Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Son : Vraiment bon.
Lumières : Simples mais bonnes… presque plus élaborées pour Vexillum que pour les groupes suivants, Rhapsody compris, allez comprendre.
Affluence : Un Elysée-Montmartre plein mais respirable… ça fait dans les 1300 personnes?
Ambiance : Bon enfant (et très festive pendant Rhapsody, normal).
Moments forts : « Emerald Sword » pour le dernier adieu à des cordes vocales en état correct, et « Lamento Eroico » pour Fabio qui fait bigrement bien le poisson.

Et c’est reparti pour une session de diversité culturelle comme Paris les offre si bien : après un concert de Murderdolls le lendemain d’une exposition sur une sélection d’oeuvres ayant appartenu aux Médicis, voici un concert de Rhapsody trois jours après un opéra plus que chicos à l’Opéra Bastille ! Comme quoi Paris a certes beaucoup d’inconvénients, mais aussi des avantages non négligeables.

J’arrive tranquillement à 16h30, soit assez tôt pour être « à peu près devant » au cas où mon pass photo ait sauté et suffisamment tard pour ne pas souffrir du froid trop longtemps… avec en cadeau bonus la chaleur des fourneaux du restaurant grec à côté de l’Elysée-Montmartre, c’est toujours appréciable ! Des types cherchent désespérément des places à acheter (pour les revendre ? meuh non, quelle idée !), mais personne pour nous proposer des bières « moins chères et plus fraîches qu’à l’Elysée ! »… ben quoi, les fans de Rhapsody ont moins une réputation de soiffards que ceux de Helloween ? Pourtant le taux de testostérone dans les premiers arrivés est au moins aussi élevé qu’à Helloween, sans doute même plus… aaah les a priori, c’est toujours beau. Par contre, on entre avec ce qui semble être 30mn de retard : l’Elysée-Montmartre paraît prendre de mauvaises habitudes…

Petite mise en place de rigueur et c’est parti pour VEXILLUM :

Ca n’est pas vraiment que je n’ai pas aimé mais… c’est cliché, disons. Speed-metal italien assez typique, avec un chanteur qui ne va pas trop souvent dans les aiguës ceci-dit, et il tient bien sa voix. Mais bon… ça sent trop les réunions : « ok les gars, aujourd’hui il nous faut une chanson pour faire brailler des ‘HEY’ au public / les faire frapper dans leurs mains / leur demander de chanter / …, au boulot ! » : ça ne sent pas le morceau construit, travaillé, et « oh tiens, c’est un bon endroit pour faire brailler le public ça ! », mais vraiment… comme s’ils avaient eu l’idée de la réaction du public avant de commencer à composer, et qu’ils avaient composé -pour- obtenir cette réaction du public. Or je n’aime pas cette manière d’aborder la composition / la musique, pour ne pas dire qu’elle m’horripile… En soit les musiciens sont bons, ça joue bien, au moins le chanteur et le guitariste principal font bien (/trop ?) participer le public, les kilts sont une idée marrante (idée de clan tout ça, surtout qu’ils ont tous la même couleur), mais parfois je fais « la grève de la participation » juste parce que leur manière d’amener la participation du public (musicalement) est… trop, trop, trop clichée. Moi j’aime les groupes/musiciens qui font de la musique par amour de la musique, pas par amour du public à faire participer pendant au moins la moitié des chansons. M’enfin au moins c’était agréable à l’oreille, ça donne envie de s’amuser, et le public répond bien : bon groupe pour s’échauffer.

Set-list de Vexillum:
Neverending quest
The first light
Avalon
The brave and the craven
The traveller

Nouveau moment « ma mémoire des visages devient vraiment misérable » à la pause (je commence à me faire peur, pour de bon !), et on enchaîne avec VISIONS OF ATLANTIS :

