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Hellfest 2012 – Jour 1 (15 juin)

Certains jours, on ferait mieux de rester couché. Hélas, quand on doit partir pour couvrir un festival, et un des plus gros en Europe dans notre style de prédilection, il est impossible de se permettre ce genre de coup de tête. C'est donc après avoir repoussé trois fois mon train (10€ dans les dents à chaque fois, fiesta!) et les trois heures de retard qui en découlent que j'arrive à Clisson. Encore que ça aurait pu être pire: juste avant le dernier départ prévu, je me rends compte que j'ai perdu un petit sac (« Wacken ») contenant « mon coussin Kirito » (et un truc à 150€, mais honnêtement le coussin Kirito a priorité sur tout). J'ai beau courir dans tous les sens dans la gare, rien en vue; je cours tellement dans tous les sens que j'attrape mon train littéralement à la dernière seconde… et finis les larmes aux yeux assise sur un porte-bagage de la voiture-bar. On pourrait penser que c'est bien là le comble de la décrépitude, mais pour ça je ne plains pas trop: le train est tellement plein que beaucoup de gens sont tout simplement debouts! Et c'est là qu'arrive -la- feinte: un éclair de génie (j'y tiens) me rappelle que si j'ai pris « tel autre » sac de voyage, c'est pour pouvoir caser ma grosse veste de nuit (pour les grands froids!), et le sac Wacken, puisque sinon je n'avais pas la place de caser la veste… j'ouvre le sac de voyage et, oh miracle!, je trouve la veste et le fameux sac Wacken avec le fameux coussin Kirito!
*Vive l'étourderie tellement extrême qu'elle peut pousser à la panique.*

J'arrive donc dans les 19h, le temps de régler un problème administratif et ma tente est posée à 20h30… sachant que je me suis couchée la veille à 3h, levée le matin à 8h et couru dans tous les sens depuis le réveil, il va sans dire que je tombe de fatigue. Je ne sais pas si le Leclerc local est encore ouvert, et même si j'avais prévu d'y faire quelques courses histoire d'être directement d'attaque le vendredi matin je n'ai définitivement pas la force d'aller le vérifier: je mange un peu histoire de (dans ma précipitation de la journée j'avais même oublié de déjeuner, pas sûre d'avoir pris un petit déjeuner, juste mangé un reste de brioche rapidement vers l'heure du goûter…), et zou dodo. Avec de jolies images en mémoire ceci-dit: un système très pratique de navettes est organisé entre la gare de Clisson et le site du festival (ça évite de faire les 2,5km à pieds!), comme il y avait des embouteillages notre chauffeur a tenté sa chance à travers la partie ancienne/historique de Clisson, finalement ça ne nous a pas permis d'arriver plus tôt mais c'était très agréable! Car le centre de Clisson est très joli, on sent bien que la mairie a quelques sous pour prendre soin de tout ça… ce qui est sans doute un peu grâce à nous, et à toutes les taxes que la mairie peut collecter grâce au Hellfest, alors ne boudons pas notre plaisir et apprécion le spectacle!

N'ayant finalement plus de pass photo (je l'ai fait transférer au nom d'un de mes collègues du webzine, qui prend de bien meilleures photos que moi: normal), ça me donne une raison de plus pour faire un « festival en charentaises ». Pour être honnête c'était déjà le plan de départ, mais là je peux l'annoncer officiellement: ce festival, pour moi, sera sous le signe du pépère tranquille! Je me lève donc tranquillement le vendredi… dans les 10h. Ce qui ne veut pas dire que j'ai dormi d'une traite pendant la nuit, puisque mes pas-charmants-du-tout voisins ont décidé que c'était marrant de brailler toute la nuit. Ceci-dit, si ça a sans doute été la nuit la plus sonore ça n'a pas été la plus stressante, j'y reviendrai après. Le temps de me préparer (trèèèès tranquillement), je pars vers au Leclerc, complète les vivres que j'avais oublié, petit tour aux toilettes (propres!) et petit retrait au distributeur. Normalement j'étais dans les temps pour voir BUKOWSKI, mais la queue pour les toilettes chez Leclerc était affreusement longue, je les rate… ma foi, tant pis, une prochaine fois peut-être.

Pendant ce temps chez Mathilde: Etant arrivée la veille, et avec 3 heures de sommeil dans la tronche (merci aux gueulards du camping, l’année prochaine je ramènerai des casseroles pour vous faire chier niark niark), ma journée débute avec le concert de TREPALIUM, qui viennent de sortir leur dernier album. Nos français ne font pas semblant, même à 10h30, et faut dire qu’ouvrir un festival, c’est toujours assez délicat, mais là je dois dire chapeau.

Les photos de Trepalium.
Set-list de Trepalium: Worms of the Senses – Faculties of the Skull / The Refused Party Program / Liberation Frequency / Rather Be Dead / Coup d'état / Summerholidays vs. Punkroutine / The Deadly Rhythm / Hook, Line and Sinker / Refused Are Fucking Dead / Life Support Addiction / The Shape of Punk to Come / New Noise / – Rappel – Tannhäuser – Derivè

Après quelques photos de BENIGHTED puis HAMLET, je change de mainstage et vais faire la queue pour shooter BUKOWSKI. Très bon set, je les avais déjà vus l’année dernière par chez moi, et j’ai franchement pas été déçue par le trio, même s’il n’y a que Julien (le bassiste) qui bouge beaucoup.
Les photos de Benighted / Hamlet / Bukowski.
Set-list de Bukowski: My Name Is Kozanowski / Carnivorous / Pillbox / Mysanthropia / The Midnight Son / Bro' You Save Me

Le temps de déposer les affaires sous la tente et décollage pour le site du festival, et je commence les festivités avec BLACK BOMB A:
Ce groupe ne m'a inspiré aucun sentiment particulier en dehors de l'indifférence la plus totale… il faut dire que ce qu'ils jouent n'est pas du tout dans mes goûts, je suis donc bien incapable de vous dire si c'est bon ou mauvais. Une partie du public a l'air d'apprécier, tant mieux, pour ma part le festival commence juste et je n'ai jamais exigé que tous les groupes que je vois en festival me fassent monter au 7ème ciel: passons pour cette fois.
Mathilde: Re-changement de mainstage pour aller shooter BLACK BOMB A. Les mecs sont contents d’être là, ça se voit, ça s’entend et ça fait bien plaisir. J’ai beaucoup de mal avec le nouveau chanteur de BBA (j’en avais déjà parlé dans mon report du Betizfest). En même temps, passer après Djagg et Arno, c’est pas facile, vu qu’ils ont tous les deux une voix assez spéciale, contrairement à celle de Shawn qui se rapproche plus de celle de Poun. Les deux chanteurs s’allument un pet énorme après avoir chanté « Mary » (que je n’ai pas pu avoir en photo, j’étais trop loin et on avait le droit qu’à une chanson pour prendre des photos).
Photos de Black Bomb A.
Set-list de Black Bomb A: Pedal to the Metal / My Mind Is A Pussy / You Can't Save Me / Come On Down / We Don't Care / Look At The Pain / Mary / Fear / Police Stopped Da Way / Tales From The Old School

Je décide alors de partir à la découverte des lieux, d'autant que c'est mon premier Hellfest et que de toute manière ils ont réétudié tout le site pour cause de léger déménagement.

Il faut avouer qu'ils ont fait de gros efforts de décoration, plutôt rare en festival à ma connaissance, autout de structures et autres « scultures » en métal et tolle ondulée. En temps normal je n'aime pas beaucoup ces choses-là, même ici, si j'admets certes que c'est bien fait, il est certain que je n'en mettrai pas dans mon jardin. Par contre ça donne une identité au festival, une certaine âme, et évidemment le matériel utilisé correspond très bien au genre musical: le metal! Les « lieux/univers » sont assez bien regroupés, c'est grand mais il n'est pas nécessaire de marcher trois heures pour aller d'une zone à l'autre, c'est vraiment bien pensé.

