Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

 
Son : loin d'être top jusqu'à Soundgarden
Lumières : il faisait jour. Les Mets ont régalé avec leur show
Affluence : sold out
Ambiance : pas mal
Moments forts : le set des Mets
 
Bref. J’ai été voir Metallica.
 
Il faut savoir que je cours après les Mets depuis juin 2007, date à laquelle je les ai ratés une première fois après un pit de Slayer trop rugueux une semaine avant leur passage à Werchter. Suivirent ensuite deux autres occasions où j’avais le ticket et où des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont empêché de les voir. Puis, au fil des ans et vu les performances déclinantes de Lars (« Boulangerie Ulrich, un max de pains dans chaque set ! »), les Mets étaient devenus une préoccupation moindre pour moi, jusqu’à l’annonce de leur venue en Belgique en 2012. Et puis merde, on ne vit qu’une fois, en route !
 
Arrivée sur place à 11h, pas le moindre bouchon sur la route, petit passage au parking (et BAM, 15 EUR dans la mouille pour se retrouver à 20 minutes de marche du site), une petite bière et en route pour l’ouverture des portes à midi !
 
12h25 : la foule se presse aux portes encore fermées, il fait une chaleur de porc. Bonne idée de faire mijoter le Metalleux au soleil pour attiser sa soif. Car oui, le Metalleux a soif, et le Metalleux est con : le t-shirt noir en plein cagnard, mauvais plan, je l’ai aussi testé pour vous et ça craint. Détour au merch ensuite (où les protections auditives étaient gratuites, déjà ça de pris), je passe rapidement vu les prix (et vu la chaleur, autant investir en tickets boissons) et je pars m’installer avec mes potes au bar Jack Daniels pour le premier groupe du jour, Ghost.
 
Ghost, c’est l’erreur de casting du jour. Sur une affiche avec Jex Thoth et The Devil’s Blood, dans une cave, avec des simulacres de sacrifice de jeunes femmes nues et un verre d’absinthe à la main, ça aurait de la gueule. En plein soleil à l’heure de l’apéro, ça perd de son charme. Et de son intérêt. C’est bien exécuté, j’aime assez sur album, mais les conditions ne sont pas réunies pour vraiment faire de ce concert un bon moment. À revoir dans de meilleures conditions.
 
Vient ensuite Gojira. Bon, là, on se déplace gentiment, on se pose dans le Black Circle et là, le son de merde. La pluie de basses. La section rythmique qui mange les grattes. Je retire un bouchon : mouais, le son est un poil mieux, mais trop fort. Je sors donc du Black Circle (ça valait bien la peine de raquer 110 EUR si c’est pour devoir s’éloigner et se mêler aux autres festivaliers pour profiter d’un meilleur son), direction le bar où les verres se succèdent aussi vite que les morceaux de la setlist de Gojira… Et comme mes bières, les morceaux de Gojira se suivent et se ressemblent : de loin, j’ai l’impression de toujours entendre le même morceau. Sauf quand ils ont joué le titre éponyme de leur futur album. Là, je me suis souvenu pourquoi j’ai collé un 4/10 à L’Enfant Sauvage
 
Les choses ne s’améliorent pas avec Channel Zero, que du contraire, on touche le fond niveau rendu sonore. L’ingé son devrait être poignardé avec une prise Jack pour avoir tant massacré le set des Belges. Ajoutez à cela une setlist très (trop) axée sur le dernier album et vous avez le mauvais set du jour. Nous en sommes à 3 groupes sur 6, et pour le moment, ça pue du fion, cette histoire. Je place donc une partie de mes espoirs en Mastodon qui me fera l’effet d’une bonne surprise. Le son s’améliore (pas particulièrement difficile, ceci dit), le groupe livre une prestation plus que correcte. Bon, c’était loin d’être parfait : niveau chant, Mastodon n’est pas toujours au point. Mais ce n’est pas nouveau et, au final, on s’en sort bien. Le temps passe, il est de plus en plus difficile de se trouver une bonne place dans le Black Circle (les premiers groupes ont dû se sentir seuls, leurs fans n’étaient pas dans le Black Circle, mais dans la fosse normale… à plusieurs dizaines de mètres de la scène. Jouer devant un parterre vide, ça doit être moyen) et Soundgarden investit les planches de Werchter.
 