En un sens, je pense que je peux les féliciter : ils m’ont offert un des concerts où je me suis le plus ennuyée de ma vie. Pourtant, objectivement, ils jouent bien hein. La chanteuse est une vraie chanteuse qui chante bien voire très bien, c’est assez rare pour être souligné. Le contraste avec le chanteur « moi y’en a avoir une voix de pas content » est bien trouvé, le mélange passe bien. Pourtant… Déjà, je ne comprends pas pourquoi dès qu’il y a une chanteuse qui a une voix puissante (type lyrique mais pas lyrique du tout, pas pousser quand même), elle se croit obligée de prendre une attitude de greluche. Pas d’autre mot, désolée, et en tout cas ça me saoule au plus haut point, eh oui, encore. L’attitude du groupe est assez clichée de toute manière, en général, à vouloir nous faire participer comme si le public présent était -leur- public, venu pour -les- voir, et qui connaît toute leur discographie par coeur… écoutez les gars, jouez vos trucs, et nous on participera quand on le sentira, ok ? Et surtout… que c’est simple musicalement, mais que c’est simple ! Un rythme par chanson, deux-trois mélodies pas trop complexes, et en voiture Simone… sans doute pour mieux mettre en valeur le côté « les chanteurs vont vous faire partager ce qu’ils ont sur le coeur », mais bon… pour ma part, ça a surtout gagné mon ennui. Je n’attends même pas la fin de la première chanson pour me concentrer sur mes photos histoire d’éviter de m’endormir sur place. La dernière chanson était mieux ceci-dit, pas transcendante mais au moins la musique avait de quoi attirer mon attention.

Le public répond bien : encore une fois ça n’est pas -mauvais-, juste assez plat et le public parisien de Rhapsody est généralement assez gentil/tolérant. Enfin sauf les quelques uns qui ont trouvé très intelligent de scander des « RHAPSODY ! » dès que le groupe a commencé à quitter la scène… sauf qu’ils partaient juste le temps qu’une courte intro soit lancée : ils sont revenus avec des petites mines, même si la réaction enjouée des premiers rangs leur a redonné du baume au coeur. Il faut croire que je n’étais pas la seule à m’ennuyer ferme pendant leur prestation… mais bon, au moins ça a plu à certains, c’est le plus important.

Set-list de Visions Of Atlantis:
At The Back Of Beyond
Seven Seas
Elegy Of Existence
Black River Delta
The Poem
Through My Eyes
Passing Dead End
New Dawn
Memento

Petit instant de réflexion stratégique à la pause, puisque je constate depuis le début du concert que j’ai (enfin !) retrouvé un public comme j’en ai l’habitude : plein de grands partout ! Quelques petits tout devant, mais surtout des grands dans la salle… donc vu le taux d’angles morts autour de moi… petit pass photo je t’aime, sans toi je ne pourrai pas prendre une seule photo potable de tout le concert, surtout que les « bonnes lumières » n’ont pas l’air d’être de sortie ce soir ! Rhapsody étant un groupe très demandé par les photographes, nous avons été scindés en deux vagues (= chansons 1+2 ou 3+4) : la première vague étant généralement beaucoup plus « pleine » que la seconde, je choisis la tranquillité et la seconde vague, tant pis pour leur entrée en scène, de toute manière je n’ai jamais voué un culte particulier aux photos « entrée en scène ».

On peut aussi remarquer un décor plus sobre qu’à l’habitude, mais… Rhapsody restant Rhapsody, on ne peut s’empêcher de se souvenir qu’ils ont toujours aimé faire dans le « énormément » (et pas juste « beaucoup »): de se demander ce qu'ils ont pu « garder sous le pied »!

En ayant marre d’une musique de fond aux accents de « rap-metal » (juste après que mes voisins se soient plaints de la programmation musicale assez moyenne de la soirée; c’était très bien en fait, par rapport à cette… chose, supposément appelée chanson), le public commence à entonner des « RHAPSODY ! », ça tombe bien il est 21h : hop, hop, hop, derniers raccords permanentes (oui, oui, j'aime bien les clichés à l'occasion moi aussi), et ils entrent en scène.

RHAPSODY :

Après une petite introduction « spéciale concerts » par Christopher Lee (on va finir par croire qu’il leur fait des prix de gros !), les membres du groupe entrent tranquillement sur scène depuis les loges, sur les côtés, sobrement… sobrement ?! Rhapsody ?!

