils ont commencé à consacrer tout leur temps au groupe. Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un progrès mais avec le temps nous avons pris plus de temps pour composer et affiner notre son, les paroles… Nous nous sommes également investis plus largement au niveau émotionnel et donc le côté très fun des débuts à petit à petit réduit par rapport au reste. Cette évolution a été naturelle ce n’est pas le résultat d’un brainstorming entre nous. Comme je l’ai déjà dit, je suis bien incapable de dire quand cette évolution a eu lieu. Les tournées ont joué un rôle important c’est sûr mais il s’agit d’un mouvement impossible à analyser. La maturité est venue de là.

 

08. Le côté décalé du groupe lui permettait, à l’époque, de se distinguer de la masse de groupes metalcore / deathcore. Ne crains-tu pas que WBTBWB ne se noie maintenant dans la masse et passe inaperçu ?

Nous goûts sont très éclectiques et nous aimons de tout et pas seulement dans le genre métal. A l’aune de l’écriture de ce nouvel album nous avons fait le point sur nos influences et remis tout à plat. Pour moi, chanson de Goldkinder possède sa propre personnalité, sa propre touche unique et spéciale. Elles sont très différentes les unes des autres. Cela vient de notre expérience accumulée, des différents essais que nous avons mis en œuvre pour trouver la bonne orientation pour chaque composition. Et je crois que cette touche décalée, « out of the box » est encore bien là et continue à faire partie de notre style et de notre ADN. Mêmes nos fans seront surpris à l’écoute du disque même si notre patte reste reconnaissable. Nous aimons l’idée que les gens et les fans ne savent ce qui va venir la prochaine fois et s’attendent à tout de notre part.

Ce sentiment sera peut-être plus fort pour Goldkinder que pour Projekt Herz car ce dernier était vraiment un choc pour beaucoup car personne ne s’y attendait vraiment. Nous avons accepté de mettre encore plus en avant notre côté heavy tout en restant différent des autres : un tempo plus lent. Le noyau reste lourd, avec le chant en allemand assez rude, mais la touche WBTBWB en plus. Je crois vraiment que nous sommes différents des autres groupes, mais tous disent cela pas vrai ? Mais en tournée les fans me le disent, ils nous expliquent qu’ils vivent une expérience très différentes des autres shows avec nous en concert : à la fois heavy et parfois plutôt pop, amusant et parfois très sérieux…

 

09. L’influence RAMMSTEIN est très présente dans votre musique non ?

Oui c’est vrai il serait difficile de le nier. Notre musique et la leur ont beaucoup de points communs, nous chantons tous les deux en allemands, et le lien entre les deux groupes se concentre également avec Stefan Glaumann qui a mixé notre disque. Il apporte un son particulier, une énergie commune aux deux groupes, très directe au niveau de la batterie par exemple, presque martial. Nous aimons être comparé à un groupe d’un telle qualité, d’un tel niveau et nous nous amusons. Cela nous fait beaucoup rire.

 

10. Vous avez tourné aux States il y a peu. Quelles sont les différences par rapport au public européen ? 

Nous sommes de retour en Europe depuis deux jours, revenant justement des Etats-Unis. Nous avons entamé cette tournée en n’ayant absolument aucune idée de ce qui allait nous attendre là-bas. Les gens nous encourageaient à aller faire des concerts en Amérique du Nord mais c’était un saut dans l’inconnu pour nous. Et en arrivant sur place nous avons été hallucinés de constater que les fans étaient avant tout reconnaissant de pouvoir applaudir le groupe chez eux. Et on ne voit pas cela en Allemagne. Je en sais pas si cela peut s’expliquer par une offre de concerts plus réduite par rapport à l’Allemagne mais cette reconnaissance m’a marqué. Ils étaient super heureux de nous rencontrer et de passer un peu de temps avec nous. C’est géniale d’avoir cela si loin de chez soi. Ce soutien n’est pas seulement sur internet, nos fans viennent nous voir et aident ainsi WBTBWB. C’est un super pays.

