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oshy_01122010_apocalLe septième album des finlandais d’Apocalyptica dans la veine metallique du précédent Opus World Collide offre une bien belle brochette d’invités venat rajouter leur grain de sel à cette machine déjà très bien huilée qu’est le combo Finnois. 

Le moins qu’on puisse dire est que le trio ne fait pas l’unanimité dans les rédacs (y compris la notre) et pourtant force est de reconnaître le travail de ces gaillards qui s’acharnent années après années à livrer un produit de qualité qui a pour particularité de se renouveler, ici c’est bien de modernité dont il est question. Dur d’admettre qu’on écoute du violoncelle lorsque la voix est en place ! Essayez chez vous, invitez quelques amis autour d’un verre, vous verrez, peu nombreux sont ceux qui vous prendrons le bras l’air étonné en vous disant « hé c’est ouf c’est du violoncelle ! » 
Et oui, Apocalyptica donne bel et bien dans une musique « accessible » voilà peut être le défaut de sa qualité. On n’est plus tout à fait dans le classique, ni dans le metal traditionnel mais dans une musique classicisante qui se permet de verser dans le rock et même dans un je-ne-sais-quoi d’un peu pop ! Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est réussi, le disque passe très bien ! Lombardo, Rossdale, ou Duplantier font partie du décors pour ce septième mefait et ce qui fait très plaisir est de constater qu’ils s’adaptent et donne de la valeur ajoutée à l’ensemble. Lombardo fidèle à son matraquage en règle joue cependant la carte moderne avec ce « 2010 » des familles j’ai parfois l’impression d’entendre du beethoven saturé, dans l’esprit bien sur, pas dans ce qui est fait . 

Pourtant des titres comme « beautiful et sacra » offrent des moments classiques qui pour le coup permettent de raccrocher les wagons avec un côté un peu plus traditionnels propres à Apocalyptica. Les titres, s’ils expriment une veine métallique, laisse la place à la versatilité du violoncelle et permettent à l’auditeur de s’immerger ne profondeur dans les limbes d’un metal atypique qui une fois de plus, va rosser quelques cols en concert.

Aske (09/10)

www.apocalyptica.com 

www.facebook.com/Apocalyptica

Sony Music / 2010

Tracklist (46:17) 01. At the Gates of Manala 02. End of Me (ft. Gavin Rossdale of Bush) 03. Not Strong Enough 04. 2010 (ft. Dave Lombardo of Slayer) 05. Beautiful 06. Broken Pieces (ft. Lacey Sturm of Flyleaf) 07. On the Roaf Top with Quasimodo 08. Bring Them to Light (ft. Joe Duplantier of Gojira) 09. Sacra 10. Rage of Poseidon

 

Arcania – Sweet Angel Dust

oshy_27112010_arcaniVoilà un cas intéressant que celui d’Arcania, un disque qui a attendu de voir le jour (pas loin de dix ans depuis la formation initiale et le premier maxi en 2004) et qui propose aujourd'hui un réel travail avec une valeur ajoutée : la beauté. En effet, ce disque reste avant tout un petit travail d’orfèvre et je ne dis pas cela par chauvinisme, mais ça fait plaisir à mes oreilles d’entendre un disque qui offre florilège de petits détails comme cet opus. Voyons un peu de quoi il en ressort dans le détail. 

À signaler dès maintenant ce disque offre des morceaux de plus de cinq minutes pour la plupart d’entre eux. Avec un finale de plus de dix minutes, et qui ne lasse pas l’auditeur par dessus le marché, ce qui est une réussite disons-le. Le premier morceau pourrait faire penser à un trash melodique ricain c’est d’ailleurs le nom de Killswitch engage qui me vient en tête lorsque j’écoute ce « Sweet Angel Dust » Mais rapidement les chose s’enchaînent avec des parties aériennes de piano, une voix très proche de celle d’un certain Joe Duplantier..Tiens tiens…En tout cas, pari gagné pour ces zicos originaire de la ville d’Angers qui parviennent à se renouveler au fil de ce disque. « No End » arrive à point nommé avec un refrain d’enfer, des parties de guitares et de basse qui offrent à l’auditeur le moyen de secouer la tête. Et ce n’est pas tout, car le disque nous propose une petite merveille jouant son rôle classicisant avec son « Memento » guitares et chant jouent à merveille ce rôle de locomotive, on sent que le chanteur entre dans la peau de son personnage pour se l’approprier à merveille. Un tapis de guitares plus ou moins saturées pénètrent au cœur du morceau, à tel point que l’on vit des ambiances quasiment théâtrales, rien qu’en se plongeant au cœur de la musique. 