Ca commence gentiment avec « Triumph Or Agony », puis les choses plus sérieuses commencent avec « Knightrider Of Doom »… à la fin de laquelle je m’écarte de la foule pour aller vers « la fosse aux photographes ». Et là… commence « The Village Of Dwarves » !!! Raaaaah non, comment je fais pour m’empêcher de chanter à tue-tête en faisant les mouvements d’archer moi, c’t’immonde de me faire un coup pareil !!! Parce que, oui, je me dois de préciser que… je ne connais pas forcément toutes les -paroles- de Rhapsody, mais je connais toutes les -notes-. Si, si, j’vous jure, ça fait partie de ces groupes où mes voisins de concert peuvent dire à la fin « c’était bien mais… c’est bizarre, j’avais l’impression qu’une voix féminine doublait le chanteur tout le long, et même les instrus ? » + il faut s’accrocher pour pousser le « YEAH ! » de fin de chanson avant moi. Je bats la mesure, je chantonne la moindre note, et tant pis pour les voisins ! (Voire je braille sur les passages où il faut brailler, genre le refrain de « Emerald Sword »… quoi, j’ai une voix qui porte quand je m’y mets ? moi ? naaaaaan, c’pas possible…) Alors forcément, comme je joue du violon à mes heures perdues, sur les chansons où un violon est très mis en avant… ben ça part aussi sur des mouvements d’archet, on ne se refait pas.

On a beaucoup reproché à Rhapsody leur côté kitsch : un joueur de flûte, une danseuse, un décor qui prend de la place etc… pourquoi pas… mais quand tout ce monde en fait trop… ben ça fait trop ! Cette fois-ci au contraire, ce fut un concert sobre. Comme leur entrée en scène, si, si. Juste six types sur scène, un grand drap derrière (communément appelé « backdrop », mais je déteste les anglicismes), et deux panneaux autour de la batterie. Point. Je ne sais pas si c’est par choix ou parce que Nuclear Blast leur a un peu serré la ceinture sur le budget de tournée, mais en tout cas… ça leur va bien ! Ils ont la place pour se déplacer, n’ont pas à se rappeler sans arrêt que « ah, Machin arrive à tel moment du morceau, ne pas aller par là » etc… Même les samples / playbacks, leur spécialité passée, semblent beauuuucoup plus limités : on entend quelques petits plantages ici et là, très vite rattrapés mais il en faut plus pour tromper mon oreille… or je doute qu’ils aient poussé le vice jusqu’à pre-enregistrer des versions avec plantages ! D’ailleurs, il m’a semblé que ce qu’on entendait ce soir était moins « orchestral » que ce qu’ils proposent sur album… je n’ai pas pris le temps de creuser la question à chacun de leurs morceaux, j’avais le cerveau occupé à autre chose, mais je me suis fait la réflexion plusieurs fois. Même quand des « violons » étaient joués, ça sonnait souvent comme des « cordes via un clavier » (= des notes telles qu’un claviériste les enchaînerait depuis un clavier, pas un violoniste depuis un violon, c'est pas du tout le même son aussi, etc…), et j’ai entendu un ou deux plantages donc, à nouveau, je pense que Staropoli les jouait pour de bon… et c’est très bien comme ça, les versions complètes pour le cd + la version allégée et plus directe pour les concerts, moi ça me va très bien.

Certains douteront que Fabio ait vraiment tout chanté « parce que c’est comme sur le cd, on ne me la fait pas »… oui mais non : de une ça n’était pas toujours -exactement- comme sur le cd (une respiration prise un poil avant ou après, une baisse ou montée de son un poil plus tôt / après et correspondant bien au mouvement de son visage / cou, pas exactement la même note même si ça sonne bien, etc…), de deux… Ok, prenons « Lamento Eroico » et son fameux « refrain à voix énorme » : vu comme ça résonnait dans la salle, la sortie micro était sans aucun doute aidée par la technique, certes. Mais ! Etant dans les premiers rangs, j’ai pu le voir « faire le poisson », et ça, ça ne trompe pas. C’est quoi faire le poisson ? Oh, trois fois rien, juste ce mouvement (effrayant quand un vrai chanteur d’opéra le fait, promis, j’ai déjà fait des cauchemars à cause de cette image) où… le cou et les clavicules disparaissent (vraiment), à la place le chanteur fait remonter des muscles dont vous ne soupçonniez même pas l’existence, et vous n’avez plus sous les yeux qu’un espèce de triangle musculeux. Effrayant. Mais très efficace pour faire sortir le son, le vrai, celui qui va faire briser des verres ! Fabio le fait certes de manière moins « extrême » qu’un chanteur d’opéra pur et dur, mais… il se débrouille quand même plutôt très bien. Donc soit Fabio s’est embêté à prendre une voix lyrique juste par conscience professionnelle tout en sachant que personne n’entendrait ce qu’il chante, or j’y crois peu et surtout on l’aurait remarqué dans les premiers rangs (ce genre de voix c’est… fort, très fort, et on ne peut pas faire le mouvement en se débrouillant pour ne sortir aucun son), soit… c’était bien sa voix, juste aidée par un bon gros écho des familles pour que ça résonne bien dans la salle ! De toute manière, en tant que chanteur, je vénère ce type depuis près de 14 ans maintenant, et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas croire qu’un chanteur puisse être aussi bon même en live. Na pouêt.

