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Taux de remplissage : Un Élysée Montmartre bien plein
Son : Bon surtout pour Kreator
Lights : Bienvenus
Ambiance : Excellente
Moment fort : Nombreux mais aucun l'emportant sur les autres

Mon dernier concert de Kreator datant de la tournée Outcast, c'est avec une certaine impatience que j'attendais de voir de nouveau sur scène un groupe qui avait marqué ma jeunesse de métalleux, à une époque ou Extreme Aggression ou Coma Of Souls avaient assis le gang de Mille Petrozza comme la référence internationale en terme de thrash metal germanique. Le groupe a retrouvé, après un long passage à vide – selon moi plus commercial que musical –, un succès amplement mérité et, au sommet de la gloire, a choisi de soutenir un groupe qui reste une référence du metal extrême : Celtic Frost.

Pour soutenir l'album d'une reformation saluée par tous, Monotheist, le combo suisse s'offrait l'opportunité de pouvoir s'adresser à un public large et plutôt bien disposé. Au final, l'accueil de ce dernier s'avèrera poli mais non réellement enthousiaste. Il est vrai qu'avec ce nouveau disque, la musique de Celtic Frost a pris un tour plus sombre et pesant, bien au-delà de ce que nous proposaient les si novateurs Into Pandemonium et To Megatherion. Malgré les ambiances morbides soutenues par un son caverneux, l'ensemble tendit à devenir quelque peu lassant sur scène, et ce que bien que le groupe eût fait des efforts méritoires pour installer un cadre réellement inquiétant : maquillages, propos désabusés d'un athéisme un peu suranné de Tom Gabriel Warrior et grande tenture noire représentant le symbole si fameux de Celtic Frost. À vrai dire mon attention ne s'éveilla que sur quelques vieux titres : « Mesmerized » ou « Sorrows Of The Moon »… 

Setlist Celtic Frost :
01. Totengott (Intro)
02. Procreation (Of the Wicked)
03. Visions of Mortality
04. Circle of the Tyrants
05. The Usurper
06. Ain Elohim
07. Necromantical Screams
08. Dawn of Meggido
09. Mesmerized
10. Sorrows of the Moon
11. Dethroned Emperor
12. Morbid Tales
13. Into the Crypt of Rays
14. Synagoga Satanae
 
 
 

Les choses prenaient une tournure autrement plus dynamique pour Kreator qui reçut d'emblée un accueil enthousiaste, enthousiasme qui ne décrut pas durant toute la soirée. Valeur scénique sûre plus rodée que jamais, à grand renfort de moyens visuels comme la diffusion d'images et de clips et profitant d'excellentes conditions sonores, Kreator proposa un show extrêmement bien ficelé et enthousiasmant, les points forts reposant évidemment sur le toujours aussi remarquable batteur Ventor et le charismatique Mille Petrozza.
Malgré ma satisfaction de revoir le groupe au sommet de son art, j'ai cependant une réserve à formuler : qui connaît bien le groupe ou qui a tout simplement suivi ses derniers enregistrement de concert (Live Kreation, Enemy of God revised) constatera le caractère de plus en plus similaire des shows des Allemands. Outre les répliques et les exhortations toujours identiques de Petrozza ­ (sur « Flag Of Hate » cela devient complètement redondant) ­ la setlist ne changea que très peu : ici seul « Europe After The Rain » introduisit un peu de nouveauté. Par aileurs Endorama resta complètement oublié et on constatera qu'un certain nombre de morceaux extrêmement intéressants (« When The Sun Burns Red », « Love Us Or Hate Us ») n'apparaissent toujours durant les concerts. Pourtant Kreator a une carrière et une discographie assez riche pour varier ad libitum ses set-list. En fait le groupe d'Essen ne devrait pas avoir peur d'un peu bousculer ses fans, ces derniers lui en seraient assurément finalement gré !

