Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Taux de remplissage: bien rempli

Son: correct.

Lights: on a déjà vu mieux, on a déjà vu pire

Ambiance: Bonnarde

Moments forts: Davidian

Photos : cliquez ici

 

Avec un nouvel album sous le bras, Machine Head est revenu, presque deux ans après son dernier passage à Bruxelles. Retour sur une soirée où le sublime a côtoyé l’anecdotique. 

Ouverture des portes à 18h, premières notes de musique à 18h30, il fallait être arrivé tôt (et ne pas se fier aux flyers qui annonçaient l’ouverture des portes vers 19h) pour assister au show de Darkest Hour. Au menu, 30 minutes sans chichis, le groupe se donne à fond devant un parterre clairsemé. Sans être transcendant, le groupe fait son boulot correctement et fait monter la température avant Devildriver.

Hop, ni vu ni connu, on se recoiffe entre deux headbangs

Petit passage au bar pour prendre une bière (hors de prix) avant l’arrivée de la bande à Dez. Pauvre Dez, j’étais triste pour lui. Ce gars a joué dans Coal Chamber avant de sortir quelques albums bien puissants avec Devildriver, et le voilà à jouer devant une salle à moitié vide et, honte suprême, à ouvrir pour Bring Me The Horizon. Y’a pas de justice, vraiment. Qu’à cela ne tienne, notre pote Dez, il est pas du genre à se laisser démonter, et rayon démontage, il en connaît un rayon. Le show est bien trop court mais super énergique. Mention spéciale au bassiste dont le jeu de scène était très bon, ça change des bourrins statiques !

On prend la pause pour la photo souvenir

Si BMTH avait ouvert à la place de Darkest Hour, j’aurais cru à une blague, à une erreur de casting. Les placer en sous-headliner, par contre, est une honte. Oui, une honte, comment peut-on catapulter si haut un groupe aussi médiocre ? Par ailleurs, leur demander d’ouvrir pour Machine Head, ce n’est pas leur rendre un service, bien au contraire (la preuve, à Tilburg, quand Robb a demandé au public de faire du bruit pour BMTH, c’est un concert de huées et de sifflements qui a retenti). Ca, l’avenir du Metal ? Laissez-moi rire, quand un nouveau genre deviendra à la mode, ils tomberont dans l’oubli (et pourront se reconvertir en mannequins pour marque de shampoing… comme quoi, la mèche, ça peut être utile). Bring Me The Horizon ? Bring Me Another Beer, ouais, que je m’échauffe pour Machine Head.

Mais, pourquoi ils sont si méchants avec nous ?

Et Machine Head monta sur scène, et Robb hurla, et ce fut bon. Bon, qui dit nouvel album, dit beaucoup de nouveaux morceaux en live (6 sur 7, seul Pearls Before The Swine est passée à la trappe), et qui dit beaucoup de nouveaux morceaux, dit absence de classiques. Mais au final, on s’en fout un peu. En 90 minutes, Machine Head a délivré un show solide, sans véritable temps mort. Robb était dans ses bons jours, communiquant avec le public, se permettant même de se moquer un peu d’un fan ayant quelque peu raté sa réception d’une bouteille (à voir ici). On regrettera juste que la fête soit un peu ternie par un projectile lancé sur Phil pendant le final de Davidian (il quittera d’ailleurs la scène avant la fin, visiblement énervé), mais ce fut le seul point noir de ce set. S’il y a bien aujourd’hui un groupe à la carrure suffisamment large pour acquérir un statut de headliner des grands festivals, c’est bien Machine Head !

Setlist

I Am Hell (Sonata in C#) 
Be Still and Know 
Imperium 
Beautiful Mourning 
The Blood, the Sweat, the Tears 
Locust 
This Is the End 
Aesthetics of Hate 
Old 
Darkness Within 
Declaration 
Bulldozer 
Ten Ton Hammer 
Who We Are 
Halo 
Davidian

On a retrouvé Jésus, il fait de la guitare et distribue des pains

PS : Mardi soir (pas férié le lendemain), tickets à 40 EUR (et ce avec une sous-tête d’affiche merdique), bière à 4 EUR les 50 cl, mais un Forest National bondé, et beaucoup de francophones… Allez claquer votre thune à Bruxelles, mais ne venez pas pleurer que rien ne s’organise près de chez vous.