Même leur attitude s’est grandement améliorée, siiiiii ! Ils ont toujours relativement joué avec le public mais… de manière froide disons, ou trop « parce qu’il faut le faire » / pas assez « là j’en ai envie, hop ». Là, même Fabio est souriant, envers le public comme envers les autres musiciens… et on arrête de nous demander de pousser des « HEY » ou que sais-je 10 fois par morceau, alléluia ! Lucas courre dans tous les sens, (Alex) Staropoli est concentré sur son clavier, Alex (aussi connu comme « le type dont le nom de famille est impossible à orthographier ») martèle gentiment ses fûts, Dominique est toujours aussi tranquillement souriant, et Patrice… frise le teint rouge tomate quand Fabio lui demande d’annoncer la chanson qui suit son solo de basse, après qu’on l’ait (un poil !) chambré avec des « PATRICE ! »… c’est meugnon. Limite on l’a fait exprès, excuses tout ça… (ou pas.) Bon après, c’est sûr, « chassez le naturel et il revient au galop », c’est connu : ‘paraît qu’à un moment Fabio s’est pris d’amour pour Luca et vas-y que j’arrive par derrière pour te saisir les hanches… mais bon, déjà il ne fait plus l’idiot avec son pied de micro, il progresse avec le temps le petit, avec le temps on arrivera à en faire quelque chose !

Le public est bien dans le truc, même si ça braille plus que ça ne bouge… ça a toujours été un public de gentils les fans de Rhapsody après tout : quelques pogos, mais très civilisés. Un gros lourd de très grand qui s’est planté pile à ma place quand j’ai voulu la récupérer après avoir pris mes photos (bah oui, on y avait une vue correcte, et vu sa taille même l’un peu grand à droite ne devait pas le déranger), m’enfin au moins il dégagera vite pour aller plus devant… empoisonner la vie d’autres petits. Je ne supporte pas les gens comme ça… t’es grand ? Ben vas dans les coins de grands, ou au moins à l’arrière d’un coin de petits. T’as besoin de te faire remarquer? ‘Fallait arriver tôt pour être au premier rang et faire des grands signes d’amour aux musiciens (+ y’a des fois je regrette d’être aussi polie). Il a failli me gâcher mon concert, d’autant que vu les regards haineux il avait dû saouler plus d’une personne pendant que j’étais partie, mais comme dit il est allé voir ailleurs 2-3 morceaux après… oublions ce cas social. Je crois qu’une ou deux personnes tenteront de slammer, mais ils ne sont pas allés bien loin… c’t’un public de gentils, encore une fois. Je dois d’ailleurs confesser qu’à un moment… je m’aperçois que mon soutien-gorge n’est plus tout à fait en place ? Après le chanteur de Murderdolls qui craque son jean, voilà que je craque mon soutien-gorge, c’est-y pas beau !

Malgré tout, car il y a une nuance à ce concert de louanges, je regrette la set-list un peu trop « morceaux directs / faciles » : moi j’aime le Rhapsody qui fait des trucs complètement improbables pour du metal (genre « Village of Dwarves » et assimilés) et celui qui fait des espèces d’enchaînements tout aussi improbables. Celui qui fait des chansons efficaces avec des arrangements classisants… certes, ça aussi c’est Rhapsody, mais ça me cause beaucoup moins, trop « facile » justement. D’ailleurs le public semble partager cet avis : à vue de nez, les gens connaissaient beaucoup mieux les vieux morceaux que les nouveaux, c’est très souvent le cas à Paris de toute manière, or ils réagissent énoooormément à « Reign Of Terror », morceau assez barré mais excellent du dernier album, alors qu’ils sont beaucoup plus posés pendant « Sea Of Fate », morceau du dernier album « efficace et même qu’il est tellement pensé pour être efficace qu’on va le mettre en premier sur le cd ! » Moi j’dis c’est pas pour rien, na pouêt bis !

