Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

summer-breeze2006Le changement de site aura clairement été l’événement principal de cette année pour le Summer Breeze. De nombreux habitués attendant avec impatience de découvrir leur nouveau lieu d’hébergement pendant ces trois jours du mois d’Août. Aucun doute, les jeunes metalleux se seront vite acclimatés à leur nouvel environnement et c’est dès le Mercredi soir, alors que les concerts ne démarrent que le lendemain, que la musique démarre déjà sur le camping… Les litres de bière commençant déjà à faire leur effet près des tentes.
Autant vous rassurer tout de suite, l’invité d’honneur du festival était bel et bien présent, même si ce fut (heureusement) de façon relativement discrète. La pluie avait bien fait le déplacement, mais elle sera restée clémente tout le week-end avec les festivaliers, ne se montrant que rapidement… Car tous les habitués savaient bien qu’il fallait l’attendre cette pluie, sans elle le Summer Breeze ne serait pas vraiment tel qu’on l’apprécie… Heureusement que ce n’est pas un peu d’eau qui fait peur a un headbanger en manque de musique !
Le festival a ainsi commencé doucement sous le soleil, dont ce n’est pas les coups qui ont manqué pendant ces quelques jours en Teutonie ! 
 
SB31 Une traversée rapide d’un camping plutôt plein nous amène jusqu’aux portes du festival. Une fois l’entrée passée (les vigiles étant sympas et polis, mais pas vraiment au point entre eux sur leurs normes de sécurité, surtout concernant les membres de la presse), on entre dans le vif du sujet. Un petit tour dans les divers stands est de rigueur, juste histoire de mieux s’imprégner de l’ambiance. Tout est là pour subvenir aux besoins primaires d’un metalleux en activité, de la bière aux cd en passant par ces fameux stands de bouffe si typiquement étranges et tous les fringues possibles qui satisferont aussi bien les vikings en manque de peaux de bêtes que les gothiques à la recherche des dernières tendances.
Le Festival se lance alors à treize heure, sur le fameux Summerbreeze des Seals and Croft avant que les premiers (petits) problèmes techniques se fassent sentir. Une petite erreur de programmation suite à une absence de Regicide qui restera heureusement unique pendant le week-end. 
C’est Subconscious et Tourettes Syndrome qui sont choisis au dernier moment pour prendre en charge l’ouverture des festivités… On se prend au jeu même si le public a encore du mal à se mettre d’accord sur la marche à suivre et se contente de réagir poliment depuis une fosse clairsemée que les groupes arriveront tout de même à occuper avec entrain pendant la première heure d’un festival qui s’annonce rythmé.
Volbeat montera donc sur scène un peu plus d’une heure après le lancement des hostilités et son rock/metal assez particulier mais tellement convaincant commencera tout doucement à faire réagir un public encore en phase de chauffe. Le show est carré et le groupe bouge bien. Bouger, Undertow savent le faire. Et ils ne se gêneront pas pour brutaliser un peu le public afin de le plonger dans une ambiance bon enfant, à l’aide d’un metalcore tirant vers le death pas dégueulasse du tout.
Naera continuent sous le signe du metalcore, en donnant un concert tout à fait honnête mais pas plus recherché que ça. Le public ne fait pas la fine bouche et continue dans la même optique que depuis le début de la journée, en donnant à ce groupe un accueil poli tout en continuant avec soin de s’hydrater avec entrain. Angel Blake surfent sur cette vague et malgré leur musique plutôt recherchée et complexe par rapport aux groupes précédent la formation Suédoise continuera de garder le public éveillé, le faisant bouger de plus en plus malgré quelques problèmes techniques que rencontre leur bassiste avec son imposante contrebasse. 
 
Arrive sur scène le premier gros morceau de ce festival, The Haunted. Le groupe suédois est tout simplement remonté à bloc et son chanteur ne cessera d’allumer le public. La réaction est immédiate : headbangs et slams passent à la vitesse supérieure pour s’adapter à la musique proposée et le show pourra sans aucun doute être qualifié de réussite. Un échauffement de luxe, parfait pour ce qui nous attend dans les heures suivantes.
La première grande surprise de ce festival se présente sous le nom Saltatio Mortis. Ok la surprise ne sera pas allemande, et le groupe était visiblement attendu au tournant par nos amis teutons, mais aucun journaliste étranger ne sera sorti indemne de cette expérience. Ce groupe aux grandes influences celtes déclenchera tout simplement une réaction hystérique dans la fosse. Les slams deviennent de plus en plus nombreux et le public réagit au quart de tour, le groupe se paie le luxe d’apporter un peu de pyrotechnie (au détriment de votre dévoué serviteur qui a failli y laisser ses cheveux) et le groupe visiblement en territoire conquis d’avance donne un excellent show.

