Archive for janvier, 2016

oshy_01012016_Soni_WintQuel drôle d’objet musical que ce SONIC WINTER. Il s’agit d’un groupe franco/écossais originaire de Glasgow, né de la collaboration de deux français passionné de musique et ressentant l’envie irrésistible de mélanger leur savoir-faire et leurs influences respectives. Ce duo a pris forme en 2012 autour de Jean-Marc Millière, guitariste (ex de nombreux groupes comme LEMON SQUEEZER ou RIFF RAFF) et le claviériste Francis Girola. Difficile de mener tout le travail à deux et donc ils s’entourent selon leurs besoins de différents musiciens. Leur discographie digitale s’avère déjà assez fournie mais ce Magic Silver Bullets and Hell Birdsongs reste la seule sortie physique à ce jour.

Qualifier ou décrire la musique proposée par le duo reste un exercice particulièrement complexe tant le groupe se laisse porter par ses envies sans s’arrêter aux frontières traditionnelles des différents genres. Ils parlent eux-mêmes de « rock, rock progressif ou alternatif », nous en resterons là faute de mieux. Ce disque est un vaste melting-pot avec des compositions très variées. Rien qu’au niveau de la durée de chaque titre, cet opus oscille entre cinquante-huit secondes à un peu plus de cinq minutes. Chaque nouvelle piste ouvre un nouveau champs du possible, difficile de construire des certitudes à l’écoute de Magic Silver Bullets and Hell Birdsongs. « Miles Away » débute comme un vieux titre rock avant que les claviers ne colorent l’ensemble d’une lourde empreinte progressive. « No Guts No Glory » voit l’apparition du chant dans un trip 70s assumé. « Journey Man » évoque quant à lui plutôt Jeff Buckley et ainsi de suite. L’auditeur sera pris dans ce maelstrom de couleurs, d’ambiances et de rythmes qui ne cessera de leur surprendre, de le prendre par surprise. Cette démarche s’avère assez rafraîchissante, SONIC WINTER ne fait que ce qui lui plait en s’exonérant de toutes les contraintes. Cela change des disques calibrés qui sortent semaines après semaines pour plaire au plus grand nombre. Vous trouverez du bon et du moins bon mais l’impression générale restera très positive.

Pour paraphraser Tom Hanks dans Forrest Gump « Maman disait toujours, la vie, c'est comme une boîte de chocolats: on ne sait jamais sur quoi on va tomber. » Et bien cette phrase s’applique parfaitement à cet album de SONIC WINTER qui surprend agréablement par son éclectisme et sa fraicheur salvatrice. Une belle découverte qui verra bientôt arriver un nouveau chapitre. En effet, le deuxième album, Party War on The Killing Floor, doit sortir en Janvier/Févirer 2016 chez PeachProd. Et cerise sur le gâteau, des concerts s’annoncent également cette année. Une affaire à suivre.

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction – Kiwi Music / 2015

Tracklist (63:07 mn) 01. Miles Away (feat. Laurent Duval & Gary Gilmour) 02. No Guts No Glory (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 03. Journeyman (feat. Laurent Duval & Gary Gilmour) 04. 11 June 1963 (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 05. Where the Wolf Goes (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 06. Dark as Sin 07. Bad News from Badsville (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat & Zoé Løzninger) 08. The Fall of the White Panther (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 09. You Call Me a Man (feat. Laurent Duval & Gary Gilmour) 10. Over My Head 11. Who Do You Want to Be Today? (feat. Laurent Duval & Gary Gilmour) 12. Ringolevio (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 13. So Cold on Main Street (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 14. Running Wild Flower 15. Love in Your Hands (feat. Laurent Duval & Gary Gilmour) 16. Girls from Hell Anthem (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat & David Watson) 17. Sad Rain (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 18. Sonic Winter Theme 19. So Cold on Main Street (feat. James Neilsom & Mr Bigbeat) 20. Welcome

Flown – Make Believe

oshy_01012016_FlowQuoi de neuf depuis Gravity (chronique ici), leur second opus, pour nos compatriotes de FLOWN ? En Novembre 2011, le groupe enregistre un DVD Live au Réservoir de Paris avant de marquer une pause de 3 ans. Il faudra attendre novembre 2014 pour la machine se remette en marche. FLOWN se retrouve alors en studio pour poser les bases de ce nouvel album, Make Believe. Ayant enfin trouvé une stabilité dans son line-up, les ex-petits nouveaux Alex et Loïs prennent cette fois-ci une part grandissante au processus de composition et apporte leur pierre à l’édifice FLOWN aux côtés de Flo et Jack, les gardiens du temple.

Comme Child In A Box (chronique ici) à son époque, Make Believe se veut être un album long avec douze titres et près de soixante-six minutes de musique au compteur. Saluons la présence de la troisième partie du titre « Child in a Box » inauguré en 2010. On ne change pas une recette gagnante qui a déjà fait à deux reprises ses preuves. FLOWN continue de distiller un rock riche, varié, entre touches mélodiques et atmosphériques. Le disque s’ouvre sur un « Out of my Soul » déjà bien copieux avec plus de huit minutes. Très touffu ce titre distille une sacrée énergie ainsi qu’une certaine agressivité. Les pendules sont d’entrée remises à l’heure, FLOWN n’est pas revenu pour amuser la galerie.