Je pense aussi que le retard à l’ouverture des portes nous a coûté une chanson, puisque sur les autres dates ils ont joué « Eternal Glory » alors que nous n’y avons pas eu droit ce soir… dommage, c’est une de leurs très bonnes chansons, à vrai dire j’aurais préféré 5-10mn de moins de Visions Of Atlantis pour avoir cette chanson à la place… Mais bon, je suppose qu’ils ont préféré ne pas trop écourter le set de leur premières parties, on ne peut pas vraiment le leur reprocher.

A la fin du concert, après le rappel, j’ai eu peur qu’ils nous refassent le coup du « on part comme des voleurs », qui leur était énormément reproché sur leur tournée précédente (qui remonte à… pfiouuu… 6 ans ? ce genre ?) : ils quittaient la scène petit à petit, une bande son était lancée et… fini, apu, même pas quelques serrages de mains. Quand je les ai vus prendre une pose type « fin de concert » (sans Fabio d’ailleurs ? étonnant), je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’ils allaient nous refaire le coup… Eh bien non ! Ils sont partis quelques secondes en coulisses, puis hop tout le monde revient serrer quelques mains, salut final et tout ce qui s’en suit… Voilà, ça c’t’une vraie fin, comme quoi ils apprennent quand ils veulent ces petits !

Direction un bar du coin après le concert (…vive le coca pour décaper la gorge, histoire de limiter les dégâts vocaux pour le lendemain…), et les musiciens sortent tranquillement pour signer quelques (/ pas mal pour certains) broutilles, même pas 10mn après que je sois revenue… c’est sympa de m’avoir attendue comme ça les gars ! Bon, j’ai mal joué mon coup pour Fabio (qui a pris le temps de signer des trucs pour une fois, miraaaaaacle), mais c’est aussi/surtout parce que… avoir un gribouillage des membres de Kamelot m’est complètement égal, je pourrai donc me concentrer sur « l’attrapage de Fabio » quand il jouera avec eux d’ici quelques semaines. Par contre je crois que Staropoli n’est pas sorti du bus, il a juste pris l’excuse du « je pose mes affaires » pour échapper à la horde de stylos ? Boah c’pas grave, pour un membre du groupe… on survivra.

En conclusion… voilà, en dehors de cette petite réserve sur la set-list, le concert de Rhapsody fut excellent en tout point, et faire quelque chose de plus épuré / moins samplé comme ça… c’est beaucoup mieux, pour le cd on a la chaîne hi-fi à la maison de toute manière ! En ce lendemain de concert j’ai la voix déchirée, encore que le coca d’après-concert ait limité les dégâts, mes cervicales sont plutôt douloureuses… mais c’pas graaaaave !

+ Au chapitre « c’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle ça veut dire beaucoup » : j’ai dû changer de lunettes récemment (lamentablement vautrée par terre en résumé, perdu une tonne de sang… et verres complètement rayés). Mes nouvelles lunettes « bien » ont la fâcheuse tendance à tomber de mon nez dès que je bouge un peu la tête. Je voulais donc tester « mes lunettes de rechange », qui m’avaient l’air plus stables… elles ont passé le test haut la main ! Même quand je bougeais la tête comme une malade elles n’ont pas bougé d’un millième de millimètre, alors que « les bonnes » aurait valsé dans la salle pour beaucoup moins que ça… mes lunettes de rechange seront donc dorénavant « mes lunettes de concert » ! Si ça c’est pas de l’information cruciale pour toi, ô lecteur !

Set-list de Rhapsody:
Triumph Or Agony
Knightrider Of Doom
The Village Of Dwarves
Unholy Warcry
(shortened guitar solo)
Guardiani Del Destino
Land Of Immortals
On The Way To Ainor
(Solo de batterie)
Dawn Of Victory
Lamento Eroico
Holy Thunderforce
(Solo de basse)
Sea Of Fate
March Of The Swordmaster
-Rappel-
Reign Of Terror
Emerald Sword

-Polochon-
[Photos de Rhapsody / de Visions of Atlantis / de Vexillum.
Chronique de Frozen Tears Of Angels de Rhapsody.]

Son : Micro du chanteur trop bas pour Trick Or Treat, bon pour tous les autres.
Lumières : Bien pour une première partie pendant Trick Or Treat, simples mais bien pour Helloween.
Affluence : Elysée-Montmartre complet mais pas plein comme un oeuf (…et tout le monde n'est pas resté suite à une certaine annulation de dernière minute…)
Ambiance : Festive.
Moments forts : I want OuuUUuuUuuUUUuUUUUTT!!! (et Future World jusqu'à la pause "faisons chanter le public" un peu trop longue) (ceci dans la subjectivité la plus totale, il va sans dire).