 

11. Vous avez tourné deux clips pour l’instant pour Goldkinder. Comment cela s’est-il passé ?

C’était vraiment pour nous l’occasion de présenter Paul aux fans et nous avons beaucoup réffléchi au moyen de le personnifier, quelle image voulions-nous lui donner au sein de ces clips (« Was Ich Will » et « Meine Brille »). Et il s’agit de no premiers clips. Donc pour « Was ich will », Paul apparait comme ce roi mégalo dans un univers sombre et malsain. Tous les personnages, ces nageurs… apparaissent sous un jour inquiétant, effrayant. Le tournage a été long bien sûr mais très amusant. A nouveau, il s’agissait d’une première fois pour nous donc tout était neuf et très drôle. Nous avons tourné ces deux vidéos en deux jours donc cela a été du vite fait, bien fait. Premier jour « Was Ich Will » et le lendemain « Meine Brille ». La même équipe de tournage et de production à travailler ces deux jours-là, ce sont de bons amis et ils avaient déjà précédemment bosser avec nous, nous nous connaissions bien. Nous avons passé un super moment et pris beaucoup de plaisir.

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12. Que penses-tu de la scène métal allemande ?

Finalement dans notre sous-genre particulier de métal, la situation m’apparait assez proche de ce que vous connaissez en France. Peu d’exposition et beaucoup se fait à travers les nouveaux media comme internet. En Allemagne tout est plus extrême, dans toutes les directions. Je ne suis pas sûr que nous aimons vraiment être catalogué au sein de telle ou telle scène. Nous furons les modes et les tendances qui sont recyclées encore et encore. Nous préférons surprendre dix personnes que jouer devant une grande salle pleine mais indifférente. Ainsi tu ne sais pas ce qui va se passer le lendemain et chaque jour est un nouveau recommencement.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« The Warmth » par INCUBUS

 

2. Premier album acheté ?

L’album rouge des BEATLES

 

3. Dernier album acheté ?

Notre propre album en version vinyle

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

La respiration de mon chien quand il vient me réveiller dans mon lit par exemple. La nature en général.

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Des voix très aigus et irritantes

 

Tous nos remerciements à Olivier GARNIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs DOYLE AIRENCE ?

Donc le groupe DOYLE, qui s’appelle DOYLE AIRENCE maintenant existe depuis 2006 mais qui a vraiment stabilisé son line-up en 2007 avec un autre chanteur qui s’appelait Loki et un premier EP qui s’appelait Submerge. Par la suite nous avons changé de chanteur, Thomas est arrivé et nous avons sorti un premier album qui s’appelle And Gods will…. Très vite nous avons des opportunités assez cool de tourner avec des groupes importants et que nous adorons comme DEFTONES, BETWEEN THE BURIED AND ME. Nous avons rapidement vécu des trucs assez dingue avec ce groupe. Nous avons défendu le premier album plus de deux ans sur les routes puis il a fallu s’attaquer à la composition du second. Monolith est né après un an de boulot, de composition et d’enregistrement.

 

02. Pourquoi avoir récemment changé de nom ?

Fin juillet nous avons reçu un email sympathique d’un avocat de Doyle Wolfgang von Frankenstein, guitariste des MISFITS nous annonçant que son client avait monter un groupe qui s’appelait DOYLE. Comme celui-ci avait déposé le nom aux Etats-Unis, ils nous imposaient de changer immédiatement de nom pour ne pas porter préjudice au projet de Doyle Wolfgang von Frankenstein. Sinon nous n’obtempérions pas, nous serions attaqués devant les tribunaux. Ils avaient vu que nous allions sortir notre album aux USA et donc cela leur posait problème. Il n’avait alors que le trademark outre-Atlantique puis après en France et donc nous avons dû nous résoudre à négocier cela avec eux. Nous avons réussi par nos avocats à conserver le mot DOYLE et nous avons ajouté AIRENCE qui vient d’un de nos titres du premier album « John Airence ». Ce choix a été assez logique pour nous car cette chanson nous tient vraiment à cœur et nous nous reconnaissons dedans. Le côté arbre généalogique nous plait. Doyle c’est un prénom donc il aurait été ridicule de le déposer. Beaucoup de musiciens s’appelle Doyle. Cela ne nous ai jamais venu à l’idée et nous aurions pu faire valoir nos droits grâce à l’antériorité mais cela aurait duré des années, avec beaucoup d’argent et la loi américaine est assez différente. Donc nous avons préféré transiger et ne pas perdre notre temps avec cela.

