Archive for the ‘ Interviews ’ Category

Impressionnés par la qualité de la dernière production du Radioactive de Tommy Denander, Yeah, nous avons cherché un peu à éclairer la genèse de ce second album et les motivations du principal animateur de ce projet.

tommy_denander

Une des particularités de cet album – et sur ce point il rejoint le précédent Ceremony of Innocence, c'est la multiplicité des chanteurs.

Pourtant à la base Yeah devait réellement être enregistré à la manière d'un vrai groupe plus que d'un projet. J'ai contacté Jorn Lande pour qu'il interprète tous les morceaux et, joint à Pat Thern à la batterie et à Chris Demming aux Backing vocals, cela devait prendre la figure d'un vrai combo. Mais il s'est avéré qu'avec Masterplan, Jorn Lande n'avait plus le droit de chanter pour des projets annexes. Donc j'ai dû laisser tomber.

Je me suis adressé à mon ami Geir Ronning, mon complice de Prisoner, auquel j'ai proposé de remplacer Jorn Lande. Il avait la voix pour le remplacer. Mais il avait d'autres engagements et avait du mal à trouver du temps à dégager pour Radioactive. Finalement il n'a chanté que sur quelques titres. J'ai donc diversifié les chanteurs. J'ai ainsi fait appel à Mikael Erlandsson qui avait effectué une super performance pour un morceau que j'avais écrit avec Chris Demming pour l'Eurovision Contest. Sa prestation nous avait pas mal soufflé et j'ai fait appel à lui, tant est si bien qu'il interprète maintenant quatre chansons sur l'album. Mais j'ai aussi contacté Kimmo Blom d'Urban Tale pour « Not That Innocent » car c'est un groupe d'amis depuis qu'on a travaillé ensemble… Les qualités vocales comptaient beaucoup mais aussi le contact humain. 

En fait l'ensemble a pris un peu la forme d'une suite d'incidents et d'opportunités. Et puis les amitiés et les échanges musicaux que j'entretiens depuis longtemps ont beaucoup joué aussi de telle manière que je me suis retrouvé avec cinq chanteurs. Mais je suis très content du résultat.

Oui car, malgré la multiplicité des chanteurs, on retrouve une profonde unité dans l'ensemble…

Effectivement, c'est ce que tout le monde me dit : c'est cohérent et cela sonne comme un groupe et non comme un simple projet. Et ce d'autant que j'ai la conviction d'avoir varié les morceaux et d'éviter les redites. C'est ma plus grande réussite ! Sur ce disque, on peut retrouver des chanteurs à la voix plutôt grave comme Geir Roning ou plus haut perchée comme Fergie Frederiksen. Et pourtant l'unité reste là. 

Je pense que cette unité tient à la manière de composer, c'est ma griffe, ma patte que l'on retrouve sur tout l'album qui fait la liaison. Et puis il y a une démarche spécifique que j'ai voulu adopter en faisant ce nouveau Radioactive : proposer quelque chose qui sorte du lot par rapport aux productions actuels.

Il faut dire que la qualité sonore exceptionnelle est pour beaucoup dans l'unité générale.

Même si l'album a été fait rapidement et que j'ai eu parfois la pression du temps, notamment dans le choix des chanteurs, la production a été très travaillée. Pourtant les chanteurs ont dû enregistrer séparément dans des studios respectifs car nous étions dispersés. Et pourtant il y a de l'agressivité qui perce, tout comme l'unité dont on parlait tout à l'heure. J'ai eu la chance de pouvoir me dégager du mixage sur quelqu'un d'extrêmement brillant, Anders « Theo » Theander. Je n'aime pas particulièrement mixer et si je peux me décharger de cette tâche avec en plus quelqu'un de fort sur le marché, c'est parfait.