Le truc bien avec les concerts tronqués… c’est que le compte-rendu est beaucoup plus rapide à écrire.

Je pars tôt pour aller à ce concert, mi-parce que je veux être devant pour Strato, mi-parce qu’en cet après-midi à tendances pluvieuses il vaut mieux être sous le « rebord » devant l’entrée de l’Elysée-Montmartre. Je retrouve des fans de X Japan sur place, ça m’éclate toujours de voir à quel point le monde est petit. Après une migration de l’autre côté, moins peuplé donc plus de place à l’abri de la pluie, bon nombre de papotages divers et variés, et après 30 bonnes minutes de retard (?) nous entrons enfin dans la salle…

Trick Or Treat débute la soirée. Tiens… la tête du chanteur me rappelle vaguement quelque chose ? Bah, c’t’un italien, ils ont tous/souvent des têtes vaguement en amande et des bouclettes de partout… Il chante bougrement bien pour un italien, il fait peu concurrence aux mouettes, dommage que son micro soit si bas d’ailleurs… Je m’étais fait la même réflexion pour le chanteur de Secret Sphere en première partie de Gamma Ray, en fait ? Chanteur remplaçant d’ailleurs ? Et il avait fait le même parallèle avec Carla Bruni (sauf que là il n’a pas poussé la blague jusqu’au bout !) *instant superposition d’images* Aaaaaaah c’était les mêmes bouclettes ! La même voix ! La même tête ! Il venait d’un truc plein de « t » ce chanteur remplaçant, c’est vraiiiii !
…Contente de l’avoir retrouvé donc, c’est vraiment un bon chanteur et un bon frontman.

Trick Or Treat est en fait… un groupe conceptuel. Si si. Basé sur l’idée des farces et attrapes / monde et blagues d’enfants (« trick or treat » étant la phrase-type des enfants qui frappent à la porte des voisins le soir de Halloween pour leur réclamer des bonbons, j’précise au cas où). Musicalement ça donne du heavy-speed plein de plans marrants, ça n’est pas fait pour se prendre au sérieux, même si ça n’est pas non plus du tralalapimpoum continu (surtout une chanson vers la fin qui était quand même plus sombre). C’est pas mal, les musiciens sont bons, par contre le bassiste est certes très bon dans la pratique de son instrument mais je ne suis pas persuadée qu’il soit autant dans le trip « n’importe quoi généralisé » que les autres. Le chanteur et le claviériste ont l’air d’être les deux à assumer le mieux ce délire, les autres s’y sont mis au fil des morceaux… sauf le bassiste, qui est resté très sérieux du début jusqu’à la fin, ça faisait un peu bizarre.

Visuellement… aaaah déjà il faut saluer l’effort de coordination des pantalons. Des trucs moulants zébrés, chacun sa couleur : force rouge, force blanche, force rose, force bleue, force grise… il y en a pour tous les goûts ! C’est absolument merveilleux… Le chanteur nous sort également un serre-tête « oreilles de lapin » rouge, et pailleté s’il vous-plaît, un gant de Mickey (très pratique pour « la signalétique métal » !), à un moment il se tape un délire « fusiiiiiiooonn » à la Dragon Ball Z avec le claviériste (pas sûre que grand monde ait capté, dans tous les cas ça faisait « geste complètement débile » : tout à fait raccord avec le reste du concert)… au bout du compte on n’est même plus étonnés qu’il nous annonce une reprise de Cindy Lauper, c’est limite logique de la part de ce genre de groupe !

Une première partie agréable donc, je pense que ça aurait été lassant au bout d’un moment, ou sinon il aurait fallu plus de chansons « qui déboitent en variant les humeurs » type celle un peu plus sombre de la fin. Mais 30mn ou ce genre c’était bien, ça met en jambes et ça met définitivement de bonne humeur.