Un grand merci à Dirk pour le pass photo !

Taux de remplissage: très faiblard
Son: rien à redire, le son était nickel.
Lights: très bons
Ambiance: survoltée par moments mais fatiguée le deuxième jour
Moments forts: Fleshgod Apocalypse, Angantyr, Vader, Entombed, Aborted.
Photos : cliquez ici

(interventions en italique par Mister Patate, le reste par Supercastor)

Cette année encore, Metalchroniques.fr avait rendez-vous à la ferme du Bièreau à Louvain-la-Neuve avec le Mass Deathtruction qui, pour la première fois, se déroulait sur deux jours (toi, t’as oublié 2009, mécréant). Retour donc sur deux jours bien chargés.

Pour entamer les hostilités du samedi, Ithilien, groupe bruxellois issu du concours ouvrit la scène. Et là, je dois vous avouer que rarement, un groupe aura autant fait l’unanimité parmi les spectateurs croisés : toutes les personnes à qui j’ai parlé ont détesté ce set et se demandaient surtout comme le groupe était arrivé là.

Heureusement, Atroxentis, deuxième groupe du concours, monta rapidement sur scène. Envoyant un metal beaucoup plus péchu et plus inspiré, le groupe permit au fest de vraiment démarrer. Après un petit tour au merch (un peu décevant au niveau des cds et vinyles à mon humble avis) et une petite partie de guitar hero sur écran géant (car oui, le Mass Death avait prévu un « espace détente » où l’on pouvait se défier à guitar hero), retour dans la salle pour voir les vikings danois d’Angantyr. Corne de brume, corpse paint, (faux) sang sur le corps, pas de doute, Angantyr joue du black. Et même si l’apparence du groupe peut paraître clichée, le groupe n’est pas là pour rigoler et a décidé d’envoyer un poil plus de 30 minutes de black metal pure souche. Même si un groupe de black pourrait sembler spécial à un festival death, le contrat est rempli car après le show, tout était détruit.

Atroxentis n’avait pas volé sa place à l’affiche, voilà encore un groupe belge à haut potentiel qui, s’il persévère, pourrait aller bien loin. Angantyr, par contre, nous a fait le coup du show que personne n’attendait : il n’est pas encore 15h, et pourtant nous voilà devant un prétendant au show du jour. 4 titres, plus de 35 minutes de set, c’est sale et violent, pas toujours très carré, mais quelle énergie ! Et dire qu’ils avaient joué tard la veille aux Pays-Bas et ont fait exprès le détour vers la Belgique avant de rejouer le soir même à 350 bornes de là. Chapeau, voilà un groupe motivé qui colle des claques comme pas permis !

Le temps de voir que Hate Embraced n’arrivait pas à m’emballer et direction la party tente dehors pour manger un bout et boire des coups. Retour dans la salle pour voir Temple of Baal qui livrera un set correct mais sans arriver à soulever la fosse comme il se doit. Je ratai Resistance (qui, de toute façon, n’arrive plus à me surprendre) pour cause d’interview avec le père Peter de Vader. Le temps de remettre le matos à la voiture et de boire une (grosse) lampée de Jäger, direction Sublime Cadaveric Decomposition. Inconnu au bataillon, le groupe fait très jeune sur scène. Pourtant, il maitrise son sujet et livra un set correct mais faisait décidément trop soif pour rester dans la salle. Pareil pour le set de Valkyrja, le Jäger criait après nous et en plus, Entombed nous attendait à leur signing session pour une petite interview. Après cette interview, retour aux hostilités avec Vader.

VAMD

Depuis quelques années, j’avais énormément de mal avec ce groupe qui avait pourtant des arguments certains pour lui mais avec ce set, Peter et sa bande a réussi à me réconcilier avec le groupe. Visiblement content d’être là (que ce soit sur scène ou à la séance dédicace ou au merch), le groupe laissera un public ravagé mais conquis.

SCD a beau faire très jeune sur scène, ils traînent leurs basques sur la scène depuis des lustres, et ça faisait plaisir de les voir enfin ! Après une petite pause « réhydratation », Vader a fait l’effet d’un coup de massue bien vicieux. Je le répète une fois de plus : ce nouveau line-up a redonné vie au groupe, et ça fait plaisir de revoir Vader à un niveau plus acceptable que 2007-2008-2009.