Mais revenons aux concerts, puisque s'apprête à jouer un de ces groupes que je ne pensais jamais voir sur scène, à savoir LIZZY BORDEN:

Quand ils s'apprêtent à entrer en scène, un annonceur prend des grands airs de vilain méchant pour les annoncer comme quelque « evil », ce qui me suprend énormément: j'avais tout bonnement oublié qu'ils cultivent un côté « zombie »!
En soit c'est pas mal, mais j'attendais beaucoup plus de leur concert. Je ne peux pas dire que je connaisse ce groupe sur le bout des doigts, malgré tout… peut-être ont-ils trop misé sur le show, au détriment de la musique? Le chanteur nous fait admirer sa collection de masques (dont un Captain America!), des danseuses-choristes-cracheuses-de-feu-et-autres-effets-spéciaux participent à l'ambiance de grande foire (en les voyant avant le concert mes voisins s'amuseront à imaginer qu'ils sont allés les chercher dans une boîte de strip-tease à tendance SM du coin, forcément!), le guitariste me fait penser un Joey deMaio pour son besoin d'être vu et admiré dans toute sa beauté et surtout celle de ses muscles… et beaucoup d'autres choses scéniques. Il y a beaucoup de choses à voir sur scène, aucun doute là-dessus, mais ça manque de communication, de gnaque, enfin un truc qui ferait que musicalement on accrocherait plus? A noter une reprise de « Edge Of Glory » (de Lady Gaga) très marrante, mais le public reste de glace, que voulez-vous, cette chanson est encore trop récente: dans quelques années elle fera partie de ces hymnes « qu'un metalleux n'a plus honte de brailler à tue-tête » (comme divers trucs de Abba aujourd'hui!), mais pour le moment elle reste trop assimilée à une sale vendue qui ose en plus encore exercer ses activités…
Photos de Lizzy Borden.
Set-list de Lizzy Borden: Tomorrow Never Comes / Red Rum / Rod of Iron (uniquement le refrain final) / Edge Of Glory (reprise de Lady Gaga) / -solo de basse- / We Only Come Out at Night (uniquement l'introduction) / There Will Be Blood Tonight / Guitar Solo (qui se prolonge sur La Marseillaise) / Me Against the World / American Metal

Je regarde STREET DOGS du coin de l'oeil depuis la scène opposée puisque je veux être bien placée pour Molly Hatchet. Il faut dire que j'ai toujours adoré le peu que j'ai entendu de Molly Hatchett, et je ne pensais jamais de ma vie avoir l'occasion de les voir sur scène: fonçons nous amuser! Mais pour en revenir à Street Dogs… leur musique m'inspire tellement que ça finit rapidement en papotages avec les gens autour (et abandon du deuxième rang puisqu'il serait absolument impossible d'y prendre des photos correctes vu la hauteur des scènes). Ou plutôt, la principale attraction du concert de Street Dogs aura été de voir les gens devant moi interpeller les membres de Molly Hatchet pendant qu'ils installent leur matériel (surtout « BOBByyYYyyYYyyYYyyYYY!!! »), et d'entendre ces mêmes gens devant déclâmer des hymnes à l'amour de Molly Hatchett, pourquoi c'est magnifique c'est grand c'est magique et autres… voir des fans en pleine expression de leur passion, c'est toujours un grand moment!

MOLLY HATCHET:

En bons vieux papys du rock qui se respectent, ils ont quelques groupies-hommes qui ne les lâcheront pas du concert: ça m'amuse toujours de voir les gens grincer des dents ou rire gentiment quand des filles le font, par contre pour des hommes on dit que c'est des gros fans, c'est génial, ça c'est des « true », etc… bah voyons! En tout cas ça fait plaisir au groupe, qui leur renvoie des grands sourires et autres signes de la main. Pour résumer, ce concert a été très, très bon. Plein de bonne humeur, de grands sourires, de chansons à la fois 100% rock'n'roll et suffisamment heavy pour « parler » à un public de metalleux: rien à redire, un très bon moment (et cette fois pile poil dans mes goûts!)
Photos de Molly Hatchet.

Il va sans dire que je veux être devant pour Unisonic aussi, qui succèdera à Molly Hatchett sur la même scène, juste après THE BRONX (puisque les deux scènes principales sont utilisées en alternance):

Eh bien, voilà qui est pas mal du tout! Un espèce de punk-metal complètement barré, pour vous donner une idée ils font une reprise de « The Animals Went In Two By Two », contine anglaise, en gardant le côté grand n'importe quoi de la mélodie d'origine pour en faire un hymne punk-metal… un grand moment! Le chanteur passera les deux ou trois derniers morceaux (de mémoire, possiblement plus) directement dans la fosse, et je dis bien dans la fosse: il chante depuis la fosse, invective depuis la fosse, participe au pogos quand son boulot de chanteur ne l'en empêche pas… un grand moment à nouveau! Les metalleux pure souche sont gentiment installés à l'arrière et écoutent tranquillement pendant que « les oï » du festival s'éclatent comme des malades devant: un des bons moments de ce Hellfest, pour sûr.
Set-list de The Bronx: Knifeman / Rape Zombie / White Tar / Shitty Future / Inveigh / Under The Rabbit / I Got Chills / They Will Kill Us All (Without Mercy) / Heart Attack American / History's Stranglers

Pendant ce temps à côté, par Mathilde: Je me pose un peu, histoire d’aller faire un tour à l’extrême market (pire qu’un pimkie remplie de gonzesses un jour de soldes, si si jvous jure !), et j’enchaîne avec le concert de GOROD. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’une coupure de courant écourte leur set pendant « carved in the wind ».
Photos de Gorod.

UNISONIC:

Dans la subjectivité la plus totale, j'ai beaucoup aimé ce concert. Même si, pour être totalement honnête, l'attrait principal de ce groupe est évidemment de voir Michael Kiske et Kai Hansen réunis: le bassiste (le sempiternel Dennis Ward…) me tape sur les nerfs à sauter sur la moindre occasion pour s'incruster dans des groupes (surtout s'il attend beaucoup de succès, au moins en tant qu'invité sur quelques titres, c'est primordial de se montrer!), le deuxième guitariste est en fait très peu mis en valeur pendant ce concert (dommage à mon sens, il a un jeu vraiment différent de celui de Kai et les deux se complètent bien… pour peu que l'on entende l'autre!), et le batteur… j'ai beau m'être encore un peu reculée pour avoir un meilleur angle pour les photos, je ne le vois pas.
Mais donc! Kiske chante particulièrement bien (même si j'ai un doute à la fin d'une chanson, oublié laquelle, qui finit sur une note très aiguë: le son continue un peu, certes un peu diminué, alors que Michael n'a plus du tout le micro devant la bouche… effet qui peut s'obtenir avec un gros echo et autres arrangements, certes, m'enfin bon…) et surtout je comprends un peu mieux pourquoi tout le monde me parlait régulièrement de son charisme sur scène. Ca n'était pas du tout transcendant dans les vidéos ou photos que j'avais pu voir sur Internet, mais c'était certainement de mauvais « morceaux choisis »: il joue en effet beaucoup avec le public, même lointain, fait le pitre tout en restant sérieux, a des mimiques absolument magnifiques, etc. C'est agréable de voir des gens comme ça de temps en temps! Kai s'amuse aussi, d'ailleurs il me semble qu'il est moins en « mode charentaises » que quand je le vois en festival avec Gamma Ray… moins d'habitude (et le plaisir de rejouer avec Kiske), peut-être.
Mais qu'ont-ils donc joué? Avant tout des morceaux de Unisonic, normal, et quand même deux Helloween: « I Want Out », passage obligé me direz-vous, et « March Of Time ». Les morceaux de Unisonic passent bien mieux sur scène que sur album, ils sont beaucoup (beaucoup) plus énergiques. Je persiste à dire que « Starider » peut être très agréable à chanter pour Michael, mais elle plombe l'ambiance de manière magistrale… et je n'ai aucun de mes deux titres préférés de l'album, vilains! Mais bon, si j'ai l'occasion de les voir en salle, peut-être… « Outro » assez marrante, avec Michael qui chante a capella un des tubes d'Elvis Presley (oublié le titre), après avoir chanté un bout d'une autre chanson un peu avant, en imitant (très bien) la voix du King à chaque fois… mais non il n'est pas fan-groupie d'Elvis, du tout!
Notez qu'à un moment Michael fait une remarque sur le soleil qui tient bon malgré des prévisions météo plutôt pessimistes même la veille, ce qui est vrai: il regarde le ciel… et s'aperçoit que les nuages commencent à se ternir? Aura-t-on droit à de la pluie finalement?
Photos de Unisonic.
Set-list de Unisonic: Unisonic / Never Too Late / King for a Day / My Sanctuary / March of Time (Helloween) / Over the Rainbow / Star Rider / We Rise / I Want Out (Helloween)

Petite pause ensuite, puisqu'aucun des groupes suivants ne m'inspire. Tant qu'à faire je fais une petite promenade qui se prolonge jusqu'au Leclerc… et hop petite pause toilettes préventive. Bon, d'accord, honnêtement c'est parce que je n'avais pas remarqué les « toilettes pour la presse » (je n'ai pas une « mentalité privilèges » assez développée, que voulez-vous), donc la pause Leclerc préventive était le plan de départ… mais au bout du compte, elle m'aura surtout permis de m'aérer les poumons: ça peut paraître idiot, mais j'avais oublié à quel point la fumée de cigarette (et assimilés) peut me poser problème, merci (sincèrement) la loi récente, ajoutez à ça la poussière des lieux… et je finissais par avoir la nausée par moments, réellement. Il était donc plus que temps d'aller respirer un air plus « verdoyant ».