Puis vient le tour de Stratovarius… en théorie. Parce qu’évidemment quand on voit O.G. arriver sur scène, suivi des membres de Strato qui le suivent en rang d’oignons, tous en vêtements définitivement pas de scène… c’est pas bon signe.
A l’occasion d’une interview la veille j’avais entendu dire que Timo était malade depuis quelques jours, ça ne voulait pas passer, à tel point que le concert pourrait être compromis… donc déjà avant le concert je savais que c’était 50/50 (voire 40/60, faveur à l’annulation) : là je me dis que ça sent le roussi à 98%… Et gagné : intoxication alimentaire du Timo K. en Pologne il y a quelques jours, ça ne veut vraiment pas passer, ‘sont franchement pas ravis d’annuler (Timo et Jens partiront avec limite la larme à l’oeil, Mattias et Lauri étaient tout sauf heureux… quant à Jörg je crois qu'il a préféré laisser parler la bouteille pour exprimer son sentiment du moment!), mais ils ne peuvent pas faire autrement et autres promesses de revenir bientôt… d’usage.

Voilà.
Et Jörg qui était revenu… (je rappelle qu’il a été opéré pour un cancer de la thyroïde récemment, il y a peut-être un mois ou moins : il a certainement dû lutter comme un malade pour pouvoir être là sur cette partie de la tournée).
Le public n’en a pas rajouté, se contentant de les applaudir etc, pas une seule réaction négative… c’est toujours ça de positif, j’oserais dire.
Ca explique peut-être le retard de 30mn, aussi.
Certains étaient venus principalement pour Strato, ce billet de concert avait été un cadeau de noël assez répandu, surtout pour Strato bis… ben walou. Les fans de X préfèrent partir, pour ma part je reste même si bon… il me manquera quelque chose dans ma soirée, c’est certain !

L’attente pour Helloween a été interminable. Peut-être parce que je broyais un peu du noir, ou certaines personnes autour dont le comportement me saoulait, ou leur comportement me saoulait parce que je broyais du noir… peu importe. « For Those About To Rock » démarre enfin, ce qui est toujours la marque du début de concert pour Helloween.

Alors bah… c’était bien. Ils sont très pros. Je persiste à dire que Weikath m’éclate avec son attitude « humour froid et dixième degré ». Parfois ils en font trop dans le côté pro / calculé d’avance, mais le plus souvent ils sont dans le juste milieu entre le « préparé d’avance » et le « faisons comme si on improvisait » : c’est tout ce qui importe.

Mais bon… moi la seule époque qui m’éclate vraiment dans Helloween c’est quand Kai (Hansen) y était encore. Au chant, idéalement. Depuis… c’est bien, ça arrache, mais il y a un je ne sais quoi qui fait que ça reste froid (même sur les albums très bien comme le dernier). A la rigueur s’ils avaient joué « Mr. Madman » (ma préférée de leur dernier album), mais bon hein ! Ca bouge bien dans le public, mes lunettes sont à deux doigts de quitter mon nez quelques fois, mais… c’est sur « Ride The Sky » et surtout « I Want Out » + « Future World » que le public se défoule le plus (à savoir énoooooooormément, parce que c’était déjà beaucoup avant), comme que de par hasard !

Je ne sais pas trop quoi dire de plus… j’aime beaucoup Helloween, mais j’étais clairement venue principalement pour Stratovarius. J’ai donc passé un bon moment, voire un très bon moment (je n’aurai certainement plus de voix demain à cause des rappels de Helloween !), mais… je sais que j’aurais passé un bien meilleur moment si Strato avait pu jouer. D’où un sentiment mi-figue mi-raisin à la sortie, j’hésite à attendre les musiciens… mais c’est surtout Strato que je voudrais voir, forcément, pour les encourager malgré cette énième tuile etc… (+ de toute manière Helloween c’est toujours l’enfer pour les coincer à la fin d’un concert, trop de mauvaises expériences avec eux !), m’enfin vu les circonstances ils sont sûrement déjà partis, et même s’ils ne sont pas partis… je n’ai que des paroles creuses assez basiques qui me viennent en tête. Et ça renforcerait sans doute le côté « mi-raisin » de la soirée. Donc… je pars tôt, juste le temps de remettre mon dos un peu en place et let’s go meet Mr. Lovely Subway.

Ah si, autre truc positif de la soirée : beaucoup de commentaires positifs sur le dernier album Strato, qui est en effet très bien, les gens étaient d’autant plus désolés que Strato n’ait pas pu jouer ce soir. Ca fait toujours plaisir à entendre. (+ Ils étaient vraiment plus « désolés » qu’autre chose, ça aussi c’est bien.)

