Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

En ce début d’automne, le Ferrailleur nous propose une affiche 100 % metal noir avec le fin du fin du genre. Deux formations en pleine ascension : les Français de Regarde les hommes tomber et les Allemands de Der weg einer freiheit.

Le post-black chamanique de Regarde Les Hommes Tomber envoûte une assistance attentive. Les morceaux de l’éponyme et d’Exile sont sublimés par une interprétation irréprochable. La set-list est sans défaut ; les titres joués (« L’exil », « Ov flames, flesh and sins »…) sont puissants. Ils emportent tout sur leur passage. C’est un véritable tourbillon d’émotions et de musique sombre. Une fois de plus, on touche au sublime.

Fort d’un album irréprochable (Finisterre) encensé dans nos colonnes, Der weg einer freiheit (comprendre « le chemin vers la liberté ») entame les hostilités avec le puissant « Einkehr ». L’ensemble de la prestation est un ensemble cohérent (« Skepsis part I &II ») dans lequel on s’immerge sans retenue.

Les morceaux (en particulier « Skepsis part I & II ») forment un tout cohérent . On y plonge sans hésiter. Mais les deux points d’orgue de la prestation sont « Repulsion » tiré de Stellar et la cristalline intro de « Aufbruch ». Au bout du compte, Nikita Kamprad et ses acolytes tirent leur révérence sous les vivats du public. Triomphe amplement mérité. Voir Der weg einer freiheit en concert est une véritable expérience, émotionnellement intense, visuellement stroboscopique et musicalement envoûtante.

Nico.

En ce 15 Août, Blue Wave production nous propose une soirée 100 % metal. A l’affiche du Ferrailleur, les thrasheurs d’ Arcania et les poids lourds du sludge, Crowbar.

Arcania a la chance de débouler devant une salle bien remplie ; chose rare pour une première partie. Les Angevins nous livrent une prestation réjouissante où leur thrash-metal musclé fait mouche à chaque fois. En une dizaine de titres, le quatuor fait l’unanimité. Une bonne dose de bonne humeur est distillée par Cyril Peglion (chant). La virtuosité Niko Le Bellec (guitare) impressionne. De la bonne musique speed, un état d’esprit positif. Il n’en faut pas plus à Arcania pour sortir victorieux de ce début de soirée.

Le groupe de Kirk Windstein, avec sa carrière et son vécu, n’a rien à prouver ce soir. D’entrée, Crowbar prend le public du Ferrailleur par le paletot. « I am the storm » annonce la couleur : ce n’est pas une soirée réservée aux mauviettes. La suite de la playlist va dans ce sens et ne propose que des titres forts. « Existence is punishment » est bien évidemment le summum du set qui retourne tout sur son passage. Kirk Windstein et Tood Strange, revenus à la maison, en imposent. Ils occupent le devant de la scène tandis que Matthew Brunson soutient les patrons. Tommy Buckley est le plus impressionnant : sa frappe de bûcheron exige qu’un parpaing maintienne la batterie. La prestation des Américains est impeccable de bout en bout. On ressort exténué mais comblé. Mission encore accomplie pour ces mastodontes de Nola.

Nico.

L’affiche était alléchante, la météo incertaine, la présence d’amis et de retrouvailles garantie. C’était décidé, cette année, il était hors de question de rater le Metal Méan. Retour sur une journée globalement réussie.

Et pourtant, ça commençait pas fort, avec une météo capricieuse, les parkings fermés (décision logique et raisonnable, mais pas pratique dans les faits) et une longue file à l’entrée. À peine le temps d’entrer et de boire un verre avec les potes que le premier groupe monte sur scène. Uada, des ricains qui font un Black Metal pas mal branlé du tout. Sur album, j’avais été assez séduit. En live, l’impact est bien moindre, et je filerai au camping rejoindre les amis pour un apéro terrifiant à base de Cuvée des Trolls (désolé Goat Torment, c’est un Flamand qui m’a fait rater votre concert).

Retour sur le site du fest just in time pour les Finlandais d’Archgoat. C’est déjà beaucoup mieux au niveau des compos, mais le son est vraiment limite pour vraiment profiter du show du trio, et ce constat sera identique pour Ulcerate. J’adule ce groupe sur album, j’ai eu la chance de les voir en 2009 à Eindhoven et j’avais été soufflé par leur prestation dans la petite salle de l’Effenaar. Cette fois, la sauce ne prenait tout simplement pas. Lourd, monolithique, pas gâté sur le son qui rendait le tout assez indigeste, Ulcerate a tourné à l’écrasement de tympans en mode bouillie. Grosse déception.

Heureusement, les choses se sont ensuite améliorées, tout d’abord avec Vital Remains, les darons du festival. Je ne m’attendais pas à une telle claque. Bien posé dans la fosse photo pendant deux morceaux, j’en ai pris plein la gueule. Les soli étaient clairs, les deux chants bien audibles, c’était du tout grand Death brutal technique. Un seul regret : un set trop court à mes yeux. Leurs morceaux sont tellement longs et travaillés qu’on aurait pas craché sur une ou deux compos en bonus… Mais vu que l’heure du dernier concert d’Angelcorpse approchait, on allait pas trop se plaindre.

Alors, cette dernière d’Angelcorpse ? Beh c’était fidèle à la réputation du groupe. Sale, violent, pas toujours très propre sur les bords, mais une énergie et une hargne intactes, à tel point que l’on peut être en droit de se demander pourquoi Peter a décidé de mettre un terme à son groupe. Un des grands moments du fest en tout cas.

Suffocation, ensuite, a dévoilé son énième nouveau chanteur. Un petit nouveau, certes, qui n’a pas la réputation d’un Gallagher (qui a aussi fait l’intérim pour Suffocation en tournée), mais quelle présence sur scène ! À aucun moment il n’a essayé de singer Frank The Tank. Il a sa propre attitude, sa propre présence, et au niveau du chant, il assure très bien (en même temps, il a été sélectionné par le groupe, on se doutait bien que ce serait du solide). Possessed, ensuite, m’a fait l’effet d’une bouffée de fraicheur. Jeff est un frontman en or, et le voir avec un tel sourire alors que la vie n’a pas toujours été tendre avec lui est vraiment inspirant. Au niveau de la presta, c’était aussi du haut vol. Reste à voir si le groupe parviendra à transformer l’essai lorsqu’il sortira son nouvel album.

Et enfin, Candlemass. Je n’en ai aucun souvenir. Je me suis réveillé à La Louvière dans la voiture d’un pote. D’après les photos, c’était bien. Hamster pourra certainement en dire plus.
Hamster : une prestation de tête d’affiche, avec un Mats Leven au chant qui assure. Et des titres qui tiennent toujours la route (dont les incontournables « Bewitched » ou « Solitude »).

Un grand merci à l’orga pour le pass photo !

Les photos, c’est par ici