Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

« Rock Meets Classic », le concept lancé par Deep Purple avec Concerto for Group and Orchestra en 1969 et depuis repris par nombreuses groupes comme KISS et Metallica, a donnée naissance a des évènements dédiés a marier le Rock et le Classique. Le plus connu est sans doute le  «Night Of The Proms », mais il existe un autre projet en Allemagne : Rock Meets Classic.

Rock Meets Classic est dirigé par Mat Sinner (connu pour Sinner et Primal Fear) et le concept est assez simple : prenez quelques chanteurs légendaires, entourez-le par un véritable rock band et un orchestre et en avant ! 

Cette année, les cinq chanteurs étaient légendaires : Chris Thompson (Manfred Mann's Earth Band), Steve Augeri (Journey), Eric Bazilian (The Hooters), Paul Rodgers (Bad Company & Free) et Bonnie Tyler en invité spécial. Du beau monde !

Le groupe rock, bien entendu, est le Mat Sinner Band (Randy Black, Mat Sinner, Alex Beyrodt & Ralf Scheepers), renforcé par des membres de Trillium et Avantasia : Amanda Somerville, Oliver Hartmann, Jimmy Kresic, Tiffany Kirkland, Verena Schock et Sascha Krebs. Le groupe classique, quant à lui, est le Bohemian Symphony Orchestra de Prague.

Et au final, ça donne quoi ? C'est génial. Nous avons ici cinq chanteurs au palmarès impressionnants, et les reprises avec orchestre m'ont littéralement collé la chair de poule à plusieurs reprises. Dès l'extinction des lumières et le début de « Child's Anthem », nous étions partis pour une voyage dans l'histoire du Rock. 

Un concert forcement recommandé !

Toutes les photos sont ici

Son : pas top sur les côtés, top au milieu.
Lumières : trop sombres sur Hour of Penance.
Affluence : pas sold out mais presque.
Ambiance : excellente !
Moment(s) fort(s) : Devildriver
 

Une nouvelle fois cette année, Cannibal Corpse avait eu la bonne idée de tourner en Belgique fin février, juste à temps pour l’anniversaire de votre serviteur. Mais, eux aussi, fêtaient un anniversaire avec cette tournée : celui de leur 25 ans de carrière. Mais les autres groupes à l’affiche méritaient également le détour : non seulement Hour of Penance, les brutes italiennes qui montent mais aussi les confirmés The Black Dahlia Murder et Devildriver. Retour donc sur une date prometteuse.
Malgré quelques soucis pour récupérer nos places et le pass photo (Merci d’ailleurs à Bobo d’avoir tout arrangé), nous entrons tôt dans la salle déjà bien remplie pour nous placer pour Hour of Penance. Des lights trop sombres, le fait d’ouvrir la soirée, un show un poil hermétique, voilà qui est bien dommage pour un groupe qui est pourtant en pleine ascension. À revoir donc dans d’autres conditions, plus favorables au groupe.
Bien vite, The Black Dahlia Murder monte sur scène pour nous abreuver de son metal teinté de death et de deathcore. Visiblement très en forme et très content d’être là, Trevor eut le don de communiquer sa douce folie à la fosse qui était déjà très en forme. Il est urgent de se replonger plus en détails sur la discographie du groupe.
Vient ensuite le moment que j’attendais : voir enfin Devildriver en live. Et bon dieu, je n’ai pas été déçu ! Dez a beau faire cela depuis des années, il reste toujours aussi motivé et met un point d’honneur à faire participer le public. Et le public a suivi en masse : des pits à tout-va, plusieurs wall of death, les chansons scandées… Une set-list au poil (même si je restais sur ma faim de ne pas avoir eu droit à « I Dreamed I died »), un groupe très en forme, un public qui suit comme un seul homme… Que demander de plus ? Devildriver en live, c’est la pure extension de leur musique : une décharge d’énergie pure, sans aucune fioriture, un vrai bon moment de metal. À revoir en live dès que possible, surement pour la tournée du nouvel album en fin d’année.
Après un tel show de Devildriver, Cannibal Corpse avait la dure tâche d’enchainer et clôturer cette date de la tournée. Est-ce la fatigue qui se faisait déjà sentir ou la dévastation qui régnait après Devildriver, toujours est-il que le show de Cannibal Corpse m’a semblé en demi-teinte (ce n’est cependant pas la pire prestation du groupe que j’ai pu voir). Malgré cela, malgré le côté prévisible des interventions de Corpsegrinder, malgré les pauses du groupe entre les compos, le groupe est pourtant arrivé à retourner la fosse sans problème, comme à chaque concert. Proposant une set-list résolument tournée vers les nouveaux albums, Cannibal Corpse n’a pourtant pas oublié les classiques tels que « I Cum Blood » ou encore l’enchainement « Hammer Smashed Face » – « Stripped Raped and Strangled » pour terminer cette date de leur tournée anniversaire. À l’année prochaine pour mon prochain anniversaire ?

Castor

Son : Parfait

Lumières : Stroboscopiques

Affluence : Le divan du monde plein comme un œuf

Ambiance : Concentrée.

Moment fort : TOUT le concert de Cult Of Luna.

 

Il n'est guère aisé de précéder le meilleur groupe du monde. Pourtant, Abraham s'acquitte avec brio de ce fardeau. Le quintet suisse rend justice au statut de première partie. Son post-hardcore précis satisfait le public venu nombreux, c'est bon, intéressant et de haute qualité. Mention spéciale à Olivier Hähnel (chant) et son humour très décalé… Malgré cela, comment rester neutre devant ce talent naissant ? On a juste envie de se pencher sur son dernier album, The serpent, the prophet and the whore.

 

Metalchroniques live report

Après cinq années de silence, Cult Of Luna revient sur les scènes françaises pour la promotion de Vertikal. Le souvenir de la « Tournée éternelle » et le choc provoqué par Eternal Kingdom sont restés dans les mémoires. C'est donc dans un climat d'attente que ce concert confirme une chose : le jeu en valait la chandelle.

Le groupe de Fredrik Kihlberg et Johannes Persson (tauliers chez Khoma) tutoie la perfection à plusieurs reprises. Puisant abondamment dans Vertikal, et dans Eternal Kingdom (« Ghost Trail »), Cult Of Luna fait preuve de subtilité musicale. Samples, batterie bicéphale, chant rugueux et guitares rageusement subtiles forment un ensemble très solide.

 

Metalchroniques live report (2)

Et le public le lui rend bien. Une heure et quarante cinq minutes suffisent pour constater que Cult Of Luna grave consciencieusement les tables d'un post-metal exigeant et torturé. Cult Of Luna compte parmi les plus grands et le prouve une nouvelle fois. Assister à l'un de ses concerts reste une expérience à vivre une fois dans sa vie. Une fois initié, attendre le prochain rendez-vous devient vite une torture.

Nico