Venait ensuite le second groupe de black de la journée, les norvégiens de Gorgoroth. Et là, malheureusement, je ne sais pas ce qu’ils ont branlé mais le show offert était indigne du groupe. En livrant un set lassant (voire carrément chiant), Gorgortoh a clairement déçu de nombreux fans ayant fait le déplacement. Mais heureusement, la bande à LG Petrov allait rapidement monter sur scène et balayer le mauvais souvenir laissé par Gorgoroth. Même si Petrov eut quelques problèmes digestifs pendant le set, comme à l’accoutumée, Entombed livrera un show dantesque, alignant les titres old school qui finiront de surchauffer la salle. Mais l’envie de s’asseoir et de boire un coup après une telle journée nous feront rater la fin du set pour se poser dans la party tent où l’alcool coulera jusqu’aux petites heures de la nuit.

Vous voulez plus de cuir, plus de clous, plus de blasphème ? Passez votre chemin, Gorgoroth était chiant comme la pluie… et c’est un fan du groupe qui vous le dit ! Entombed, par contre, aura fait la (presque) unanimité (oui, presque, parce que certains se sont plaints de la durée du show, paraît-il). C’est marrant, Entombed ne fait jamais dans la surprise, mais on ne s’en lasse pas. La journée 1 se termine dans l’alcool et la luxure… enfin, non, dans l’alcool tout court, à tel point que votre serviteur a dormi dans la housse de son sac de couchage et non dans le sac de couchage à proprement parler.

Après une nuit plus que courte et dans des conditions pas géniales (la Seat de Patate a beau être plutôt confortable, ça remplace quand même pas un bon matelas), retour au fest pour voir le groupe Humatronic, issu du concours. Proposant un metal plutôt mélodique malgré un look assez hardcore, le groupe me laissera complètement froid. Direction pour le stand nourriture pour me réchauffer. C’est donc bien chaud que je me retrouve au premier rang pour assister à la prestation du dernier groupe du concours présent au fest, Orion’s night. Une des premières constatations est que le groupe, semble un peu statique sur scène (hormis le chanteur) mais pourtant, il est quasi impossible de se retenir d’headbanguer (doucement ou comme un beau diable selon les passages) pendant le set du groupe. On leur souhaite de connaître la réussite d’un des grands noms du style qu’ils proposent, Nile. Après un set d’Archspire qui me laissera une impression un peu brouillonne et un poil trop bourrine, je passerai le set de Cyanide Serenity à discuter le bout de gras dehors. J’ai bien tenté d’aller voir Natron mais comme en 2009 au Neurotic Deathfest, le groupe ne me fera ni chaud ni froid. Pas de Solace of Requiem, j’ai préféré me reposer un poil avant d’attaquer Prostitute Disfigurement.

Orion’s Night était l’Atroxentis du dimanche : une place méritée sur l’affiche et un gros potentiel. Mention spéciale à TH, leur frontman qui ne se contente pas de chanter, mais aussi d’occuper la scène et d’impliquer le public (assez mou, au vu de la nuit courte). Archspire, ensuite, a fait forte impression avec un set brutalo-technique de haute volée. Migraineux s’abstenir, c’était très très bon. Prostitute Disfigurment (rebaptisé Prostipute pour l’occasion) a fait extrêmement fort : pas un temps mort, que du bourrin, que de la meule, de la claque, de l’avoine et j’en passe. Et dire que Jaap, de Nuclear Blast, m’avait dit en plaisantant « bah, tu rateras rien si tu vois pas Prostitute ».

Les hollandais livreront un set mené à toute vapeur, alignant des compos devastatrices pour la fosse. Mais il fallut bien vite quitter la salle pour aller interviewer Fleshgod Apocalypse. Le temps de plier l’interview, direction la salle pour voir le début du set de Debauchery. Même si de nombreuses personnes s’étaient déplacées pour ce groupe, la musique du combo allemand ne m’attire plus depuis longtemps. Leur mix death-heavy ne passe toujours pas. Mais heureusement, Sven d’Aborted allait nous aider à faire passer le temps en nous accordant une petite interview.

FAMD

Retour dans la salle après une bière pour voir les italiens de Fleshgod Apocalypse. Tout était parfaitement en place : compos massacrantes, jeu de scène, samples. Malheureusement, après 25 trop courtes minutes de show, le groupe dut quitter la scène car le batteur était blessé et ne pouvait plus continuer (on le remerciera au passage d’avoir quand même joué, même en utilisant une boite qui doublait ses coups. Cela valait toujours mieux que d’annuler le set).

