Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

3 Novembre : un vent fort et froid siffle autour de mes oreilles. Je suis a l’entrée du TRIX d'Anvers. C'est un jour de fête, W.A.S.P. vient de fêter ses 30 ans d’existence et c'est le jour de leur concert en Belgique. Il fait froid pour l'instant, mais un TRIX sold-out, ça va chauffer!

 
Blackie n'est pas venu seul. Deux groupes allemands l'accompagnent. Le premier, Dark At Dawn, a la lourde responsabilité de réveiller la salle. Dark At Dawn n'est pas un nom inconnu dans le monde du Metal Allemand, Le groupe vient de se reformer après une absence d'environ 7 ans et va sortir son nouveau album en 2013 et ils ont la forme ! Ils jouent un Power Metal assez sombre qui vas très bien avec la voix du chanteur. J'ai bien apprécié le groupe et la tube "Arabian Fights" est génial, sans oublier leur reprise de Chris De Burgh's "Don't Pay The Ferryman". 
 
Après Dark At Dawn, le deuxième groupe du soir : Alpha Tiger est aussi un groupe Allemand qui joue du Power Metal, mais dans un style assez différent de Dark At Dawn. Alpha Tiger, c'est en quelque sorte un retour vers les années 80. Les jeunes d'Alpha Tiger jouent un mélange du Power Metal et de Speed Metal énergétique et foudroyant, mais leur présence sur scène est un peu trop chaotique et le chanteur a l'air de forcer son chant. Toutefois, pour un groupe de 2011, c'est prometteur ! J'ai bien aimé leur reprise de Riot, "Flight of the Warrior".
 
Après les jeunes, place à Blackie ! Blackie Lawless W.A.S.P. existe maintenant déjà 30 ans et, en 30 ans, le groupe a beaucoup changé. Le rebelle Blackie, qui hurlait 'FUCK LIKE A BEAST!' est devenu beaucoup plus croyant et il n'est plus le légendaire Animal. Finie la rébellion, et sa musique est devenue plus complexe et même sombre. Le set du concert fut subdivisé en 3 parties : 30 minutes consacrées a l’époque avant 'The Crimson Idol', une reprise du Crimson Idol en 30 minutes et, enfin, la période post The Crimson Idol. Au final, un concert génial avec beaucoup de mes tubes favoris et, pour les fans de W.A.S.P. qui peuvent accepter l'absence d''Animal' sur la setlist ainsi que tout absence de gros mots, je ne peux que leur recommander de voir ce groupe en live !
 
Un gros merci aux gens de Alpha Tiger et à Bob !
 
 

Tu aimes le Southern Rock ? Tu peux hurler "Sweet Home Alabama" par cœur ? J'ai un groupe qui est fait pour toi : Skinny Molly, un groupe Southern Rock assez jeune mais avec des musiciens chevronnés, dont Mike Estes, qui a joué avec les légendaires Lynyrd Skynyrd dans les années 90 et plus récemment Blackfoot. 

 
D'ailleurs, 3/4 du groupe a aussi déjà joué avec Blackfoot : Jay Johnson, Mike Estes et Kurt Pietro sont tous des ex-Blackfoots (le seul n'ayant jamais joué avec ce groupe est le bassiste Luke  Bradshaw).
 
Mais parlons un peu plus de Skinny Molly. Leur nouvel album, Haywire Riot, est prêt pour le monde et il est grand temps que le monde s'en rende compte ! J'ai eu la chance de voir Skinny Molly a Verviers pour ce tour. Un concert de Skinny Molly, c'est avant tout une soirée remplie de bonne musique, non seulement leurs tubes a eux, mais aussi quelques hommages à leur histoire, avec des reprises de Lynyrd Skynyrd et de Blackfoot, comme "Saturday Night Special" de Skynyrd et "Train Train" de Blackfoot, voire même une reprise de 'Wishing Well' de Free ! Une bonne surprise, pour moi, fut d'ailleurs la reprise de "Copperhead Road" de Steve Earle, ainsi que le mythique "Freebird" en clôture.  
 
