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Headless – Growing Apart

Headless-Growing-ApartLe moins qu'on puisse dire est que Headless a un beau CV. Voyez plutôt : Goran Edman (Malmsteen, Norum et tant d'autres) tient le micro dans le groupe et le grand Scott Rockenfield de Queensrÿche (le vrai pas le truc de Geoff Tage) s'occupe des fûts. Il s'agit toutefois peut-être de l'arbre qui cache la forêt car les deux éminences grises du groupe, deux guitaristes italiens du nom de Walter Cianciusi and Dario Parente, sont des seconds couteaux. Après avoir lancé le groupe dans les années 90 et avoir accouché d'un EP puis d'un disque, les deux guitaristes l'ont mis en sommeil. Pour leur retour en activité, ils ont donc pu profité de deux session men très compétents et c'est un point pour eux. Mais la musique reste avant tout la leur.  

La musique ? Parlons en : un hard rock assez mélodique sans pour autant tirer vers le hard FM ou l'AOR. Ici les claviers sont absents et les guitares bien en avant (« God Of Sorrow and Grief » ou « Nero Fantasies »). C'est d'ailleurs agréable d'entendre Edman dans un registre un peu plus heavy que de coutume. Et ce d'autant plus qu'il chante fort bien (« Nero Fantasies », « Calf Love »), bien épaulés par deux guitaristes qui sont tout sauf incompétents. Ils sont d'ailleurs les auteurs d'un bon lot de riffs réussis (« The Backstabbers Around Us ») et de solos du même acabit.

Growing Apart me fait parfois penser au hard rock teinté de progressif de Tiles en plus musclé toutefois. Comme j'aime bien Tiles c'est plutôt un compliment et on conclura qu'il s'agit d'un bon disque, très agréable à écouter, malgré une petite perte d'inspiration en fin de parcours. Il faudra aussi passer outre un logo très laide, une pochette peu engageante et une production en rien renversante. Avis aux amateurs. 

Baptiste (7/10)

 

Lion Music / 2013

Tracklist (41:09) : 1. God Of Sorrow And Grief 2. Primetime 3. Nero Fantasies 4. Calf Love 5. The Backstabbers Around Us 6. Be Myself 7. Growing Apart 8. Sink Deep In A Fairytale 9. No Happy Ending 10. As Tears Go By

Jorn – Traveller

jorn-travellerOsons une métaphore particulièrement méchante : un nouvel album de Jorn Lande, c'est un peu comme la vérole sur le bas clergé – un mal récurrent et endémique. En voici donc un nouveau disque de Jorn, comme tous les deux ou trois ans. Que dire de ce Traveller ? À peu près la même chose que de Bring Heavy Rock To Land ou que de Spirit Black : le heavy sombre, puissant et mélodique de Jorn est indéniablement efficace. Mais aussi totalement redondant, répétitif et peu inspiré. 

Au huitième essai, on commence à se lasser. Et à regretter que Jorn ne soit pas capable de se fixer dans un groupe avec un compositeur de talent qui sache mettre en valeur sa voix exceptionnnelle (Ark, Masterplan). Bref, j'en ai assez d'entendre le même disque de Jorn. Point final.

Baptiste (4/10)

 

Frontiers / 2013

Tracklist (49:02) : 01.Overload 02.Cancer Demon 03.Traveller 04.Window Maker 05.Make Your Engine Scream 06.Legend Man 07.Carry The Black 08.Rev On 09.Monsoon 10.The Man Who Was King

Markonee – Club Of Broken Dreams

Markonee_Club_Of_Broken_Hearts(2013)_front_cover_12X12_300dpiIl serait facile de faire des jeux de mot sur le titre du premier disque de Markonee : « Le club des rêves brisés ». Troisième disque des Italiens de Markonee, il est peu vraisemblable qu'il permette à ces derniers de réaliser un tant soit peu leurs rêves musicaux. Et non car il serait intrinséquemment mauvais. Marqué par l'arrivée d'un nouveau chanteur, Alessio Trapella, le disque de Markonee est un disque qui affiche un métier certain. Le hard rock énergique typé année 80, à la manière des premiers Pink Cream 69 ou du Gotthard des débuts, fonctionne à plein malgré son manque d'originalité patente. Soutenue par le gosier gouailleur et assez puissant de Trapella, la musique ne peut qu'enjoindre à taper du pied (« I Say No », « Rock City »), si l'acheteur a le courage de passer outre une pochette assez laide. Et surtout datée. 

Comme la musique du groupe d'ailleurs, qui ne peut que rester confidentielle du fait de l'opprobre qui a été jeté sur le rock et le hard rock des années 80. Je doute que Club Of Broken Dreams arrive à venir à bout de cette « conspiration du silence ».     

Baptiste (6,5/10)

 

Site officiel

 

GerMusica – New Venture Music / 2013

Tracklist (47:05) : 01. Native European 02. I Say No 03. Club Of Broken Hearts 04. Piper Sniper 05. Never Ever Loved Me 06. Snake Charmed 07. Angel, She Kept Me Alive 08. Big Blue Iceberg 09. Rock City 10. Shaken ‘n’ Stirred 11. It’s 25, Beth ! 12. J.E.S.U.S.