En fait c'est peut-être ma manière d'enregistrer qui fait que cet album ne semble pas surproduit ni artificiel. Je suis très spontané. Quasiment toutes mes rythmiques sont faites en une seule prise chez moi, grâce à mes ordinateurs. Mes soli sont aussi très généralement fait à 90 % des cas en une seule prise. En fait je conceptualise très bien ce que je veux faire et une fois que c'est entendu, l'enregistrement peut se faire de manière très rapide et naturelle. C'est très important car je tenais à avoir un son net mais aussi avec de la dynamique et de la spontanéité. Sur ce point, une de mes références reste Van Halen. Tu sais que les prises du premier album étaient faites du premier coup et live ! Comme quoi la perfection n'a pas besoin d'être ruminée longtemps, longtemps.

J'aimerai évoquer le contraste entre les deux albums. On le perçoit au niveau du titre tout d'abord : Ceremony of Innocence cela ne sonne pas comme Yeah. 
C'est clair qu'il y a une certaine cassure : " Ceremony of innocence " c'est plus subtil, ça se prête à plusieurs lectures, on peut un peu extrapoler. Yeah c'est brut, direct. C'est l'impression que je voulais donner. Je voulais faire un album de guitare et cette fois elles sont très mises en avant. Je voulais ce son agressif et tranchant. Sur cet album, je suis plus proche de Giant ou Van Halen que de Toto par exemple. Alors que le premier album de Radioactive est très teinté de « West coast » avec un son plus aérien et plus léger. Et puis il y avait le jeu de Jeff Porcaro inimitable, qui donnait un aspect différent à la musique de Radioactive alors.

Cela signifie qu'il y a une différence entre le Tommy de 1991 (date de l'enregistrement du premier Radioactive) et celui de maintenant. Je pense à l'influence de Toto que tu as toujours revendiquée. 

Tout à fait : en dix ans tu peux imaginer tous les changements. Moi aussi j'ai entamé tout un périple musical, une forme de voyage personnel en quelque sorte. Mais attention : je reste toujours un fan des vieux Toto, notamment de la période Isolation. Je pense que l'on peut le percevoir sur un morceau comme « Demon ». Mais il est évident que j'ai beaucoup mûri et que les influences ne s'expriment plus de la même manière.

En fait, tu sembles suivre un peu inverse de ce que vivent la plupart des musiciens, lorsqu'on suit l'ordre chronologique entre les deux albums de Radioactive ? 

Oui ! En général, plus on est jeune, plus on est fou et on cherche l'agressivité, puis avec l'âge on prend de la bouteille et on met la pédale douce. Moi c'est tout le contraire : j'involue ! Je me fais plus agressif et " brut " que jamais !

Et il y a cette très belle ballade « Over You » qui est d'ailleurs la seule sur l'album… Elle sort du lot des ballades habituelles. 

Étant donné le contenu de mon album, beaucoup plus agressif, je ne pouvais pas multiplier les ballades, mais j'ai tenu à en mettre une. Toutefois elle est beaucoup plus sombre que de coutume dans ce type de morceau. Il ne s'agit en rien d'une ballade d'AOR classique, typiquement adressé à un public exclusivement féminin etc. J'y ai introduit des samples et des loops, plus une partie en arpège un peu déconcertante. Geir Roning y place de très belles parties vocales et il y a des cassures qui ne sont pas les crescendos habituels des ballades.

La couverture conserve cependant un côté AOR assez marqué avec ce paysage étrange et futuriste et cette pyramide. 

C'est Rainer Kalwitz qui un jour me l'a envoyé par e-mail. Il apprécie beaucoup ce que je fais et j'ai évidemment aimé. Il ne s'agit pas tant d'une couverture qui serait liée directement à des paroles du disque que d'un choix esthétique et artistique. C'est ce qui me touche et me plait. Et le thème des OVNIs qui est directement abordé dans l'illustration me touche particulièrement. Si tu veux tout savoir, je suis extrêmement intéressé par les OVNI et j'ai moi-même connu quelques expériences en la matière dans ma jeunesse. Mais on s'éloigne de la musique, là.