Skinny Molly est en pleine tournée en France… Si tu aimes le Southern Rock, vas-y !
 
14/11/12: La Batterie Guyancourt-Paris, France
16/11/12: Chez Paulette-Pagney, France
17/11/12: Atelier des Moles-Montbeliard, France
18/11/12:  Blue Devils-Arras, France
 

Son : Bien pour Nile et Morbid Angel, légèrement moyen pour Kreator.

Lumières : Nickel pour Nile & Morbid, exécrables pour la tête d'affiche.

Affluence : Correcte mais peu mieux faire.

Ambiance : Chaude.

Moment fort : « Sacrophagus » pour Nile, « God of Emptiness » pour Morbid, « Phobia » pour Kreator.

Est-ce que trois poids-lourds du metal peuvent encore drainer un public conséquent ? C'est la question que l'on peut se poser en entrant dans un Bataclan réduit à sa plus petite configuration (côté et balcon fermés). Kreator, Morbid Angel et Nile n'étant pas des inconnus, on ne peut qu'être surpris par cet état de fait. L'automne glacial et la crise ne faisant pas tout… J'arrive donc à la fin de Fueled by fire pour constater que les Californiens œuvrent dans un thrash metal fortement influencé par la « bay area ». Rien à redire, le public a plutôt l'air d'apprécier.

On enchaîne rapidement avec Nile qui, avec un temps de jeu correct, nous assène son death égypto-mésopotamien avec une fougue surprenante. Le groupe est au top. Karl Sanders, tout sourire, alterne solos complexes et vocaux d'outre tombe ; tandis que Dallas Toder-Wade mène la barque (et le public) vers ce que l’Égypte ancienne a de plus noir à nous offrir. N'oublions pas George Kollias qui nous démontre encore quel grand batteur il est. Original, violent et parfois progressif, Nile réussit à envoûter l'assistance avec ses morceaux épiques(« Sacrophagus »). Le tout se termine avec un « Black seed of vengeance » qui laisse plus d'un quidam sans voix. Nile est grand. Point barre.

C'est maintenant à Morbid Angel de prendre place et de nous atomiser les oreilles avec son death metal racé. Malin, le groupe avait annoncé ne jouer que des morceaux issus de ses deux premiers opus. Mensonge éhonté ! Le quartet floridien puise dans l'ensemble de son répertoire (période David Vincent) et se risque même à jouer quelques titres de son très décrié dernier album. La set-list reste tout de même bien équilibrée et les classiques se succèdent fébrilement. Techniquement, rien à redire, la formation est en forme et ne met pas une note à côté. Pendant que Evil D enchaîne les poses et s'impose, de fait, comme le Nikki Sixx du death. Intense malgré quelques baisses de régime, comme ce solo imbuvable de Trey, ce concert nous a prouvé qu'il faut encore compter sur l'ange morbide. N'en déplaise aux pisses vinaigre.

Au tour de Kreator prendre la direction des opérations. Le groupe de Mille Petrozza est une vraie machine de guerre. C'est indéniable. Tous ceux qui ont vu cette institution teutonne vous le confirmerons : Kreator est généreux et donne de sa personne. Énergique comme au premier jour, la bande de Petrozza est admirable et n'est pas prête de chuter du trône où elle s'est installée. Son public lui mangeant littéralement dans la main, Mille n'a pas trop de soucis à se faire. Pourtant, quelques bémols apparaissent. La set-list est ultra prévisible et les gimmicks de la bande sont toujours les mêmes depuis dix ans. Bien pour les nouveaux fans, cela aurait désormais tendance à légèrement ennuyer les anciens. Aussi, pourquoi ne pas jouer de titres de Renewal ? Pourquoi noyer la scène de lumières aveuglantes qui ne permettent de distinguer que les ombres des musiciens ? Pourquoi ne pas renouveler la structure de ces concerts qui commencent à devenir lassants ? Beaucoup de questions pour réclamer simplement un chouïa de renouvellement.

Nico.