Truc négatif de la soirée : IL Y AVAIT UNE SEANCE DE DEDICACES DE STRATO CHEZ GIBERT LA VEILLE ?!?!? ‘Vindieu d’vindieu, je n’en avais absolument pas entendu parler… Enfin, la plupart de « mes trucs à signer » sont chez ma mère, donc pas sûr que ça soit une grande perte… mais ça rajoute au côté « grand ratage » de cette période, j’espère qu’ils reviendront -bientôt-.

Set-list de Helloween :
Are You Metal
Eagle Fly Free
March Of Time
(solo guitare : Sascha Gestner)
Where The Sinners Go
Steel Tormentor
(solo batterie : Dani Loeb)
I'm alive
You Stupid Mankind
Forever And One (Neverland)
A Handful Of Pain
The Keeper's Medley
(- Keeper Of The Seven Keys
+ The King For A 1000 Years
+ Halloween)

I Want Out
– Premier rappel –
Ride The Sky
Future World

– Second rappel –
Dr. Stein

– Polochon –

Asia à Paris était avant tout un souvenir puisque le groupe de Wetton/Downes n'avait pas foulé les planches parisiennes depuis plus de vingt ans, lors du succès de ses deux premiers albums. Par la suite, notamment lors de l'époque John Payne, il fallait aller en Belgique ou en Allemagne pour profiter de la musique du combo britannique. Avec le retour du line up originel, Asia a connu un regain de popularité qui lui permet d'accéder au statut de groupe de classic rock et tourner plus abondamment.

Asia_casinodeparis.jpg
Malheureusement pour le groupe (et Gérard Drouot production), il n'y avait pas grand monde au Casino de Paris ce jour là : 500 personnes au bas mot ce qui fait que les balcons étaient fermés. On accusera la crise, la paresse des amateurs, mais le prix des billets est plutôt à remettre en cause. 

 

Pas de première partie ce qui n'est pas pour me déplaire et un groupe qui entame le concert par un « I Believe » un peu incongru, issu du tout fraîchement sorti Omega. Le dernier disque sera d'ailleurs nettement mis en avant ce soir avec quatre extraits (et deux de Phoenix) ce qui est plutôt bon signe puisque cela signifie que le passéisme ne sera pas de mise. Même si les grincheux remarqueront que les nouveaux morceaux, bien que d'une qualité indéniable, n'accrochent pas autant que les extraits des deux premiers disques d'Asia, on ne pourra que se féliciter d'un tel choix. 

À la rubrique des points positifs, il y a la forme retrouvée de Wetton assez en voix, notamment sur la superbe version acoustique de « Don't Cry ». Downes reste lui toujours aussi réservé et Palmer se montre en grande forme ! Quant à Steve Howe il ressemble de plus en plus à un professeur de la Sorbonne en préretraite, même si les rhumatismes sont loin de paralyser des mains toujours aussi véloces, comme on put le constater lors de son solo, par ailleurs largement composé de vieilleries qu'il nous ressert depuis des décennies. 

 

Deux réserves sur la guitare de Steve Howe ce soir. Tout d'abord son son était un peu fort, écrasant notamment les claviers de Downes, ce qui est dommageable mais dont il n'est pas responsable. Plus embêtant : son obstination à vouloir jouer avec une demi-caisse. Autant ce choix colle entièrement à la musique de Yes, autant sur Asia, dont la musique est plus rock, cela nuit beaucoup à la puissance de l'ensemble. L'indolence des parties rythmiques expliquent largement que le premier rappel « Go » ait été complètement raté par exemple.  

Ajoutez à cela un public assez léthargique, vissé dans ses sièges et refusant de se lever sauf pour l'incontournable « Heat Of The Moment », et vous aurez une vision quelque peu contrastée de la soirée même s'il faut reconnaître que les bons moments furent nombreux. Manifestement Asia est un groupe un peu vieillissant, tout comme son public. Il faut l'accepter. 

Baptiste

 

Setlist : 
1. I Believe
2. Only Time Will Tell
3. Holy War
4. Never Again
5. Through My Vein
6. Don't Cry
7. Solo Steve Howe
8. The Smile Has Left Your Eyes
9. Open Your Eyes
10. Finger On The Trigger
11. Time Again
12. An Extraordinary Life
13. End Of The World
14. The Heat Goes On
15. Soul Survivor

Rappel : 
16. Go
17. Heat Of The Moment