Archive for juillet, 2012

THE STRANDED représente un peu la dream-team du label italien Coroner Records. Le groupe est né de l’initiative du talentueux multi-instrumentiste Ettore Rigotti et du chanteur Claudio Ravinale, tous les deux membres de DISARMONIA MUNDI. Pour les épauler, ils se sont entourés du guitariste Elliot Sloan et d’Alessio NeroArgento au claviers. Amateurs de sensation fortes et fans de groupe comme SOILWORK et IN FLAMES, Survivalism Boulevard possède toutes les qualités à même de vous plaire.

L’album peut être décrit comme une combinaison moderne, dans l’air du temps, d’éléments extrêmes et d’éléments très mélodiques et entrainants. Un chant hargneux et des riffs ultra-rapides côtoient ainsi des nappes de claviers et des refrains en voix claire. Rigotti l’a déjà largement prouvé via DISARMONIA MUNDI, il fait preuve d’un vrai talent pour proposer des chansons qui s’incrustent irrémédiablement dans l’esprit de l’auditeur pour ne plus le lâcher. L’énergie contenue dans ces 10 compositions est assez phénoménale et il devient impossible de ne pas headbanguer et taper du pied à l’écoute de ces chansons. Les sonorités très électro et parfois indus d’Alessio NeroArgento se mêlent parfaitement à l’univers musical de ses compères et le tout forme un ensemble homogène et diablement efficace. Les italiens ont choisi un format court, les titres ne dépassent pas les 3 ou 4 minutes et concentrent un maximum de puissance. J’ai pris une grosse, grosse claque avec Survivalism Boulevard.

Comme je le disais précédemment, ne cherchez pas ici une grande originalité ici. Les italiens sont évidemment influencés par la scène death mélodique de Göteborg mais ils ont sacrément bien digéré et intégré ces paramètres pour en proposer leur propre interprétation. Dans la droite ligne de leurs travaux précédents, Rigotti et Ravinale enfoncent le clou et impressionnent encore plus. La production de l’album est limpide et amplifie encore l’énergie déployée. Chapeau ! L’album passe à toute vitesse, je suis sorti exténué de l’écoute de THE STRANDED mais avec un grand sourire et l’envie de me replonger immédiatement dans cet album.

Les fans de DISARMONIA MUNDI vont être aux anges, Survivalism Boulevard reprend là où Mind Tricks s’arrêtait. On aime jamais se faire tabasser mais quand cela vient de THE STRANDED, on en redemande.

[8,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: ***

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/thestrandedofficial

 

Coroner Records / 2012

Tracklist (40:01 mn) 01. Blood Like Gasoline 02. Only Death Can Save Us Now 03. Blackout Season 04. Ill Will Future 05. Sulphur Crown 06. Eclipse 07. Carnival Shroud 08. Post-Human Archetype 09. National Breakdown 10. Survivalism Boulevard

Six Magics – Falling Angels

Il est de notoriété publique que l’Amérique Latine en général est complétement dingue de métal et que le public est toujours enthousiaste et chaleureux. Il suffit de lire les interviews des groupes qui s’y produisent pour se rendre compte du phénomène. On devine que chacun de ses pays recèle une scène locale bouillonnante mais assez peu de ses représentants parviennent à se faire connaître en Europe. Parmi eux, en dehors des SEPULTURA et autres ANGRA, les chiliens de SIX MAGICS creusent lentement mais surement leur trou et reviennent avec un nouvel album, le cinquième, Falling Angels.

Nos amis proposent un heavy métal mélodique traditionnel, les différentes compositions sont construites autour des riffs savamment distillés par les deux guitaristes de service, en particulier Eric Avila le leader et principal compositeur. Pour un peu sortir des sentiers battus, les chiliens enrichissent leur musique en ajoutant ici et là des chœurs ou encore des orchestrations aux claviers. L’autre caractéristique de SIX MAGICS est la présence d’une femme au chant Cela devient de plus en plus courant mais Elizabeth Vásquez apporte un vrai plus avec son chant très rock et assez grave. On pense forcément à DORO même si la belle allemande a une palette vocale plus variée que sa consœur chilienne.

