Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

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Son : au poil. 
Lumières : correctes.
Affluence : foule des grands jours
Ambiance : bonne
Moment fort : un début de concert de haute tenue pour les californiens.

Il y a du monde ce samedi soir pour assister au concert de la panthère d'acier. Cette fois, le Splendid ne déçoit pas, la bière fraiche est au rendez vous. Le temps de s'approvisioner, Inglorious, groupe britannique fier d'être selon la presse locale « le futur du rock », livre une prestation qui manque singulièrement d'energie. Seule la reprise de Whitesnake, « Fool For Your Lovin' » surnage, à l'instar de Nathan James le vocaliste qui surclasse ses comparses. Accueil poli du public, mais on le sent bien qu'il a la tête ailleurs. 

Le groupe arrive un poil en retard sur scène, mais il va livrer une prestation bien rodée. Une setlist modifiée et forcément plus fournie que lors des festivals de l'été dernier, et le stock de blagues de Satchel renouvellé. Bien sûr qu'on à cru à sa déclaration d'amour pour la ville de Liiiillle dont il a vu des photos sur son ordinateur. Comme d'habitude Lexxi fait figure de victime expiatoire. On a apprécié la séquence solo de Satcheel revisitant les classiques de Deep Purple à Iron Maiden en passent par les Gun's N Roses, et le numéro du batteur Stix Zadinia pendant le titre acoustique " She's On The Rag" ou il a joué du clavier sur son Iphone 8. La classe.

Comme d'habitude la gent féminine est invitée à monter sur scène, on à particulièrement apprécié la prestation au chant de la demoiselle qui s'est distinguée sur "Community Property", Michael Starr à apprécié le duo, et le public tout autant. 1h45 de show qui passe vite, on apprécierait sans doute moins de blagues et plus de compos, mais il vrai qu'aller voir Steel Panther c'est un peu aller au cirque, et sans ce numéro, ce serait sans doute moins accrocheur.  En tout cas, Steel Panther met un point d'honneur à nous faire passer une bonne soirée, et livre son show avec professionnalisme, que ce soit en festival ou en club. Un rappel pour deux titres, un public qui salue chaleureusement les californiens et les voilà repartis sur la route de leur tournée intensive.

Set list Steel Panther : 

Intro I Love It Loud (KISS song), Eyes of a Panther, Just Like Tiger Woods, Party Like Tomorrow Is the End of the World, Asian Hooker, Turn Out the Lights, Let Me Cum In, It Won't Suck Itself, She's on the Rag, Girl From Oklahoma, 17 Girls in a Row, Gloryhole, Community Property, Death to All but Metal
Rappel : Fat Girl (Thar She Blows), Party All Day (Fuck All Night)

steelpantherrocks.com

Depuis quinze ans, le Muscadeath est le festival death metal qui fait vibrer la ville de Vallet, capitale du Muscadet. Cette année, les organisateurs ont frappé un grand coup en plaçant les vénérables Napalm Death en haut de l’affiche.

Niveau organisation, il n’y a rien à redire. Tout est carré et maîtrisé. Le lieu, le Champilambart, offre une scène immense et la salle possède une acoustique parfaite. Les groupes enchaînent les sets. Hormis le début abrupt du concert de Necronation (où tout le monde n’est pas encore entré), tout se passe comme sur des roulettes. La programmation offre de belles découvertes. Elle donne aussi l’occasion de voir deux légendes du grindcore. Pas moyen de s’ennuyer pendant ces huit heures ininterrompues de death.

Autre bon point : la restauration. Elle est de qualité (sandwich vegan, bière artisanale et locale) et on ne poireaute pas des heures pour se nourrir. Tout est fait pour que le festivalier se sente bien. Mais maintenant, parlons musique.

Côté découvertes, Atrocia souffle son monde avec un son énorme et une belle maîtrise de jeu. Quant à Shaytan, il bluffe votre serviteur avec son death lourd et lugubre. Jé', le chanteur/bassiste, hurle à s’en déchirer les cordes vocales. Son charisme fait la différence.

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Si Necronation, Absurdity et Hideous divinity ne se démarquent pas de la masse, Carbonizer enthousiasme avec son thrash joyeux d’une efficacité redoutable. C’est une formation réjouissante à laquelle il est difficile de résister. On se rue sur le bandcamp de ce groupe nantais pour écouter leur E.P. éponyme.

Place aux vétérans. Putrid Offal et Napalm Death ne sont pas là pour faire de la figuration.

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Les grindeux de Putrid Offal sont en forme. Si les influences à la Carcass sont évidemment présentes, le quartet possède un son et un caractère affirmés. Ces maîtres du goregrind ont bien fait de se reformer. Notons une belle reprise du "Freddy Kruger" de S.O.D, preuve du bon goût de la formation.

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Napalm Death est un groupe qui n’a jamais déçu. Ce soir, Barney est plus en verve que jamais ; sa troupe est bien décidée à en découdre. John Cooke, remplaçant de Mitch Harris et sosie de Max Cavalera, mouline comme jamais sur sa guitare tandis que Shane Embury maltraite basse et micro. Les tubes sont joués ("Suffer the children", "Breed to breathe", "You suffer"…) et les traditionnelles reprises sont de la fête ("Conform" de Siege et le nécessaire "Nazi punks fuck off") pour le bonheur des petits et des grands. Napalm Death continue d’être impressionnant. Cette institution perdure depuis trente-quatre ans.

