Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

On est quelque peu surpris de voir The Answer, après une tournée en première partie d'AC/DC et un formidable troisième disque, Revival, fouler les planches de la Maroquinerie, une salle de format « club » qui ne peut pas accueillir  plus de 300 à 400 personnes. Le groupe de Cormac Neeson et de Paul Mahon n'en avait cure ce soir là et a joué pour ce concert comme s'il était à Bercy. Entamant les hostilités par un toniturant « New Day Rising » puis enfonçant le clou par un excellent « Come Follow Me », The Answer affichait d'emblée une forme exceptionnelle, à l'image d'un Cormac Neeson toujours aussi possédé sur une scène, qu'elle soit exiguë comme ce soir ou d'un plus grand format. 

Il est vrai que si l'ambiance était nécessairement intimiste ce soir, le public présent n'était composé que d'aficionados totalement acquis au groupe irlandais. Que d'enthousiasme affiché ce soir là ! Habitué des publics de die hard le groupe a quand même semblé très touché par un accueil aussi délirant. Ce fut l'occasion d'entendre Cormac Neeson nous révéler que son premier concert en France avait déjà eu lieu… à la Maroquinerie ! Et surtout de le voir descendre dans la fosse pour chanter avec les fans, après leur avoir demandé gentiment de s'asseoir à ses côté ! On imagine le succès de la démarche ! 

Quant au plus réservé mais tout aussi charismatique, bien que d'une autre manière, Paul Mahon, il faut reconnaître que dans le genre affiché – le hard seventies – il est un des tout meilleur actuellement en activité, son feeling étant ce soir parfaitement retranscrit par un son excellent et très clair. On reprochera juste à la balance d'avoir mis autant en valeur la guitare que la basse ce soir là. Non que le vaillant Micky Waters soit déméritant, mais tout simplement car la musique a perdu un peu en puissance. Mais il est vrai que l'énergie du groupe a largement compensé ce travers.  

On eut tout le loisir de le constater lors des deux rappels qui clorent en trombe ce très grand moment de (classic) hard rock : « Evil Way » et « Wasted Your Tears » étaient encore dans les oreilles du public quittant la salle doucement. Un public qui, vu son enthousiasme et la brieveté du set (13 titres), aurait sans doute apprécié un ou deux titres de plus. Cela aurait une occasion d'entendre des extraits du premier et du second album, un peu escamoté par un groupe qui a choisi en priorité d'interpréter des morceaux de son nouvel opus.

Mais ce sont des réserves de chipoteurs : qui aime bien, châtie bien ! 

Baptiste 

 

Son : Très bon mais manquant un peu de puissance, notamment au niveau des guitares
Lumière : Intimiste évidemment : ce n'est pas Kiss ce soir ! 
Affluence : Très bonne pour la Maroquinerie même si le concert n'affichait pas officiellement « complet »
Ambiance : Communion totale
Moments forts : sans doute « Nowhere Freeway » mais surtout le moment ou Cormac Neeson est descendu dans la foule pour chanter avec le public


Setlist : 

1. New Day Rising

2. Come Follow Me

3. Under The Sky

4. Vida (I Want You)

5. Faith Gone Down

6. Rock 'N Roll Outlaw (Rose Tattoo),

7. Trouble

8. Nowhere Freeway

9. Tornado

10. Too Far Gone

11.  One More Revival 

Rappel :

12. Evil Man

13. Waste Your Tears

Son : Nickel.
Lumières : Nickel.
Affluence : Nickel.
Ambiance : Nickel.
Moments forts : Ben justement…

Se déplacer voir un concert de Ultra Vomit, c'est comme aller au Café Théâtre pour s'en payer une bonne tranche. On est sûr qu'on va se marrer, s'en prendre pleins les feuilles et, surtout, entendre de la bonne zique. 

Cette énième tournée assurant la promo de l'increvable « Objectif Thunes » est basée sur un concept fendard : « The renouvellement of the intermittence »… sensé rapporter encore un peu plus de fric aux quatre musiciens. Il fallait oser et eux seuls pouvaient se le permettre. Niveau visuel, on tape dans l'univers « Star Wars » et on espère sincèrement que George Lucas (le genre de type à faire un procès) ne découvre jamais cet emprunt sympathique.

