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Voici la nouvelle vidéo " Bonded By Pure Hate " du groupe anglais de Black / Death Metal LIBER NECRIS. Extrait de leur EP Negative Creator. Nous vous en parlions dans notre récente chronique du dernier album Nachash de KROKODIL (chronique ici). En effet les deux groupes partagent le même chanteur. Ce EP est disponible chez  Venn Records !

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Venn Records 

 

Il est toujours difficile pour moi de me pencher sur le travail d’un artiste ou d’un groupe que j’apprécie énormément. C’est un véritable calvaire que je traverse à chaque fois et j’accouche toujours mes chroniques dans une certaine douleur. Ça a été une nouvelle fois le cas avec la chronique de cet album de John 3:16. Tout d’abord il faut que je vous explique la genèse de John 3:16. Il s’agit du projet solo de Philippe Gerber qui est aussi connu pour être un membre fondateur ainsi que le guitariste du groupe londonien de  Postrock Alternatif Heat From a DeadStar. Ce projet  Ambient, Drone, Industrial et Cold-Wave est axé sur des instrumentations, des expérimentations sonores et un habile tissage de textures climatiques. Il a débuté en 2007 avec pour optique principale la production d’une musique expérimentale et ambient seulement en studio mais Philippe Gerber a ajusté ses objectifs avec le split de Heat From a DeadStar en 2010 afin de pouvoir en faire son activité principale. Il a d’ailleurs suite à cet évènement développé une activité live avec ce projet puisque il a effectué des dates lors d’une tournée en Israël au mois de Mars de l’année 2013 ainsi qu’une série de dates en Europe dans le courant de l’année dernière. En effet après avoir sorti un premier EP eponym en 2007 et un second The Solemn Truth en 2009, c’est en 2010 avec un autre EP Sinners in the Hands of an Angry God que John 3:16 attire l’attention et recueille de très bonnes critiques dans le milieu indépendant et alternatif. D’ailleurs je vous invite à ce sujet à parcourir son Bandcamp officiel car vous y trouverez une sommes non négligeable de matériels tous plus intéressants les uns que les autres.

 
Pour ma part je suis entré dans son univers musical par le biais de l’album  qui nous intéresse aujourd’hui Visions of The Hereafter. Visions of Heaven, Hell and Purgatory. C’est suite à la lecture de deux chroniques dans la presse Metal (dont une dans Rock Hard Magazine il me semble mais je n’en suis plus très sûr) que je me suis décidé à pénétrer l’étrange univers de Mr Philippe Gerber. Je peux vous dire que depuis ces deux ans je ne le regrette nullement et que j’y reviens souvent lorsque je ne suis pas dans mes pérégrinations en territoires Metal extrême.

 
Il faut par avance attirer votre attention sur l’artwork de ce digipack réalisé par William Schaff (Okkervil River, Songs: Ohia, Godspeed You! Black Emperor) qui est sobre mais très réussi car il illustre bien les thématiques et influences distillées par la musique. J’aime beaucoup ses iconographies qui rappellent l’esprit Gothic / Coldwave 80s sur un fond rustique et païen à l’esprit Folk !

 
Dès l’entame de cet album on est pris par le son profond et ample qui occupe tout l’espace sonore ! Il faut saluer le superbe travail de prise de son et d’arrangements fait au The Alrealon Studio/Laboratory par Carolyn O’Neill qui a aussi collaboré à l’écriture sur deux titres de l’album et officie dans la sublime formation de World Music Ambient  Dark Industriel Rasplyn. La musique quant à elle est constituée de douze fresques sonores et musicales où le fils conducteur est la guitare de Sir Philippe Gerber. Comme je le disais un peu plus haut, on a à faire ici à une musique Ambient qui invite à la contemplation donc oubliez tout de suite les formats Rock ou Metal ! Ici on se recueille et on médite !  Le côté hypnotique et transcendantal de certaines compositions m’a évoqué l’emphase de la musique de Dead Can Dance par moments comme sur le premier morceau très ethnique  « The Ninth Circle » avec ses percussions toutes en relief, une bien bonne mise en bouche, ou sur le non moins réussi « Through Fire and Through Wate ».

 
Je me suis décidé à parler de cet album ici car les ambiances développées sont par moments assez Dark. Elles prennent souvent des tournures dramatiques et ont un déroulement avec des montées en puissances susceptibles de vous parler. Les morceaux que sont « Abyss of Hell / Clouds of Fire », « Throne Of God / Angel Of The Lord », « Ascent of the Blessed (To the Heavenly Paradise) » avec leurs Shoegazing vaporeux contrastés par des claviers Coldwave ou les terrorisants à l’Industriel martial et aux DownTempo fatals « Star of the Sea / Guardian Angel » « The Inner Life of God / The Father, The Son and the Holy Spirit ».


Bref la musique de John 3:16 ne manque pas de caractère et joue sur les contrastes. C’est une réussite totale et le voyage parmis les contrées qu’il explore ne peut laisser l’auditeur indifférent ! Je vous garantis un dépaysement total et vous encourage par la même occasion à aller voir du côté des autres productions de Alrealon Musique car ce label regorge de pépites et autres exubérances musicales très attrayantes ! A bon entendeur ! 