Ailleurs dans le festival, merci Mathilde: J’enchaîne les allers-retours pour aller voir HEAVEN SHALL BURN qui fous un sacré bordel dans le pit, ça soulève la poussière méchamment. J’attendais de pouvoir enfin voir et entendre « Endzeit » en live, et quelle claque !
Photos de Heaven Shall Burn.
Set-list de Heaven Shall Burn: The Weapon They Fear / Black Tears (reprise d'Edge of Sanity) / Behind a Wall of Silence / Combat / The Disease / Intermission (Awoken) / Endzeit / Counterweight / The Omen / Forlorn Skies

C'est donc requinquée et les poumons gonflés à bloc que je retrouve GOTTHARD:

Ils ont peut-être joué la moitié de leur set quand j'arrive. Cette fois-ci, c'est le nouveau chanteur qui attire tous les regards: le précédent, « historique », est mort il y a quelques mois dans un accident, le petit nouveau est donc en train de faire son baptême du feu avec le groupe. Il s'en sort plus qu'avec les honneurs sur l'album qui vient de sortir et c'est tout à fait la même chose sur scène. En plus il tient bien la scène, possède un certain charisme: tout pour marcher avec le groupe, même s'il a peut-être encore besoin d'acquérir plus d'assurance. Par contre, je persiste à dire que leurs anciens morceaux ont un côté un peu facile/mou du genou qui me lasse au plus haut point: les seuls morceaux qui réussissent à me faire soulever un sourcil et bouger les hanches sont extraits du nouvel album. Tant mieux en un sens, ça veut dire que la nouvelle mouture me plaît même en concert; reste à voir s'ils continueront dans cette voie ou non.
Photos de Gotthard.
Set-list de Gotthard: Dream On / Gone Too Far / Starlight / Remember It's Me / Sister Moon / Hush (reprise Billy Joe Royal) / One Life, One Soul / Mountain Mama

Mathilde: Arrive ensuite TAAKE à la scène Temple. N’étant pas vraiment fan de black metal, je me jette dans le bain tout de même, histoire de voir de quoi les blackeux corpsepaintés sont capables (ça se dit ça ?), et ça me plaît bien, même si je ne peux pas voir tout le set (et le legging moule bite du bassiste me fait hurler de rire, trve ivôl inside haha). Une croix inversée est installée pour les lumières sur le pont au-dessus de la scène, et même si ça paraît un peu kitshoune, ça le fait pas trop mal.
Photos de Taake.

Entre-temps la pluie a commencé à tomber, de plus en plus sérieusement: étant relativement au fond, je finis par sortir mon parapluie. Quelqu'un derrière me demande d'abord de le refermer parce que ça lui bouche la vue… mais justement ça commence à tomber plus sérieusement: il finit par me réclamer abri. Tant qu'à faire il m'offre un verre pour me remercier, et la pluie n'ayant pas envie de s'arrêter pour de bon c'est avec ce « camarade de parapluie » que je vais voir TURBONEGRO:
Ils n'ont pas cherché à participé à l'Eurovision il y a quelques années? Avant d'être recallés à l'étape de la sélection nationale? J'avais retenu une histoire dans ce genre, mais je ne suis pas sure. Dans tous les cas c'est du heavy-metal comique/parodique de toute beauté, impossible à prendre au premier degré vu leurs accoutrements, et ils en jouent beaucoup. Il faut dire qu'ils peuvent se le permettre puisque leurs morceaux sont bons, maniant une sorte de mélange entre le marrant et le martial. J'apprécie plutôt ce concert mais mon « camarade de parapluie » réclame un abri plus sûr, par exemple le Metalmarket; ma foi je n'ai pas encore eu l'occasion d'y aller et Turbonegro est un bon groupe mais pas révolutionnaire non plus, alors pourquoi pas?
Set-list de Turbonegro: All My Friends Are Dead / The Nihilist Army / You Give Me Worms / I Got A Knife / Mister Sister / Wasted Again / Fuck the World / Turbonegro Must Be Destroyed / Hello Darkness / Get it On / Back To Dungaree High / – Rappel – The Age Of Pamparius / Denim Demon
I Got Erection

Mathilde: Je change de scène sous la tente et me retrouve devant NASUM, groupe du regretté Mieszko Talarczyk (décédé lors du tsunami de 2004 en Thaïlande)… avec une intro simple, mais qui suffit à déchaîner le public : un couple de mariés portant un masque à gaz (autant vous dire que j’étais heureuse derrière mon appareil photo). Et là, arrive Keijo Niinimaa, chanteur de Rotten Sound, qui remplace Mieszko en lui faisant hommage, et qui a très bien rempli son rôle lors de ce set.
Photos de Nasum.

Set-list de Nasum:
Mass Hypnosis
This Is…
The Masked Face
Scoop
I See Lies
Inhale/Exhale

Après une trentaine de minutes de vadrouillages dans les allées (vu le temps pas question d'aller voir la partie extérieure, de toute manière nous n'en disposons que de peu, de temps!), et surtout de farfouillages dans les vinyles, retour vers la Mainstage 1 pour LYNYRD SKYNYRD:

J'attendais beaucoup de ce concert et je dois confesser que… j'ai été quelque peu déçue. J'ai toujours trouvé un côté un peu répétitif à leur musique, dans le sens où beaucoup de leurs morceaux ont tendance à se ressembler; j'espérais qu'un concert donnerait un peu plus de relief à tout ça, c'est souvent le cas après tout… eh bien point du tout. Enfin, un peu de relief si, mais pas assez pour enlever cette impression de répéter encore et toujours les mêmes « bases » pour leurs morceaux. Et autant Molly Hatchet, un peu plus tôt, utilisait tout ça de manière agréable, variée, qui donnait envie, autant chez Lynyrd il y a un côté plan-plan qui fait que l'on passe un bon moment, c'est certain, mais rien ne décolle vraiment. D'ailleurs le chanteur essaiera de réveiller la foule de temps en temps, mais elle reste très passive (pendant les morceaux, entre les morceaux elle fait bien entendre son approbation); seul le guitariste (assez déjanté semble-t-il) arrivera à nous dérider de temps à autres, quand il fera les gros yeux! Très expressif ce type, agréable à voir sur scène. Evidemment « Sweet Home Alabama » et « Free Ride » ont été de bons moments, surtout la montée finale de cette dernière chanson, qui permet de réveiller les metalleux en mal de riffs heavy qui clouent sur place. Mais ce seront les deux seuls moments vraiment marquants de ce concert.
De mémoire c'est pendant ce concert qu'un gros ours s'est retrouvé complètement dépecé dans les premiers rangs: au début il allait à droite et à gauche un peu comme un slammeur poilu, et tout à coup… la patte se déchire! La ouate s'en va! Et rapidement tout son petit corps y passe, toute sa précieuse ouate est disséminée aux quatre vents… le pauvre, si son propriétaire n'en voulait plus je l'aurais bien pris moi, j'ai toujours rêvé d'un gros nounours! (bon, il faut la place chez soi pour le caser, mais… détail!) J'espère qu'il n'aura pas trop souffert le pauvre… *petite larme*
Set-list de Lynyrd Skynyrd: Workin' For MCA / I Ain't The One / Skynyrd Nation / What's Your Name / Down South Jukin' / That Smell / Saturday Night / Special / Simple Man / Gimme Back My Bullets / Whiskey Rock-A-Roller / The Needle And The Spoon / Gimme Three Steps / Call Me The Breeze (reprise de J.J. Cale) / Sweet Home Alabama / – Rappel – Free Bird

Vu l'heure avancée (22h, déjà!), et le manque de « nourriture musicale » dont j'ai pu souffrir dans la journée (trop de groupes « bien-moyen »…), l'écroulement est proche si je ne donne pas rapidement de la nourriture à mon petit ventre. Mon « camarade de parapluie » préfère vaquer à d'autres occupations, nous nous disons donc à une prochaine fois! Je tente un hot-dog (avec frites, tant qu'à faire dans le calorique) sur un stand qui m'inspirait pas mal… et dont mes intestins ne souffriront pas du tout, cool. La barquette servira même à protéger mon délicat fessier pendant que je mangerai, assise, devant la Mainstage 1 à nouveau mais face à l'écran pour regarder sur la Mainstage 2…

DROPKICK MURPHYS:
Du punk-metal à nouveau, assez dans l'esprit de The Bronx un peu plus tôt… mais en beaucoup moins marrant: ça passe le temps, mais je n'accroche pas vraiment. J'en parle d'ailleurs à un voisin avec qui on discutait de ce groupe, et je lui dis qu'il y a eu « dans le même genre mais en mieux » un peu plus tôt, en lui citant Street Dogs: si tu me lis ex-voisin, sache que je me suis trompée et que je parlais en fait de The Bronx! A un moment ce même voisin me fait remarquer que le titre qu'ils viennent d'entamer lui fait furieusement penser à du AC/DC: c'est sûr qu'avec ce genre de riff il y a presque un « brevet » déposé par les australiens, lui dis-je, impossible de ne pas voir de ressemblance… et là commence le refain, et une furieuse envie de brailler « T – N – T »! Comme quoi c'était bien normal que ça sonne « comme du AC/DC », eh.
-Quand je vous dis que je suis une buse pour reconnaître les références et autres reprises, en général.-
Set-list de Dropkick Murphys: The State of Massachusetts / Captain Kelly's Kitchen / Sunday Hardcore Matinee / Black Velvet Band / Bastards on Parade / Johnny, I Hardly Knew Ya / Deeds Not Words / Going Out In Style / The Dirty Glass / Worker's Song / Citizen C.I.A. / Rose Tattoo (nouvelle chanson) / The Irish Rover / Your Spirit's Alive / T.N.T. (reprise d'AC/DC) / I'm Shipping Up to Boston

Mathilde: Vient ensuite ma première baffe du Hellfest : SATYRICON.