Les trois compositions suivantes sont déjà plus classiques même si les parisiens possèdent un vrai talent pour varier les rythmes, les atmosphères et l’intensité. L’auditeur passera par bien des émotions tout au long de ce disque. « The Sky Between Us » risque d’en marquer plus d’un par son riff accrocheur et la conviction de Flo derrière le micro. Cette chanson évoque les JOLLY et autres THE INTERSPHERE. On trouve ce même souci d’une l’horlogerie rock fine mais accrocheuse. L’atmosphère générale est assez sombre et mélancolique contrebalancé pour la grosse décharge d’adrénaline injectée à travers les chansons les plus rock. Make Believe se termine comme il a commencé, par un titre fleuve de plus de dix minutes, ce fameux « Child in a Box pt.3 ». Cette nouvelle pièce du puzzle vient parfaitement d’imbriquer aves les deux précédentes. Le quatuor se fait subtil, complétant par petite touche un paysage tout en nuances de gris.

Après plus d’une heure de musique, l’auditeur se réveille d’un songe étrange, il est passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, des montagnes russes émotionnelles surprenantes et mystérieuses. Dans la continuité de Child In A Box et Gravity, les parisiens de FLOWN offrent une nouvelle aventure intérieure à celui qui acceptera de s’immerger dans leur univers sonore. Ils ne sont pas si nombreux à réussir à tel exploit, saluons encore une fois la qualité du travail accompli ici.

Oshyrya (08/10)

 

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Autoproduction / 2015

Tracklist (66:45 mn) 01. Out of my Soul 02. Grace 03. Headlights 04. Passion Warface 05. The Sky Between Us 06. Ghosts 07. Embrace 08. Making Mirrors 09. Blackbird 10. Spring Break 11. Face Off 12. Child in a Box pt.3

Artweg – Drunk’ N High

oshy_01012016_ArtwDerrière ce nom surprenant se cache en réalité un groupe qui se qualifie lui-même d’Art-core. L’aventure a débuté en 2007 à Epinay-sur-Seine et depuis leurs débuts, les franciliens n’ont pas chômés. Il leur faudra quelques années pour trouver leur identité musicale et construire leur son, mélange hétéroclite d’influences rock, métal, punk et hardcore. En 2010, ils enregistrent un EP qui va servir de tremplin pour la tournée européenne qu’ils assurent en compagnie d’ORPHANED LAND.

Fort de cette expérience, ATWEG rentre en studio et enregistre son premier album, Should We Get Violent ? Profitant de toutes les opportunités possibles, le quintet écume les salles en France et en Europe. La suite vient de sortir et prend la forme d’un seizième album titré Drunk'N High. Nos camarades comptent bien deux chanteurs dans leurs rangs mais n’espérez cependant pas trouver de chant féminin lyrique ici ou un partage trop évident entre chant hurlé et chant clair. ARTWEG brouille les cartes, Mugen et Akonit se partage le micro avec naturel, selon les aspirations de chacun et semble dialoguer avec conviction l’un avec l’autre.

Drunk’N High s’ouvre sur une belle mandale au doux nom de « Human Bomb ». Le rythme est endiablé à souhait, basse, batterie et guitares agissent de concert pour dresser un mur de son puissant, un rouleau-compresseur qui prépare le terrain de nos deux frontmen. La fureur et l’énergie développé par les franciliens forcent le respect, ils injectent une pure dose d’adrénaline directement dans les veines. La majorité des titres sont plutôt courts, resserrés pour avoir le maximum d’impact dès la première écoute. Pari réussi tant la débauche d’énergie transpire dans chacune des onze compositions (plus un interlude instrumental) de ce disque. Très hardcore dans l’esprit, Drunk'N High enrichit son propos de touches punks ou métal et cela fonctionne bien. Au petit jeu des comparaisons, le côté engagé et revendicateurs peut rappeler BAD BRAINS, PANTERA, BLACK BOMB A LOFOFORA ou encore MASS HYSTERIA. Sur la longueur, l’album souffre un peu et tombe dans une certaine routine. Les chansons s’enchainent et finissent un peu par se ressembler. Une lassitude s’installe et réduit l’intérêt de l’auditeur.

ARTWEG suit son chemin et avance pas à pas. Ils comptent à leurs actifs des centaines de concerts et ils se feront petit à petit un nom sur la scène underground française et européenne. Quelques belles premières parties (THE EXPLOITED, ORPHANED LAND) leur ont déjà permis de montrer ce qu’ils savaient faire. Armés d’albums de qualité comme ce Drunk’N High tout à fait recommandable, les franciliens ont toutes les cartes en main pour franchir un cap et sortir de l’anonymat. C’est tout le mal que nous leur souhaitons.

Oshyrya (07/10)

 

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Juste une Trace / 2015

Tracklist (40:46 mn) 01. Human Bomb 02. Tears from the Sky 03. The Witnesses 04. No Pain No Gain 05. Thanks for Nothing 06. Never Again 07. Evolution 08. Artweg 09. Drunk N High 10. Under the Pressure 11. Nobody Crushes Me Down 12. United for the Earth