Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Spring Madness Fest VII

Sprng Metal Fest 23/05/2015

Son : très variable, de terrible à bon
Lights : rudimentaires
Affluence : Pénible
Ambiance : Une salle presque vide, ça ne donne pas grand chose
Moments forts : Civilian, Mother Of Sin, Fireforce

Photos : cliquer ici (Breakfast At Midnight,  Civilian,  Fireforce,  Mother Of Sin,  Soul Collector,  Turbowarrior Of Steel,  Wizz Wizzard).

Un autre jour, un autre festival. La fête de ce jour ? Le Spring Madness Festival à Beveren-Waas (Belgique), un de ces petits festivals locaux que j’aime bien. À l’affiche : 8 groupes (avec une annulation) pour le prix modeste de 7 €, c’est presque gratos !

Alors on a qui sur l’affiche ? On a Breakfast At Midnight, Soul Collector, Turbowarrior Of Steel, Wizz Wizzard, Civilian, Mother Of Sin et Fireforce! La plupart des groupes sont donc des groupes belges, à l’exception de Mother Of Sin, qui vient des Pays Bas.

J’ai failli rater le premier groupe mais grâce à un retard de l’organisation, j’ai quand même eu la chance de voir la plupart de leur set et je dois avouer que j’étais surpris : c’est du bon grunge dans la veine de Pearl Jam, je serais curieux de les revoir !

Soul Collector alors, j’en ai déjà parlé par le passé, c’est du ‘vampire metal’, c’est gothique, c’est lourd et sombre mais ce n’est pas mon truc et le son était horrible.

Le thrash aussi était présent dans ce festival avec Turbowarrior Of Steel, un groupe de ‘Turbothrash’ qui se prend pas trop au sérieux : c’est marrant mais sans plus, les morceaux ne collent pas.

Le heavy metal traditionnel est bien évidement aussi présent avec Wizz Wizzard, un de ces petits groupes belges que j’aime bien, c’est bien exécuté et certes, ils ne vont pas réinventer le Metal, mais les morceaux sont sympa et reconnaissables.

La première vraie surprise pour moi, c’est Civilian. C’est un groupe que j’avais déjà vu en live une fois en 2012 et ils m’avaient pas convaincu mais maintenant, 3 ans plus tard, c’est comme si c’est un nouveau groupe! Du bon solide Hard Rock joué avec passion. Le groupe a très bien progressé.

Mother Of Sin est le seul groupe qui ne vient pas du Belgique : ce trio de Progressive Power Metal fut la découverte du festival pour moi, excellentes mélodies et une voix forte, fortement recommandé aux fans du genre!

Il y a une semaine et demie, le chanteur de Fireforce a eu un accident de vélo et s’est cassé quelques côtes et une clavicule. Je m’attendais donc à une annulation. Quand le groupe a confirmé sa présence, je m’attendais à un chanteur de remplacement. Mais non, c’est Flype qui est là sur scène, avec ses côtes cassées ! Un vrai dur lui et il a tenu tout le set devant une salle presque vide. C’est dingue !
Et là est le vrai problème, le public. Comment est-ce possible que un sympa petit festival comme le Spring Madness n’arrive pas à rassembler ne fût-ce que 100 personnes alors que les monstres de presque 200 € comme le Hellfest et le Graspop arrivent à faire le sold-out (ou presque)?! N’a-t-on vraiment pas plus de passionnés que ça ?! Ils font quoi le reste du temps?! Ne sait-on pas que, sans la scène, on n’aurait plus de nouveaux groupes? Ils pensent que les Slipknot et Iron Maiden sont là pour une éternité ? Supportez la scène locale, les gars ! 

 

 

Son : Excellent et fort
Lights : Superbes
Affluence : Faiblarde vue l’affiche
Ambiance : Excellente
Moments forts : Ambush, Asgard et The Rods

Photos de Mr Patate cliquer ici.

La résurrection de ce festival mythique initiée en 2013 propose une nouvelle fois cette année une affiche particulièrement alléchante (pour peu que l’on soit fan de Heavy-Metal) constituée de nombreuses formations étrangères, et ce pour un prix particulièrement modique (20 Euros en prévente).