Trop de blasts tue le blast, mes enfants. J’ai beau adorer ce groupe, j’ai eu l’impression, cette fois, d’être écrasé sous la charge de leur brutal death symphonique… Niveau chant clair, c’était pas toujours très glorieux non plus… A revoir dans de meilleures conditions !

Pour les avoir déjà vus de nombreuses fois, je n’attendais rien de particulier du set d’Aborted. Mais les indiscrétions de Sven sur la setlist après l’interview (commencer directement par Dead Wrecknoning et aligner plusieurs compos du nouvel album ou d’anciens albums comme Engineering the Dead laissaient présager d’une liste brutale à souhait) m’avaient laissé entrevoir la destruction prévue par le groupe. Et au vu du set, je vous avoue que j’étais encore loin de la vérité. Aborted livra un show dantesque, provoquant une folie furieuse dans le pit allant jusqu’à un wall of death dans la salle. Malgré la fatigue, le public répondit avec ferveur aux encouragements de Sven à faire la fête. Malheureusement, le groupe dut bientôt quitter la scène pour laisser la place à Vomitory. Et je ne pensais pas dire ça un jour (ou alors, c’est la fatigue qui me fit parler) mais il arrive parfois à un moment où trop de death et trop de bourrinage, c’est trop. En voulant trop bourriner, Vomitory a rebuté pas mal de spectateurs qui ont préféré aller vers lebar. Malheureusement pour Decapitated, lorsque le groupe arriva sur scène, bon nombre de spectateurs avaient déjà décidé de plier bagages pour rentrer et c’est donc devant un public plus que clairsemés que le groupe joua. Vos serviteurs ne tardèrent d’ailleurs pas à eux aussi reprendre la route, crevés mais heureux d’avoir fait la fête pendant deux jours grâce à tous les groupes présents. Un énorme merci à Pedro et son organisation pour avoir eu la volonté de mettre un tel festival sur pied tout en faisant découvrir de jeunes groupes belges talentueux (ou pas) et d’avoir réussi à proposer un tel festival.

Aborted, groupe du w-e. Et pis c’est tout ! Puissant, carré, efficace, une setlist d’enfer, Sven et ses potes ont retourné le Biéreau, faisant même un pied de nez aux groupes suivants qui ne parviendront pas à garder autant de public devant la scène. Vomitory a assuré, Decapitated m’a donné le coup de grâce. Ite, Missa Est !

 

svenMD
Petite pause entre deux hurlements
Et ce live-report aurait pu s’arrêter là sans le communiqué officiel de Pedro annonçant qu’au vu des pertes subies (principalement car peu de personnes avaient fait le déplacement et que le fait que beaucoup avaient amené leurs propres bibines (alors que la pinte n’était qu’à 1,40€) n’avait pas aidé le bar à « soutenir » le fest), l’édition 2012 était plus que compromise. Et on ne peut que le comprendre : voilà un type qui se bat pour faire vivre, découvrir et faire connaître les petits groupes belges via le concours Mass Death, qui organise un festival avec une affiche digne des plus grands fests établis en Europe et qui ne trouve pas de soutien parmi le public belge (plus de 80% des combis et préventes vendus venaient de France ou de Flandres). Le Wallon aurait beau toujours gueuler que rien n’est fait pour lui en Wallonie niveau metal, cela ne servira à rien s’il ne se déplace pas quand une organisation met en place un festival pareil (quelles que soient les bonnes (ou pas) raisons invoquées pour se justifier). Espérons donc que la déception de la déconvenue ne soit pas trop grande pour Pedro et son organisation et qu’il trouvera la force (et les fonds) pour continuer à nous proposer chaque année un fest, certes pas parfait (qui peut dire aujourd’hui que tel ou tel fest est parfait ?) mais qui doit exister pour le Metal en Wallonie.

