Author Archive

Impending Doom – Death Will Reign

impeding-doom-death-reignParfois on se retrouve avec un album au seul motif que dans le nom du groupe il y a un genre que l'on vénère par dessus tout, mais de Doom chez les californiens, il n'y en a quasiment pas, juste une trace auditive, un riff dans le titre éponyme de l'album. Maigre bien maigre. Il faut se contenter du Deathcore administré à très haute dose.
Du lourd, furieux, mais aussi vain qu'un fauve secouant dans tous les sens une cage dans laquelle il serait enfermé. C'est en tout cas l'impression que me laisse le cinquième album du groupe Californien. Pourtant je suis loin d'être réfractaire au Deathcore parfois teinté d'electro et d'ambiance glauque, même sous l'égide d'une production crasseuse. Le tout balancé énergiquement comme il se doit. Faut bien l'admettre, le groupe n'attend pas bien longtemps pour en mettre plein la tronche. Mais malgré tout cela je dois reconnaitre que la sauce ne prend pas.

Malgré les efforts du groupe pour varier le tempo, l'impression de machine à démouler les esgourdes en mode binaire et linéaire prend le pas sur le reste. Admettons qu'un " Live Or Die " surnage avec son refrain qui vrille bien le crane au point de rester mémorable, et qu'un " Beyond The Grave " se distingue avec ses variations et son atomsphère sombre, mais au delà de ces titre, il est un poil difficile d'accorder beaucoup d'attention à un groupe qui ne se distingue guère de la masse de groupes étiquettes Deathcore qui pullulent Outre Atlantique. Impending Doom me laisse la même impression qu'un Carnifex qui maîtrise son sujet, et qui déverse sa haine en laissant l'auditeur sur sa faim.
Pourtant ce n'est pas faute d'essayer autre chose contrairement à au groupe suscité, Impending Doom tente d'apporter d'autres ambiances, comme en témoigne le dernier morceau long de huit minutes qui laisse surtout le sentiment d'un morceau Deathcore banal accolé à une partie instrumentale au piano qui ne l'est pas moins. Trop souvent prévisibe et paradoxalement trop terne et lisse pour accrocher les conduits auditifs, les trois quart d'heure semblent s'écouler au ralenti à l'écoute de Death Will Reign. Décidément, ils n'ont rien pigé au Doom.

Hamster (05/10)

www.facebook.com/impendingdoom

SPV – Steamhammer / 2013

Tracklist (46 minutes)
1. Ravenous Disease 2. Death Will Reign 3. Beyond the Grave 4. My Own Maker 5. Doomsday 6. Rip, Tear, and Burn 7. Hellhole 8. My Blood 9. Endless 10. Live or Die 11. The Great Divine

 

Pro Pain – The Final Revolution

prpain-finalrevolutionQue les fans éplorés de Pro Pain soient rassurés, il n'y a pas de révolution au programme du groupe New Yorkais, ni de cessation d'activité avec ce quatorzième album studio du combo (sans compter un live, 3 compilations et même un tribute album).
On n'est jamais aussi bien servi que par soi même, en tout cas c'est ce que semble penser l'inamovible Gary Meskil qui a tout composé, et écrit tous les textes. C'est comme ça. A prendre ou à laisser. "One Shot, One Kill", en somme un riff, un titre qui rentre dans le lard, efficacité maximale, pas de tortillage du postérieur à la sauce Biohazard à l'agonie.
L'amateur du groupe aura exactement ce qu'il veut entre les esgourdes : sa dose de thrash metal et hardcore (sans négliger le punk comme en témoigne le survitaminé "Problem Reaction Solution"). Le tout avec un son au poil. C'est bien le minimum que l'on puisse attendre de la part d'un groupe bien rodé, qui cette fois n'a pas négligé d'être musclé et énergique (à l'instar d'un "Mass Extinction" et son refrain accrocheur). On peut regretter que l'ensemble sonne un poil trop linéaire, mais on n'a pas le temps de s'en émouvoir vraiment vu la concision de l'album. Néanmoins l'effort est suffisamment solide pour attirer l'attention. Avis aux amateurs. 

Hamster (07/10)

Page facebook 

www.pro-pain.com

https://myspace.com/propainspace

Steamhammer – SPV / 2013

Tracklist (36 minutes) 1.Deathwish 2.One Shot One Kill 3.Southbound 4.Problem Reaction Solution 5.The Final Revolution 6.Can't Stop The Pain 7.All Systems Fail 8.Want Some? 9.Fall From Grace 10.Emerge 11.Mass Extinction 12.Under The Gun

 

Taux de remplissage : plutôt bon
Son : un son au poil.
Lights : très bons et variés
Ambiance : bonne, mais sans confettis
Moments forts : la résurrection de Death, l'écrabouillage de Bodyfarm, la solide prestation d'Obscura.
Photos : ici.

(les interventions de Patate en italique)

Cette impression d'avoir déjà vécu cette scène, nous revoilà au complet, une bière à la main, devant la ferme du Biéreau. Cette fois, pas un poil de flocon de neige en vue… 
… et pourtant, pas de Loudblast en vue non plus. Tant mieux. Pour sa sixième édition, le Mass Deathtruction, en collaboration avec Heart Break Tunes, nous a livré une des affiches les plus attrayantes de l'année en fest indoor avec deux headliners, des supports solides à un prix défiant toute concurrence. Retour sur une journée bien chargée.