Je les connais depuis pas mal de temps, genre quand Satyr arborait une coiffure blonde délavée. Heureusement que ça a changé, d’ailleurs, il ne faisait pas trop crédible. Je pensais les voir débarquer sur scène avec un bon gros corpse paint, mais même pas, juste le pied de micro en forme de fourche, et c’est parti pour « Now, Diabolical ». Le son était juste génial, pas trop fort ce qui rendait le concert agréable. De plus en plus de monde arrivait devant eux pour headbanguer, très peu de pogos, voir même pas du tout. Ils enchainent avec « Black Crow On a Tombstone », de leur dernier album, ainsi que « Mother North » et « K.I.N.G. ». Je ne suis pas du tout déçue de leur set (bon, après, faut aimer Satyricon, hein).
Photos de Satyricon.
Set-list de Satyricon: Now, Diabolical / Black Crow on a Tombstone / Forhekset / The Wolfpack / Hvite Krists Død / Repined Bastard Nation / To the Mountains / Mother North / K.I.N.G. / Fuel for Hatred

Le but de la manoeuvre de rapprochement sur la Mainstage 1 était à nouveau, vous l'aurez deviné, d'être bien placé, cette fois-ci pour MEGADETH:

Mais… mais… mais c'est quoi ce son?! Jusque là pendant toute la journée tous les groupes ont bénéficié d'un son relativement correct, même en salle il aurait suffi à beaucoup de groupes, et tout à coup on se retrouve avec un truc où l'on a énormément de peine à distinguer ce que jouent les guitares?! Sur du Megadeth?! J'avais voulu voir ce concert « de près » parce que j'avais adoré leur dernier passage au Zénith, avec Slayer, tellement aimé que j'avais regretté d'être coincée un peu au fond. Mais si j'avais tellement aimé, c'est parce que le son était magistral, on ne ratait absolument aucune note, pour tous les instruments: on pouvait pleinement profiter de la qualité des chansons, et de la puissance supplémentaire que donne toujours un concert. Alors que là… m'est avis que ça n'est pas pour rien que le public participe mais sans plus (pour du Megadeth): quelques pogos de ci de là, mais peu nombreux et très gentils… j'avais un peu peur d'être « trop devant / pas assez derrière » par rapport aux mouvements de foule, mais vu la participation très mitigée du public (pour du Megadeth bis) c'était en fait très bien. Ajoutez à ça un jeu de lumières plutôt simple pour une tête d'affiche (était-ce vraiment une tête d'affiche?), et je n'arrive pas vraiment à rentrer dans ce concert… d'où une impression mi-figue mi-raisin à la sortie, jamais l'idéal pour finir une journée de festival.
Set-list de Megadeth: Never Dead / Head Crusher / Hangar 18 / Trust / In My Darkest Hour (sans l'intro) / Foreclosure of a Dream / She-Wolf / Dawn Patrol / Poison Was the Cure / Sweating Bullets / A Tout Le Monde / Angry Again / Guns, Drugs & Money / Whose Life (Is It Anyways?) / Public Enemy No. 1 / Symphony of Destruction / Peace Sells / – Rappel – Holy Wars… The Punishment Due – Mechanix

De toute manière j'avais l'intention de voir King Diamond et/ou Amon Amarth. Pour le premier, j'ai toujours aimé, beaucoup, ses musiques, mais toujours beaucoup plus de mal avec sa voix quand il part dans les aiguës (en plus les musiciens ont largement laissé entendre qu'ils allaient sortir le grand jeu question mise en scène pour ce Hellfest). Pour le deuxième, j'aimais beaucoup fut une époque, pas eu l'occasion de suivre pendant plusieurs années et il paraît qu'ils sont devenus beaucoup moins bons qu'à cette lointaine époque, alors autant se faire une idée soi-même?
Mais la fatigue commence à se faire sentir, entre la journée de la veille et le manque de « nourritude musicale », donc d'adrénaline, aujourd'hui. Je tente quelques morceaux de KING DIAMOND, remarque avec plaisir que ça passe bien mieux sur scène (et que le décor qu'ils ont sorti, changements réguliers inclus, sied tout à fait à l'attente qu'ils ont lancé!), voix comprise.

Il avait dit quelques jours plus tôt qu'il était devenu un nouveau chanteur depuis qu'il avait arrêté de fumer: c'est sans doute vrai. Mais je n'arrive pas à rester, trop fatiguée.
Photos de Kind Diamond.
Set-list de King Diamond: The Candle / Welcome Home / -Solo de batterie- / Voodoo / At the Graves / Up From the Grave / Let It Be Done / Dreams / Sleepless Nights / -solo de guitare- / Shapes of Black / Come to the Sabbath (reprise de Mercyful Fate) / Eye of the Witch / – Rappel 1- The Family Ghost / Halloween / – Rappel 2 – Black Horsemen

Même chose pour AMON AMARTH, devant lesquels je ne reste même pas le temps d'un morceau. Non pas que ça ne me plaise pas, les quelques minutes entendues avaient l'air tout à fait bien, mais… je tombe de fatigue.
Mathilde: Le premier jour du Hellfest prend fin pour moi avec AMON AMARTH, que j’adore et que je n’ai vu qu’une seule fois auparavant.

Pendant qu’ils installent le matériel pour le groupe, des machines pour leurs effets de scène sont aussi mis en place et je me dis : « ça va chauffer ! », et je pèse mes mots. Aussitôt le concert commencé, des flammes sortent des machines, en rythme avec la musique, et surtout pendant « Death In Fire », on a même droit à des minis feux d’artifice (dans la tente, ouais ouais !). C’est vraiment un très bon groupe avec un bon jeu scénique (contrairement à Cannibal Corpse qui passaient juste avant Satyricon, mais que je ne suis pas allée voir, tellement j’avais été déçue lors de leur passage au Full Of Hate), qui donnent vraiment envie de rester jusqu’au bout de leur concert.
Photos d'Amon Amarth.
Set-list d'Amon Amarth: War of the Gods / Runes to My Memory / Destroyer of the Universe / Death in Fire / Cry of the Black Birds / The Fate of Norns / For Victory or Death / The Pursuit of Vikings / Live for the Kill / Under the Northern Star / Victorious March / – Rappel – Twilight of the Thunder God / Guardians of Asgaard

Un retour stratégique vers la tente s'impose alors, en essayant d'éviter les flaques et autres pateaugeoires qui se sont formées dans la journée… encore qu'il est bien agréable de pouvoir faire la « false one » qui passe par la partie « presse » du festival: c'est plus long mais du goudron et des graviers jusqu'à l'entrée du camping, pas de pente toute mélasseuse-piégeuse!

Pour le résumé express: journée de festival mitigée, avec juste Unisonic et Molly Hatchett en points d'orgue, pour le reste… trop de concerts « bien-moyen », ce qui est toujours un peu décevant en festival. Reprise des activités le lendemain, avec a priori une journée bien plus chargée.
Egalement, Dieu aura été mis assez en valeur pendant cette journée, entre le chanteur de Lynyrd qui y faisait régulièrement référence et Dave Mustaine qui nous en touche deux mots aussi, même si plus discrètement, et faisait un signe de croix les rares fois où il prononçait « Hellfest »… nous n'aurons pas manqué de bénédictions en allant nous coucher!

-Polochon et Mathilde.-
-Photos pour MetalChroniques de Christophe Ochal/AmonRe ou Mathilde Laurence quand précisé, sinon de Polochon.-
Les autres journées du festival.-

Hellfest 2012 – Jour 2 (16 juin)

Après une nuit quelque peu agitée (non mais quelle idée de crier pour avoir une conversation avec des gens qui sont à même pas un mètre de vous!), j'avais décidé de commencer la deuxième journée avec CRASHDIET… à 11h. Mais la flemmite aidant le festival doigts de pieds en éventail parce-que-d'abord-j'ai-décidé-et-j'fais-c'que-j'veux, j'arrive en fait sur place… dans les 13h. Mais ça avait l'air bien Crashdiet hein! D'après ce que l'on en entendait depuis le camping…

Photos de Crashdiet.
Tant qu'à faire je me fais un mini-sandwich en guise de déjeuner, quite à trainer autant que ça serve à quelque chose. Petite note météorologique pour vous annoncer que la pluie s'est arrêtée pendant la nuit: le sol reste mou (voire mélasseux) de ci de là, mais rien de comparable avec ce que l'on aurait pu craindre la veille au soir, très loin s'en faut. Cool, on profitera mieux des concerts!

Pendant ce temps chez Mathilde: Ayant cette fois ci dormi comme un bébé, je pars du camping pour aller shooter ROMPEPROP. Je me suis dit, un petit grind au réveil, ça va pas faire de mal. Sauf que les gars arrivent sur scène, couverts de faux sang qui pue la mort et qui me file limite envie de vomir (jus de tomate je pense, ou alors du vrai sang, mais l’odeur était immonde… grindcore quoi). Les amis du groupe lancent des objets gonflables dans le public, je suis d’ailleurs étonnée de ne pas voir une poupée gonflable dans le lot. Le chanteur est habillé d’une tenue de chirurgien, et le bassiste, déguisé en squelette, avec une basse de très bon goût (LOL, pour ceux qui ne la connaissent pas, elle est en forme de jambes de nana écartées et le manche n’est autre qu’un…manche, vous l’aurez deviné. Du goût de luxe quoi).
Photos de Rompeprop.