Il est assez agréable d’écoute ces compositions même si elles finissent pas se ressembler et qu’il manque un soupçon de magie qui fait toute la différence. Falling Angels est un album très pro mais il manque un supplément d’âme, un je-ne-sais-quoi qui rend les chansons plus catchy et donne envie de réécouter une fois de plus ces titres. SIX MAGICS a fait l’effort de varier les tempi et les atmosphères pour apporter de la variété et éviter que l’ennui ne s’installe. Saluons l’effort même si le pari est en partie perdu et que la fin de l’album sonne plus laborieuse.

Difficile de vous recommander cet album sans y ajouter quelques réserves. Sans démériter, les chiliens soufflent le chaud et le froid et peine à offrir un opus de qualité homogène. De bonnes choses côtoient une majorité de compositions très moyennes. A écouter avant de sortir la carte bleue.

[6,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://sixmagics.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/sixmagics

 

Coroner Records / 2012

Tracklist (60:40 mn) 01. Another Name 02. Falling Angels 03. Rolled 04. Dreamer (B:O:M) 05. Do You Remember ? 06. Sick & Tired 07. Icy Lips 08. Start Another War 09. Suicide 10. Why 11. Binsfeld 12. How To Live 13. I Know

Dragony – Legends

Daniel Stockinger, Andreas Poppernitsch et Siegfried Samer fondent THE DRAGONSLAYER PROJECT en 2007. Il s’agisait pour eux avant tout d’un projet studio mais l’arrivée de nouveaux musiciens créent finalement un véritable groupe. Les autrichiens multiplient alors les concerts en première partie de FIREWIND, EDENBRIDGE ou encore SONATA ARCTICA tout en continuant à travailler sur leur album. Les premières sessions en studio commencent fin 2010 mais le nom du groupe commence à devenir un problème. Trop long et pas assez « vendeur », ils optent finalement pour DRAGONY. Fin 2011, Legends est prêt et sort fin juin 2012 via Limb Music.

Le premier contact est avec la musique de DRAGONY est sans surprise. Comme tout bon groupe de power métal symphonique le sait, il faut commencer par une intro orchestrale qui plante le décor. Les choses sérieuses commencent dès la deuxième piste avec « Burning Skies ». Les guitares prennent la main et on se sent immédiatement en terrain connu. Musicalement, la recette DRAGONY est d’un classicisme total, riffs de guitares, nappes de claviers, tout est là. On sent bien que les autrichiens ont beaucoup (trop) écouté AVANTASIA ou par exemple. Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR) apparait comme guest sur cette première chanson et éclabousse de son talent et e sa classe. Le chanteur de DRAGONY, Siegfried Samer, ne démérite pas mais fait pâle figure à côté du géant allemand. Cette chansons reste bien foutue avec un refrain super entrainant et une mélodie sympathique. Le même schéma s’applique pour toutes les compositions de l’album. Rien de révolutionnaire sous le soleil mais les autrichiens font le boulot. La grande majorité des chansons sont agréables et s’enchaînent assez naturellement. On regrettera quand même que les influences soient toujours assez évidentes. En plus de Ralf Scheepers, Tom Tieber d’ECLIPTICA et Katie Joanne de SIREN’S CRY font aussi une apparition sur Legends.

Les fans de métal symphonique pourront peut-être trouver leur compte avec ce premier album de DRAGONY. Les autrichiens offrent une prestation sérieuse mais l’album s’écoute sans passion. Cela manque un peu de caractère et le chanteur ne m’a pas beaucoup impressionné. Il me vient à l’esprit cinq ou six groupes proposant, dans le même style, une musique plus enthousiasmante. La concurrence est rude…

[6,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.dragony.net/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/officialdragony

 

Limb Music / 2012

Tracklist (52:27 mn) 01. Of Legends… 02. Burning Skies 03. Land Of Broken Dreams 04. Dragonslayer 05. Wings Of The Night 06. Vaults Of Heaven 07. The Longest Night 08. Hero's Return 09. The Ride 10. Alcador 6:27