FalculA (9/10) 


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Alrealon Musique / 2012 
Tracklist (49 minutes) 1. The Ninth Circle 2. Throne of God / Angel of the Lord 3. Abyss of Hell / Clouds of Fire 4. Ascent of the Blessed (To the Heavenly Paradise) 5. God's Holy Fire 6. Star of the Sea / Guardian Angel 7. The Inner Life of God / The Father, The Son and the Holy Spirit 8. Through Fire and Through Water 9. Fall of the Damned (Into Hell) 10. The Holy Mountain (Bonus track) 

On le dit souvent chez Metalchroniques et nous ne sommes pas les premiers et encore moins les derniers à faire ce constat : l’exercice du premier album est un passage difficile et délicat pour toutes formations musicales. On peut comparer cet acte à quand un navigateur passe pour la première fois le Cap Horn ou les Quarantièmes rugissants. C’est bien souvent ce qui déterminera les hospices sous lesquels la suite du périple se déroulera. C’est encore plus difficile quand un groupe décide pour franchir ce cap d'emprunter une embarcation Fusion Metal car ça peut très vite prendre l’eau si le talent n’est pas au rendez-vous. En effet, les profondeurs du paysage Metal sont jonchées d'épaves ayant sombré par le fond à ce moment précis. Implacable sont les tumultes des préjugés d’un publique exigeant comme celui de la scène Metal.


Autant vous dire que quand un groupe affiche cette prétention il a intérêt à avoir la coque solide et l’équipage qui va avec ! Dès les premiers instants de l’écoute de ce premier album des parisiens de Human Vacuum, le bien nommé Enter the Playground, j’ai été séduit ! Le fait que leurs compositions hument le parfum suranné des 90s que votre serviteur affectionne tant n’y est certainement pas étranger. Cependant le groupe dégage énormément de feeling musical tout du long de cet album et le résumer simplement à un énième groupe de Fusion Metal 90s serait une erreur. Je m’explique, il est vrai que l’on retrouve énormément de gimmicks de cette scène et plus particulièrement celles du Rap Metal. J’ai d'ailleurs souvent pensé à 311 (son flow précis de même que ses mélodies insidieuses ainsi que ses nombreuses incursions Raggae) mais Human Vacuum les métisse toujours à d’autres champs musicaux. On va prendre un exemple pour que vous puissiez mieux saisir ce que je veux dire. Ce n’est pas que je vous prenne pour des bœufs mais c’est toujours mieux de décortiquer un peu la bête pour voir ce qu’elle a dans le ventre.

 
Prenez un titre comme « Unicorns Represent » : l’ossature du morceau peut être comparée à la musique de 311 comme dit plus haut en y ajoutant des claviers typés Coldwave avec des instrumentations proches de certains titres de Rammstein comme « Klavier » ou « Seemann » et le tout saupoudré d’envolées lyriques semblables à ce que fait Systeme Of A Down sur le chant ainsi que des solo Heavy Metal. Vous obtiendrez alors une des nombreuses créatures peuplant Enter the Playground. Ce qui est terrible c’est que tous les plans fonctionnent à merveille et que la magie opère à chaque fois. Pour ce faire Human Vacuum se tient judicieusement à distance de cette scène Nawak Fusion Metal qui a souvent tendance à trop miser sur la surenchère et l’empilage de textures sonore.

 
Le tout reste toujours digeste chez eux et d’une sobriété très efficace même quand il s’attaque au Metal Progressif d’un Opeth comme sur « The Void Ahead » et on peut par la même occasion en profiter pour apprécier le travail effectué sur les vocaux qui sont justes, versatiles, suaves et même agressifs (vraiment cool ces Deathgrowls). La production est sobre et elle rappelle ce son des 90s où la basse peut exprimer ces sauts d’humeurs sans être entravée par le reste. Je ne vais pas décortiquer tout l’album de la sorte car ça serait fastidieux pour moi et que ça ne servirait pas à grand-chose mais sachez que les 12 titres de cet album sont géniaux et plein de surprises. A noter également les participations de Asphodel de Pin-Up Went Down sur « Tout s’efface » et Nicolas « Shred » Muller  sur « Unicorns Represent ».

 
Il faut aussi dire que la qualité des textes chantés en français et en anglais apporte une valeur ajoutée non négligeable. Ils regorgent de seconds degrés et de dérision comme sur « La Vérité (Biskuit Mou Couverture) » ou « Neo » sans toutefois oublier quelques coups de gueule ou des passages plus sérieux qui sont les biens venus. Une véritable réussite ce Enter the Playground que je soutiens à 200 % ! Je mets donc une très bonne note et je vous encourage grandement, surtout si vous êtes « un ancien », à aller écouter cet album que vous trouverez en streaming complet sur leur Bandcamp. Je peux dire assez tranquillement qu’ils ont tout ce qu’il faut pour nous faire une belle route du Rhum ! C’est tout ce que je leurs souhaite ! 


FalculA (9/10) 


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TMTC Production / 2014 
Tracklist (69 minutes) 1. Enter the Playground 2. Unicorns Represent 3. The Void Ahead 4. Les gens qui parlent seuls 5. Interlude – HV Indahouse 6. La Vérité (Biskuit Mou Couverture) 7. The Grain 8. Neo 9. The Flow 10. Tout s'efface 11. Bienvenue 12. Outro