J'arrive alors que CHANNEL ZERO est sur scène… et ce que j'entends me laisse absolument de marbre: je me contente de prendre mes marques devant cette douce Mainstage 01. A savoir un peu près mais pas trop, pour voir les musiciens tout en profitant du public, toujours primordial chez le groupe qui arrive.

STEEL PANTHER:

Je ne les connaissais pas jusqu'à leur passage au Bataclan il y a quelques mois et ce fut un peu un coup de foudre, restait à voir ce qu'ils valent en festival, devant environ dix fois plus de monde, excusez du peu. Déjà, ils ont appris le vocabulaire français de base… pour eux: « Je veux voir vos nichons » (ou « tes », s'ils désignent une fille en particulier, forcément), « montrez-moi vos nichons » et autres « je veux te baiser », par exemple. C'est qu'avec Steel Panther, ça vole haut! J'adore quand une fille leur répond très clairement: « non, non, pas moyen! »… le chanteur est un peu déçu, mais il en verra d'autres, « des nichons. »
Mais donc ils mettent l'ambiance, beaucoup, et ont énormément de succès. Ils gèrent plutôt bien les grandes scènes, le côté « copy-band de Van Halen » se voit plus que jamais (surtout chez le chanteur David Lee Roth-ien!), mais comme ça correspond tout à fait à leur grand n'importe quoi visuel comme musical… ça n'est absolument pas grave. Je pense aussi qu'ils sont plus à l'aise avec le fait de parler anglais avec un public français parce qu'il me semble qu'ils sont allés un peu plus loin dans leurs dialogues comiques, qu'ils avaient tendance à couper au milieu ou simplifier au Bataclan (de mémoire). Malgré tout, je préfère les voir en salle: évidemment avec la masse d'un festival (qui réunit 35 000 personnes par jour, environ) le groupe a encore plus tendance à « se la jouer », et ça tombe bien c'est exactement ce que l'on attend d'eux, mais ils ne peuvent plus vraiment jouer avec le public, en dehors des quelques filles montées sur les épaules des copains… et l'air de rien ça manque! Un très, très bon concert donc, je retournerai assurément les voir dans un festival… mais je me précipiterai pour les revoir en salle.
Photos de Steel Panther.
Set-list de Steel Panther: Supersonic Sex Machine / Tomorrow NightAsian Hooker / Just Like Tiger Woods / Gold-Digging Whore / Community Property / 17 Girls in a Row / Death to All but Metal

Notez que pendant que Steel Panther joue, EMMURE passe sur une des scènes annexes du festival, la Warzone. J'avais envisagé d'aller y faire un tour pour m'amuser, mais finalement Steel Panther a accaparé toute mon attention: je n'y ai plus pensé. Pourquoi s'amuser avec Emmure? Parce que vous avouerez que leur nom se rapproche beaucoup d'Emure, groupe japonais… typique du visual-kei que je déteste, tout juste si je ne le combats de toute mes forces. Et que le décallage entre les deux groupes est juste à mourir de rire. Je vous invite à aller voir ce que ça donne sur Youtube si jamais voulez prendre peur ou éclater de rire, au choix!

Steel Panther m'ayant mis d'humeur très positive, je n'ai pas envie de faire la curieuse à aller fureter du côté des scènes de grosses brutes: je reste tranquillement debout devant cette chère Mainstage 01… devant laquelle j'aurais pu planter ma tente, aurez-vous remarqué. Pendant ce temps DEATH ANGEL joue sur sa voisine, et ce que j'entends me laisse complètement indifférente. De toute manière, comme dit, je ne suis pas dans un état d'esprit susceptible de me faire entrer dans ce genre d'atmosphère. Ca ne les empêche pas d'avoir beaucoup de succès, c'est toujours beau à voir! Surtout vu de haut grâce aux caméras qui peuvent filmer les pogos, c'est toujours… une perspective intéressante, dirons-nous.
Photos de Death Angel.

KORITNI:

Il est un peu décevant de voir tous les gens amassés devant Death Angel un peu plus tôt partir dès la fin de ce concert, alors que jusque là les gens passaient facilement d'une scène à l'autre… Enfin, ça reste assez plein à droite, mais à gauche, où se trouve la Mainstage 2, les rangs sont plus que clairsemés quand Koritni entre en scène. Ca se remplira par la suite, mais bon!
Comme toujours, les franco-australiens délivrent un concert efficace, Lex gérant tout aussi bien les petites salles que les grandes foules. Il est sûr de sa voix, aussi, et il y a de quoi: ça aide toujours à avoir de l'assurance sur scène. Petite note capilaire pour dire qu'il est revenu à une coiffure normale, a abandonné cette espèce de mèche bizarroïde… il devait en avoir marre qu'on lui fasse des remarques. Il est important de faire des expériences dans la vie, mais aussi de savoir mettre un frein quand c'est nécessaire! Le public répond moyennement, mais bon, ils n'ont jamais réussi à acquérir une énorme notoriété… et je persiste à dire qu'en dehors des morceaux du dernier album, leurs chansons ont la sale manie d'être un peu trop répétitives, quelles que soient les qualités des musiciens. D'ailleurs le public répond bien plus facilement sur les titres de ce dit dernier album, comme quoi…!
Photos de Koritni.

SACRED REICH ne me laisse aucun souvenir… réflexion faite ça doit être parce que je suis allée faire un tour du côté du Metal Market pendant leur passage? Je n'ai pas eu le temps d'en faire le tour la veille, même pas des vinyles vous rendez-vous compte, il est donc nécessaire de continuer un farfouillage en règle et autres comparaisons de prix… tout en étant consciente qu'il ne faut pas trop tarder: Uriah Heep commence bientôt, à 17h, et s'en suivra un enchainement plutôt intense selon toute vraisemblance!

Chez Mathilde: Mon deuxième groupe de la journée : AVULSED. Les espagnols nous ramènent le soleil, ce qui ne va pas durer malheureusement. Ensuite, NECROPHAGIA. Le chanteur ramène ses petits jouets sur scène, entre autre fausse tête décapitée, os divers, etc… et bien sûr, il les lèche sur scène. Miam, ça donne faim ! Ensuite, ma deuxième grosse claque du Hellfest : DJERV !

Oui, vous savez, le groupe de la nana qui chante dans Gateways avec Dimmu Borgir ! Je ne suis pas vraiment fan des groupes de metal à chanteuses, mais je dois avouer qu’elle m’a énormément marquée. Une voix vraiment spéciale pour un show qui en vaut la peine, avec « Madmen », qui défoule bien le public. A la fin du set, Agnete prend son courage à deux mais (il le faut bien dans un pit de métalleux assoiffés) et fait un beau slam et est ensuite récupérée par l’équipe de la sécu.
Photos d'Avulsed / Necrophagia / Djerv.

URIAH HEEP:
Ils font partie de ces groupes que tout amateur de rock connaît au moins de nom, et normalement au moins quelques un de leurs succès… sans pour autant espérer les voir un jour sur scène tant ils passent rarement chez nous. Là encore cette édition du Hellfest me permet donc de satisfaire ma curiosité.

En toute honnêteté, les débuts du concert sont… difficiles. Pourtant ils se démènent mais la sauce ne prend pas vraiment. Après trois ou quatre morceaux par contre ça devient vraiment très, très bien, les morceaux sont plus accrocheurs, on rentre très bien dans le truc. Peut-être est-ce dû à des morceaux plus ou moins anciens, je n'en sais rien, la set-list est à étudier. Toujours est-il que pendant les premiers morceaux j'ai craint ma plus grosse déception du festival (je n'inclue pas Lynyrd puisqu'avec eux, avant même le festival, je craignais d'être déçue), mais finalement ça sera un bon voire très bon concert.
Photos d'Uriah Heep.
Set-list de Uriah Heep: Against the Odds / Overload / Traveller in Time / Sunrise / Stealin' / Into the Wild / Gypsy / July Morning / Easy Livin'

Pour être tout à fait honnête, la prestation d'EXODUS sur la scène voisine me passe mais complètement au-dessus de la tête. Ils auraient programmé à peu près n'importe quel groupe à la place, ça aurait été pareil. Car voyez-vous, j'adore Skid Row. Surtout époque Sebastian Bach, forcément. Pas nécessairement -tous- les morceaux de Skid Row, mais même ceux qui pourraient me lasser ont quelque chose qui… en les écoutant « à part », ça peut suffire à redonner du peps pour une semaine à un léthargique chronique. Notamment grâce au blondinet-belle-gueule(-et-sacré-hurleur) de service qui sert de chanteur. Or il se trouve que je n'ai jamais osé espérer le voir en concert le blondinet… je suis donc remontée comme un ballon, dans les starting-blocks, de même que mes voisins! Le temps de « sécuriser ma position » devant la scène (bien voir + éviter que des grands passent devant + éviter de se prendre les pieds dans la boue mélasseuse autour… puisque ça a parfaitement séché partout sauf juste devant les scènes, où se massent les gros fans, donc le soleil ne peut pas passer!), papoter un peu histoire de causer Skid Row (va-t-il en jouer? combien? lesquelles?), et c'est parti!

