Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Son : Bon.

Lumières : Excellentes sauf pour le concert de Seth.

Affluence : Bonne.

Ambiance : Black Metal.

Moments forts : « L'enfer froid » pour Belenos, « They call me Black Devil » pour Glorior Belli, « La quintessence du mal » pour Seth.

 

C'est au Divan du Monde que la tournée « Under The Guillotine » a posé ses valises. Avec trois groupes issus de la scène française, ce package a pour mérite de nous proposer différentes variantes de metal noir. Entre le black païen (et BRETON) de Belenos, la musique graisseuse de Glorior Belli et le classicisme rassurant de Seth, il y en a eu pour tous les goûts. 

 

Dans une salle encore clairsemée, Belenos décide de nous faire goûter à son Pagan Black. Loïc Cellier s'impose, aussi véloce guitariste qu'excellent vocaliste. Ce Celtic black metal est habité ; il propose peu de répit à l'auditoire qui en redemande. Deux titres marquants, « L'enfer froid » et « Tal Infern » pourraient placer Belenos en chef de file du black pagan français. Mais n'est-ce pas déjà le cas ?

 

Changement d'ambiance avec Glorior Belli. Le groupe francilien est bien décidé à botter des culs. Feeling purement rock'n'roll et nihilisme sont au programme. Avec brio et délectation, Julien (guitare et chant) harangue le public pendant que ses compères martèlent un black boueux qui est LA marque de fabrique de Glorior Belli. Avec plusieurs titres tirés de son dernier effort « The great southern darkness », le quartet remporte la partie avec des titres imparables (« They call me black devil »). Un sentiment de haine s’accroît tout au long de ce set haut en couleurs. Vivement le prochain concert. On sera de la partie.

 

Pour son retour sur scène après une longue absence, Seth a joué la facilité. Un concert classique pour un groupe plus si sulfureux que ça. Les titres tirés des « Blessures de l'âme » sont bien interprétés. On se croit, l'espace d'un instant, à cette grande époque où tout se faisait encore dans notre beau pays. Pourtant, l'ennui se fait sentir. Seth, avec son chanteur sosie de David Coverdale, est linéaire et poussif. C'est dommage, d'autant plus qu'une réédition des « Blessures de l'âme », album culte, ressort bientôt. Attendons de voir…

Au final, c'était une bonne soirée, roots dans l'esprit, qui a mis en exergue le talent de Glorior Belli, confirmé la bonne tenue de Belenos et réactivé un des précurseurs du genre.

 

Site Officiel Seth:http://www.myspace.com/blackmetalbandseth

Site Officiel Glorior Belli:http://www.gloriorbelli.com/

Site Officiel Belenos: http://www.belenos.biz/

Son : correct, mais fort sur le set de Gojira
Lumière : Correctes pendant Headcharger, mais assez sombres pour Gojira, mais trop de fumée.
Affluence : Le splendid n’était pas complet, mais la salle était tout de même bien remplie.
Ambiance : Bonne dans l’ensemble, et surtout pour Gojira.
Moments forts : La reprise de Led Zep’ par Headcharger et l’hommage rendu à JP de Cross 9 par Gojira.

Il y a quelques mois, j’ai entendu parler d’une date de Gojira dans le nord, et je me suis dit « bon allez, bouges-toi, ils ne vont pas t’attendre ». Alors vendredi, accred en poche, me voilà partie pour le Splendid de Lille. Une bonne file d’attente devant la salle, ça fait plaisir à voir.
Les portes s’ouvrent et place au spectacle. Les Caennais de Headcharger ouvrent le bal. Je les connais depuis un bon bout de temps, sans vraiment avoir écouté les derniers albums. J’avais bien accroché à leur album éponyme, et oh surprise, quel changement de style ! Je ne suis pas vraiment fan de stoner, mais après tout pourquoi pas. Bon bref, après les 3 chansons autorisées pour shooter le groupe, je me faufile dans le pit et me met devant pour mieux apprécier leur set. Ça bouge pas mal, et les gars sur scène s’éclatent, tout comme le public. Le groupe nous sert sur un plateau les morceaux de leurs clips : « You Wanna Dance You Gotta Pay The Band », « All Night Long » et « Intoxicated ». On a eu droit à une belle reprise de « Communication Breakdown » des Led Zep, bref, un bon set, même si je ne m’attendais pas à ce changement de style venant de ce groupe. Le groupe remercie le public, et laisse place à la tête d’affiche.