 

03. Comment vous sentez-vous quelques semaines de la sortie de votre deuxième album Monolith ?

Nous avions vraiment hâte que l’album sorte pour voir comment il allait être perçu par le public. C’est tellement de boulot que c’est à la fois un soulagement et une excitation de la voir dans les bacs. En plus nous avons les premiers retours, comme nous sommes sur un label international, du monde entier et ces premières réactions sont dans l’ensemble très très positives. C’est bien agréable c’est sûr. Cela nous a rassuré et le public jugera l’histoire. La scène fait la différence car il y a tellement de bons albums qui sortent. Nous faisons cela pour le public aussi. Pour la pochette nous avons juste ajouté le petit Airence sous Doyle mais dans notre malheur nous avons eu la chance de recevoir le mail de l’avocat quelques jours avant l’envoi du disque au pressage et donc nous avons pu faire les modifications à temps. Sinon cela aurait été une catastrophe économique pour notre label. L’esthétique a été très soigné et cela a été compliqué de faire l’adaptation de façon propre. Dans l’esprit des gens nous resterons DOYLE.

 

04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Monolith, avez-vous changé votre façon de travailler ?

On trouve un côté très frais par rapport au premier disque. L’album a été composé il y a un an de cela et cela a duré jusqu’au début de l’année. Nous l’avons enregistré en mars, tourné un clip en juin, nous avons été signé dans la foulée et l’album sort cette rentrée. Dans tout cela a été très rapproché. Il reste quelques défauts sur ce disque mais nous avons progressé et ils sont beaucoup moins apparents que sur And Gods Will… Le premier LP n’a pas été fait dans les bonnes conditions, trop vite, pas assez préparé et nous n’étions pas encore assez exigeants. Là nous étions très focalisés et malgré le temps assez court, chaque détail a été soupesé et très travaillé bien avant d’arriver en studio. Tout était déjà prêt avant le studio et nous n’avons pas eu de mauvaises surprises. Nous avons en fait une phase de pré-production hyper avancée et donc tout va mieux et plus vite en studio. Cela permet de faire des économies en limitant le temps d’enregistrement. Les batteries ont été faites en deux jours, pour les guitares c’est passé tout seul. Idem pour le mixage nos maquettes étaient si léchées que nous savions d’avance le niveau de chacun des éléments. Il n’y avait pas de brainstorming superflu pour prendre des décisions. Quelques trucs, expérimentations sont né en studio avec Francis mais cela nous donne une fraicheur supplémentaire. Dans le moment, l’inspiration arrive et pas de regret et nous avons fait ce que nous voulions.

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05. Comment nait une chanson chez DOYLE AIRENCE ?