Je n’attendais rien de Soundgarden, à part leur tube « Black Hole Sun ». Et c’est justement quand on en attend le moins qu’on a la meilleure surprise : le son est très bon, le groupe bien en place et content d’être là et le set se déroule bien pépère. Je profiterai du calme régnant dans la fosse pour passer au bar et aux toilettes et venir me replacer pour Metallica, LE plat de résistance de la journée.
 
Le Black Circle est, enfin, rempli par des fans irréductibles… et son lot de personnes qui ont pris un ticket en classe supérieure pour pouvoir vivre « Nothing Else Matters » de tout près. Parce que c’est beau, l’amour. Et le Black Album, c’est un peu « leur » album des Mets. Sûrement même le seul qu’ils aient acheté. Résultat : quand James balance « Hit The Lights » et que le fan moyen lance un bon pit des familles bien viril, les petits enfants sages tirent une drôle de tronche. 
 
Se faire bousculer, à un concert ? Quelle idée ! Quelle honte ! À ce prix-là, on aurait dû avoir des sièges. Et des boissons fraîches. Ou du thé et des madeleines ! Beh non, bande de fiotasses, les Mets, c’est avant tout un groupe de Thrash, et ils ont encore de beaux restes ! Et BOUM, « Master Of Puppets » dans la mouille, je surveille mes arrières, l’ambiance est bien bonne dans la fosse. Petit moment de relâchement avec le nouveau morceau (inutile sur cette setlist) tiré de l’ep Beyond Magnetic avant le Black Album. À l’envers. Une idée de merde, à première vue, mais qui permet de finir sur « Holier Than Thou », « Sad But True » et « Enter Sandman ». Mais avant ça, faut se fader « Nothing Else Matters ». Et « The Unforgiven ». Le show est énorme, avec une petite rétrospective sur écran géant (les images des hordes de fans qui font la file pour acheter l’album en pleine nuit… j’étais presque étonné de ne pas entendre ces petits fans boutonneux près de moi dire « sont cons, ces gens, faire la file pour acheter un album alors qu’il suffit d’aller sur le net pour le downloader »). « Enter Sandman » se termine, et le site commence déjà à se vider de dizaines de personnes. EH, bande de fions, y’a un rappel !, ai-je eu envie de leur crier, mais je pense qu’ils partaient vite avant que Metallica ne se remette à faire du Thrash qui tâche… Chose qu’ils feront très bien sur un final « Battery » – « One » – « Seek And Destroy » tout en explosions, pyro, flammes, lâcher de ballons noirs et riffs qui butent.
 
Alors oui, les Mets n’ont pas été parfaits hier. Lars a, de temps à autre, bien chié dans la colle. Il a même tenté un solo de batterie. Mais au final, on le savait que Lars allait merder un truc ou deux. On savait comment se déroulerait ce concert, qu’on en prendrait plein les mirettes, que les Mets allaient nous sortir son show à l’américaine. Mission accomplie ! Je quitte le site de Werchter avec l’impression d’avoir vu quelque chose de grand, un concert larger than life et produit par Michael Bay.
 
Setlist
The Ecstasy of Gold (Ennio Morricone song)
Hit the Lights 
Master of Puppets 
Ride the Lightning (tour debut)
For Whom the Bell Tolls 
Hell and Back 
 
The Black Album
The Struggle Within 
My Friend of Misery 
The God That Failed 
Of Wolf and Man 
Nothing Else Matters 
Through the Never 
Don't Tread on Me 
Wherever I May Roam 
The Unforgiven 
Holier Than Thou 
Sad But True 
Enter Sandman 
 
Encore
Battery 
One 
Seek & Destroy
 

Son : le point faible du fest : trop fort et pas toujours au point (beaucoup d’effets Larsen)
Lumières : inexistantes ou presque pendant la journée (quoi de plus normal avec un tel ciel clair), efficaces en soirée
Affluence : très clairsemée, avec un taux assez inégal (peu en début de fest, beaucoup en milieu et de nouveau moins en fin de fest
Ambiance : excellente ! Très festive et déconnade dès que possible.
Moments forts : Putrid Inbred, Leng Tch’e, Rompeprop
Photos : ici

Tout commenca il y a quelques temps déjà…
– Hé Castor, si on allait au BTMF cette année ?
– Hein ? Jamais entendu parler…
– Non mais regarde l’affiche : Severe Torture, Prostitue Disfigurment, Leng Tch’e, Rompeprop.
– Mon dieu quelle affiche de porc ! Ok, on y va !

