Author Archive

Defeated Sanity nous révèle ce morceau disponible en téléchargement via son bancamp tiré d'un split album avec Mortal Decay.

 

 

  

Facebook Officiel 

 

Après la jolie fessée Brutal Death Metal de Recueil Morbide que j’ai chroniqué la semaine dernière (chronique ici) c’est au tour de  Maleficentia avec son Black Metal Symphonique de m’infliger une belle correction. Je suis vraiment heureux de faire partie de Metalchroniques qui me donne la possibilité d’écouter de tels albums ! J’en profite pour remercier Dooweet Records & Khaos Division Productions ainsi que le groupe qui nous ont envoyé le skeud à la rédaction, on a beau dire mais c’est bien plus agréable de chroniquer des albums physiquement que par le biais de vulgaires fichiers audio.

 
Comme je le disais en introduction, je suis vraiment content d’avoir la possibilité de m’exprimer sur de tels albums. Tout d’abord parce qu’il s’agit de formations française et quoi qu’en disent certains d’entre nous à la rédaction,  je suis un ardant défenseur de notre scène Metal nationale. Deuxièmement car la musique qui nous est présentée ici me fait renouer de belle manière avec un courant du Metal Extreme que j’ai beaucoup écouté à la fin des 90s et dans la première moitié des 2000s : le Black Metal Symphonique. Troisièmement parce que dans les deux cas il s’agit de vieilles connaissances et quand je me rends compte de la qualité de leur musique, je me demande bien pourquoi je n’ai pas été plus assidu à leur encontre.


Comme je vous le fais remarquer Maleficentia n’est pas ce qu’on pourrait appeler un nouveau venu dans la scène Metal hexagonale. Finis Gloriae Mundi est de ce fait leur quatrième album et le groupe est en activité depuis 1999.  Les franciliens de Maleficentia œuvrent dans un registre proche de celui des renommés Carach Angren mais sa musique est cependant bien plus axée sur le jeu des guitares et si les claviers sont assez présent ils restent assez sobres dans leur ensemble. Ils ont aussi connu pas mal de changements de line-up et ont même vu passer en leur sein Balrog (Aosoth, Genital Grinder, The Order of Apollyon, VI, Antaeus (live), ex-Balrog, ex-Aborted, ex-Garwall). Je mentionne Balrog car le fait qu’il soit passé par Maleficentia entre 1998 et 2000 n’est pas étranger au fait que je me sois intéressé à eux à cette période. Le groupe s’articule aujourd’hui autour du guitariste Aragoth (ex-Mausoleum) et du batteur Molkhor qui martèle aussi les fûts dans Garwal. Ils sont présent depuis le début de l’aventure et ont été rejoints en 2001 par Daevhorn (guitare et chant) puis en 2010 par Arkorn à la basse qui sont tous deux issus de la formation Black / Death Metal Ave Tenebrae.


C’est un réel plaisir que de retrouver le jeu versatile et omniscient en matière de rebondissements rythmiques de Molkhor. En effet son blastbeat très véloce est toujours formidablement calé et c’est un des points forts de la musique du groupe ! Son jeu est très complet et installe une sacrée dynamique aux seins des compositions comme son utilisation des timbales ou des contre-temps par exemple. C’est bluffant dès la seconde plage sur le très représentatif  « Among Wilted Hellebores » où l’on peut aussi ressentir toute l’influence du Black /Death Metal de 90s.

 
C’est vrai j’ai beaucoup pensé lors de l’écoute de ce Finis Gloriae Mundi à Dissection pour les parties de guitares très ciselées et certains arpèges de guitares acoustiques ou à Nightfall. J’ai du mal d’ailleurs à exprimer mon ressenti en ce qui concerne Nightfall mais c’est une sensation très forte que j’ai quand j’écoute des morceaux comme « Among Wilted Hellebores », « The Light of the Temple » ou « The Colour of Emptiness » mais c’est vrai sur beaucoup de passages de l’album. Ça doit être cette forte emprunte Heavy Metal alliée aux blastbeat et à des claviers tantôt Atmospheric tantôt piano classique. Le tout me remémore le War Metal que Nightfall pratiquait sur un album comme Athenian Echoes. Je suis curieux d’avoir le sentiment du groupe à ce propos ! A d’autres moments j’ai beaucoup pensé à Anorexia Nervosa comme sur « Let the Vulture Sings My Empire » et ses claviers à l’emphase très Symphonique.

 
Pour ne rien gâcher les vocaux extrêmes du début à la fin sont bons et assez divers allant d’un registre Death Metal à un registre Black Metal. J’insiste sur le fait que tous les musiciens ont une maîtrise technique absolument parfaite et cette basse discrète mais omni présente est absolument jouissive ! Le travail de Andrew Guillotin au Hybreed Studios est en tous points remarquable et ce son organique qu’il a concocté à Maleficentia lui va à ravir ! Il évoque vraiment ce son des 90s et m’a séduit au plus haut point !

 
Très peu de groupes encore en activité sont arrivés à me captiver de la sorte dans le registre Black/Death Metal Symphonique ces derniers temps. Comme Ceremonial Castings, Maleficentia  a réussi à me séduire et ce n’était pas chose aisée. Je range donc cet album aux côtés des références que j’ai citées plus haut et avec mes albums de Liar Of Golgotha, Hecate Enthroned, Emperor ou les vieux Cradle of Filth et Dimmu Borgir. J’invite le publique Heavy metal à jeter une oreille attentive à Finis Gloriae Mundi car il se peut, pour peu qu’il fasse abstraction des vocaux extrêmes, qu’il se prenne une baffe monumentale ! A bon entendeur ! 