Bande de fiotasses pleurnichardes, vous serez certainement les premiers à chougner si Pedro n’organise vraiment plus rien. Et ça se plaint, et ça avance des idées saugrenues, et ça critique l’orga (trop ambitieuse, affiche pas assez variée, affiche trop variée, café trop cher le dimanche matin alors qu’il n’était qu’à 1 EUR)… Sans les Français venus en masse (et ils ont pourtant une réputation de public de merde qui se bouge pas), le fest se serait limité à une garden party pour une poignée de Wallons, canette de Carapils en main ça aurait été beau…

Sur ce, un grand merci à Pedro pour tout, un ENORME merci au public français (plus jamais je vous critiquerai, même quand vous gueulerez RESPECTEZ LES GENS QUI DORMENT à 4h du mat’ près de ma tente au Hellfest), un tout grand merci à Century Media et Nuclear Blast pour nous avoir arrangé des interviews et aux groupes qui ont accepté de se plier au jeu du question-réponse. See you next year ? On l’espère, bordel !

GorMD
Black Metal ist Cuir
AngaMD

Angantyr et son bassiste mangeur d'enfants

Edguy + Kottak (+ Karelia)
Le Bataclan, Paris, 19 octobre 2011

Son : Vraiment bon, pour tous les groupes.
Lumières : Bien gérées.
Affluence : Un Bataclan bien rempli et respirable… dans les 1600?
Ambiance : Chaleureuse et sympathique, « à la Edguy! »
Moments forts : La spéciale Manowar, la spéciale Maiden (etc.)… et le moment émotion en hommage à un certain Olivier, c'était tout mignon!

Etant arrivée affreusement en retard, je ne peux pas vraiment parler de KARELIA : je n’ai vu que les deux dernières chansons des alsaciens… Ca avait l’air bien, pas -exceptionnel- mais le courant avait l’air de passer avec le public, qui était tout de même plus chaleureux que de simples « clap – clap » polis. D’ailleurs les quelques commentaires à la sortie étaient positifs, pas béats d’admiration mais quelque part entre intrigués et amusés (un gant de Mickey, une reprise de Cindy Lauper, toute cette sorte de choses.) Donc voilà… pas exceptionnel mais correct.

KOTTAK :

Là par contre… Ce groupe est celui du batteur de Scorpions, dans Kottak il est chanteur-guitariste(-leader). De quoi s’attendre à quelque chose de vraiment bien fait quoi. Sauf que… pfwaaaaah, que c’est cliché, pour ne pas dire « clichesque » sauf si vous tolérez les barbarismes ! Depuis la guitariste certes compétente mais qui a tout de la fille qui fera (/faite pour faire) fantasmer les rock’n’rolleux jusqu’à l’attitude du dit M. Kottak, en passant évidemment par les morceaux… tout est cliché, prémâché, préparé pour plaire au rock’n’rolleux mononeuronal. Le pire c’est qu’ils ont l’air sincères dans leur attitude, d’un autre côté il est facile de « faire semblant » sur scène… et c’est là que j’ai fini par me demander : dans le fond, vaut-il mieux atteindre le summum du cliché en étant sincère ou en jouant la comédie ?

Dans tous les cas, ça fait longtemps que j’ai dépassé le stade du « le binaire, c’est la vie ! » : il faut bien plus qu’un morceau rapide + binaire + avec des musiciens qui courent dans tous les sens (de manière trop exagérée, dès le départ, pour être sincère) pour me plaire. Je n’ai donc absolument pas accroché à leur prestation. Mais bon, d’autres ont aimé, si vous aimez le basique – binaire – attitude 300% rock’n’roll ça peut tout à fait vous causer après tout. Des applaudissements fournis mais polis… et puis voilà. A noter que sur deux morceaux, Kottak, qui est donc aussi batteur de Scorpions, passe derrière la batterie, pendant que la guitariste chante (et que le batteur « normal » du groupe fait sa pause derrière les enceintes).

(Je dois aussi dire que j’ai bien aimé le moment « t-shirts empilés », où Kottak les enlevait un à un par rapport à ce qu’il disait, puis aux morceaux qu’ils allaient jouer : simple mais marrant !)

