Archive for the ‘ Interviews ’ Category

Cannibal Corpse (interview 2009)

On a encore lâché le Castor dans un tour bus, une fois de plus il revient avec une vidéo (Murder One : un jour on trouvera un groupe pour garder cette brute ?). La victime ? Paul Mazurkiewicz, batteur de Cannibal Corpse. Entretien réalisé le 06/10/09 – Vosselaar – Biebob


Itw Paul Mazurkiewicz Cannibal Corpse drummer… by metalchroniques

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20 ans, 6 albums au compteur et frais comme des gardons, 
une interview de Nicke Borg qui explique la forme olympique du groupe

Nicke Borg (guitare et chant)bbabies1008

Pourquoi selon toi la France est un pays important pour les Backyard Babies ?
N : hé bien, c'est un des plus grands pays d'Europe, et je pense il y a plein d'amateurs de rock, peut être que des gens l'oublient mais nous non !  Tu vois par exemple nous étions en Chine, et en dépit de son régime politique, dès lors qu'il y a des fans de rock je pense que nous devons y aller ! Mais bon tu vois ça c'est notre état d'esprit. 

C'est amusant d'entendre ça, vu de France c'est plutôt dur pour la scène rock ou metal d'être au premier plan.
N :pourtant je même si c'est dur d'en entendre un peu partout d'en les grands médias, il y a ici pleins de fans de rock et de metal et pas mal de groupes !

Le nouvel album est surprenant par sa fraicheur et l'énergie qu'il dégage, difficile de croire que ça vienne d'une groupe qui a plus de 20 ans, il y en a tant qui se contentent du minimum !
N : je prends ça pour un compliment ! Je pense que nous n'y avons pas réfléchi tant que ça, nous avons décidé d'y aller à fond, ça fait 20 ans que nous jouons et prenons du plaisir à la faire. Cette fois, nous voulions quelque chose de plus énergique, la production nous avait un peu déçu sur l'album précédent. Et puis tu sais quand je vois des mecs avec qui j'étais au lycée et que je les revois maintenant, ils ont pris un sacré coup de vieux ! Ils ont les yeux vides et morts, ils ont leurs vies de famille, des gamins, je crois que le rock nous a maintenus en vie ! Pourtant je peux te dire que j'ai bu et pris de la drogue comme personne dans le coin, et heureusement j'ai arrêté, mais je crois que l'âge n'a pas fait trop de dégâts.
Et j'espère bien que nous sonnons comme un jeune groupe, nous jouons avec nos tripes, et nous ne faisons pas un numéro. Et d'un autre côté c'est ridicule parfois de voir de jeunes groupes ou des mecs de 20 ans essaient de jouer comme s'ils en avaient 40 ! Nous essayons de sonnons comme nous le ressentons aujourd'hui. Par exemple des chansons Back On The Juice, Abandon, ou encore Voodo Love Bow, elles n'auraient peut être pas figuré dans l'album il y a quelques années. Mais maintenant elles conviennent parfaitement à notre état d'esprit. Quand nous sommes entrés en studio nous avions quelque chose comme 20 chansons. Nous faisions des aller retour entre le studio et le local de répétition, et petit à petit les choses se sont mises en place.

Quand je vois le titre des chansons, Fuck Off And Die me donnait l'impression de déjà vu…
N : oui c'est de ma faute, j'ai personnellement pensé que peut être c'est un peu naif d'avoir une chanson avec ce titre, un trip peu à la Exploited. Mais le management, le producteur et le label eux ont trouvé lidée super. Je me suis dit peu importe, du coup tout le monde parle de cette chanson.

bbabies2_102008C'est pas un peu facile de faire du buzz avec ce titre ?
N : C'est une déclaration, après le management en fait ce qu'il veut, mais après tout ça reste une bonne chanson non ?

Vous avez changé de producteur, pourtant le précédent vous le considériez comme un membre du groupe ?
N : question intéressante, d'une certaine manière je trouvais les producteurs surestimés, c'est stupide de filer plein de pognon à un mec derrière une console alors qu'on pourrait le faire après tout ? Cette fois je voulais une personne  qui soit concentrée, à qui je donne la matière brute de la chanson et qu'il en ressorte quelque chose de meilleur.
Sans que ça vire au pugilat ou je serais obligé de lui dire de ne pas toucher à la chanson.
Evidemment avec Jacob je ne voulais pas qu'on sonne comme Rammstein. Mais il est resté concentré sur un objectif, que la chanson qu'on lui donne aille au bout. Nous en sommes ressortis vraiment satisfait dans la mesure ou ce fut un travail très dur.
Et puis tu sais être en studio c'est 50/50, haine et amour, ou tu peux te retrouver après une journée à te dire que tu fais partie du meilleur groupe du monde et le lendemain te lamenter parce que ce que tu enregistres craint à mort ! C'est bien sûr quelque part entre les deux, sans compter l'envie que tu peux avoir de tuer le producteur et toute sa famille quand il ne trouve pas ton boulot à la hauteur. Nous sommes vraiment content de l'album au final ! Très surpris aussi du son par rapport au précédent, ça sonne vraiment comme nous le voulions cette fois. Est ce que c'est une question de timing, je ne sais pas trop en fait.