SEBASTIAN BACH:

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!
Voilà un bon résumé de ce concert.
Déjà, il entre en scène avec « Slave To The Grind », que j'osais à peine espérer entendre aujourd'hui (en gros: voir Baz en concert était en soit un rêve, voir Baz jouant cette chanson en concert était un rêve dans le rêve). Mais surtout, c'est typiquement le genre de chanson qui vous fait entrer directement dans le truc, pas le temps de réfléchir, prends ça dans ta face et oublie toute santé du cou. Après ça, ils enchainent sur 9 autres morceaux, dont 7 de Skid Row, et loin d'être les plus mauvais. De toute manière même les deux morceaux « hors Skid Row » passent très bien. Sebastian chante toujours aussi bien, a toujours un charisme à faire péter les murs de Bercy, fait magnifiquement l'hélicoptère avec son micro… et ce concert a été dantesque, voilà tout. Avec les mouvements de foule (et les slammeurs à rattraper!) je me retrouve rapidement embourbée dans la mélasse boueuse, des deux pieds, mais là, honnêtement… ranafaire, j'ai la tête autre part! Par contre j'apprécie beaucoup moins l'intoxiqué, pas d'autre mot, qui n'arrive pas à se passer de cigarette pendant 50 minutes (le temps du concert) et me fait une magnifique entaille dans le doigt… c'est vrai quoi, c'est d'une intelligence folle d'allumer une cigarette dans les premiers rangs d'une foule qui bouge autant! Comme ça picotte pas mal (vu le taux de poussière environnant aussi…) j'improvise un pansement à partir d'un bout de mouchoir en papier et un élastique prévu « en cas de pépin et improvisation nécessaire », passablement énervée vu que ça me gâche mon « Monkey Business » mais la poisse on réfléchira après. Notez que je m'amuse du guitariste, car un peu plus tôt, en le voyant admirer le concert d'Exodus depuis le côté de « sa » scène, j'avais trouvé qu'elle avait une belle coiffure cette fille… ah ben ouais, pour un homme « elle » avait une bien belle coiffure!
Photos de Sebastian Bach.
Set-list de Sebastian Bach: Slave To The Grind (Skid Row) / Kicking & Screaming (Sebastian Bach) / Here I Am (Skid Row) / Big Guns (Skid Row) / Piece of Me (Skid Row) / 18 and Life (Skid Row) / American Metalhead (PainmuseuM) / Monkey Business (Skid Row) / I Remember You (Skid Row) / Youth Gone Wild (Skid Row)

Chez Mathilde: Je fais juste un petit tour devant VOMITORY pour les shooter et je file devant SHINING. J’ai eu un peu peur du comportement que Kvarforth aurait pu avoir pendant le concert, vu qu’à une édition ultérieur du Hellfest, il avait agrippé une photographe. Mais rien de tout ça, il a « juste » envoyé ses cendres de cigarette sur l’un d’entre nous qui étions aux premières loges. Malgré son caractère, ses musiciens restent de marbre et leur concert se passe très bien. A croire que le son est meilleur sous la tente Altar/Temple qu’au niveau des mainstages, suivant les groupes.
Photos de Vomitory / Shining / Aborted.
Set-list de Shining: Låt oss ta allt från varandra / Vilseledda barnasjälars hemvist / Yttligare ett steg närmare total jävla utfrysning / Människa o'avskyvärda människa / Ohm (Sommar med Siv) (reprise de Seigmen) / Submit to Self-Destruction / Förtvivlan, min arvedel

Tout le monde est sur son petit nuage à la fin du concert de Baz, mais pas le temps de tergiverser: un translation express s'impose, car Edguy enchaine immédiatement sur la scène d'à côté!

EDGUY:

Tout le monde est encore sous l'adrénaline du concert de Baz, résultat ça part immédiatement en cacahuètes chez Edguy. D'autant plus qu'ils ressortent la musique des gendarmes pour l'occasion, ce qui permet à certains de « réviser »… et se souvenir de -la deuxième partie- de l'air principal, 'tudju!!! Ils ne jouent pas du tout ma set-list idéale, mais alors qu'est-ce que je n'en ai rien à faire… j'ai juste envie de m'amuser, tout le monde autour a juste envie de s'amuser: fiesta et n'importe quoi généralisé dans le pogo! Et comme c'est typiquement le genre de groupe qui s'amuse encore plus quand il voit son public partir en vrille, ils se dépensent pas mal sur scène… enfin du côté de « Jens Ludwig », le guitariste de droite si vous préférez, je dois avouer avoir surtout regardé devant moi histoire de gérer correctement le pogo et les photos. Tobias étant un type adorable il commence en empoignant son son pied de micro pour le mettre de ce côté de la scène, et même s'il bouge toujours beaucoup il nous réservera la plupart de ses poses, merci coco! Grand moment quand il nous demande de brailler, comme toujours, en précisant que ce concert sera diffusé à la télé: il faut brailler plus fort, car nous allons nous voir à la télé, ouais, vive la télé! Et là… -énorme- réponse, il était plié de rire, y'a pas à dire l'argument télé c'est très efficace. Evidemment il nous fera quelques blagues, j'entendrai le lendemain que certains le prennent mal quand il dit (en gros) « et ne partez pas maintenant, il y a une surprise pour vous [littéralement ‘surprise act’] juste après! », visiblement en référence aux Guns qui allaient jouer un peu plus tard… euh, les gars, s'il en faut si peu pour vous froisser, vous ne devriez même pas aller à un concert d'Edguy, et accessoirement re-étudier votre « jauge à humour! » Quelque part dans les derniers morceaux, je m'aperçois que j'ai froid au doigt qui s'est pris un coup de cigarette: c'est certes normal d'avoir une petite réaction, mais si longtemps après et aussi froid? *jette un oeil* Oh ben ça alors, c'est tout bleu! Desserrons donc un peu ce qui est devenu un garrot improvisé… et c'est là qu'un type décide de slammer, forcément, et sur ma tête, évidemment! Je me baisse/recroqueville parce que là pas question que je laisse tomber mon-élastique-vital pour rattraper un type qui a juste le plus mauvais timing qui soit, les gens autour le remontent quand ils voient que je ne ferai pas le moindre effort sur ce coup… on termine le pansement improvisé, et on repart comme en 40!
Enfin voilà, ambiance de malade, ça ne se décrit pas vraiment ça se vit, et pour me paraphraser voilà comment je décrirais ce concert:
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!
Probablement un des meilleurs concerts d'Edguy que j'aie vécus, d'autant que (certainement inspirés par l'éventualité d'un passage à la télé) ils nous épargnent le solo de batterie, alleluiah!
Photos d'Edguy.
Set-list d'Edguy: Nobody's Hero / The Arcane Guild / Tears of a Mandrake / Rock of Cashel / Lavatory Love Machine / Superheroes / Robin Hood / Ministry of Saints / King of Fools

Je n'ai jamais eu l'occasion de voir In Extremo, principalement parce qu'ils ont toujours eu la mauvaise habitude à Wacken (les années où j'y allais) de passer soit très tard soit pendant un groupe que je ne pouvais décemment pas manquer… Comme WITHIN TEMPTATION prend la suite sur les scènes principales et que ce groupe m'inspire moins que jamais depuis quelques années (la musique à guitares chantée par une chanteuse qui fait la mijorée en froufrous, ce que n'était pas ce groupe au départ, ça n'est pas vraiment le genre de metal que j'apprécie…): j'écoute une ou deux minutes le temps de faire le trajet vers la scène où In Extremo vient d'entrer en scène, confirme cette impression de « non, vraiment, Within Temptation ça n'est plus pour moi », et je m'engouffre sous une des grandes tentes.
Mathilde: WITHIN TEMPTATION prend place sur la mainstage #1 avec une intro vidéo qui passe sur l’écran entre les deux scènes. Un show à la hauteur du groupe, la voix de Sharon se détache pas trop mal de la musique et n’est pas trop brouillée dans la masse. Elle est très proche du public et reste en avant de la scène, ce qui donne un plus aux concerts qu’ils donnent.

