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Interview par mail avec CORNERSTONE (Michael Wachelhofer – basse, claviers et chant & Patricia Hillinger – chant), août 2012

 

01. Pourrais-tu nous en dire plus sur le groupe, sa creation et ses membres ?

Michael: Cornerstone est un groupe d’AOR/Pop/Rock Band fondé en 1998. Nous avons pu prendre part à des tournées fructueuses à travers le Royaume-Uni et les Etats-Unis and nous sommes actuellement en train de travailler sur notre nouvel album prévu pour mi-2013. Le groupe est compsoé de 4 personnes:Patricia Hillinger (chant), Steve Wachelhofer (chant & guitares), moi-même (basse, claviers et chant) et Mike Pawlowitsch (batterie & percussion). Nous nous défendons bien et avec les nouvelles chansons, des titres rock directs et forts, nous espérons faire notre trou.

Patricia : j’ai rejoint le groupe en août 2009. Il s’agit d’une coincidence chanceuse. Un soir, j’étais assise devant mon ordinateur et je suis tombé sur une annonce précisant que CORNSETSTNE recherchait une chanteuse. Après un coup de fil et une audition, j’ai été choisie et c’est la meilleure chose qui me soit arrivée.

 

02. Votre deuxième album est sorti l’année dernière. Qu’en pensez-vous et feriez-vous maintenant les choses différemment ?

Patricia: Si nous avions eu plus de temps nous aurions pu, bien sûr, ajouter ici et là la touche finale. Mais je dois dire que je suis contente du résultat. Nous avons fait du bon boulot et Michael et Steve ont écrit des chanson puissante et unique. Je suis très heureuse et fière de ce que nous avons pu atteindre avec notre musique. Jusqu’à présent, la réaction des gens face aux nouvelles chansons ont toujours été positives. Je pense que cela s’explique à cause de nos expérimentations avec différents styles de musique (Ska, Punk, Pop, etc.). Elles sont toutes particulières et peuvent répondre aux attentes de chacun.

Michael : En tant que musician, tu veux toujours améliorer les choses et tu n’es jamais pelinement satisfait du résultat (rires). Mais en regardant en arrière, je suis heureux de Somewhere in America. Bien sûr je remarqu certaines choses, en particulier du côté des arrangements, qui auraient pu être amélioré sur tel ou tel titre mais c’est un super album et j’en susi très satisfait !

 

03. Qu’est-ce que cela fait de collaborer dans la groupe avec un membre de sa famille ? Cela change-t-il les relations au sein du groupe ?

Michael: Pour des personnes en dehors du cercle c’est assez difficile à comprendre, la façon don’t nous nous parlons l’un l’autre parfois… (ires)… mais tout va bien. A la fin de lajounrée nous nous serrons les coudes et nous partageons la meme vision. C’est la chose la plus importante, je suppose.

04. Avec Head over Heels, vous avez tourné beaucoup. Peux-tu partager avec nous cette experience ? As-tu des anecdotes ?

Michael: Personne ne s’attendait au succes de Head over Heels, cela avait été un gros travail. Et certains moments il n’y avait que moi, notre assistant et un booker aux Etats-Unis et nous devions une tournée de trois semaines de l’autre côté du monde… Le groupe n’était pas aussi bien organisé à l’époque car nous étions resté à l’échelle locale et devions maintenant devenir global. L’anecdote la plus amusante que j’aime raconter concerne notre tout premier concert en Grande-Bretagne en 2008. Notre agence de booking avait organisé le concert, en avait fait la promotion mais le propriétaire de la salle ne voulait pas que le groupe joue et a donc renvoyé le public chez lui ! Donc à la fin de la journée nous avons joué pour notre groupe de première partie, THE WORDS de Manchester, un excellent groupe et vice-versa. Disons que cela est devenu un entrainement en conditions réelles. Quand est venu le moment du paiement de notre cachet, le type s’est enfermé dans la cave et ne voulait pas en sortir… Donc nous étions 4 ou 5 personnes tapant sur cette porte en criant « nous voulons notre cachet ! » mais sans résultat (rires). La sensation la plus positive a émergé à New-York où nous avons joué au Kennie’s. Dans les années 70, un inconnu appelé BRUCE SPRINGSTEEN a donné son premier concert à NY dans cet endroit. C’était un peu un lieu sacré. Et bien sûr, nous avions une place de parkin DIRECTEMENT en face de la salle. Il faut savoir qu’à Manhattan, il est presque impossible de trouver une place de parking. Et là nous étions devant la salle, à quelques mètres ! Génial (rires).