Set-list de Headcharger :
Without a Nation
1000 Tides
Fires Of Hell
Using People As One Of The Fine Arts
You Wanna Dance You Gotta Pay The Band
Do You Think Of Me
Communication Breakdown (reprise de Led Zeppelin)
Dusty Dreams
All Night Long
Intoxicated

Une attente un peu longue entre les deux groupes, mais les sudistes de Gojira prennent place. Le noir se fait dans la salle, et quelques éclairages bleus commencent à envahir la scène, des textes et des dessins arrivent sur l’écran qui sert de fond de scène. Et là, ça comment à crier (mes oreilles s’en souviennent… Bah ouais, c’est ça quand on oublie ses bouchons d’oreille…). Mario s’assied derrière sa batterie, et les autres membres du groupe arrivent sur scène et nous balancent un Space Time d’enfer. Ca pogote, ça slamme aussi, ça bouge, ça gueule avec Joe et c’est cool à voir. On a le droit à une set list géniale, avec leur célèbre « Remembrance », le tapping d’« Oroborous » arrive par la suite, ainsi que« Vacuity » mais je n’étais pas la seule déçue de ne pas y trouver « The Art Of Dying », ou encore un autre de leur nouvel album (hmmm ils gardent le secret bien au chaud les coquins !)… Bah oui, on est des curieux, et on en veut toujours plus ! Mais on ne va pas se plaindre, on a tout de même eu « L’Enfant Sauvage », que Gojira a joué ce soir-là, en hommage à JP de Cross 9, décédé tragiquement l’année dernière, qui a œuvré pour le metal Lillois et qui a aidé pas mal de groupes à jouer. C’est avec le cœur serré que Joe nous dit « c’est dingue mais depuis le début du concert, j’ai l’impression de voir la tronche de JP là devant moi », et le groupe enchaîne donc sur leur nouveau titre. Fin du set, et ça hurle dans le public pour le rappel, qui n’est autre que « Where Dragons Dwell ». J’en ai pris plein les bras et plein le dos pour rester devant, encore une fois, mais je ne suis franchement pas déçue de ce concert. A la fin du show, Mario et Christian descendent de scène pour refiler au public leurs baguettes et médiators, et viennent faire des photos avec nous, complètement crevés, mais contents d’avoir joué (j’espère 😉 ).

Une très bonne soirée donc, mais tellement dommage de ne pas les voir plus souvent que ça à Lille.

Set-list Gojira :
Space Time
Clone
Blackbone
Remembrance
Flying Whales
The Heaviest Matter Of The Universe
Tron
Wisdom Comes
Oroborous
L’Enfant Sauvage
Toxic Garbage Island
Vacuity
Ocean Planet
Where Dragons Dwell

-Brootalmati-
[Photos de Gojira / de Headcharger.]

Les photos :

All I Know

Revenge 88

Nazareth

Nazareth est un groupe de rock écossais fondé en 1968. Son plus haut fait d'armes est sans conteste « Love Hurts ». Ce groupe, formé par le chanteur Dan McCafferty et le bassiste Pete Agnew, a sorti plusieurs hits dans les années 70 et 80, et il finissait sa tournée européenne en Belgique… J'y étais !
 
La salle ? Le Zomerloos à Gistel. Les groupes en première partie étaient belges : le premier s'appelle All I Know et vient de Courtrai ; le deuxième, Revenge 88 d'Ostende, groupe culte et fondateur du mouvement underground punk belge des années 70. 
 
All I Know a eu la lourde tâche d'ouvrir les hostilités, et ce groupe de gosses fait de la pop-rock… voire même du Disney Rock. Les mélodies sont certes agréables, mais ça manque de panache. Le gratteux a beau être fan de Slash, il ne suffit pas d'avoir une Gibson pour avoir un son énorme… Le chanteur, quant à lui, a un jeu assez clean. Ce groupe a du potentiel, mais il ne devrait pas oublier, comme le dit Lemmy : « Nice boys don't play rock & roll ».
 
Revenge 88, quant à lui, a un statut de groupe-culte, et il le mérite amplement… même si Dubbe, leur chanteur, était complètement bourré et arrivait à peine à tenir debout. Ils ont fait un show mémorable, et même les problèmes de guitare de Misty n'ont pas réussi a casser l'enthousiasme de ces vieux briscards.
 
Après la fête Revenge 88, il était temps de passer a Nazareth, et ça a commencé sur les chapeaux de roues ! Le son était réglé a la perfection et Jimmy Murrison est un véritable monstre à la guitare ! On commence avec le fabuleux Silver Dollar Forger, et c'est parti pour un best of : « Dream On », « Razamanaz », « Whiskey Drinkin' Woman », « Hair of the Dog… » Tous leur meilleurs morceaux passent le revue !
 
La seule morceau du nouveau album fut « Radio », et ce bien que le nouveau album, Big Dogz, contiennent des tubes en puissance (comme le bluesy « When Jesus Comes to Save the World Again »)… Mais je ne vais pas me plaindre, ce fut un concert excellent, avec un Dan McCafferty en pleine forme et qui n'a rien perdu de sa voix charismatique!
 
Set list:
 
Silver Dollar Forger
Telegram
This Month's Messiah
Dream On
Turn On Your Receiver
Broken Down Angel
Radio
This Flight Tonight
Whiskey Drinkin' Woman
Changin' Times
Hair of the Dog
 
Encore:
 
Night Woman
Razamanaz
Love Hurts