Voilà donc comment Patate et moi avons décidé de nous perdre dans la petite bourgade de Hulste. Retour donc sur cette journée riche en concerts et rigolades.

Après avoir récupéré nos pass (encore merci à l’organisation pour cela ! ), et un passage au bar, direction la scène pour assister au premier concert, Black Veins. Est-ce parce que c’était le premier concert ou est-ce parce que la musique du combo anglais n’est pas arrivée à nous séduire ? Toujours est-il que le groupe n’a pas convaincu et nous a vite fait quitter la plaine du fest pour aller nous poser à la fraiche un verre en main.
Après un concert plutôt longuet (un fest avec « si peu » de groupes commencant aussi tôt (midi), vous obtenez pour chaque groupe des temps de jeu d’environ une heure), place à Fractured Insanity de monter sur scène. Autant le dire de suite, le groupe est aussi bon en live qu’en cd mais ça reste toujours autant « Behemoth-like ». Au niveau jeu de scène, le groupe est moins « mise en scène » que leur groupe source d’inspiration. Pourtant, en live, ça reste très efficace et sera bien suivi par un public plutôt clairsemé.

Avec la montée sur scène de Putrid Inbred, on franchit un nouveau palier dans l’ambiance (très bon enfant) du fest. Avec un frontman très blagueur (Tu veux mon pied dans ton cul ? Non, je veux ta jambe !), le groupe se fit visiblement plaisir et fit plaisir au public. Proposant un metal très accrocheur, voilà un groupe qu’il se faudra de découvrir de manière plus approfondie sur cd. Vint ensuite Serial Butcher. Un poil moins déconneur que le groupe précédent, il fit pourtant mouche parmi le public présent. Un set énergique, un groupe visiblement heureux de faire la fête (ils resteront d’ailleurs toute la journée sur le site), et on obtient un set réussi.

Ensuite, malheureusement, on baissa un peu de rythme et d’ambiance avec le set d’Oblivionized. Certes leur musique n’est pas foncièrement mauvaise mais leur set m’a paru long, trop long. À tel point que je suis parti m’allonger pour me reposer avant l’enchainement final du fest. Après cela, il fallait bien un groupe déconne tel que Cliteater pour remettre la folie nécessaire pour faire redécoller l’ambiance du fest. Alignant des titres de toute leur discographie, Cliteater, visiblement content d’être présent à ce fest bien sympa, conquit toute la fosse à sa cause avec son metal très axé sur la fête et la déconne.

Débarquant sur leur intro traditionnelle reprise en chœur par le public, Rompeprop fut fidèle à lui-même : un groupe déconneur (que ce soit sur scène avec des chaussures lancées et échangées contre un cd après le show ou en dehors de la scène avec des préservatifs) qui met une ambiance de folie avec leur prono goregrind. Alignant les titres avec des blagues ou moments de déconne entre chaque morceau, Rompeprop maitrise son sujet avec brio. Sans doute le meilleur set du fest au final.

Après une pause méritée, retour sur la plaine pour assister au set de Leng Tch’e. Après la folie de leur set au Neurotic, on était en droit d’attendre au moins aussi bien. Et là, je dois dire que je suis partagé. Le set était très bon, avec des titres toujours attendu (« The Fist of Leng Tch’e ») et qui sont toujours aussi bons en live mais j’ai trouvé le set moins empreint de folie qu’au Neurotic. Mais la faute vient sans doute aussi du public présent car après la déferlante d’énergie de Rompeprop, le public sembla plus « calme » pour la fin du fest. Mais même avec un set un poil moins énergique, Leng Tch’e reste énormissime en live, un groupe communiquant avec son public, le faisant monter sur scène, chanter dans le micro (même sans connaitre les paroles). Leng Tch’e veut nous amener du grind d’excellente facture avec une énorme dose de folie : contrat plus que rempli !