C’est épuisé, mais heureux, que nous sortons de la quinzième édition de ce petit festival qui creuse tranquillement son sillon. Il s’impose comme l’un des évènements « métalliques » de Loire Atlantique.

Nico.

Toutes les photos du Muscadeath se trouvent ici.

Cette année, les astres n’étaient pas avec nous, les planètes n’étaient pas alignées. De cette édition 2016 du Motocultor, nous vous relaterons, hélas, que la journée du samedi 20 août. De grands chambardements ont eu lieu. En premier lieu, parlons de l’organisation.

 

SiteMotocultor

Le site a été repensé pour le meilleur ; les deux chapiteaux sont une très bonne initiative (surtout en cas de pluie). Il y a plus de place pour circuler et le service de restauration est plus rapide (toutes proportions gardées, nous sommes en festival). La sécurité fait bien son boulot, les tickets boisson et repas sont rapidement accessibles, les séances de dédicaces sont bien organisées et la communication sur les réseaux sociaux est digne des plus grands évènements. C’est du tout bon. Les petites galères de l’année dernière sont oubliées. Le festival a passé un cap important. On le sent à chaque instant.

Maintenant, niveau musique, c’est aussi la panacée.

 

Get_The_Shot (114)

Get the shot, le groupe québécois de l’année, retourne la Supositor stage avec son set nerveux. Le hardcore puissant et généreux du quintet fait mouche et les pogos s’enchainent sans discontinuer. Bien plus tard, sur la même scène, les vétérans d’Agnostic Front démontrent une fois de plus qu’ils sont les parrains légitimes du genre. Vinnie Stigma, généralement à la masse, est remonté comme un coucou : il fait le spectacle. Mieux, il nous fait oublier les approximations vocales d’un Roger Miret qui tire de plus en plus sur ses cordes. Rien de grave, le groupe reste intouchable.

 

Necrobutcher

Niveau black metal, nous sommes copieusement servis. Goatwhore ne fait pas de quartier ; il aligne une série de skuds imparables. Haineux au possible, les gars du bayou crachent littéralement au visage des institutions bien pensantes. Ça fait un bien fou. Dans le même style, un cran au-dessus, Mayhem propose un spectacle total. Ambiance lugubre, fumigènes et lumières sombres sont au rendez-vous pour célébrer le meilleur album de black metal des années 90 : De Mysteriis Dom Sathanas. L’interprétation est sans faille. Attila Csihar s’impose en grand bateleur tandis que Necrobutcher, que l’on sent très motivé, harangue un public qui n’en demandait pas tant. Nous ne remercierons jamais assez Teloch (dernier guitariste en date) d’avoir relancé une machine qui semblait s’être essoufflée.

 

Sordid_Ship (28)

Dans un tout autre genre, Giuda, débarqué de nulle part, est une bonne surprise. Son rock basique et ses riffs à la Angus Young emballent l’assistance. C’est frais, pas foncièrement original, mais ça fait bien le job. Et les gars décrochent la timbale avec leur reprise enthousiaste du classique « Saturday Night's Alright for Fighting » d’Elton John. La révélation du jour est le groupe lorientais Sordid Ship. Les gagnants du tremplin Motocultor profitent d’une exposition inédite pour dévoiler leur punk/surf/core à qui le veut. C’est rafraîchissant, rigolo ; leur musique est convaincante. Une découverte à suivre avec attention. Rien à voir avec les tristes Pipes and pints qui foirent leur prestation à trop vouloir ressembler aux Dropkick Murphy’s. Ce qu’ils ne seront jamais.

 

Gorod (9)

Quand les membres de Gorod sont entrés sur scène, personne n’aurait pu prévoir qu’ils allaient littéralement atomiser la Dave Mustage avec leur death metal technique. Cette heure de concert incroyable prouve par A+B que le groupe fait partie des meilleurs. Les compositions tranchent dans le vif et on ressort soufflé de ce concassage en bonne et due forme. Niveau intensité, nous restons bluffés par l’enchainement Cult Of Luna/Neurosis. Les Suédois frappent encore dans le mille. Johannes Persson est charismatique ; le groupe frôle une fois de plus la perfection. Et même si leurs morceaux sont tronqués, festival oblige, leur musique reste magique, indispensable. Tout comme Neurosis qui envoûte le festival avec un show exigeant et d’une noirceur sans pareille. Steve Von Till est magnétique tandis que son acolyte Scott Kelly, plus brut, emmène le groupe dans un maelström musical torturé. Neurosis prouve une fois de plus son statut « à part » dans le paysage musical actuel. On finit donc sur une très bonne note.

 

Neurosis

L’impression, au sortir de cette journée haletante, est extrêmement positive. En termes d’organisation, rien n’a été négligé. Cela a fait un bien fou au festival. Niveau musique, la programmation est toujours riche et varié. Et le luxe de se payer Neurosis en exclusivité est plutôt un bel exploit. Si le public aime ce festival, c’est pour son ambiance unique, sa diversité musicale et ses valeurs. Nous souhaitons donc que le Motocultor continue longtemps sur cette lancée positive ! Si les astres sont avec nous.

Nico.

Toutes les galeries photos de cette journée du Motocultor 2016 sont ici.