Set-list de Kottak:
World War Love
Do You Want To Play?
Let's Do It Tonite
So Disconnected
Scream With Me
Solo de batterie
You're Not Sorry
Do It Big
Holiday (reprise de Scorpions)
Time To Say Goodbye
Rock & Roll Forever

EDGUY :

Le groupe ayant connu un certain passage à vide sur scène pendant quelques années, je ne m’attends jamais à grand chose de leur part… ça évite les déceptions. A savoir que je n’ai vraiment aimé aucun de leurs concerts de la période qui a assis leur succès, Tears Of A Mandrake et Rocket Ride en tête : non seulement je ne raffole pas de ces albums (si, si, ça arrive), mais en plus… je ne sais pas, ils étaient trop ouvertement en pilote automatique, Tobias n’était même plus drôle, le moindre mouvement était prévu à l’avance (comme aujourd’hui sans doute, je ne me fais pas d’illusions, mais à l’époque ça n’avait vraiment plus rien de vaguement naturel), etc. Même quand j’appréciais « en gros » en concert, ça restait « bien, mais… » Et voilà-t-y pas que c’est le troisième concert d’Edguy (en salle, pas festival) d’affilée que j’aime beaucoup !

J’aime bien mais sans plus leur dernier album en date, Age Of The Joker, et finalement il passe mieux en live… en général : « Nobody’s Hero » et « Pandora’s Box » sont très bien, « Robin Hood » un poil longuette, j’adore « Rock Of Cashel » sur album mais elle manque de niaque ce soir. Je crois qu’ils en ont joué une ou deux autres… parmi celles que j’aime le moins de l’album, et c’était assez longuet sur scène aussi. Tant que je suis à parler de la set-list, je regrette que « Ministry Of Saints » soit la seule rescapée de Tinnitus Sanctus, que j’adore… sauf cette chanson, qui est trop basique à mon goût : je la zappe presque systématiquement ! Dans l’ensemble en tout cas, je trouve cette set-list bien équilibrée : il y a certes certaines de leurs « chansons marrantes » incontournables, mais elles ne prennent pas non plus la majorité de la place. Elles servent même plutôt de moments de pause (de rires), avec des morceaux plus « oomph » entre : je trouve que ça leur va beaucoup mieux comme ça. Déjà parce que ça correspond beaucoup mieux à mes goûts musicaux et d’ambiance en concert (oui je suis égoïste parfois !), mais surtout parce que ça reflète mieux ce qu’ils présentent sur album depuis Tinnitus. Bon, le solo de batterie est un peu long, manque de la bande sonore qui permettait de faire passer la pilule sur la tournée précédente (du moins pour la première partie, puisqu’après ça part sur l’Agence Tous Risques, si si !), mais Felix y montre mieux que quand il veut, il est très bon.

Petite note finale pour le son, vraiment bon dans l’ensemble (même pour les premières parties !)… même si je me suis positionnée « exprès pour » : ne pouvant qu’être derrière (en retard, photos, tout ça), autant en profiter pour aller d’un bout à l’autre de la salle voir où on entend le mieux ! L’inconvénient étant évidemment que, de mon petit endroit où le son est vraiment bon… il est conseillé de faire plus d’1m80, or je ne fais qu’1m68 ? Mauvais pour la vue ça… pour une fois, je ne vous saoulerai donc pas à décrire Machin et Bidule sur scène, réjouissez-vous ! Et puis c’est un endroit où ça participait bien, alors qu’à d’autres endroits où on voyait bien… non seulement le son était un poil moins bon (selon mes goûts du moins), mais en plus le public était tout mou ! Vade retro les tout mous ! Remerciements marqués, enfin, aux deux types devant moi qui ont remarqué un bon chemin pour faire une percée géante pour le dernier morceau : je n’ai jamais été très fan de « Kings Of Fools », mais au moins j’étais dans les premiers rangs, bonne vue et tuti quanti pour le dernier morceau !

Ceci-dit, même sans avoir une vue exceptionnelle, je peux vous affirmer que Tobias est à nouveau drôle. Bon, il dit certainement à peu près la même chose tous les soirs, mais comme la tournée commence juste il a encore cet accent de sincérité « je le dis parce que ça m’amuse aussi ! » qui fait que l’on peut faire semblant de ne se douter de rien. Il vit également une grande histoire d’amour avec son pied de micro, il court dans tous les sens, il perd ses cheveux, chercher à masquer sa « tache » sous l’oeil gauche est devenu complètement inutile sur scène (vu qu’avec la transpiration on finit par très bien la voir, même de loin !)… Tobinou quoi. (Oui, oui, Tobinou.) J’ai particulièrement apprécié quand quelqu’un lui a balancé « un truc blanc » sur scène… sur lequel il a marqué un temps d’arrêt, avant de partir en vrille sur le thème : « non mais vous savez que c’est la pire chose qui puisse arriver à un frontman là ?! Ce qu’on vient de m’envoyer sur scène, c’est… c’est un slip d’homme !!! » Pauvre Tobias… Petit moment de solitude par contre sur « Superheroes » : ok, le coup de la nacelle qui monte c’est marrant, ça permet aux gens du fond (et des gradins) de le voir de près (enfin sauf pour ceux autour du bar, -sous- les gradins, mais tant pis !), mais… au bout d’un moment c’est un peu gênant de tourner le dos soit aux musiciens soit à Tobias pendant -tout un morceau- ? M’enfin bon, l’idée était bonne, juste revoir la concrétisation.