Setlist Kreator :
01. The Patriarch (intro)
02. Violent Revolution
03. Pleasure To Kill
04. Enemy Of God
05. People of The Lie
06. Europe After The Rain
07. Suicide Solution
08. Extreme Aggresion
09. Phobia
10. Betrayer
11. Voices Of The Dead
12. Reconquering The Throne
-=-=- Rappel -=-=-
13. Impossible Brutality
14. Flag Of Hate/Tormentor

Baptiste (Photos par Murder-One)

 

Great White – Back To The Rythm

On sait les tragédies et les troubles que Great White a connus récemment (un incendie lors d'un concert a coûté la vie à un de ses guitaristes et à de nombreux fans et le chanteur Jack Russel a connu des problèmes d'addiction à l'alcool et à la cocaïne) et revoir finalement le groupe en forme paraît assez inattendu. Évidemment le groupe de Hard rock bluesy n'est plus tout à fait le même que celui qui accumulait les hits dans les années 80', mais la foi semble toujours là. Le son s'est débarrassé de tout oripeau passéiste, accentuant déjà des influences très perceptibles (Led Zeppelin en premier lieu). 
Au milieu de nombreux titres vigoureux qui se veulent positifs (« Back To The Rythm », « Here Goes On My Head Again »), la mélancolie trace son chemin au milieu du disque à travers certaines chansons plus calmes mais émouvantes, nimbées d'une tristesse nullement artificielle. Ainsi « Play On » ou dans un registre plus dynamique, l'acoustique « I'm Alive », font appel aux influences traditionnelles du combo pour le meilleur et si les paroles n'évoquent pas forcément les douloureux évènements passés, le poids de ce dernier semble bien perceptible.
Un disque courageux, parfois intime et toujours attachant. 

Baptiste [7/10]

 

Frontiers / 2007

Tracklist : 1. Back To The Rythm 2. Here Goes My Head Again 3. Take Me Down 4. Play On 5. Was It The Night ?  6. I'm Alive 7. Still Hungry  8. Standin' On The Edge 9. How Far Is Heaven ?  10. Neighborhood 11. 30 Days In The Hole 12. Just Yesterday

Voices Of Rock – MMVII

Voices Of Rock aurait pour disparaître très rapidement dans le panier des disques faits à la vite compilant quelques talents éparses en attente de projets plus solides. Ici la cheville ouvrière du projet – les deux producteurs, Chris Lausmann et Michael Voss – a assuré globalement la réalisation d'un disque dont l'intérêt semble surtout tenir à à ces fameuses « voix du rock » se partageant de la manière la plus égalitaire possible les morceaux. Une lecture attentive de la présentation jointe au promo permettra de constater que les soli de guitare ont été laissé (opportunément) à deux pointures : Tommy Denander et Angel Schleifer (Bonfire) ; on est souvent mieux servi par d'autres que par sa soi-même. Sur tous ces points, même la plus grande mauvaise foi n'écartera pas le constat que réalisation, composition, musique et interprétations vocales sont d'un bon niveau, très professionnelles.
Le résultat accomplit, finalement, le tour de force d'être plaisant et varié. Si l'optique AOR est très manifeste, les morceaux peuvent se montrer plus rentre-dedans quand les qualités du chanteur si prête (Harry Hess sur « Irresistible » ou James Christian très appliqué sur son « Voodoo Woman »). Il est assez surprenant de constater que sur un projet aussi artificiel certains chanteurs ne manquent aucunement de conviction et relèvent des titres au premier abord plutôt convenu (Gary Barden sur « Love Is Blind »). Et quand le morceau se montre de très bonne qualité et le chanteur brillant, le tout peut faire des étincelles (Steve Overland sur « Slip Away »). 
Réjouissant et au-delà des attentes malgré le principe adopté à l'origine.

Baptiste [7,5/10]

 

AOR Heaven – Underclass / 2007

Tracklist : 1. James Christian – Voodoo Woman (full version) 2. Dan Reed – Over And Done (full version) 3. Harry Hess – Irresistible (full version) 4. James Christian –Voodoo Woman (shortened version) 5. Jean Beauvoir –Wild Thing 6. Terry Brock – Nightingale 7. Dan Reed – Over And Done (shortened version)  8. Johnny Gioeli – Phoenix Rising  9. Harry Hess – Irresistible (shortened version) 10. Göran Edman – China In Your Hands 11. Robin Beck – Underlove 12. Steve Overland – Slip Away 13. Gary Barden – Love Is Blind