 

05. Un groupe de heavy métal danois avec des anciens membres de ROYAL HUNT s’appelle également CORNERSTONE. Même si vous n’évoluez pas dans le même genre musical, cela pourrait-il poser problème ?

Michael: C’est vrai, nous connaissons les autres CORNERSTONE. Mais si on prend les faits: les deux groupes existent maintenant depuis longtemps (1998) mais c’est nous qui avaons la licence et les droits pour ce nom au niveau mondial dans musicbiz et nous tournons en Autriche depuis le début de la décennie. D’un autre côté, l’autre groupe a sorti plus d’albums sous le nom CORNERSTONE… donc c’est assez compliqué, certains pourraient vouloir intenter des procès mais la musique devrait signifier collaboration et pas combat donc nous essayons simplement de ne pas gêner l’autre. Les styles sont très diffférents donc cela n’est pas très compliqué. Il y avait bien deux NIRVANA dans le passé ou deux RAGE et cela n’a pas posé de problème, enfin plus ou moins (rires). De plus, je crois que l’autre groupe n’existe plus désormais donc la question va se régler. D’un point de vue légal, la situation est absolument claire donc je ne vois aucune raison de changer notre nom.

06. Quelles sont vos principales influences ?

Patricia : J’ai beaucoup d’intérêt pour des styles de musique très variés. Pendant mon temps libre, j’écoute de la Pop, du rock, du R&B et du Hip Hop. Ma devise est : tu peux apprendre de tout le monde. J’observe les grands artistes du business, chacun offre une performance différente, il fait à sa façon. J’essaye d’en prendre le meilleur et de l’intégrer dans mon travail. Depuis l’enfance, j’écoute les chanteuses les plus reconnues CELINE DION, MARIAH CAREY, WHITNEY HOUSTON and BEYONCE. Elles m’influencent beaucoup et sont pour moi les meilleures au monde.

Michael: Mes influences sont très clairement à chercher du côté de l’AOR… ALAN PARSONS, JOURNEY, TOTO, j’ai grandis avec ces groupes et la musique que j’écris s’inscrit dans cette lignée. Steve a un background plus métal avec Metallica, Nightwish, Guns n Roses etc…

07. Il me semble que vous jouez la carte de la nostalgie des années 80 (TEARS FOR FEARS, BLONDIE…). Etes-vous d’accord avec moi et pensez-vous qu’il y a un intérêt renouvelé du public pour cette époque ?

Patricia: Oui je suis d’accord et je pourrais le dire pour moi-même. Je n’écoute pas la radio en ce moment car je n’aime pas la musique actuelle. Tout se ressemble, il semble que les groupes et que tous les artistes veulent suivre la mode et mettent l’accent sur les sons disco, beat, dance et électro et toute la musique surproduite qui est très populaire en ce moment. Cette musique ne survivra pas longtemps, je pense. Peut-être qu’un jour les gens en auront marre et voudront revenir en arrière quand la musique était plus authentique, plus centrée autour de l’artiste.

08. Que pensez-vous de la scène hard/metal autrichienne ?

Michael: A priori ,a plupart des groupes sont plutôt orientés extrême…Death Metal, Black metal etc… La scène musicale autrichienne est si petite que la majortié laisse tomber après quelques années. Je ne peux pas t’en dire beaucoup car en tant que groupe AOR, un genre qui n’exsite pas en Autriche, nous évoluons de façon très isolée, en tout cas dans notre pays. Mais je dois avouer que je n’en suis pas mécontant !

 

09. Quelles sont vos principales attentes et espoirs pour CORNERSTONE ?

Patricia: Je nous vois faire trembler le Madison Square Garden. 🙂 C’est une blague ! Il nous faut rester les pieds sur terre. J’espère pouvoir donner le maximum de concerts dans de nombreux pays différents et atteindre le plus de public possible. Nous attendons avec impatience de finir notre “GET NAKED…TOUR". Mon ambition personnelle est de jouer sur scène encore et encore Somewhere in America et si nous avons de la chance, nous aurons un jour notre étoile sur le walk of fame…

10. Merci, les derniers mots vous appartiennent…

Patricia: Merci de nous avoir accueilli et merci aux lecteurs et fan de the Metalchroniques !!! Aller régulièrement voir notre site www.cornerstone.co.at. Nous sommes aussi présents sur facebook et myspace. J’espère que vous appréciez notre musique et que vous viendrez nous voir lors d’un prochain concert. !!!