La set list, vous la connaissez, c'est quasiment la même depuis deux ans. Les classiques sont joués et l'enthousiasme des quatre Nantais est ultra communicatif. « Mountains of Maths », « Boulangerie/Pâtisserie », « Judas Prost » et autres sont exécutés devant un public qui mange littéralement dans la main de Fetus. C'est frais, rigolo et très bon enfant. Mais ce qui est plus que flagrant, c'est la maitrise musicale de ces quatre joyeux lurons. Que ce soit Flockos (guitares), Jacou Pierre (ou Pierre Jacou, au choix – bassiste), Manard (batterie) ou même Fetus (le Nicolas de Andreas & Nicolas), on a affaire à de sérieux instrumentistes. Pas une note n'est à côté et on peut constater que ces jeunes gens jouent très, très bien. N'en déplaise à certaines personnes qui auraient tendance à croire que le groupe n'est qu'un ramassis de déconneurs sans talent.

En ce frileux soir de janvier, Ultra Vomit nous a offert une prestation qui réchauffe. Il a encore prouvé qu'on pouvait faire du metal (de qualité) en France, sans trop se prendre au sérieux. Notons aussi, le karaoké de Manard qui fut rajouté pour pallier à l'absence de première partie. Bon esprit. Mais ça, on en doutait pas.

Nico.

Un grand merci aux responsables de l'empreinte pour leur grande sympathie .

Myspace: http://www.myspace.com/ultravomit

La salle: http://www.lempreinte.net/

Les photos: http://www.metalchroniques.fr/gallery/thumbnails.php?album=1882

Audience: c’était l’affluence des grands jours au Zénith de Paris

Lights: gros moyens mis en œuvre pour DREAM THEATER, dans l’ensemble très efficaces

Son: très bon

Ambiance: excellente pour DREAM THEATER, polie pour PERIPHERY

 

Le retour des enfants prodiges du métal progressif s’annonçait à Paris. L’excitation était à son comble pour ce premier concert dans la capitale sans Mike Portnoy. Le groupe allait-il remplir la salle ? Quel accueil serait donné à Mike Mangini après toutes les polémiques entre le groupe et son ancien batteur ? Les réponses allaient venir très rapidement…

 

PERIPHERY (set de 30 mn)

La première partie était assurée par les américains de PERIPHERY. Je ne connaissais pas le groupe et j’étais curieux de les découvrir live. Première surprise avec la présence de pas moins de 3 guitaristes sur scène. Tout ce petit monde évoluait dans un espace assez restreint. Le décor de scène était limité au strict minimum avec un simple backdrop avec le logo du groupe en rouge sur fond noir. Musicalement, PERIPHERY propose un métal très technique et sans limite dans un style proche de MESHUGGAH. Le résultat est complexe, surprenant et assez bourrin. Cette mécanique de précision n’était cependant pas à la fête ce soir. Les nombreuses subtilités, les nuances de la musique du groupe sont passées bien souvent à la trappe, mêlées dans un maelström sonore non identifié. On voyait bien les musiciens multiplier les défis techniques à la guitare mais difficile de percevoir la partition de chacun. PERIPHERY mérite d’être revu dans de meilleures conditions pour se faire vraiment une opinion.

Setlist:

New Groove

Letter Experiment

Jetpacks Was Yes!

Buttersnips

Icarus Lives!

Racecar

 

DREAM THEATER (set de 2h20)

Le décor de scène de DREAM THEATER est assez simple. 3 grands cubes trônent au fond de la scène et permettent de diffuser différentes séquences vidéos pendant le concert. Comme pour l’ère Portnoy, la configuration de la batterie de Mike Mangini fait elle aussi son effet, l’ensemble est massif avec de très nombreux cuivres tout autour du batteur. A 20h35, début des hostilités, la musique d’Hans Zimmer retentit et les écrans diffusent un petit dessin animé représentant chacun des membres de DREAM THEATER. Les chants bouddhistes retentissent et les américains entrent sur scène pour interpréter un premier extrait de A Dramatic Turn of Events, « Bridges in the Sky ». Nos amis semblent être très en forme et ils arborent tous un énorme sourire (sauf John Myung, faut pas déconner quand même). Le son est clair et puissant, tous les instruments se détachent harmonieusement les uns des autres, un vrai plaisir.