Justement, ton propos c'est d'apporter quelque chose de nouveau à l'AOR ?

Tout à fait. J'estime que le genre stagne depuis 10 ans : les productions sont médiocres et les groupes sont souvent peu inspirés. En plus il y a un phénomène de complaisance : toutes les critiques sont positives et les notes dans les différents sites pointent toutes vers au moins 80 sur 100. On comprendrait mal, en les suivant, pourquoi nous en sommes là. C'est un petit milieu, d'ailleurs pas toujours si honnête – voir les démêlés que j'ai avec Z record, où j'ai été directement escroqué par celui que je croyais être un ami -, qui reste bloqué sur une autre époque. C'est perceptible au niveau du son des productions notamment, qui est très daté années 80. 

Ceci dit le tableau n'est pas si sombre car on observe actuellement des groupes qui sortent du lot et qui apportent quelques choses. On the Rise et Urban Tale sont extrêmement talentueux. Et puis il j'ai la chance d'être bien soutenu par MTM mais un un autre label comme Atenzia fait du bon travail. Pour moi il s'agissait d'aller au-delà de tout ça, de placer de nouveaux standards pour l'AOR du nouveau millénaire. Ce n'est pas être prétentieux mais être exigeant. Et cet effort s'est fait au niveau de la production mais aussi des influences musicales. J'écoute beaucoup de choses diverses, cela va de la pop au groupe de métal progressif les plus récents comme du Dream Theater par exemple. Et tout cela se ressent, je suppose, dans ma musique.

Il y a certaines parties techniques très rapides sur « 7 am » ou « Make it Mine » qui pourraient relever de la musique progressive. 

Assurément. C'est une influence présente. En fait ma manière de composer n'est pas typiquement AOR même si c'est mon genre de prédilection. J'apprécie souvent les structures complexes, les rythmes syncopés, les contretemps et – comme tu l'as fait remarquer – les accélérations à certains moments. J'effectue toujours un gros travail en guitare rythmique. Sur certains points d'ailleurs je me considère plus comme un guitariste rythmique qu'un soliste. À chaque fois j'essaye de multiplier les parties rythmiques pas tant en surchargeant et en entassant les pistes, qu'en variant les parties et en cherchant à enchaîner les rythmiques .

Tu sembles non seulement travailler énormément tout ce que tu composes pour Radio-active et mais mettre tout ton cœur dans ce groupe…

Tu sais que j'anime pas mal de projets différents entre Prisoner, Rainmaker etc. mais pourtant Radioactive, c'est un peu différent. On a évoqué la possibilité que je sorte ce CD seul sous mon nom mais ça n'aurait pas eu de sens car Radioactive fait intimement partie de moi. Ce n'est pas que je ne m'investisse pas autre part, mais Radioactive c'est une partie de moi-même avant tout.

Propos recueillis par Baptiste par téléphone

 

Site officiel de Tommy Denander

Entretien par e-mail avec Erkka Korhonen, guitariste d’Urban tale

 

Tout d’abord, peux-tu nous retracer les grands traits de l’histoire d’Urban tale jusqu’à ce jour ?

Il nous a fallu du temps pour réunir le groupe. C’était pourtant une chose dont nous parlions avec Timo (notre claviériste) depuis le printemps 1996. Nous avons essayé de mettre sur pied quelque chose d’original à la fin 1997, mais cela ne déboucha sur rien jusqu’à ce que j’eusse l’idée du Tribute à Journey. C’était au printemps 1998. Nous décidâmes de le lancer et on peut dire ce fut une grande réussite. Aussitôt après nous, nous nous sommes posé la question de la composition d’un matériel original, et nos premières chansons virent le jour au début 1999.