FalculA  (8,5/10)


Facebook Officiel


Khaos Division Productions / 2014 
Tracklist (49:43)1. Silence and Perdition 2 .Among Wilted Hellebores 3. The Light of the Temple  4 .The Colour of Emptiness 5. The Crimson Path 6. Let the Vulture Sings My Empire 7. Collapse by Memories 8. My Last Curse 9. Finis Gloriae Mundi. 

https://www.youtube.com/watch?v=NEzAm_9WSSY

https://www.youtube.com/watch?v=EkfdrmklKnY

 

Il y a des sujets délicats à la rédaction de Metalchroniques et je suppose que cela doit être également le cas dans toutes les autres rédactions liées à la presse musicale. Vous savez ces petites guerres froides où chacun des protagonistes se toisent en chiens de faïence et restent fièrement campés sur ses positions lorsque on les aborde. Je vous en donne un exemple comme ça pris à la volée (ou pas) : le cas des belges de Aborted. Notre Mr Porn ne jure que par eux en matière de Death Metal il est d’ailleurs suivi dans son entreprise par le tout puissant Hamster Forever. Ils ont quand même réussi à mettre leur dernière production dans le référendum de la rédaction. J’applaudis le coup de force mais reste très sceptique et je maintiens que leur musique ne me fait plus grand-chose depuis le génial Goremageddon : The Saw and the Carnage Done et que si par mégarde on me voyait légèrement headbanguer durant l’écoute d’un de leurs albums plus récents ce serait certainement dû à un geste de respect courtois de ma part plus que par un réel engouement.


Il y a une raison au fait que j’évoque cette récurrente prise de becs au sein de notre rédaction en guise d’introduction à la chronique du dernier album de Receuil Morbide.  A l’écoute de ce Morbid Collection j’avoue y avoir souvent et fortement pensé ! En effet contrairement à Aborted qui nous revisite inlassablement et sans vergogne ni scrupule son répertoire depuis plus de dix ans maintenant, d’autres formations comme Receuil Morbide ayant pourtant les mêmes prétentions musicales que lui arrivent à nous présenter une musique audacieuse progressive et toute aussi bestiale !


Oui cet album m’a mis une sacrée fessée ! Je l’ai d’autant apprécié que je ne l’attendais pas du tout car j’avais un peu perdu le groupe de vue peu après la sortie de leur troisième album A Neverending Fight (2008). Ce groupe Franc-Comtois  en est déjà à son cinquième effort. J’ai fait leur connaissance au début des années 2000 en compagnie d’autres formations françaises évoluant dans un Death Metal très virile et audacieux comme Yyrkoon (qui a malheureusement disparu des radars) ou Necroblaspheme (dont j’attends avec une grande impatience la dernière monture prévu pour bientôt).

 
Il avait déjà de très bonnes dispositions à cette époque et dégageait une forte personnalité puisque il développait par le biais de son Brutal Death Metal un goût très prononcé pour des compositions évolutives bourrées de feeling, de technique et de musicalité ! Nous retrouvons toutes ces qualités dans Morbid Collection  ainsi qu’une certaine fulgurance et intensité puisque les morceaux sont toujours concis et courts. Seuls « Travel To See » et « Unconsciously » excèdent les cinq minutes. Recueil Morbide m’a d’ailleurs beaucoup fait penser sur ces deux titres aux dernières productions de Aeternus (Nor) mais de manière générale ils m’ont fortement rappelé les hollandais de Severe Torture. Ils maîtrisent tout comme eux l’art du rebond rythmique et du riff catchy rempli de mélodie sournoise ! Le tout reste toujours très frontal, intense et efficace ! Aucune faute de goût n’est à déplorer parmi ces douze brûlots.

 
J’ai adoré le bouillonnement de riffs des très intenses « We Harvest What We Sow », « Belated Revenge », « Chronicle Of A Decline Perversions » ou « Chronicle Of A Decline Obsessions ». Une mention spéciale pour la basse qui claque bien et sans en faire des tonnes ressort souvent de tout ce très bon vacarme. Très bien vu aussi la contrastée septième plage avec « With His Fate » et ses vocaux clairs sur une base bien bourrine, le milieu et la fin sont exceptionnel aussi ! Ce morceau pourrait bien faire office de titre référence tant il synthétise les prouesses dont Receuil Morbide est capable tout du long de cet album. Les vocaux sont toujours très bien placés, percutants et aussi très variés puisque qu’ils vont d’un registre Grindcore à un registre légèrement Black (un peu comme le chant de Ares de Aeternus) en passant par du Deathgrowl bien profond !


Ajouté à ça le son qui est aux petits oignons et un artwork très soigné comme à l’accoutumé, oui comme c’était déjà le cas par le passé, vous obtiendrez un album de Brutal Death Metal varié et ultime que je range directement aux côtés des productions de Severe Torture ou des certaines productions de Blood Red Throne par exemple. Le publique français devrait être fière d’avoir un groupe de cette envergure et le soutenir s’avérerait être judicieux. Moi je soutiens à bloc et je mets une bonne note car je trouve tout ceci très bon !

 
FaleculA (8,5/10)


Facebook Officiel
Bandcamp de Great Dane Records où l’on peut écouter l’album en entier !


Great Dane Records / 2015
Tracklist (42:31) 1.Ritual Time 2. We Harvest What We Sow  3. Belated Revenge 4. Chronicle of a Decline Perversions 5. Chronicle of a Decline Obsessions  6. Unconsciously 7. With This Hate 8. Untolerance to Frustration 9. Nightmarish Collapse 10. The Suffering Remains 11. Travel to See.