Photos de Within Temptation.
Set-list de Within Temptation: Shot in the Dark / In the Middle of the Night / Faster / Fire and Ice / Ice Queen / Our Solemn Hour / Stand My Ground / Sinéad / What Have You Done / Angels / See Who I Am / Where Is the Edge / Mother Earth

IN EXTREMO:
Très bon concert à nouveau, qui pétarade dans tous les sens: les allemands ont sorti l'artillerie lourde en ce qui concerne la pyrotechnie! Ca n'a sans doute pas été facile d'obtenir les autorisations administratives pour tout ça (dans une tente quand même très fermée + sur une scène posée sur de l'herbe…), mais le résultat vaut définitivement tous ces efforts. Certains devant moi diront qu'ils auraient dû être programmés sur la Mainstage à la place d'Edguy: c'est certes très bien mais n'exagérons rien messieurs, le public français ne connaît pas assez In Extremo pour qu'ils puissent se permettre de passer à une heure pareille sur une des scènes principales, et puis ça n'a pas le potentiel de poilade intégrale d'Edguy! Accessoirement il faisait encore jour quand Edguy a quitté la scène, alors que sous la tente il fait presque aussi sombre qu'en pleine nuit: bien mieux pour profiter de ce « spectacle son et lumières ». C'est donc la première fois que je les vois sur scène, et alors que sur album je trouve qu'ils ont parfois tendance à se répéter, et finissent souvent par me lasser, sur scène ils varient suffisamment les instruments et les styles pour conserver mon intérêt le plus total du début à la fin (aujourd'hui en tout cas). Le chanteur avait un peu de mal avec la communication en anglais, mais peu importe saluons l'effort et apprécions les chansons, d'autant qu'ils se démènent sur scène. Juste un petit regret par rapport au son, qui est certes correct mais… jusque là, j'ai passé une journée et demie de festival sans que mes oreilles aient à souffrir, tandis que là, en un seul concert sous cette tente, mes oreilles sifflent énormément. Dommage, ça gâche un peu le plaisir sur la fin.

J'avais prévu d'enchaîner sur SAINT VITUS, mais je dois avouer que je commence à sacrément fatiguer… et il serait bon de se faire poser un vrai pansement sur le doigt entaillé. Je m'arrête quand même deux minutes devant la tente où ils jouent, mais elle est déjà très pleine, donc impossible de profiter de leur musique sans avoir les autres scènes en fond sonore derrière, et je constate vite que c'est trop lent pour conserver mon attention à ce moment-là. Les secouristes étant à 30 secondes de marche montre en main, je repars donc vers eux, celle qui s'occupe de moi regarde mon pansement de fortune avec un petit hochement de tête type: « oh bien, très propre! » Merci madame… c'est hélas par habitude, pour être honnête. Je retente SAINT VITUS après mais… nan, pas envie de me gâcher ma très bonne humeur avec un truc tout lent! Pendant ce temps, WITHIN TEMPTATION finit son concert, j'en entends une ou deux chansons… et non, vraiment, pas moyen.

Suit enfin MACHINE HEAD:

Les rangs devant la Mainstage 1, qui s'apprête à recevoir Guns'n'Roses, sont déjà très pleins: nouvelle mise en place et nouveau concert vu depuis la scène opposée, principalement via l'écran. Et, bah… il paraît que même si on ne les aime pas sur album on peut aimer en concert, je voulais donc voir ce que ça donnait, d'autant qu'ils ont très bonne réputation. Mais non, vraiment, ça ne passe pas, trop bourrin basique, même le public participe pas mal devant mais paraît plus réservé derrière… peut-être une mauvaise journée pour le groupe? Pour ma part en tout cas, ce concert ne sera définitivement pas marquant.
Mathilde: Vient ensuite ma « déception » de la soirée, non pas à cause de la musique, mais à cause de l’organisation et du public : MACHINE HEAD. Un des groupes qui m’a vraiment décidé à venir au Hellfest et au final je n’ai quasiment pas pu les voir. On n’a pu les shooter que pendant une chanson et la sécurité nous a poussés en dehors du pit photo. Le problème, c’était le public : sachant qu’on a du matériel qui vaut pas mal d’argent, nous pousser entre les gens du public qui ne nous laissent pas passer, c’est un peu du gros n’importe quoi. J’ai dû mettre cinq bonnes minutes pour réussir à sortir du public, et je me suis retrouvée aux stands qui vendaient de la nourriture. En gros j’ai dû traverser quasiment tout le fest. Tout ça pour vous dire que j’étais plus occupée à surveiller mon appareil qu’à profiter du concert.
Photos de Machine Head.
Set-list de Machine Head: Old / Imperium / Beautiful Mourning / Locust / Aesthetics of Hate / Darkness Within / This Is the End / Halo / Davidian

GUNS'N'ROSES:

Toute la journée, les paris allaient bon train sur le retard qu'allait avoir le groupe ce soir. Axl Rose oblige! Ils étaient déjà passés au Hellfest et avaient eu 1h de retard: si les programmateurs leur ont réservé 2h30 ce soir, c'est justement pour intégrer « la probable heure de retard ». Ils avaient annoncé qu'ils avaient prévu quelque chose pour « faire patienter le public », apparemment en diffusant de la musique: ça commence avec Rage Against The Machine, « Killing In The Name »… coupé vers la fin, pour mettre une musique bizarre et a priori sans rapport? Elle est où la blague? D'un autre côté, ça peut annoncer l'entrée en scène des Guns, même si ça voudrait dire qu'Axl serait à l'heure… Axl à l'heure, ne rêvons pas!
…Et en fait si: un logo faisant penser à Chinese Democracy puis le logo des Guns apparaissent après une minute ou deux, à croire qu'Axl a eu des regrets après son attitude la dernière fois. En plus il ne paraît pas particulièrement (voire du tout) saoul, chante correctement (tente rarement des aiguës mais fait quand même les importants et les réussit 90% du temps): bon Dieu, mais il s'est levé du pied droit pendant une semaine d'affilée l'Axl ou quoi?!
Je n'attendais pas grand chose de ce concert, pour ne pas dire que je le voyais plus comme une distraction qu'autre chose. J'envisageais même d'aller voir sous une des tentes ce que Children Of Bodom donnait maintenant en live, s'ils périclitaient toujours autant, tête la première. Il faut dire que la voix d'Axl me porte particulièrement sur les nerfs, depuis toujours. Mais en fait, comme souvent en live me direz-vous, je ne remarque presque pas tous ces tics vocaux qui me hérissent le poil en temps normal, et puisqu'à la base les musiques sont bonnes… eh bien ma foi je passe un bon moment! D'autant plus qu'ils ont sorti le très grand jeu au niveau visuel, avec trois grands écran, un « mur de leds géantes » en bas du promontoir qui soutient la batterie, etc.: nous en prenons plein les mirettes. Axl paraît de bonne humeur… mais a une attitude un peu bizarre, dans le sens où oui il se tortille, court à droite à gauche et tout ce qui s'en suit, mais ne joue presque pas avec le public, ne lui parlant presque jamais et l'invectivant à peine? Les chansons sont certes bonnes mais il faut quand même faire un minimum d'efforts pour aller chercher le public, sinon… ça donne un peu l'impression d'assister à une répétition grandeur nature, en fait. D'où un moment agréable mais aussi un poil frustrant.
Ca sera vrai jusqu'au début de « Sweet Child Of Mine » où Axl, montant les marches pour aller vers la batterie… se viande magistralement par terre, probablement en ratant une marche. Et vraiment « se viande » + « magistralement ». Tête la première type plongeon. Résultat, blessé dans sa fierté, il fera toute la chanson droit comme un piquet, allant un peu à droite ou à gauche à tel ou tel moment, mais à chaque fois, sitôt son point d'ancrage trouvé, il reste droit comme un piquet. Une attitude un peu enfantine, qui pourrait être touchante, et on peut comprendre que se ramasser aussi lamentablement par terre puisse être traumatisant (surtout quand on a un ego aussi énorme que le sien et que l'on vient de se vautrer devant plusieurs dizaines de milliers de personnes), mais… on finit par craindre qu'il ne fasse plus le moindre effort jusqu'à la fin du concert? Voire, connaissant son aptitude à avoir un caractère de cochon quand ça lui prend, à annuler le concert une bonne fois pour toutes? Peut-être la set-list a-t-elle été un peu modifiée à cause de ça, mais ils enchainent quand même (chouette, ça n'est pas annulé!), avec une reprise d'« Another Brick In The Wall », largement instrumentale et sans Axl sur scène. Il revient juste après (ouais, pas d'annulation, pour de bon!), commence un solo de piano, et entre l'air et la veste longue "à allures de redingote" qu'il porte, ça sent le « November Rain »… gagné! Il a donc une bonne excuse pour rester assisj, pratique. Suit une chanson de Bumblefoot qui lui sert de solo, et Axl revient pour « Don't Cry »… il recommence à bouger petit à petit, mais on sent qu'il reste marqué, il lui faut vraiment beaucoup de temps pour retrouver un tant soit peu l'attitude qu'on lui connait (même s'il ne remontera plus jamais en haut, forcément!)
En tout cas le concert a bien duré 2h30, je continue à préférer (de très, très loin) la version de Paul McCartney de « Live And Let Die », mais j'ai sincèrement passé passé un bon moment. Il est juste dommage qu'ils aient autant mis l'accent sur le visuel, au détriment du jeu avec le public… et donc de l'atmosphère, qui n'a jamais vraiment décollé. Des morceaux un brin simplifiés aussi peut-être, mais je ne connais pas assez le groupe « à la note près » pour me prononcer plus avant. En tout cas Axl a complètement fait mentir sa mauvaise réputation ce soir, tant mieux pour nous. Et l'ingé son a encore décidé de partir aux fraises vers le tiers du concert: la basse finira par tout couvrir… c'est quand même grandiose, encore une fois tous les groupes de la journée ont eu un bon son, sauf la tête d'affiche!
Set-list de Guns'N'Roses: Chinese Democracy / Welcome to the Jungle / It's So Easy / Mr. Brownstone / Sorry / Rocket Queen / Estranged / Better / -solo de guitare, Richard Fortus- / Live and Let Die (reprise des Wings/Paul McCartney) / This I Love / Shackler's Revenge / Motivation (de Tommy Stinson, qui la chante, logiquement) / -Solo de piano, Dizzy Reed- / Street of Dreams / You Could Be Mine / -Solo de guitare, DJ Ashba- / Sweet Child O' Mine / -Passage instrumental, autour d'Another Brick In The Wall Pt. 2– / -Solo de piano, Axl Rose- / November Rain / Glad to Be Here (de Bumblefoot, qui la chante, logiquement) / Don't Cry / Civil War / Knockin' On Heaven's Door (reprise de Bob Dylan) / Nightrain / – Rappel – Paradise City

Et chez "les extrêmistes" avec Mathilde: Dernier groupe de la soirée et deuxième claque de la journée : BEHEMOTH.