La suite est absolument convaincante, avec des morceaux tels que « As We Fall » et le fameux « My Funeral » qui délivrent l’étendu du talent du groupe avec un petit bémol au niveau de la production qui mériterait de fournir au batteur un son un peu moins mécanique pour donner cette dimension « charnelle » chère au groupe me semble t-il. Les solis organisent à eux seuls ce côté mélodique et chantant on regrette cependant que le son de la batterie n’adopte pas la même dynamique. Quoiqu’il en soit ce disque est révélateur de l’existence d’une scène française qui sait où elle va : vers la reconnaissance. Souhaitons que les maisons de disque aient le courage de signer autre chose que des bouses (je ne donnerai pas de nom..). 

Enfin, ce qui mérite, me semble t-il, d’être signalé, c’est ce côté sombre et heavy qui débouche sur une musique très pénétrante d’un bout à l’autre, ce qui a pour conséquence de donner une ambiance et un cachet singulier à cet opus. J’espère que le prochain disque n’arrivera pas dans dix ans ! À suivre donc !

Aske (08.5/10)

myspace.com/arcaniamusic

Great Dane Records / 2010

Tracklist (54 mn) 01. Sweet Angel Dust 02. No End 03. Memento 04. Leave My Mind 05. Against My Fear 06. As We Fall 07. Interlude 08. This Man Failed 09. My Funeral

 

oshy_11112010_chickhawLes Anglais de Chickenhawk proposent une galette bien atypique avec ce Modern Bodies qui je dois le dire, n’est pas sans intérêt. Après un début « underground » fin 2004 avec une démo très prometteuse qui mélangait habilement la lourdeur du stoner et la furie du hardcore, le groupe emmène sont projet sur un premier album du même tenant.
Revoilà donc le groupe avec un disque étonnant. D’une part un son est très lourd, voir caverneux (putain quelle basse !) l’ensemble se permet même de jouer à fond les ballons et ça débouche sur un joyeux bazard.. Assez souvent on peut-être amené à se demander si l’on est pas en train d’écouter une superposition de plusieurs disques .

Certains titres flirtent avec la folie d’un Mars Volta période Frances The Mute, voir Dillinger Escape Plan; mais voilà, la mayonnaise ne prend pas, on dérive assez vite sur une sorte de bruit à la limite du supportable, ce qui, ne met pas les bons atouts du disque en valeurs : un son costaud, des riffs de guitare très crédible (Nasa Vs Esa ou encore Mandarin Grin sont d’excellents titres). Le batteur se démène comme un beau diable et le chanteur se démonte les cordes vocales tout au long de l’opus mais ça n’est pas suffisant pour mettre le feu aux poudres.

Un petit mot tout de même de la production, le son est tout à fait crédible et on sent qu’il y a une post- prod solide, on regrette le manque de cohérence de l’ensemble, à tel point que l’on peut se demander si le groupe est dans l’experimental, le stoner, le hardcore, le punk.. Trop d’info tue l’info, dommage pour cette seconde galette qui aurai pu être très bonne.

Aske (06/10)

myspace.com/chickenhawk

Brew Records – 2010

Tracklist (43:00 mn) 1. Scorpieau 2. NASA vs ESA 3. The Let Down 4. Son of CERN 5. The Pin 6. I Hate This, Do You Like It? 7. My Name Is Egg 8. Mandarin Grin 9. Kerosene 10. Gravitronic Life-Ray Table 11. Bottle Rocket