Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

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Raah, ça y est, la saison des festoches 'Open Air' est finie ! Nous voilà de nouveau dans les caves et les salles sans air climatisé et remplie de mecs complètement trempés de sueur et qui puent l'alcool. Bon, on ne va pas en faire un drame, après tout, je fais partie de ces mecs qui puent.

Ce n'est pas parce que les festoches Open Air sont finis que la saison des festoches est elle aussi finie. Il reste encore quelques festivals en salle, dont l'Ages Of Metal. 

C'est déjà la cinquième fois qu'on fête le Metal à Oostrozebeke (Belgique) et c'est la première fois qu'on le fête sur  deux jours. Donc, le premier jour, c'est plutôt une soirée avec quatre groupes à l'affiche : Martyr, Avenger, After All et Manilla Road.

Les Hollandais de Martyr ne me sont pas inconnus : c'est un de ces groupes qu'on rencontre assez souvent sur le circuit des festivals dans le Benelux. C'est un groupe assez sympa, mais avec des morceaux qui ne se retiennent pas : déjà vu 4 fois en live et je ne me souviens toujours pas d'un de leurs titres. Bof…

Avenger par contre, est une bonne surprise : un groupe qui joue du bon vieux Heavy Metal, qui existe depuis déjà longtemps même si le seul membre original est le batteur. Le groupe joue très bien et j'ai bien apprécié la reprise de 'Killers' de Maiden!

Bien évidement, un festoche en Belgique, ça signifie au moins un groupe local par jour. Aujourd'hui, ce sera After All, un groupe jouant un mélange de Thrash metal avec une bonne dose de NWOBHM : ils ne m'ont jamais déçu et, cette fois aussi, c'est une fête !

Manilla Road alors, c'est autre chose! Un nom légendaire depuis des décennies, formé autour de Mark 'the Shark' Shelton, et qui a mérité le droit de s'appeler épique. Après tout, c'est Manilla Road qui a cogné fort. Comme Venom au Masters at Rock quelques semaines avant, Manilla Road m'a bien surpris en live : si vous aimez le style 'Epic', vous vous devez de voir Manilla Road !

Apres une courte nuit, me voilà de retour pour le deuxième jour, avec neuf groupes : Horacle, Spartan Warrior, Chasar, Desolation Angels, Darkness, Tytan, Tygers Of Pan Tang et Diamond Head!

Comme hier, on a un groupe Belge a l'affiche : Horacle joue du bon vieux Heavy/Speed metal avec beaucoup d'influences des groupes NWOBHM et Allemands, comme Helloween et Blind Guardian. Un début en force !

Hélas… Apres Horacle, Spartan Warrior ne parvient pas à me convaincre. C'est du bon vieux Metal et normalement, je devrais aimer, mais ils ne m'ont pas convaincu : ça manquait d’enthousiasme. 

Chasar, quant à eux, m'a bien plu : du bon vieux NWOBHM, je ne connaissais pas le groupe, mais je vais rectifier cela aussi tôt ! Chasar n'est pas le seul groupe qui a su me convaincre, Desolation Angels aussi était génial, ça fait déjà deux groupes et on a encore quatre groupes à faire…

Les Allemands de Darkness était le groupe le plus 'Brutal' du fest : du Thrash Allemand comme on l'aime, agressif et rapide. Surprise du soir, Christian "Speesy" Giesler de Kreator joue de la basse pour ce groupe ! Fortement conseillé aux thrasheux !

Tytan avait la malchance de passer après Darkness, mais les Tytans ne se sont pas laisser abattre : ce groupe NWOBHM reformé en 2012 a donné un set fort et avec plein d'humour de Kevin Riddles (ex-Angel Witch). 

Attacker, quant a eux, c'est du 'True Heavy Metal' Américain avec un chanteur qui tue! Encore un groupe à découvrir d'urgence…

Finalement, le premier groupe du jour que je connais est encore un groupe NWOBHM, Tygers Of Pan Tang ! Ce n'est pas la première fois que je les vois (ou qu'ils viennent au Ages Of Metal) et, comme la dernière fois, ils n'ont pas déçu : tous les classiques ont passé la revue et l'ambiance est bien là. 