Le public est beaucoup moins féminin « qu’à l’époque », ce qui permet d’avoir moins d’ultrasons dans les oreilles. De manière générale le public est sympatoche, à savoir que ça participe bien, sautille (+ on sent les djeunz qui n’ont pas été éduqués au mouvement de nuque !), braille et chantonne les chansons etc… Les deux coins plus vivants semblent être plein centre (où j’étais) et un poil derrière à droite, en dehors de ça… ça reste du metalleux gentil ! Mais bon, le public d’Edguy a toujours été gentil et bon enfant.

Evidemment quelques uns réclament « Babylon » quand ils quittent la scène… mais bon, personnellement cette chanson… m’ennuie. Si, si. Trop basique. Pareil pour « Kings Of Fools » d’ailleurs. Je vous promets. Donc ça ne me gêne pas qu’ils ne l’aient pas jouée ? Apparemment sur d’autres dates ils ont laissé le public choisir entre « Babylon » et « Land Of The Miracles » : je ne suis pas malheureuse qu’ils nous aient imposé la seconde ce soir : je l’aime beaucoup même si je l’avais oubliée (du moins les paroles, puisqu’une mélodie ça ne s’oublie jamais !), or un concert doit -aussi- servir à se souvenir des morceaux aussi bons qu’oubliés !

Moment de plaisir personnel aussi quand Tobias s’énerve contre l’abus de fumigènes sur scène. Enfin je crois qu’il parle des fumigènes, puisqu’il regarde fixement le gros nuage en haut, et il me semble bien qu’il précise qu’il ne parlait pas du froid. Ceci-dit les gens de la salle ont commencé par croire qu’il parlait de la température (puisqu’il disait que si ça continuait le groupe allait se retrouver malade, et ça ne serait pas bon de se retrouver avec un groupe (allemand) malade pour ses concerts allemands !) : ils ont branché la climatisation, même du fond je la sentais, très bien… la climatisation existe donc bel et bien au Bataclan, et elle peut marcher ! (On nage généralement dans sa propre transpiration quand on quitte cette salle…) Mais revenons-en donc aux fumigènes :

1) Ca masque la scène (je n’ai pu voir la bannière, fort bien faite, qu’à partir du moment où ils les ont arrêtés ! Je croyais qu’ils avaient un fond noir basique avant…).

2) Ca donne des photos nazes, ou ça les enlaidit. Parce qu’on peut moins jouer avec les lumières, on peut certes avoir un joli nuage d’une couleur et l’arrière-plan d’une autre… mais ça reste beaucoup moins beau, beaucoup moins -vivant- qu’une photo avec les spots bien gérés, le ou les types sous un bel angle dans une position qui rend bien.

3) CA TRUCIDE LES CORDES VOCALES. Parce que ça les assèche ou que ça soulève la poussière (plus que massive dans les salles parisiennes… ils font le ménage, le vrai, une fois tous les dix ans ou quoi ?!), ou autre chose, j’en sais rien. Mais le résultat est là : c’est très mauvais pour les cordes vocales.
Conclusion : vade retro les fumigènes, mes chers japonais qui tiennent 2h30 sur scène chaque soir n’utilisent jamais de fumigènes, et j’oserais dire que ça n’est pas pour rien.