Bursting a la lourde tâche d'ouvrir les hostilités devant un public clairsemé. Un son correct et une prestation qui ne parviendra pas à nous retenir devant l'appel de l'apéro. Pas mieux. Il est trop tôt, les copains arrivent au compte-goutte et une envie prédomine : celle de retrouver tous ceux qu'on n'a pas vus depuis longtemps autour d'une binouze. Le bar sourit, Bursting ne fait pas le poids. À revoir dans d'autres conditions.

Dehuman : pas vus. Cette fois c'est l'appel du Zanzibar et ses spécialités locales qui nous font déserter la salle. Une tranche de Dehuman ou un triple burger avec supplément fromage et lard ? Le choix est vite fait. Burp.

Suit Moker, dont le brutal death ne va pas nous convaincre. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé… mais non, ça ne passe pas. Et quand ça ne veut pas passer, même en insistant, on finit par décrocher. Autant ça va sur album, autant je me suis vite ennuyé devant leur set, ennui qui se prolongera devant Emptiness en qui j'avais pourtant placé de grands espoirs.

Emptiness lui joue à fond la carte de la lourdeur, si lent et si lourd qu'on finit par trouver le set un poil pénible, le genre de groupe qu'on écoute sur album mais dont la prestation sur scène ne convainc pas.

On évite Darkrise, pause bière oblige en se demandant bien quel groupe va sortir son épingle du jeu lors du festival. 

La cuvée 2013 démarre vraiment avec un solide Bodyfarm,une prestation énergique et accrocheuse. le dernier album passe bien l'épreuve de la scène. Un son au poil et un public qui répond présent, on tient là une des bonnes pioches de l'affiche. Bodyfarm, je les attendais de pied ferme, et je n'ai pas été déçu. Du bulldozer hollandais sans finesse, de la meule sans arrêt. Une des bonnes surprises de l'année, une des claques du festival, je repars de leur set conquis et passe immédiatement par la case merch (le seul groupe auquel j'ai acheté du merch cette année, c'est tout dire).

Azarath. Et dire qu'un chroniqueur disparu avait fait un foin pas possible autour de ce groupe. Les polonais exécutent leur set, à fond. Sans s'arrêter, tant pis si l'impression de se prendre dans la tronche le même morceau en mode binaire et linéaire s'impose. Enthroned déçoit, à peine moins linéaire que le groupe précédent.  Un matraquage sans relief. Une prestation qui tire en longueur. L'appel de la fricadelle sauce andalouse se faisant plus insistant, on sort de la salle sans regret. Déçu. Oui, je suis déçu par les Belges qui m'avaient mis une mandale magistrale dans des conditions pourtant bien moins favorables l'année passée à Eindhoven. Et pourtant, au vu de mes impressions jusqu'à ce moment de la journée, ils avaient clairement les moyens de m'en coller une bonne. Non, ça ne passait pas. Un jour sans pour moi.

Obscura : enfin une prestation du groupe on l'on entend les guitares, un set solide et plus subtil en toute logique que les autres groupes de l'affiche qui ont chauffé la salle. Sans esbrouffe avec un son au poil, les allemands n'ont pas loupé leur rendez vous avec le Mass Deathtruction devant un public compact.

Vient alors le clou du spectacle, Death To All, attendu de pied ferme (le public est massivement présent), le groupe a livré une prestation en hommage à Death mémorable. Les classiques interprétés sont fidèles à l'original. En fermant les yeux, le chanteur laisse l'impression que Chuck est toujours parmi nous. En revanche la vidéo au mileu du set tirant dans le pathos à la mémoire de Schuldiner aurait pu laisser la place à un morceau supplémentaire. En tout cas ce super tribute band avec des musiciens de Death et de Cynic vaut la peine d'être vu sur scène. Deuxième DTA pour moi cette année, deuxième vague de frissons. Le set du Neuro (avec un line-up radicalement différent) s'était imposé jusqu'à présent comme mon meilleur concert depuis très longtemps, celui-ci a mis la barre encore plus haut. Seule fausse note : la vidéo. En début de set pour faire monter la pression, ça aurait été parfait. Ici, elle aura cassé quelque peu la dynamique du concert. Du tout grand art, néanmoins.

Unleashed : dur pour les vikings suédois de relever le gant après la claque magistrale de Death to All. Une partie du public est partie, et le groupe se démène énergiquement en alignant ses meilleurs titres pour faire valoir son statut de tête d'affiche, mais rien n'y fait, malgré une prestation solide, on garde Death to All à l'esprit comme tête d'affiche de la soirée. Heureusement qu'un de leurs slogans est de ne jamais capituler, parce qu'après Death To All, on voit mal qui peut encore fédérer le public et faire mieux. Le groupe lâche les chiens et redouble d'efforts, mais après DTA, tout autre show est vain. Je repars comblé.

Une édition correcte, avec un public qui répond présent, encore une fois bravo à Pedro et toute l'équipe du Mass Deathtruction, vivement l'année prochaine.