Michael: …et n’oubliez pas de vous procuer un copie de Somewhere in America. L’album est disponible partout : amazon.fr, itunes, etc. Soutenez les groupes sans grand moyen (rires) !

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

1. Quelle est ta chanson favorite ?

Patricia: C’est sans limite mais l’une de mes chansons favorite reste "The Show Must Go On" de QUEEN.

Michael: phewww…Je ne peux vraiment pas dire, il y a a tellement de chansons fabuleuses… Mon album préféré reste Fables of the Reconstruction de REM. Pas très métal j’en ai peur (rires)

 

2. Premier album acheté ?

Patricia: MARIAH CAREY Music Box

Michael: TOTO IV (l’album avec “Rosanna” et “Africa”)

 

3. Dernier album acheté ?

Patricia: I am… Yours de BEYONCE, un cd live d’un de ses concerts

Michael: Urghhh! Cela doit être PAT BENATARS Greatest Hits

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Patricia: le pépiement des oiseaux

Michael: …le craquement adorable d’une liasse de billets (rires)

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Patricia: Mon réveil

Michael: BILLY TALENT et JUSTIN BIEBER (rires)

 

Chronique de l'album ici

 

Interview par mail avec REPLOSION (Mike Galletto – batterie), août 2012

 

01. Après des mois de travail, l'album est sorti il y a quelques semaines de cela. Quel est ton sentiment le concernant ?

D’abord bonjour à tous et merci pour cette interview. Et bien, je dois dire que je suis heureux et fier de l’album Resting Place Of Illusion et les réactions sont très bonnes.

 

02. Pourrais-tu présenter le groupe et ses membres ?

Nos sommes 5 personnes qui ont toujours écouté voir étudié la musique, du métal mais également de nombreux autres genres. Notre claviériste vient de la musique classique mais il est constamment à la recherche de nouveaux groupes à découvrir. Notre chanteur a des influences plutôt pop, je joue personnellement du métal ainsi que du jazz. Notre bassiste est plutôt orienté thrash et prog et notre guitariste s’intéresse plus particulièrement à la fusion. L’objectif du groupe est de mélanger ces influences au sein d’un son métal. Cela prend beaucoup de temps et il est périlleux de trouver les bons partenaires.

 

03. Comment s’est déroulé l’enregistrement de ce nouvel album ?

Nous voulions que ce cd sorte un peu des entiers battus et propose un son différent des albums prog-power actuels. Nous avons choisi de passer moins de temps en édition, moins de machines au profit de la performance humaine. Nous avons laissé passer certaines erreurs, des choses auraient pu encore être améliorées bien sûr. Mais les plus grands artistes et les plus grands albums ne sont pas dénués de défauts. Cela fait plus d’une décennie que la musique métal sonne parfaitement sur cd et de façon catastrophique sur scène. Il est temps de revenir à l’humain. Nous avons bénéficié d’un super équipe de production (dysFunction Production & records) et nous avons été capable de marier leurs contraintes de production et nos envies musicales.

 

04. Le titre et la pochette de l’album sont assez mystérieux. Que devons-nous comprendre et avez-vous développé un concept spécifique pour cet album ?

Oui effectivement la pochette du cd renferme de nombreux messages et revèle les thèmes principaux de nos paroles. Il s’agit de l'extension de l’être humain, ses expressions, ses idées et concepts de vie. La tête de la femme précise également le sens de notre nom REPLOSION. Cela vient de notre chanson « REsting PLace Of IlluSION » dans laquelle un personne seule essaye de sortir de sa tête et se rendre réel ses espoirs et ses rêves.

05. L’album est intéressant mais je pense que votre principale faiblesse concerne le chant. Je en souhaite pas de mal à Fil mais sa performance manque nettement de puissance et de caractère. Qu’en penses-tu ?