Tout d’abord nous pensions chanter notre musique en finlandais, pour le marché local en quelque sorte. Le groupe fut donc nommé « Tarina », ce qui signifie « conte » en finlandais. Puis nous avons opté pour l’anglais, et avons changé le nom en « Tale ». Mais malheureusement un groupe de progressif en Angleterre s’appelait déjà « Tale », donc un changement s’avéra nécessaire. Un ami mutuel nous suggéra d’ajouter « urban » comme adjectif devant « Tale », puisque nous étions tous des « rats des villes », pour ainsi dire. Non seulement cela sonnait bien à l’oreille, mais en plus revêtait une signification intéressante. Après tout notre histoire prenait bien la forme d’un « Urban tale » !

En 2000, nous réalisâmes un single promo, auto-financé, « One day (I’ll Make You Mine) », que nous avons aussitôt envoyé un peu partout, et nous avons été ainsi contacté par plusieurs maisons de disques. Finalement, en septembre 2000, nous avons décidé d’accepter la proposition d’une maison suédoise nommée Roasting House. Leurs productions sonnaient bien et se révélaient diversifiées. En Novembre, nous entrions dans leur studio et commencions à enregistrer notre premier album éponyme.

Notre album fut enfin distribué après une attente assez frustrante de 7 mois, en Europe par Frontiers Records et au Japon et en Corée par Marquee Avalon. Aussitôt nous eûmes de très bonnes revues de presse dans les magazines et sur les sites web de rock. La sortie fut célébrée par une soirée à Helsinki –  la ville dont le groupe est originaire –, après laquelle nous nous sommes parti en Roumanie, pour le Golden Stag Festival, où nous avons gagné le prix pour la prestation rock. Puis nous avons joué en 2001 à Wigan, en Angleterre, au Gods festival, où notre CD devint la meilleure vente au niveau du merchandizing de tout le festival.

Nous avons continué à tourner dans notre propre pays, jouant dans des clubs ou dans des soirées privées. L’été 2002, a vu par contre notre premier passage en Espagne, où nous avons effectué deux shows pour un public totalement nouveau au festival Nemelrock de Madrid.

Le commencement de l’année 2001 avait été une période noire pour nous puisque c’est à ce moment que j’ai contracté une blessure au niveau du nerf de mon bras gauche. Heureusement, le dommage n’était pas définitif et j’ai commencé, lentement, à regagner mes capacités de jeu. Finalement, mon bras a été opéré par chirurgie en juin dernier et l’opération a été un succès à 100 %. Quelques deux mois après l’opération, nous enregistrions Sign Of Times aux Roasting House Studios, en pouvant nous donner complètement.

Vous êtes le premier groupe de rock mélodique finlandais d’envergure. Cela s’expliquerait-il par la rareté du public en Finlande ? Cherchez-vous avant tout un succès dans des pays plus « méridionaux » ?

Nous sommes vraiment le seul groupe à jouer ce type de musique en Finlande, mais je pense toutefois qu’il y a un public pour le rock mélodique en Finlande. Bien sûr, un succès international nous satisferait largement, mais je crois qu’avec une promotion bien effectuée, nous avons une chance de parfaitement percer dans notre propre pays. Avec les concerts de reprises que nous avons effectués, nous avons pu constater qu’il y avait des gens qui se souvenaient très bien des grands hits de AOR des années 80 et à chaque fois cela a été un grand plaisir – réciproque –, de faire revivre ces morceaux.

À l’écoute attentive de votre album, je ne juge pas l’influence de Journey si présente, sauf peut-être sur certaines parties solo, notamment sur « Still Strong ». Peux-tu d’expliquer sur la manière par laquelle cette influence peut se manifester dans votre musique, et tout particulièrement dans ton jeu de guitare ?

Je pense que maintenant, à la différence de notre premier album, l’influence de Journey est beaucoup plus latente que patente et c’est clairement mieux ainsi. Cela peut ainsi prendre la forme d’une réelle influence et pas d’un banal décalque. Nous conservons toujours des grilles et des enchaînements d’accords qui ont des résonances « très classiques », mais nous tentons de nous inscrire de plain-pied dans le XXIe siècle tant au niveau du son qu’avec des rythmes plus novateurs.