Apres les Tygers, on se rapproche du fin, Diamond Head se prépare à monter sur scène et je dois avouer que je ne savais pas à quoi m'attendre. J'avais déjà vu Diamond Head il y a quelques années au Sonisphere où ils n'ont pas réussi a me convaincre, mais après le premier morceau, j'ai laissé tomber mes doutes pour profiter d'un bon concert plein de tubes classiques, et Diamond Head en a beaucoup !

Ages Of Metal fut encore une fois une grande réussite. Je ne sais pas comment l'organisation le fait mais, une fois de plus, ils ont réussi à remplir une affiche avec des groupes de très haut niveau. Vivement l'Ages Of Metal VI!

Photos : cliquer ici

Le RaismesFest est un festival avec une longue histoire : la première édition date déjà de 1998 et, cette année, on vient de fêter la 15e édition. Comme l’année passée, l'affiche est variée et convient à tous les goûts : prog, heavy, rock.. Asse des choses pour ne pas s'endormir !

Pour bien débuter la journée, Emerald, un groupe de reprises de Thin Lizzy… et quoi de mieux que du bon vieux Thin Lizzy pour débuter ? Les classiques s'envolent vers nos oreilles et le fest est 'back in town' ! Directement après Emerald, on se dirige vers la scène 'découverte' où Noise Emission Control se lance, un groupe français brutal avec des influences Punk, Stoner, Metal…. Ils ont créé un style à eux, qui marche bien sur scène, même si c’est assez répétitif après quelques morceaux.

Courons de nouveau vers la scène principale.Wild Dawn est un groupe d’Orléans avec des tubes plutôt stoner rock avec une touche de punk et blues. Des bons musiciens et un groupe prometteur, bien que les tubes manquait un peu de puissance. Ils ont tout donné, et voir le guitariste se promener dans la foule est une chose assez rare en festival.

Retour vers la scène découverte pour 'Les Loques A Terre', le premier groupe 'female-fronted' et le premier groupe qui m’a déçu. Je pense qu'ils jouent des covers, mais la seule chose que j'ai reconnue fut 'Weak' de Skunk Anansie. Malgré leurs efforts, ils n’ont pas su capter mon attention.

Eldorado d’Espagne reprend les choses en main sur la scène principale et ils savent faire du Rock! J'ai bien aimé Kassandra et leurs reprises de Somebody To Love (Jefferson Airplane) et Helter Skelter (The Beatles).

Courons de nouveau vers la scène découverte : Asylum Pyre se prépare pour leur set, mais des problèmes techniques causent un petit retard. Dommage, car une fois qu'ils ont commencé, j'ai bien apprécié leur set. Comme la plupart des groupes aujourd’hui, je ne les connais pas mais je dois avouer que la chanteuse sait chanter! 

Ah, nous voilà de retour à la scène principale, Elvenking d’Italie monte sur scène avec des masques blancs et mystérieux. Du Power Metal avec une sauce Folk, un groupe énergique qui fait tout pour mettre de l'ambiance et cela marche! Si vous aimez le Power Metal, donnez-leur une chance!

Encore un sprint vers la scène découverte, la faim commence à pointer le bout de son nez et Gang monte sur scène. Un groupe jouant du 'Old School Metal' qui commence bien, ça bouge sur scène, il y a de l'interaction avec le public, mais une fois arrivé au stand bouffe, je réalise que, malgré les premières impressions, cela devient vite répétitif. Peut-être plus efficace en salle.

Il est de temps de jeter une bombe sur la scène principale, Bukowski a déjà fait le plein de festivals cette année, et ils commencent à se faire une réputation live, une réputation méritée ! J'ai adoré leur groove graisseux !

Les Belges de Komah jouent sur la scène découverte après Bukowsi et ils se donnent à fond, du groove, de l’agressivité, de la puissance, ils ont bien la pèche et le public adore ça. Des nuages commencent à se rassembler et quand je me prépare pour Evile, de petites gouttes commencent à tomber. Du temps 'anglais' pour un groupe anglais, ça tombe bien !

Evile joue du Thrash 'Old School' et bien que Ol Drake ait annoncé son départ du groupe, il était là pour le Raismesfest et ils ont donné un set formidable. Apres quelques morceaux, la pluie s’arrête de tomber. De la musique, une bière… on est bien !