C’est bien le problème, il n’y a pas de recette qui fonctionne à chaque fois, tous les scénarios sont possibles. Tak (Takami Nakamoto Guitare) est déjà arrivé avec un titre terminé de A à Z. On corrige des trucs, chacun y met sa patte ou alors tout est parfait d’entrée. Ou alors on part d’un riff ou d’une sonorité, et tiens là on se dit qu’il serait bien d’ajouter ça ou ça. Mais pour Monolith nous avons tout enregistré au fur et à mesure sur l’ordinateur pour ensuite faite le tri, bidouiller jusqu’au résultat final. Cela nous donne beaucoup plus de recul qu’en répétition et c’est beaucoup plus efficace ainsi. Nous pouvions changer les structures, raccourcir certains blocs tout se faisait en direct. Travailler avec les nouvelles technologies d’enregistrement nous a beaucoup aidé. Takami centralisait les idées et réarrangeait le tout. Tu gagnes un temps fou. Les deux premiers titres de l’album n’avaient jamais été joués avant, ils ont été créés directement via l’ordinateur avant d’être enregistrés. C’est une autre démarche intéressante.

 

06. Vous avez signé avec Lifeforce Records, comment cela s’est-il passé et quels changements avez-vous déjà pu constater ?

Avant nous avions bossé avec une structure, un label français qui avait bien travaillé mais nous avions besoin d’aller plus loin. Nous avions commencé à démarcher les labels avec déjà les pré-productions pour tester le terrain et donc nous les avons envoyés assez largement en Europe. Nous voulions signé sur un label étranger pour bénéficier d’une bonne distribution en dehors de France. Nous essayons vraiment de tourner un maximum hors de nos frontières. Puis une fois l’album fait, fin mars, nous avons à nouveau démarché le plus largement possible et nous commencé à discuter avec les labels intéressés. Le boss de Lifeforce Records nous a beaucoup plus par son enthousiasme, ultra-réactif. Humainement cela a collé, ce n’est pas une grosse machine, un gros label à taille humaine, toujours passionné. Les rapports humains sont sains, nous parlions à un fan pas un chef d’entreprise. Nous avons fourni le disque terminé mais ils bossent alors la promo, la pub pour faire connaître l’album. Au niveau des différences, nous avons une réponse immédiate de tous les grands médias européens. Nous avons de supers chroniques dans toute l’Europe, Metal Hammer par exemple. Beaucoup d’enthousiasme. Notre présence dans les grands médias rock et métal est bonne pour nous. Le réseau change tout.

 

07. Quelles sont vos principales influences ?

Je dirai des groupes comme DEFTONES. Pour situer notre son, on peut dire que nous sommes un mélange de DEFTONES, DEVIL SOLD HIS SOUL, BRING ME THE HORIZON et de groupes très post-rock un peu comme MOGWAI… Nous sommes tous d’accord là-dessus sinon chacun a ses préférences.

 

08. Comment doit-on comprendre le titre, Monolith ?

Puissant et énigmatique. Ce mot nous est apparu assez naturellement aussi bien visuellement que musicalement, aussi à travers les textes. Il s’agit d’une gamme d’émotions. Nous avons toujours eu un rapport particulier avec la nature ou quelque chose de minéral. Cela nous plaisait. Ce côté minimaliste mais puissant…

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09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment travailler vous avec l’artiste ?

Nous avons voulu radicaliser le propos. L’album précédent était plus lumineux à l’usage de la musique et là aussi, la musique est plus sombre et donc la pochette va au bout de l’idée également. Nous avons essayé d’intégrer cela de façon subtil. L’artwork est signé Alex Diaz de Spaniards studio et nous lui avons donné un cahier des charges très approximatif. Nous lui avons laissé le champs libre car nous avions tous une idée différente. Il avait la musique et nous l’avons laissé travailler. On lui donner quelques pistes, minimaliste mais avec un symbole fort. On l’a pourri franchement avec de nombreuses propositions. Chaque calque a été bossé avec lui derrière l’ordi et c’est vraiment un pote.

 

10. Quels souvenirs conservez-vous de vos concerts en Europe aux côtés de BETWEEN THE BURIED AND ME ou encore les DEFTONES ?