Nous respectons toutes les opinions et nous tiendrons compte de ta suggestion. Heureusement c’est la première fois que nous recevons ce type de réaction à propos du chant. Tu sais, nous sommes très heureux, et de nombreuses chroniques le soulignent la puissance, la mélodie et la personnalité du chant. Notre point de vue est que Fil est le point de rassemblement de nos influences prog et power métal. En accord avec les producteurs, nous avons d’ailleurs décidé de mettre en avant la voix pendant la phase de mixage. D’habitude les albums métal nécessitent un volume moyen/bas au niveau des lignes de chant, nous avons fait le choix d’un autre équilibre.

 

06. A l’écoute de l’album j’ai le sentiment qu’en mélangeant tant d’influences (thrash, power, prog metal, rock des années 70…) vous vous êtes égarés en chemin. Il manque une véritable ligne directrice. Que vouliez-vous faire en vous lançant dans cette aventure ?

A nouveau, ton opinion n’est, pour l’instant, heureusement pas vraiment partagée. De nombreuses chroniques soulignent que notre nous avons bien digéré nos influences, de façon professionnelle. Nous n’avons jamais dit que nous voulions être le groupe de prog ou de power métal parfait, nous souhaitons juste proposer de la bonne musique tout en assumant nos influences. Nous refusons de fournir des copies carbones d’autres chansons, c’est d’un ennui… Nous avons composé et enregistré cet album en mariant au mieux nos goûts musicaux pour rendre notre musique intéressante. Nous pensons que ceux qui écoutent nos disques partagent cette opinion. Le métal en génétal et le prog-power meurt petit à petit sous le poids de décennies de productions identiques et interchangeables…

 

07. Avez-vous des projets pour faire une tournée en Italie ou ailleurs en Europe ?

Nous sommes actuellement en train de le planifier. Nous annoncerons cela bientôt via notre site internet (www.replosion.com)

 

08. Que peux-tu nous dire sur la scène métal italienne ?

Ce n’est pas facile, aussi bien en Italie qu’à l’étranger. Nous faisons face à une période très troublée, entre le problème du piratage, l’illusion de pouvoir enregistrer facilement grâce à la technologie, les menaces constantes sur les réseaux sociaux… Chaque groupe n’est qu’un grain de sable dans le désert et c’est le chaos total. C’est dur aussi pour la nouvelle génération de métalleux qui font face à des nouveaux groupes qui ne les reflètent pas et qui sont obligés de se réfugier chez les classiques comme IRON MAIDEN, MOTORHEAD ou METALLICA.

 

09. Quels sont vos espoirs et vos attentes pour REPLOSION ?

Nous voulons juste que les gens écoutent notre musique…

 

10. Merci, les derniers mots t’appartiennent…

Et bien, si vous voyez au sein de votre plateforme de musique digitale préférée que le dernier titre de Resting Place Of Illusion dure 17 minutes, ne vous effayez pas… Il s’agit en fait d’une piste fantôme qui apparait après 6 minutes… Allez-y écoutez ! Eheheh…

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

1. Quelle est ta chanson favorite ?

« Bohemian Rhapsody » de QUEEN

 

2. Premier album acheté ?

The Edge of Thorns – SAVATAGE

 

3. Dernier album acheté ?

Split your Lips des HARDCORE SUPERSTAR

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le son de mon réveil car cela signifie que je suis toujours en vie ! Eheheh C’est une blague ! Je préfère écouter la nature quand je suis seul, sans personne autour de moi…

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Tous les sons qui représentent d’une façon ou d’un autre un abus envers la musique… Bien sûr c’est un sentiment subjectif qui prend racine sur l’idée personnelle que je me fais de la musique.

 

Chronique de l'album ici

Marduk (juillet 2012)

Tout d’abord, félicitations pour ce nouvel album ! Je l’écoute régulièrement depuis que le label me l’a envoyé et je ne m’en lasse pas ! As-tu déjà reçu des réactions de la part des différents médias ? Quelle est la teneur générale de ces réactions ?
Jusqu’à présent, les réactions sont géniales. L’album est maintenant sorti depuis quelque temps et les réactions des fans sur la route sont excellentes ! Par ailleurs, nos nouveaux hymnes passent très bien auprès de nos légions dans le monde entier !