Avec Prostitute Disfigurment (rebaptisé Prostipute pour les intimes), pas de déconnade : on sort le rouleau compresseur et on atomise tout. Riffs et growls à tout va, Prostipute n’est pas là pour rigoler et on a tous pris sévère. Un set sans véritable pause, un mur de metal qu’on vous envoie à la gueule et démerdez-vous tout seul pour vous relever. Même assis au fond de la plaine, Prostipute vous atomise les ruches à miel. À revoir dès que possible (et après une aussi grosse journée).

La fin du fest avait pour moi un gout particulier, j’allais enfin pouvoir revoir Severe Torture après deux échecs pour cause d’interview au Neuro et un échec au Mass Deathtruction pour la même raison. Severe Torture en live, c’est un peu comme marcher sur un champ de mine tout en se faisant canarder par une MG42 et bombarder d’obus : ça déboule tellement fort et tellement intensément qu’où qu’on soit sur la plaine, ça vous assaille et cela ne vous lâche plus. Des riffs death à ne plus savoir qu’en faire, des growls caverneux à souhait, des compos dévastatrices dans la fosse. À tel point qu’avec la fatigue accumulée, le froid du site la nuit tombée, nous rentrerons avec la fin du set (même si, vu le volume du son, on put entendre la fin du set sur le (long) chemin entre la plaine du fest et le parking/camping.

Pour une première visite, le BTMF nous a plus que conquis : des pass, des boissons offertes, une affiche de porc, des groupes plus que disponibles toute la journée… bref, un fest plus que réussi à nos yeux et qui nous reverra sans nul doute l’année prochaine. Encore merci à tous les groupes pour leur disponibilité, leur perfomance et à l’organisation pour avoir mis sur pied un tel évènement.

Les photos :

Saxon ici et
Judas Priest ici et
 
En exclu, non pas un, mais DEUX live reports en un ! Le grand Judas Priest est venu jouer à Anvers le mercredi et à Kerkrade le lendemain. En première partie de luxe : SAXON ! Impossible de laisser passer une telle affiche ! 
 
Outre Saxon, nous avons eu droit à des groupes locaux : After All en Belgique et Vanderbuyst aux Pays-Bas. After All fait du Thrash fortement influencé par Anthrax. Un set court mais énergique ! J'ai certes apprécié, mais j'aurai au final préféré que la première partie se résume à Saxon… Cette fois, nous n'avons eu droit qu'à 40 minutes de Saxon… Bien trop peu ! 
 
 
Vanderbuyst à Kerkrade a aussi livré un set de feu. Ces fans de Hard Rock des 80's, qui ont déjà tourné avec Saxon, savent mettre de l'ambiance ! Malgré une setlist très courte, ils ont mis le feu au public et ont quitté la scène plus tôt. Résultat : ici, nous avons eu droit à une heure de Saxon. 
 
Saxon était vraiment génial les deux jours : nous avons eu droit à de grands classiques comme « Wheels Of Steel », « Princess Of the Night », « Denim & Leather » et un morceau du nouveau album, « Hammer Of The Gods ». Comme toujours, Saxon tue, et à Kerkrade, on en a pété les barrières… au grand bonheur de Biff. La sécurité, par contre, était moins heureuse. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Judas Priest est un monstre du Metal, et ils nous l'ont encore prouvé à deux reprises sur cet Epitath Tour : un vrai best of en setlist et un Rob en pleine forme… ça décoiffe ! À Anvers, le public était plus calme qu'à Kerkrade (où la barrière s'est à nouveau écroulée de manière assez épique pendant le set du Priest). Par contre, pour chanter en coeur, les Anversois étaient bien plus efficaces ! 
 
Judas Priest nous  a livré deux concerts inoubliable et, malgré l’absence de K.K. Downing remplacé par Richie Faulkner, nous avons passé un excellent moment et on s'est bien pété les cervicales ! 
 
All Hail The Priest !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Setlist:
Rapid Fire
Metal Gods
Heading Out to the Highway
Judas Rising
Starbreaker
Victim of Changes
Never Satisfied
Diamonds & Rust
Prophecy
Night Crawler
Turbo Lover
Beyond the Realms of Death
The Sentinel
Blood Red Skies
The Green Manalishi (With the Two Pronged Crown)
Breaking the Law
Painkiller
 
Encore:
Electric Eye
Hell Bent for Leather
You've Got Another Thing Comin'
 
Encore 2:
Living After Midnight