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Moonspell prennent ensuite place sur la Main Stage. Le groupe bénéficie de sa célébrité et draine devant la scène les fans aussi bien que les novices pour offrir un show particulièrement basé sur leurs nouveaux titres même si on échappe évidemment pas aux quelques classiques de rigueur. La musique des Portugais invite bien sûr moins à la fête, mais la réaction n’en sera pas moins chaleureuse. Un très bon show de l’avis général.
Le groupe le plus black du festival débarque alors, et la scène est complètement retournée par les Norvégiens de 1349. Si le son du groupe n’est pas des meilleurs (style de musique oblige), l’ambiance n’y perd rien et le groupe sait prendre la scène d’assaut. Les cheveux volent dans tous les sens et la musique détonne, même si on regrette que ce ne soit pas Frost derrière les fûts. 
Finntroll ont tout à prouver aujourd’hui, avec une tournée qui se traîne en longueur en attendant un album en début d’année prochaine et un nouveau chanteur qui en est encore à ses premiers concerts, on peut dire que le groupe n’a pas le droit à l’erreur. Et erreur, il n’y en aura pas du côté musical. Le groupe est carré et le chant déjà très bien en place, deux nouveaux morceaux venant prouver si besoin est que le groupe sait ce qu’il fait. Le public ne se fera pas prier pour participer, même si on regrette la vivacité scénique de Wilska, Vreth étant encore un peu trop statique et timide.
Quand la puissance allemande échappe à notre faible esprit français mieux vaut ne pas chercher la petite bête. ASP Donneront un concert très énergique et feront bouger le public avec succès… Un public majoritairement allemand bien sûr puisque les autres ont visiblement du mal à suivre les nuances de cette musique qui selon un sondage général auprès des français présents ressemble à une soupe bizarre entre Rammstein et Scooter. Au moins le public apprécie et l’ambiance n’aura pas eu le temps de redescendre avant le thrash tellement attendu.
 
Kreator vont ce soir-là littéralement éclater le public. Enemy of God démarre un set qui ne fera que s’améliorer au fil du temps. Carré et puissant, le groupe allemand se paie le luxe d’une nouvelle scène sortie d’un film de Star Wars. Les lights sont impressionnantes et le groupe aussi. De nouveaux titres viennent se greffer à une set-list déjà bien établie de classiques imparables et le public ne s’en plaint pas. La réaction ne se fait pas attendre et le thrash fait son petit effet. Ce concert de plus d’une heure aura bien rempli son rôle de tête d’affiche…
C’est à Katatonia que revient le rôle de clôturer ce premier jour déjà bien rempli. Le groupe débarque donc sur la Pain Stage pour un show très intéressant. De nombreux titres du dernier album du groupe trouveront leur place sur la set-list aux côtés de quelques bons classiques et ce moment de calme séduira sans problème un public encore bien en forme après ce qui vient de lui arriver. La première journée se terminera donc sur une très bonne note et quelques bières dans la tente presse…
 
SB33Un premier jour très intéressant qui aura permis au public de découvrir un nouveau site plutôt bien foutu. Gros avantage indiscutable, une grande majorité des groupes bénéficie d’un son tout à fait convenable, voir même très bon. La relation entre le camping et le site à proprement parlé s’effectue sans problèmes particuliers et le public aura pu vivre cette première journée dans de très bonnes conditions, aussi bien du point de vue de l’organisation que musicalement. Un seul petit problème tout de même, l’allemand est de rigueur dans ce festival, et on ne peut pas dire que le dialogue en anglais soit toujours facile, que ce soit avec les membres de la sécurité ou les nombreux vendeurs. 
 
Report par Necrogunslinger / Pics par Myrdhemingala

Deuxième jour : cliquer ici.

Troisième jour : cliquer ici.

 

Il était inespéré de voir sur scène Foreigner dans sa nouvelle mouture et l'on ne pouvait que se féliciter de voir le groupe mythique fouler les planches de l'Elysée Montmartre après la prestation en première partie un peu sage du groupe de blues rock de Deborah Bonham. 