A propos du titre précédent qui sonnait un poil compliqué, cette fois c'est plus simple, nouveau chapitre, nouveau départ ?
N : Pourquoi pas, mais par contre je ne serais pas d'accord si tu me disais que c'était un titre par défaut, par manque d'inspiration. Nous sentions que ce serait bien de l'appeler ainsi parce que c'est simplement un album des Backyards Babies. Parce que cet album c'est l'essence même du groupe, avec des chansons rapides, lentes, parfois sombres. Et puis c'était simple dans cet état d'esprit de l'appeler par le nom du groupe.

Comment fêter 20 ans pour le groupe ?
N : par un gros gateau (rires)  ! Il y aura peut être quelque chose, j'aimerais bien par exemple un album photo résumant nos 20 ans de carrière. J'adore les albums photos, on retrouverait des vieilles photos de Moscou, du Brésil, mais sinon du champagne et du gateau pour tout le monde !

Un dernier mot 
N : nous serons en tournée européenne l'année prochaine et nous reviendrons en France c'est promis !

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Avantasia – Tobias Sammet, décembre 2007

De passage à Paris au mois de décembre 2007 pour présenter ce troisième chapitre de son projet Avantasia, le Hamster est allé le questionner :

C'est une petite surprise, il me semblait que le deuxième album d'Avantasia signifiait la fin de ce projet non ?
Tobias : C'est vrai, le deuxième signifait la fin de l'histoire entamée avec le premier album, et en plus j'ai dit et répété que c'était terminé avec ce projet. Il y a 6 ans, ce que j'en avais retenu c'était le stress immense de toute cette expérience.

C'était une grosse machinerie et à ce moment là je n'en voyais que les aspects négatifs qui m'avaient mis à genoux. La maison de disques attendait une grosse production, un grand truc, ils m'avaient payé en conséquence et j'avais à le faire. Il y avait tout un tas de petits problèmes à gérer qui s'accumulaient.
J'étais en fin de compte heureux d'en avoir fini, d'être vivant et de ne pas avoir succombé à une crise cardiaque ! Et j'étais malgré tout content du résultat, même si je me disais plus jamais ça !!!

Et puis en discutant avec des amis, ils m'ont dit que c'était idiot de ne pas y réfléchir, dès lors que j'avais plus d'expérience, un budget plus important, le feu vert de la maison de disques… Et puis il y a Sascha Paeth. Et puis j'avais ce nom, Avantasia, qui colle si bien pour faire du metal accrocheur. Et il y a tant de gens qui on prêté attention à cee projet que forcément j'étais en train d'y réfléchir à nouveau en positif. Là j'ai demandé à Sacha s'il était intéressé, il répondu "évidemment, je suis partant".

Tout le monde autour de toi avait plutôt l'air de penser que tu allais forcément le faire…
Tobias : C'est certain, les potes essayaient de me convaincre depuis un bail, et voilà qu'ils me disaient tous "on le savait bien que tu allais le faire". Et moi je leur répondu bande d'enfoirés jje n'envisageais vraiment pas de le faire… Par moment j'avais quelques craintes avec "Avantasia le retour", je ne voulais pas bousculer mes priorités, mon agenda. C'était comme se dire que tu as deux enfants et que tu dois en choisir un en priorité. Finalement cela s'est mieux passé que prévu, ce n'est pas comme Edguy, tu n'as pas un groupe à gérer, les obligations qui vont avec, notamment en termes de tournées. Je peux le faire si j'en ai envie, ni plus ni moins, il n'y a aucune obligation. Et c'est cela qui m'a convaincu, il n'y a pas la contrainte de devoir sortir un album tous les deux ans, et de tourner pendant des mois.