Deux petits moments « spécial anciens », avec évidemment le public qui se met à chanter « La ballade des gendarmes », j’y reviens juste après, un peu avant ça ce cher Tobias commence à parler de la France qui était connue des groupes de metal avant la fin des années 90, oh que oui : c’était -le- pays qu’il fallait éviter en tournée ! Jusqu’à ce qu’une certaine personne fasse monter la chose par chez nous… mais il ne peut pas citer son nom sinon il pourrait avoir des problèmes avec le label actuel d’Edguy. Tobias nous fait alors un petit discours là-dessus, je me retourne deux-trois vers les gradins mais le principal intéressé s’est déjà enfui derrière (froussard), évidemment Tobias finit par nous demander de brailler un coup « pour lui rendre hommage », occasion que je ne peux laisser passer de pousser un bon gros « Olivier » (pas grave si ça ne s’entend pas au milieu du brouhaha, c’est pour le geste, comme au rugby), et à la fin du braillement général quelques biens inspirés un poil derrière moi à droite lancent des « Oliviers [+ applaudissements] – Olivier [+ applaudissements] », repris par la salle. Le Tobias était tout fier, il y avait certainement moins de monde « qu’à l’époque » qui savaient de qui ils braillaient le nom… mais c’est pas grave, c’était de bon coeur ! Ah et, Tobias a fini par citer un nom… mais c’est qui cet Olivier Garnier ? Ohlala, mais quelle énigme !

Enfin, je tiens à te faire remarquer un détail à toi ô fan d’Edguy, qui veut qu’ils aient un bon souvenir de la France. Et qui continue à leur chanter « La ballade des gendarmes » dès qu’ils jouent en France. Le groupe apprécie certainement que tu te souviennes qu’ils aiment cet air / qu’ils l’ont enregistré pour un obscur cd promo ou single français (ou ce genre) / qu’ils l’ont utilisé pour leur entrée en scène sur leur première ou deuxième tournée passant par chez nous. Mais souviens-toi quand même, ô fan, que l’air de la ballade des gendarmes, c’est ça :

[iframe width= »320″ height= »219″ src= »http://www.dailymotion.com/embed/video/xlwdjn »]

-PAS-  ça :

[iframe width= »320″ height= »219″ src= »http://www.dailymotion.com/embed/video/xlwdlr »]

= Ce qui rend cet air drôle, c’est la petite montée après, pas les deux premières mesures répétées encore et toujours !
Essaie de t’en souvenir pour la prochaine fois, ça sera quand même mieux, dans le pays de De Funès !

[Note finale 1 : C’est en rédigeant ce genre de compte-rendu que l’on peut en arriver à… prendre un bon petit coup de vieux. Parce que, l’air de rien, j’en parlais à quelqu’un que j’ai l’habitude de croiser en concert, et c’est vrai que les petits gars là, on les a quand même vus dans des petites salles de quelques centaines de personnes, en soirée metal en encore plus petits comités (les pauvres étaient assis tranquilles dans leur coin pendant que ça headbanguait dans la salle à côté ! Bande de timides. Ok, j’ai toujours regretté de ne pas être allée les tirer de leur solitude à ce moment-là… mais moi aussi j’étais timide à l’époque, d’abord ! Ou encore plus timide qu’aujourd’hui, si vous préférez !), ils ont subi les blagues les plus débiles qui soient à ces occasions et d’autres… limite c’est des vieux copains de lycée quoi. Et quand on repense à toutes ces choses, on se rappelle aussi quand tout ça a eu lieu… au temps qui a passé depuis… mais mon Dieu, mais je suis vieille !!!]

[Note finale 2 : Fière de moi je suis ces temps-ci, puisque je suis en train de « convertir » encore quelqu’un d’autre… ne jamais me dire qu’on aime la musique classique et le rock, « mais le metal c’est pas la peine, j’y suis complètement hermétique » ! Bon, j’y vais mollo quand même, parce qu’il faut le temps d’intégrer les « codes » mêmes musicaux… mais je suis sur la bonne voie, ouais !]

Set-list d'Edguy:
Nobody's Hero 
The Arcane Guild 
Tears of a Mandrake 
Pandora's Box 
Rock of Cashel 
Fire on the Downline 
Lavatory Love Machine 
Behind the Gates to Midnight World  Superheroes 
Ministry of Saints 
Robin Hood 
Drum Solo 
Vain Glory Opera 
– Rappel –
Land of the Miracle 
King of Fools

-Polochon (photos et piano inclus)-
[Chronique d'Age Of The Joke r (Edguy).
Photos de ce concert: EdguyKottak.
Entretien avec Jens Ludwig (Edguy).]