Nous sommes arrivés à Toulouse, super en avance mais à cause d’une incompréhension nous pensions n’être attendu dans la salle que l’après-midi. L’équipe technique sur place nous attendait déjà et on s’est fait un peu engueuler. C’est des américains donc pas des rigolos les techniciens et ils n’étaient pas contents. C’est dommage car on s’est fait chier sur un parking des heures alors que nous aurions été utiles sur place. Donc ils nous ont fit que nous n’avions que 30 mn pour faire le soundcheck avant qu’ils n’ouvrent les portes du Bikini. Bref l’horreur car c’est une grosse scène avec beaucoup d’enjeux pour nous donc tu stresses. Un cauchemar. On fait nos balances c’est bon et dix minutes avant de monter sur scène on voit débarquer Chino Moreno torse nu dans nos loges et se présenter. Tu m’étonnes on le connaissait ! Il avait entendu parler du mec qui avait mixé notre lbum précédent et des mecs gentils et accessibles. Ce fut un truc de ouf, un rêve et nous avons beaucoup appris en peu de temps avec la rigueur nécessaire. Avec BETWEEN THE BURIED AND ME, un plan intéressant des mecs gentils, un bon moment pendant trois semaines. Nous étions rôdés alors et nous étions plus expérimentés. C’est une belle spéciale, c’est bizarre.

 

11. Vous avez enregistré un clip pour le premier single de l’album, « Friendly Fire ». Aimez-vous cet exercice ?

Oui nous aimons c’est cool mais là pour ce clip en particulier ça a été l’enfer. Nous avons filmé cela vers une plage prêt d’Etretat. Nous avions privatisé cette plage pour le clip. Mais tu arrives devant une falaise avec le camion et tout ton matos et ils faut tout descendre à pied. Rien que pour arriver au bord c’est chaud avec des chemins de terre tous pourris. Il a fallu tout trimbaler avec des escaliers de pierre… Rien que descendre à pied fout le vertige. Le chanteur Thomas s’engage dans l’escalier avec un premier flightcase contenant mon tom basse et le flightcase s’ouvre. Donc le tom basse a dévalé tout l’escalier, un cauchemar, l’impression de voir ton enfant tomber d’une falaise. Mais il est arrivé presque intact heureusement. Nous avions une hure, une heure trente maximum pour tourner avec la lumière désirée par le réalisateur. Donc ça été rapide ! On était crevé d’avoir tout descendu. La nuit est tombée super vite, il a fallu tout remonter de nuit sans rien voir. Donc n a fini exténués.

 

12. Comment voyez-vous la scène métal française ?

Les groupes s’entraident et se tirent de moins en moins la bourre. C’est bien car tout le monde a bien compris que nous ne sommes pas les uns et les autres en concurrence. Chacun a ses qualités et il faut les défendre. En France nous avons de plus en plus de très bons groupes. Dans notre scène à nous, on peut citer : VERA CRUZ, DARKNESS DYNAMITE, MERGE, THE PRESTIGE, CHECKMATE, BETRAYING THE MARTYRS… Mais le public ne suit pas vraiment et c’est dommage.

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour DOYLE AIRENCE ?

On espère que l’album va plaire et tourner le plus possible pour défendre ce disque sur la route. Nous sommes en pourparlers pour une tournée européenne avec un autre groupe et sinon quelques dates à venir d’ici la fin de l’année.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson/album préféré (tous artistes, époques…) ?

Augustin Pecnard : C’est un album mais je dirais Into the Blue Again du groupe THE ALBUM LEAF

Sébastien Benoits : History Michael Jackson ou Pulse de PINK FLOYD ou Rock in Rio d’IRON MAIDEN

 

2. Premier album acheté ?

Le deuxième album d’EMINEM, The Slim Shady LP

Dangerous de Michael Jackson

 

3. Dernier album acheté ?

L’album de CHECKMATE, Immanence

Volume 4 de BLACK SABBATH

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Le son du RER La pluie

La tempête dehors quand tu es bien au chaud chez toi.

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous?

Le bruit du RER aussi (rires)

Le frein dans le métro, ce crissement…

 

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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