James Labrie assure avec brio ses parties et nous la joue régulièrement majorette en balançant de tous côtés sont pieds de micro. A la fin de ce premier titre, Labrie présente officiellement Mike Mangini qui reçoit un triomphe des nombreux spectateurs. J’ai rarement vu un nouveau musicien accueilli de cette manière ! Mike Portnoy était très aimé des fans qui ne tiennent cependant pas rigueur au groupe d’avoir continué sans lui. Le deuxième titre est une surprise avec un « 6.00 » extrait d’Awake. Je n’avais vu cette chanson interprété sur scène et pas d’hésitation, c’est un carton. Les titres s’enchainent naturellement et tous passent haut la main le test de la scène. DREAM THEATER alternent habilement nouvelles et anciennes compositions.

Mike Mangini assure un sympathique solo de batterie et c’est une réussite pour un exercice périlleux. Ce n’est pas trop long, pas ennuyeux et il fait la preuve de sa maitrise et de son talent exceptionnel. Le public réagit avec ferveur et soutient de bout en bout le nouvel arrivé. Afin de faire redescendre la pression, le groupe propose un interlude acoustique sympathique. Armé de sa guitare sèche, John Petrucci, accompagné de James Labrie, interprète deux chansons plus intimistes : « The Silent Man » et « Beneath the Surface ». Le résultat est assez joli et permet à tout un chacun de reprendre son souffle avant une deuxième partie de concert toute aussi électrisante que la première.

Contrairement à l’époque précédente, DREAM THEATER varie peu la setlist d’un concert sur l’autre. Sur cette tournée, le passage acoustique n’est pas systématique (on pouvait espérer un très étonnant « Wait for Sleep » à la place) et « The Root of all Evil » peut être remplacé par « The Dark Eternal Night» ou avoir « As I Am » comme rappel. DREAM THEATER enchaine avec bonheur « On the Backs of Angels» et deux extraits de Six Degrees Of Inner Turbulence. Le public est ravi et exprime bruyamment sa satisfaction. Le concert s’approche doucement de sa fin avec les classiques « The Spirit Carries On » et un « Pull Me Under » atomique en guise de rappel. Pour résumé, ce fut une grosse claque.

Comme pour enfoncer le clou et définitivement tourner la page Portnoy, aucune chanson de Black Clouds & Silver Linings ne sont interprétées sur la tournée. Dommage car il s’agit d'un bon disque mais DREAM THEATER avait sans doute besoin de cela pour amorcer ce nouveau chapitre sur scène. Comme de tradition l’accent a vraiment été mis sur le dernier opus avec pas moins de 6 titres proposés sur 9 possible.

Setlist:

Dream Is Collapsing (Intro – Hans Zimmer)

Bridges in the Sky

6:00

Build Me Up, Break Me Down

Surrounded

The Root of All Evil

Drum Solo

A Fortune in Lies

Outcry

The Silent Man (Acoustic)

Beneath the Surface (Acoustic)

On the Backs of Angels

War Inside My Head

The Test that Stumped Them All

The Spirit Carries On

Breaking All Illusions

Encore:

Pull Me Under

 

Conclusion:

Fidèle à sa réputation DREAM THEATER a encore proposé un concert excellent, professionnel, rien à redire. Le niveau technique a été comme toujours ébouriffant et les sourires à la fin du concert en disaient long. Mike Mangini semble être là depuis des décennies et s’est parfaitement fondu dans ce collectif si bien huilé.

Sans vouloir raconter ma vie, je me trouvais dans le RER A en rentrant de ce concert et la rame était bloquée à la Défense. Un homme assis en face de moi discute avec sa chère et tendre et remarque le billet de concert que je tiens à le main. Il interrompt ma lecture et me demande si j’ai aimé la prestation des américains. Il m’explique avoir décroché lors d’une des dernières tournées, fatigué par l’enchainement de medleys interprétés par le groupe. Alors oui, cher inconnu du RER A, DREAM THEATER a retrouvé un nouveau souffle avec Mike Mangini et casse la baraque. Il me tarde de pouvoir à nouveau prendre ainsi mon pied lors du prochain passage des américains.

 

PS : J’ai jamais vu ça, pendant l’interlude entre PERIPHERY et DREAM THEATER, alors que les roadies réaménageaient le scène, dans un des coins du Zénith, un écran est descendu et, comme au cinéma, le public a eu le droit de subir bandes annonces de film ainsi que des publicités pendant 10-15 minutes ! J’étais sur le c… Sans être insupportable, l’envahissement de la publicité devient vraiment une plaie.

 

Un grand merci à Karine de Roadrunner Records France