Déjà chroniqués lors du Full Of Hate, j’ai pas grand-chose à rajouter quant à leur prestation géniale, avec entre autres «Alas, the Lord Is Upon Me », « Conquer All », «Demigod », « Christians To The Lions », et l’énergie dont regorge Nergal après ce qui lui est arrivé est tout simplement étonnante. Leur concert se termine sous une pluie de confettis lancés par deux gros canons de chaque côté de la scène.
Photos de Behemoth.
Set-list de Behemoth: Ov Fire and the Void / Demigod / Moonspell Rites / Christians to the Lions / Alas, Lord Is Upon Me / Conquer All / At the Left  / Hand ov God / Slaves Shall Serve / Chant for Eschaton 2000 / 23 (The Youth Manifesto) / Lucifer

Sur ce, la journée fut érintante, ma première « vraie » journée de festival avec des concerts qui s'enchainent et d'énormes amusements succédant/créant d'énormes fatigues: mon sac de couchage m'attend, je l'entends crier mon nom, rentrons vite (essayer de) dormir!

-Polochon et Mathilde.-
-Photos pour MetalChroniques de Christophe Ochal/AmonRe ou Mathilde Laurence quand précisé, sinon de Polochon.-
Les autres journées du festival.-

Ah L’Allemagne, un pays ou on apprécie encore le Metal ! Le week-end passé, j'y suis allé pour le Metalfest West ! Metalfest, c'est une organisation qui organise des festivals un peu partout, et pour l’occasion, je suis allé a Sankt Goar.

Le festival à pris place dans un amphithéâtre situé dans une région d'une beauté incroyable ! Et l'affiche, elle aussi était géniale ! La nuit du mercredi je suis parti vers Sankt Goar ou javais booké un hôtel, un pote a moi quant a lui, il allait dormir sur le camping, et c'est la que la première surprise nous attendait. Il n'y pas de pont a Sankt Goar et le ferry service ne circulait pas après minuit ! Comment faire pour traverser le Rhin? Apres avoir parlé avec quelques Allemands et consulté le GPS, on a pris la décision de faire la route (76km!) pour pouvoir déposer mon pote au camping ! Heureusement que la route était intéressante, l'environnement est plein de bêtes, on a vu des renards, des dindes et je pense même avoir vu un lynx, super la région !
Finalement de retour a l'hotel,je me suis jeté dans mon lit, vivement le début du festival !
 
Le premier jour était assez chaotique, une seule entrée avec deux personnes pour passer les bracelets, t'imagine déjà la file que ça donnait ! Mais ce n'est pas tout, une fois a l'interieur, un des mecs du securité nous a demandé de sortir de nouveau ! Je ne sais pas si tout le monde a du repartir, ou seulement les gens de la presse, mais quand même, c'est assez bizarre quoi.
 
Bon, après ce faux démarrage, les problèmes se résolvent petit à petit, le premier groupe du jour, le gagnant du concours Radio Bob, Sapiency, a pris la scène et c’était parti pour la fête !
 
Après le concert de Turbowolf je voulait voir un peu la deuxieme scène, et je me suis promené vers la tente. Une fois la, un nouveau problème, on avait fermé le photopit a deux cotés, pas de possibilité d'entrer dans la pit. Ça a été réglé vite vite juste a temps pour Threnodia, qui jouait du melodic death metal. Un groupe assez sympa, ce n'est pourtant pas le style que j'aime vraiment. Apres ce concert je me suis plus dirigé vers la tente, la météo etait vraiment trop bien pour rester dans une tente quoi ! Même ci on s'est ramassé une petite averse dans l’après midi.
 
Le groupes se suivent les uns après les autres, la première surprise pour moi fut Legion Of The Damned. Je les avais déjà vus il y'a quelques années et ce n’était pas vraiment convaincant, par contre, cette fois, çà tuait ! Le Thrash Metal nous attaque avec une vitesse de tonnerre et le public adore! 
 
Apres les Hollandais de Legion Of The Damned, ce fut au tour des Suédois de Hypocrisy, un groupe que je ne connaissais pas vraiment mais putain! Quel concert! L’énergie de Peter Tägtgren est contagieuse et les gens adorent ! Ils ont mis le feu et Blind Guardian savait à quoi s'en tenir  !  
 
Le groupe de Hansi Kürsch venait apres le foudroyant Hypocrisy et ils ont assuré ! Commençant avec « Sacred Worlds » et puis « Welcome to Dying », ils ont mis le tempo et c'est fou de voir  Blind Guardian dans leurs pays natal , la popularité du groupe est vraiment gigantesque et entendre des milliers de fans chanter sur Valhalla, c'est assez impressionant ! 
 
 
Megadeth fuit le dernier groupe du jour que j'ai vu, mais ils n'ont pas déçu ! Le set etait assez court (même plus court que Blind Guardian) et cela explique l’absence de « A tout le monde », préfèrant jouer des morceaux plus heavy. Les classiques sont passés avec quelques morceaux du nouvel album, Thirteen. Dave a eu droit a une surprise aussi quand un fan s'est baladé sur scène pour lui serrer la main, Dave ne savait pas quoi dire la… 
 
Le deuxieme jour fut a mon avis, le meilleur jour du festival, tous les groupes qui jouaient sur la main stage étaient geniaux. La journée à commencé avec le groupe Huntress avec une femme qui ne chante pas du gothique mais du Metal pur et dur ! Sa présence sur scène et ses cris étaient presque hypnotiques et elle n'a  pas peur de bouger sur scène, fortement conseillé si vous aimez le Female Heavy Metal!
 
Le concert de Vader fut trop court a mon avis, c'est un de mes groupes préférés dans la catégorie Death Metal et 45 minutes, ce n'est vraiment pas assez quoi!
 
Apres le sympa Grand Magus il fut temps pour une nouvelle découverte, Saltatio Mortis! Un groupe dans le style de In Extremo (que j’adore!) avec un chanteur bourré d'energie ! Il chante, il danse et en plus, ça sonne génial ! Apres le concert je suis aller voir pour m'acheter des cd mais helas, j'en ai pas trouvé. Si vous aimez du Metal dans le style In Extremo, vous allez adorer ce groupe aussi ! J'étais surtout impressionné quand le chanteur a fait du crowd surfing en chantant! Ça, je ne le vois pas tous les jours !
 
Powerwolf quant a eux, je les trouve géniaux, de l'humour culottes et de la musique qui donnent envie de faire la fête, que peux tu vouloir en plus sur un festival ? Certes, les textes ne sont pas aussi forts qu'un Iron Maiden, mais ce n'est pas grave, on s'amuse!
 
Behemoth fut une autre bonne surprise. Je n'avais jamais vu ce groupe en live et j'ai été très impressionné par le show ! Non seulement ils ont du feu, mais ils ont mis le feu aussi ! Edguy par contre…. J'aime bien le groupe mais vraiment, Tobias Sammet, faut moins parler et plus chanter ! On ne veut pas des discours après chaque chanson, on veut de la musique!
 
Heureusement que « Mille » Petrozza est moins bavard et que Kreator, ça décoiffent ! Kreator est venu pour conquérir le festival, et c'est ce qu'ils ont fait ! Ouvrant avec « Violent Revolution » à ce moment là je me suis cassé le cou ! 
 
Finalement, on arrive au dernier jour…. Normalement Krypteria devait ouvrir la journée mais ils ont du annuler, pour maladie. Le groupe Burden a pris la place et franchement, c'est du Stoner sans le rock, l'organisation aurait pu trouver quelque chose de mieux que ça ?! Bof, on ne va pas trop se plaindre, Steelwing jouait après et eux, ils sont forts! Du bon vieux Power Metal!
 
Death Angel avait quelque chose a fêter, c'est l'anniversaire de l'album The Ultra-Violence et pour fêter cela, ils ont joué l'album dans son intégralité ! Un concert fou et génial ! 
 
Apres Death Angel je me suis relaxé un peu, j'ai pris mes photos et j'ai attendu pour la pièce de résistance… In Extremo! 
In Extremo était avec Megadeth la seule raison pour moi pour faire la route et vraiment, ils ne m'ont pas fait regretter cette décision ! Leur show fut la meilleure manière de clôturer le festival et leur setlist était vraiment super! La seule chose qu'il me manquait etait Ai Vis A Lo Lop, vivement le Hellfest pour une seconde dose de In Extremo!
 
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