Comment s’est déroulé le processus d’écriture de ce nouvel album ? Comme d’habitude ? 
Nous n’arrêtons pas de changer de méthode, nous changeons toujours notre manière de travailler pour chaque chanson. Il s’agit d’un processus de changement perpétuel pour atteindre de nouveaux territoires encore plus sombres.

Il s’agit du premier album avec Century Media Records. Est-ce que votre relation avec ce nouveau label est fort différente de celle avec Regain Records (tout en sachant que tu as ta propre structure, Blooddawn Productions) ?
J’ai toujours Blooddawn. Le seul changement réside dans le fait que je bosse maintenant avec Century Media et plus avec Regain. C’est une grande évolution, car Century media est bien plus sérieux et plus rapide quand il s’agit de faire les choses. Jusqu’à présent, toutes mes impressions sont positives. Nous travaillons dur, le label aussi, et ensemble, ça fait des étincelles ! Dès le début, le label savait comment nous travaillons, ils savent que nous n’acceptons aucune ingérence au niveau de la musique, des paroles, de l’artwork. Nous avons besoin d’une liberté absolue… et c’est justement un point primordial pour nous quand il s’agit de bosser avec un label.

Le fait de travailler avec un label non suédois implique-t-il des difficultés (moins proche, par exemple) ?
Non, au contraire. Comme je te le disais, ils travaillent vite et sont motivés. C’est vraiment génial d’avoir un label qui travaille dur.

Corrige-moi si je me trouve, mais j’ai l’impression que l’arrivée de Mortuus dans le groupe marque aussi le retour à des chansons plus lentes, qui insistent plus sur les ambiances (comme « World of Blades » ou « Temple of Decay » sur cet album, mais aussi « Seven Angels, Seven Trumpets » sur Plague Angel ou « Accuser, Opposer » sur Rom 5:12). Qu’en penses-tu ? Est-ce une coïncidence, ou est-ce que Mortuus pousse le groupe dans cette direction ? 
Je pense que nous avions déjà quelques morceaux plus lourds par le passé. Regarde sur les albums La Grande Danse Macabre ou World Funeral, par exemple. Nos morceaux sont variés. Cependant, je dois reconnaître que l’arrivée de Mortuus a eu un impact clair sur le groupe.
Je suis très heureux d’avoir pu trouver un chanteur qui a une telle personnalité, une telle force, un tel enthousiasme. C’est génial de bosser avec un gars comme lui, de développer les vues que nous partageons et d’amener le groupe à un niveau encore plus sombre… et nous sommes prêts à de nouveaux assauts musicaux dans les années à venir !

Iron Dawn est sorti l’année passée, et il est radicalement different de Serpent Sermon. Était-ce un moyen pour le groupe de parler de la guerre sans en faire un album entier (comme Panzer Division Marduk) ?
En fait, nous bossions sur beaucoup de matériel, et nous avons eu l’impression que ces chansons ne s’intégraient pas bien dans le concept développé pour Serpent Sermon. Donc, nous avons décidé de les enregistrer en premier lieu, de les placer sur un ep que nous avons sorti alors que nous étions encore sur la route pour promouvoir Wormwood. Nous avons ainsi pu proposer des morceaux inédits entre nos deux albums.

Pour promouvoir le nouvel album, Marduk a sorti un EP en collaboration avec un mag suédois. Pourquoi avoir opté pour ce mode de distribution ? Simplement parce que cela change d’un morceau mis en ligne sur un site, ou parce que cela permettait d’avoir un support physique ?
En fait, le mag nous a contactés et voulait faire un single avec leur sortie. Nous avons trouvé qu’il s’agissait d’une bonne idée pour donner un avant-goût de notre album à nos fans… et pour choquer les lecteurs qui n’ont pas l’habitude d’entendre ce que nous faisons !

Il me semble avoir lu qu’il sera aussi sorti en LP. Sera-t-il distribué via votre e-shop ou via celui de votre label ?
En effet, ce single était uniquement disponible pour les lecteurs du mag. Nous avons décidé de le sortir en 7’ EP, parce que nous voulions le sortir en vinyl. Pour nous, il est important que chaque album sorte au format vinyl… J’ai toujours préféré les vinyls moi-même !