La scène découverte de nouveau… Ricky Dosen joue du Heavy et du Rock influencé par les années 70/80 et le sleaze émanant du chanteur marche à merveille : il a les gestes, la voix et l’attitude et j'ai bien aimé le concert. Sur la scène principale, Audrey Horne se prépare à en mettre plein les oreilles au public, comme ils le font partout. Depuis leur passage au Hellfest, j'étais convaincu par ce groupe Suédois et si vous aimez le Hard Rock, c'est fort probable que vous aimerez aussi !

JC Jess doit suivre sur la scène découverte et ce groupe de Heavy n'a pas réussi à retenir mon attention après le formidable set d’Audrey Horne, dommage…. Par contre, Pendragon m’a convaincu directement! Du Prog dans la veine de Pink Floyd et Marilion, j'ai était conquis directement !

On s'approche de la fin, le dernier groupe sur la scène découverte est assez connu grâce à une pub pour la SNCF. Les Sticky Boys sont des rockeurs dans le même style qu’Airbourne, ça bouge, ça joue et ça ROCK ! Fortement recommandé !

Finalement on est arrivés à la tête d'affiche, Y&T ! Yesterday & Today ! Un groupe qui a fait fureur dans les années 80 avec pleins de classiques, comme Mean Streak, Black Tiger, Midnight in Tokyo… La liste est longue et elles seront toutes jouées ! Dave Meniketti n'a rien perdu après toutes ces années et j'ai adoré le concert, malgré quelques problèmes techniques avec sa guitare.

Le Raismes Fest 15 était une réussite, et même le temps nous a été favorable avec juste une petite averse pendant Evile. Je suis curieux de voir ce qu’ils nous réservent pour l’année prochaine !

Son : Parfait de bout en bout.

Lumières : Parfaites.

Affluence : Un Divan Du Monde bien plein.

Ambiance : Chaleureuse et très bon esprit.

Moment fort : L'intégralité du set de Misanthrope, la « Danse de la corne » de Stille Volk.

Pour son grand retour sur une scène parisienne, Misanthrope a mis les petits plats dans les grands. Avec Stille Volk et Orakle en hors d’œuvre, ce concert est ni plus ni moins que la célébration des 21 ans d’existence de Holy Records. Un label mythique, métallique et éclectique…. A l'image de cette soirée.

Orakle (103)

Les hostilités commencent avec Orakle qui, pour l'occasion, reprend les armes. Très intéressant sur scène, le groupe francilien délivre une prestation métallique de qualité. On ne s'ennuie pas un seul instant ; Orakle révèle son potentiel en s'attaquant à des compositions plus atmosphériques. C'est beau, maîtrisé et digne des plus grands. A suivre…

Stll Vlk (109)

Changement d'ambiance avec les troubadours de Stille Volk qui entament leur récital avec « La Danse de la corne ». C'est frais, médiéval, plaisant et totalement décalé par rapport au reste de l'affiche. En dix titres, le groupe de Patrice Lafforgue pioche avec allégresse dans ses six albums. Ce qui donne un bon aperçu du riche répertoire du groupe et de ses capacités. Au final, l'audience est conquise par cette musique enjouée, atypique aux accents occitans.

Msnthrpe (106)

C'est au tour de Misanthrope de clôturer. Fort d'un excellent Ænigma Mystica, la bande de S.A.S de L'Argillière semble motivée pour prouver que Misanthrope est un groupe qui compte. Objectif réussi car le concert s'avère excellent. Le quartet est une machine de guerre scénique impressionnante. Musicalement, il n'y a rien à redire ; entre une section rythmique (Gaël Feret à la batterie et Jean-Jacques Moréac, virtuose de la basse) qui n'a plus rien à prouver et un Anthony Scemama qui délivre une suite de riffs tendus et carrés, c'est un bonheur complet. Tout aussi impressionnante, reste la prestation vocale de S.A.S. Le bougre n'a jamais aussi bien chanté. Tout coule de source, rien ne frôle la zone de danger. Ce leader né communie littéralement avec son public qui lui mange dans la main. Il offre une série de tubes immortels (dont un « Eden Massacre » redoutable). Il est furieusement rock'n'roll, généreux et d'un charisme à tout épreuve. Le S.A.S d'aujourd'hui a pris de la bouteille et est très loin de celui qui à l'époque arborait une chemise à jabots.

Misanthrope, groupe se bonifiant avec l'âge, effectue donc ici sa meilleure prestation. Cette date marque l'histoire du groupe et nous fait piaffer d’impatience quant à un prochain passage dans la capitale.

Nico.