Outre la joie de découvrir en live Seven Sisters et Ambush, que je ne connais que sur disques, j’ai le bonheur de rejoindre Mr Patate qui nous conduit en terres Flamandes, avec cette fameuse langue incompréhensible qui permettra au non initié que je suis de commander une assiette de crudités au lieu d’une dose de protéines rendues nécessaires par l’absorption massive de boisson gazeuse… 

La salle de bonne dimension est bien équipée avec une scène de belle taille, un light show soigné et surtout un système de son parfait, car tous les groupes bénéficieront d’un son excellent !

Seven Sisters ouvre les hostilités. Ce jeune groupe Anglais, qui n’a que la démo « The Warden » à son actif délivrera un bon concert fait de revival 80’s, même si il est évident, notamment au niveau du chant, que le groupe se cherche encore un peu. Une belle prestation en tout cas qui donne envie de revoir les jeunots.

Les Italiens d’Asgard, bien rôdés par les nombreux concerts donnés ces dernières années, délivrent pour leur première venue en Belgique une excellente prestation. Sans aucun temps mort le groupe enchaine les hits piochés dans ses deux albums, avec une légère préférence pour le premier opus « The Seal of Madness » (2011) dans une puissance et une rigueur qui viennent démontrer, une fois encore, que ces jeunes formations transalpines sont totalement aptes à subir la comparaison avec celles de n’importe quelle autre nation.  Mace, particulièrement en voix, impressionne et confirme qu’il est définitivement l’un des tous meilleurs chanteurs de Heavy Metal. 

Sacral Rage enfonce le clou : décidément la sélection des groupes qui paraissait bonne se révèle imparable. En effet les Grecs qui officient dans un Speed / Heavy-Metal, qui vient parfois lorgner du côté de Mercyful Fate, assurent comme des chefs, avec un très haut niveau d’exécution, et seuls les côtés parfois alambiqués, voire démonstratifs, de leurs compositions viennent parfois déstabiliser. 

On continue notre périple Européen avec les Suédois d’Ambush. La jeune formation né il y à peine deux ans, qui a sorti son premier album « Firestorm » l’année dernière, pratique une Heavy-Metal très influencé seventies. Force est de constater qu’en live la puissance monte d’un cran avec un côté Judas Priest bien senti. Sur les planches c’est très pro et les cinquante minutes qui leurs sont allouées passeront à la vitesse de la lumière, sans qu’aucune baisse de régime ne soit constatée : un groupe d’avenir ! 

Leurs compatriotes d’Air Raid, bien que très jeunes, font déjà figure d’anciens tant cette scène revival est vivace. Depuis leur concert du Keep it True il y a deux ans, les Suédois ont changé de chanteur, et même si la cohésion semble bien meilleure, l’on ressent néanmoins un léger manque tant la voix du prédécesseur d’Arthur W Andersson avait un timbre particulier la rendant unique. L’amalgame entre les morceaux piochés dans les deux disques du groupe est très cohérent, et là aussi la prestation est d’un excellent niveau. 

Au tour de Skull Fist de prendre possession de la Scène. Les Canadien de retour pour une tournée Européenne après quasiment un an et demi d’absence, vont piocher essentiellement dans leur EP et dans le premier album pour nous sortir un concert old-school de toute beauté. L’arrivé du batteur JJ Tartaglia a fait un bien fou à la formation, et désormais les hits s’enchainent sans temps mort. Visuellement le groupe est toujours au top, partageant avec le public son plaisir d’être là ! A voir absolument si vous en avez la possibilité !

Ostrogoth est un habitué de ce festival, et les vétérans Belges justifient sans mal leur présence à l’affiche. En débit du décès du guitariste Rudy Vercruysse qui les a frappés cette année, le groupe qui était attendu de pied ferme par une bonne partie des musiciens des autres groupes sera fort convainquant. Quelle meilleure façon de rendre hommage à ce six-cordiste d’exception ?