Sur la question des parties guitare solo ou mélodiques, les réminiscences de Journey et tout spécialement de Neal Schon sont plus nettes. Je pense qu’une des qualités de ce Schon a toujours le sens de la mélodie que chacun peut chanter. Et c’est un des objectifs que devrait conserver tout improvisateur et en fait toute intervention guitaristique.

Oui, en t’écoutant, j’ai le sentiment que tu cherches la mélodie et, par-dessus tout, la place juste pour une partie solo dans chaque morceau. Ne serait-ce pas là le vrai apport de Neal Schon à ton style ?

Manifestement, l’écoute de Neal et le travail sur ses plans et ses parties m’ont beaucoup apporté. Mais mes autres influences ne sont pas pour rien non plus. Je peux te citer Blackmore, Eric Johnson, Brett Garsed ou Steve Morse. En fait, je conçois le jeu de guitare comme une conversation. On ne peut pas crier à la face des gens en permanence et il faut bien aussi écouter ce que les autres personnes ont à dire. Dans ce dialogue, chaque « phrase » prononcée doit avoir sa signification et ne doit pas se borner à prendre la forme d’un assemblage de mots…

Une des qualités de l’album est sa variété : son ouverture contient surtout des titres typiquement AOR comme « Starship of Giants » ou « Son of a Gun » puis il se diversifie. On peut même trouver un titre quasiment « alternatif » dans ses sonorités comme « Monsters ». S’agit-il d’un choix ?

En fait il nous a semblé plutôt naturel d’élargir et de diversifier les sonorités du groupe, et nous nous sommes volontairement laissé entraîner dans cette direction. Car, nous sommes influencés par toutes sortes de styles. « Monsters » a débuté comme une expérimentation faite par Timo, que nous avons décidé d’élargir avec tout le groupe. Voilà notre démarche.

Je suis très content de ce choix et de cette direction, car l’album y prend un intérêt supplémentaire et gagne en variété, au détriment de la monotonie. On parle souvent de la nécessité de faire avancer le rock mélodique dans d’autres directions, et c’est ce que nous faisons. Nous savons parfaitement que cela créer des opinions contrastées, contre ou pour nous, mais c’est en fait une bonne chose.

D’où le souhait de refuser la plupart des gimmicks propres à l’AOR, tout particulièrement quant aux lyrics. Les deux ballades mises de côtés, il n’y a pas vraiment de « love songs » sur Sign of times. Il y aurait là le choix de donner une connotation plus sérieuse à votre musique, en évitant cette légèreté spécifique aux années 80’ ?

Tu as vu juste à propos des paroles et plus généralement de notre attitude par rapport aux gimmicks propres au genre. Kimmo a fait de gros progrès au niveau des lyrics : les thèmes se sont recentrés sur des choses beaucoup plus sérieuses. Notre premier album décrivait surtout des histoires de couple et regorgeait de chansons d’amour, mais celui-ci s’est tourné vers d’autres sujets : on y aborde les questions de guerre, de religion, les formes de dépits voir de déchirures qui peuvent traverser la vie des gens et des sociétés. Ce n’est plus vraiment notre truc de chanter la fête et l’amour hédoniste et physique à tout bout de champ !

Quel sont vos projets succédant à la sortie de Sign Of Times ? Vous programmez la sortie d’un single, une tournée ?

Il est très vraisemblable que nous sortions un morceau en single pour les radios finlandaises. Nous envisageons également une tournée avec d’autres artistes de rock mélodique. Si les choses vont comme nous le souhaitons, nous devrions tourner durant plusieurs semaines ce qui serait une grande satisfaction. Nous finirions peut-être notre tournée par une apparition au festival annuel des Gods. Ce serait un beau point d’orgue ! 

Entretien mené par Baptiste