Iron Dawn a souvent été reporté. Finalement, il est sorti sous trois formats vinyls : noir, blanc et jaune. Était-il si important de sortir cet EP sous tellement de formes ? Ne crains-tu pas que certains pensent qu’il s’agit uniquement d’un moyen de se faire de l’argent sur le dos des fans ?
En effet, avec les changements de label, il a été retardé, mais il est finalement sorti et le résultat est très bon.
Nous avons fait plusieurs versions pour les collectionneurs. Il ne s’agit certainement pas de faire de l’argent avec cette sortie : faire des vinyls coûte cher, certainement pour les éditions limitées. Il s’agit davantage du côté esthétique, et cela permet aux fans d’avoir un pressage exclusif.

De manière plus générale, les albums de Marduk sortent sous plusieurs formats. Pourrais-tu imaginer un album de Marduk qui ne sortirait qu’en CD ou, au contraire, uniquement en LP avec une carte de téléchargement permettant d’obtenir les MP3 ?
Tout change, et je pense que le CD, en tant que format, disparaîtra d’ici quelques années. Le vinyl survivra au CD, et j’ai aussi vu que certains sortaient des vinyls avec une carte de téléchargement.
On verra comment évolueront les choses. Quoi qu’il en soit, nous allons nous concentrer sur la musique. Elle sortira sur un format ou un autre. L’important est qu’elle arrive à nos fans partout dans le monde !

Certains albums de Marduk se vendent à des montants incroyables sur le net : le 1st press de Those Of The Unlight, par exemple, part à plus de 150 EUR. Que ressens-tu quand tu vois que certains fans sont prêts à claquer une fortune pour un album qui a récemment été réédité en LP ?
J’imagine que certains veulent absolument un pressage spécifique et sont prêts à y mettre le prix. Je suis dans le même cas : j’ai déjà claqué un fric bête pour acheter des trucs rares en vinyl, et je le ferai certainement encore. C’est ça, être fanatique de ce que l’on aime… C’est un signe de passion, c’est comme ça !

Tu es dans le groupe depuis les débuts, tu es le seul membre du line-up initial. Est-ce que celui implique que tu es le boss, ou est-ce que vous bossez tous ensemble pour faire avancer le groupe ?
En effet, je suis le dernier rescapé des débuts, mais nous travaillons en équipe. Nous sommes un groupe de quatre personnes qui partagent les memes passions et croyances. On est donc toujours d’accord… mais c’est vrai que j’ai le dernier mot, et apparemment, tout le monde trouve que c’est la meilleure manière de travailler. En gros, c’est un mix de démocratie et de dictature, ha ha ! Du moment que la machine continue à avancer et que les choses se font, tout va bien !

En 2003, tu avais enregistré des chansons pour un EP appelé Porträtt Av Döda Barn qui n’a finalement jamais vu le jour. Qu’est-il advenu de ces chansons ? Ont-elles été recyclées dans d’autres sorties ?
En effet, nous avions enregistré quelques morceaux, mais nous n’avions rien finalisé, le résultat était très primitive et brut. Nous n’avons pas utilisé ces morceaux, sauf peut-être un riff ou deux. Je devrais peut-être récupérer ces morceaux, les finaliser et les sortir ! Je vais fouiller dans mes archives et voir comment ça sonnait ! Je pense que nous avions enregistré quatre morceaux à l’époque.

Quels sont les projets de Marduk à court terme ? Une tournée européenne ? Un nouveau DVD live ?
Depuis la sortie de Serpent Sermon, nous avons tourné en Russie (jusqu’en Sibérie), aux States, à Puerto Rico, au Canada, au Mexique, et nous avons fait quelques fests européens. Ensuite, fin août, nous allons commencer une tournée européenne de 44 dates, suivie par une tournée en Scandinavie en novembre. Ensuite, ce sera un nouveau tour aux States, ainsi qu’une tournée en Asie et en Australie. Comme tu le vois, nous allons à la conquête du monde, pas de quartier ! 

Si tu pouvais changer quoi que ce soit dans ta carrière au sein de Marduk, que changerais-tu ? Tu as des regrets ? Ou des choses dont tu es particulièrement fier ?
Je ne changerais rien. J’ai tiré des leçons de mes erreurs et j’essaierai de ne pas les répéter. Aucun regret, on continuera à aller de l’avant !

Merci beaucoup !
Merci aussi, c’était un plaisir !