Ce premier constat ne semble pas pour autant avoir convaincu les amateurs de faire le déplacement un jour de match de l'équipe de France contre l'Espagne tant l'audience se montrait clairsemée aujourd'hui : au bas mot, deux cents personnes purent assister au concert d'un groupe qui dans les années 80' pouvait remplir plusieurs Zénith de suite. 
Mais les musiciens n'en eurent cure, jouant avec une conviction exemplaire et cherchant toujours à maintenir un contact avec un public très impliqué ; sur ce point, les prises de parole en français de Mick Jones eurent un impact très positif. Cependant, encore plus que le guitariste leader, ce fut la prestation de Kelly Hansen, dès l'entame de « Head Games », qui impressionna le plus : malgré un charisme inférieur à Lou Gramm, l'ancien chanteur de Hurricane se montra jusqu'à la fin du spectacle incontestable d'énergie, de maîtrise et d'entrain. Et ce malgré une mauvaise chute de scène qui sembla lui avoir causé une douleur persistante au bras ; il n'en apparut rien, même sur des titres particulièrement difficiles comme « I Want To Know What Love Is » ou sur le rassembleur « Urgent ». Le chanteur fut sans doute à son faîte sur une version acoustique de « Say You Will » qui permit au concert de franchir un nouveau seuil en terme d'intensité.
 
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Il serait toutefois injuste de ne pas signaler la verve des autres musiciens de cette nouvelle mouture de Foreigner tant ils participèrent de la réussite du show : la paire rythmique Bonham/Pilson fut exemplaire, instillant une puissance et une dynamique que l'on n'imaginait plus envisageable dans un groupe vieux de trente ans. Et la prestation du multi-instrumentiste Tom Gimbel, à la flûte sur un « Starrider » chanté avec bonheur par Mick Jones ou au saxophone, fournit à chaque fois la touche musicale indispensable et bienvenue qui fit de ce concert une très grande réussite.
 
À la suite d'un album live dont la setlist fut globalement respectée ce soir, malgré l'ajout de « Double Vision » et du « Say You Will » mentionné plus haut, Foreigner a de nouveau confirmé son regain de vigueur et de santé musicale.
 
Baptiste
 
Photos : Eric Ouaknin
 
 

Setlist : 

Double Vision
Head Games
Blue Morning
Cold As Ice
Waiting For A Girl Like You
Dirty White Boy
That Was Yesterday
Say You Will
Starrider
Feels Like The First Time
Urgent
Juke Box Hero/Whole Lotta Love/Juke Box Hero
——————————–
I Want To Know What Love Is
Hot Blooded

 

Affluence : L’affiche "complet" ne devait pas être loin….
Son : Le point faible de la soirée : trop fort pour Primal Fear, trop moyen pour Helloween.
Lights : Brouillons pour Primal Fear, Bons pour les citrouilles
Ambiance : Faiblarde, le public donne de la voix mais a du mal à bouger.

C’est un public assez varié qui se présente au Garage dans la ville allemande de Sarrebrucken ce 08 Janvier. Entre fans de la première heure, metalleux divers en manque de concerts et curieux qui viennent pour passer le temps ; ce concert de la plus célèbre citrouille du heavy metal aura au moins déplacé du monde dans une ville ou les concerts intéressants ne sont pas légion.
 
Primal Fear arrivent sur une scène presque trop petite pour eux avec pour mission de chauffer un public qui a déjà commencé les hostilités à coup de bière depuis quelques temps. Le décor déjà installé de la tête d’affiche réduit considérablement leur champ d’action et un son trop brouillon et surtout trop fort n’est pas là pour aider. Heureusement le groupe fait preuve d’une bonne habitude de la scène et réussit malgré un côté kitsch peu être un peu trop prononcé à se faire respecter et à chauffer ce qu’il faut de la salle. 
Quelques morceaux percutants qui se finissent sur le déjà classique Metal is Forever se prêtent bien à la soirée et la bonne humeur du groupe n’a pas laissé les metalleux insensibles.
 
C’est après une attente presque interminable qu’arrivent Helloween sur scène. Un décor frappé par l’ambiance Keeper annonce la couleur. Le groupe a presque déjà oublié son avant dernier album et le show se concentrera en très grande partie sur tout ce qui touche aux gardien des sept clés, que ce soit les classiques ou le plus récent Legacy. « King for a Thousand Years » démarre le spectacle et le groupe nous livre ses classiques sans relâche (dans une bonne humeur générale très plaisante à voir) et surtout n’oubliera pas le titre mythique Keeper of the Seven Keys que tout les fans accueilleront avec ferveur. Evidemment les nouveaux titres ne sont pas oubliés et « Occasion Avenue » ou « Invisible Man » passent l’épreuve du live avec excellence. 
De nombreux morceaux (et quelques solos amusants) plus tard, le groupe quittera la scène, à peu près deux heures après l’avoir envahi ; clôturant ainsi un concert qui sans rester dans l’histoire, aura été convaincant et plaisant.

 

Necrogunslinger