L'année dernière il y avait des rumeurs sur ton décès présumé et ton coming out, maintenant certains fans parlent de ta place dans la musique, de ton attirance pour Bon Jovi et Bryan Adams…
T : Oui c'est vrai je suis bien gay et mort comme tu le vois ! Evidemment dans la vie tu évolues, ce qui ne veut pas forcément dire qu'au fil des ans tu t'éloignes du metal. Mais surtout cela signifie que tu es plus confiant pour faire ce que tu ressens. Alors j'adore le heavy metal, mais tout un tas d'autres choses. Et je n'ai jamais opposé le fait que j'aimais Iron Maiden et Bon Jovi aussi ! Notamment Slippery When Wet, je n'ai pas de problème à le dire, ce n'est pas mon enemi public numéro un ! J'ai toujours composé des chansons rapides, et d'autres plus lentes.
Et je pense d'ailleurs que le nouvel album est très varié de ce point de vue. Et tu vois une composition comme Lost In Space, il y a un tas de groupes de heavy metal qui n'auraient pas le cran de compose une telle chanson. Uniquement par trouille de se prendre des commentaires désobligeants remettant en cause leur attitude metal !

Tu n'en as pas marre parfois de devoir te justifier ?
T : Bien sûr ! J'en ai marre, même si je peux comprendre que certaines personnes demandent des explications, et je ne veux pas détruire les illusions de certaines à mon sujet en même temps. Alors je dois le dire prudemment, ne pas m'emporter en leur disant que le metal c'est de la merde et qu'il y a tout un tas de musiques au delà. J'ai toujours aimé Dio, Maiden, Helloween, mais aussi Journey, Adams, Def Leppard, Brian May ! Et la vie de Brian ! (rires)

Les Monthy Python ça c'est pas une surprise !
T : Exactement (rires) ! Je les aime tous ! Et je suis en paix avec moi même tu vois ? Je peux hair un tueur en série, mais pas quelqu'un qui joue de la musique que je n'apprécie pas, c'est au delà de la compréhension pour moi ça. C'est infantile.
J'espère simplement que les gens écouteront l'album avec l'esprit ouvert, parce que la fin, The Scarecrow est heavy metal, il n'y a que deux ballades ! (rires).

Tu le disais, l'album est très varié, et il y a les invités, et il y a cette chanson interprétée par Alice Cooper , The Toy Master.
T : Je pense que c'est une grande chanson, que je n'aurais pas été capable de composer il y a 6 ans tu vois. Je ne veux pas dire que les chansons des premiers albums d'Avantasia étaient mauvaises, ni celles d'Edguy, mais c'était moi à un moment particulier. C'est une chanson qui demande pas mal de maturité, pas mal d'experience.

Tu ne crains pas de composer de chansons qui pourraient coller à Edguy plus qu'à Avantasia ?
T : non je pense pas en ces termes, je les écris et elles sont à leur place, elles conviennet bien à Avantasia, et je ne songe pas à Edguy à ce moment là. Je vis au présent je me ne demande pas ce qui devrait être la direction musicale d'Edguy dans les deux trois ans par exemple.

Et il y a un concert à venir au festival de Wacken.
T : Pas seulement, nous allons jouer dans plusieurs festivals en république Tchèque aussi, ensuite cela dépendra des demandes, nous avons en tête de tourner pendant deux mois. Les possibilités ne seront pas infinies en raisons des coûts de production du show, mais tu vois je n'avais pas envisagé de telles opportunités au départ. Et puis voilà on t'offre la tête d'affiche du festival le plus important d'Europpe, et j'allais dire non ? A moins de tenir compte de la trouille de se planter, c'était pas possible, d'autant que Sascha était aussi partant pour m'accompagner sur scène. Quand tout s'enchaine bien, tu restes confiant et on devrait bien s'amuser.

Un peu d'Edguy ? Alors la tournée aux Etats Unis, c'est toujours un peu étrange de jouer là bas vu le statut du groupe en Europe ?
T : c'est nécessaire de tourner là bas, sinon tu n'as aucune reconnaissance aux Etats Unis. Nous étions contents d'aller là bas, dans un pays aussi grand, il y avait quelques clubs sympas, en espérant que quelques centaines de personnes seront là. Nous n'avons eu que trois ou quatres concerts qui n'étaient vraiment pas terribles. Les distances sont longues, c'est vraiment une autre planète. En Europe on peut tourner confortablement dans des salles de la taille de l'Elysée Montmartre. Là bas ça ne veut rien dire. Si tu es important en Amérique, il y a aura forcément un effet en Europe, par contre l'inverse n'est pas vrai du tout.

Un dernier mot pour nos lecteurs
T : Je vous remercie dêtre si tolérants et d'apprécier mon nouvel album ! (rires)

Site officiel : http://www.tobiassammet.com/
Chronique de l'album.