J’ai vu FIST il y a quelques semaines au Keep it True et n’ayant pas été convaincu j’en ai profité pour faire ma coupure repas… et manger mes crudité…

J’en profite pour dire que ma seule déception du festival était la bière blonde à la pression qui n’était vraiment pas terrible… un comble pour la Belgique… je me suis donc, comme beaucoup, rabattu sur la Kriek Cerise qui était bien meilleure…

Retour aux affaires : Tête d’affiche logique, The Rods, que l’on ne voit que trop rarement en Europe, auront comme à leur habitude bluffé tout le monde. Ce trio, dans la force de l’âge, s’y connait pour enchainer ses tubes avec une efficacité incontestable. L’alternance de chant entre le guitariste et le bassiste est un vrai plus pour l’intérêt du groupe, et que dire de Carl Cannedy dont la performance est une perpétuelle démonstration. L’énergie est au rendez-vous, et seule la venue de Veronica Freeman (Benedictum) pour trois morceaux hommage à Dio en guise rappels divisera quelque peu les avis. En effet même si la jeune femme chante bien, sa tenue outrageusement sexy n’était absolument pas nécessaire. En ultime chanson nous auront droit au génial « I Just Wanna Rock » tiré du dernier album des Américains… une belle claque de plus !

C’est fini… snif…

Voilà le deuxième et dernier bémol du festival : la salle étant en centre-ville, point de camping et il faut donc rentrer juste après, alors que vu la qualité de la journée, ou tous les concerts ont été simplement parfaits, la plupart des fans auraient bien aimé poursuivre la fête…

En tout cas un grand bravo aux organisateurs pour cette édition de haute volée et aux groupes qui ont été magistraux !

Facebook officiel : www.facebook.com/HeavySoundFestival

Murder-One

Son : bon dans l'ensemble
Lights : Simple mais efficace
Affluence : bien rempli
Ambiance : bonne

Photos : Netfastcore et Unearth

A l'annonce de la venue d'Iron Reagan en compagnie d'Unearth, on n'avait pas trainé dans la rédaction pour prendre nos places, et depuis le 28 janvier, on avait hate. Hate de voir les potes à Dunkerque, d'étancher notre soif à l'Abordage avant une soirée qui promettait de la sueur et des circle pit. Hélas, Iron Reagan à déclaré forfait. Tristesse, frustation, mais pas question pour autant de renoncer à la virée sur Dunkerque, et au retour on se disait qu'on avait bien fait de ne pas faire l'impasse sur une bonne soirée.

Netfastcore avait la lourde tache d'ouvrir les hostilités et de chauffer la salle (faut il rappeler que dans le Nord au bord de la mer on se caille les poils ?). Le groupe ne manque pas d'entrain, des compos énergiques, une entrée en matière somme toute pas désagréable, mais je vois bien que notre Mister Patate tire la gueule, limite il va lancer un scud.

Il me connait bien, le boss, à force, et ouais, pour faire passer la pilule de l'annulation d'Iron Reagan (qui, à cette heure-là, postait une photo tout sourire depuis la Belgique où ils allaient jouer le lendemain), il fallait plus que deux bières en compagnie de potes et un groupe local. Alors, ok, les gars redoublent d'efforts, mais ça ne me secoue pas plus que ça. En guise d'échauffement à Unearth, L'Abordage aura été plus efficace.

Jusqu'au moment ou Unearth entre en scène. En l'espace de quelques riffs le groupe emporte le morceau. Le pionnier du metalcore livre une prestation au poil, exhumant des titres de l'album The Oncoming Storm, tels The Great Dividers ou Zombie Autopilot, le temps défile bien trop vite. Circle pit, dans une ambiance bon enfant, on passe une bonne soirée à se muscler les nuques. Le groupe n'oublie pas de défendre le petit dernier, l'excellent Watchers Of Rule, avec quelques baffes bien senties, comme Never Cease.

Perso, pour moi, le Metalcore, c'est surtout une affaire d'Allemands, genre feu Maroon et Heaven Shall Burn (sans oublier, bien entendu, de chier copieusement sur Caliban), mais ce soir, Unearth m'a prouvé que le Metalcore ricain n'est pas seulement une soupe fadasse avec supplément de chant clair. Alors, oui, on a eu un peu de chant clair, mais ça se fondait parfaitement dans un ensemble burné, sans chichis ni ballades de merde. Il est temps que je me refarcisse leur discographie.

Un grand merci aux 4 Ecluses pour le pass photo et à nos amis de Dunkerque pour leur accueil chaleureux.

Hamster et Patate