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Suicidal Tendencies – 13

Suicidal-T13Suicidal Tendencies de retour en studio ? Cela semblait un poil improbable de la part de ce groupe pionnier du crossover, ce furieux mélange de punk de hardcore et de Thrash, agrémenté de textes teigneux, cet éternel outsider, dont la liste des anciens membres est longue comme le bras (on a cessé de compter à 21). Et puis ça faisait un bail l'air de rien que le groupe avait –encore- disparu des écrans radars. " 13 " dont le  titre rappelle d'entrée que l'album studio précédent "Free Your Soul… and Save My Mind" est sorti en 2000. Un titre bien choisi, d'ailleurs l'album contient également 13 titres et pour couronner le tout, c'est le 9ème effort studio du groupe qui sort en 2013, toujours conduit sous la férule de Mike Muir seul rescapé du line up originel. " Shake it Out " lève le doute d'emblée, Suicidal Tendencies malgré les années, et les si nombreux changements de line up n'a pas perdu sa signature sonore, son cyco style sonne toujours et claque.
A l'écoute, on se rend à 
l'évidence, non seulement la carte de la nostalgie peut encore marcher, mais en prime Mike Muir possède encore un poil d'inspiration et n'a pas rendu les armes. La bonne surprise c'est le dynamisme et la fraicheur dégagées par le groupe, le Thrash punk et hardcore sonnent agréablement aux oreilles. " Shake It Out ", " Cyco Style ",  “Show Some Love / Tear It Down " ou un " Slam City " débordent d'énergie et son taillées pour la scène. Dans une veine plus groove, " Smash It " sort son épingle du jeu, et Dean Pleasants délivre une grande envolée en solo. Le bassiste Tim Williams apporte une bonne dose de groove sur l'épiléptique " Make Your Stand ". Une fois de plus Mike Muir est bien entouré, ce line up,  n'est pas composé de gars aux profils de manchots… Cerise sur le gâteau, ST bénéficie d'un son au poil élaboré par Mike Muir et Paul Northfield dont le CV pèse lourd (Dream Theater, Rush, Ozzy Osbourne). Qui aurait pu imaginer un tel retour de Suicidal Tendencies ? Bien peu à vrai dire, notamment parmis les durs à cuire fans de la première heure. " 13 " constitue une bonne surprise d'un combo qu'on attendait plus. Quant à savoir s'il s'agit d'un feu de paille ou d'un réel renouveau, seul l'avenir le dira.

Hamster (07.5/10)

www.facebook.com/suicidaltendencies

www.suicidaltendencies.com

Suicidal Records – Replica / 2013

Tracklist (59 minutes)
1. Shake It Out 2. Smash It! 3. This Ain't a Celebration 4. God Only Knows Who I Am 5. Make Your Stand 6. Who's Afraid? 7. Show Some Love… Tear It Down 8. Cyco Style 9. Slam City 10. Till My Last Breath 11. Living the Fight 12. Life… (Can't Live with It, Can't Live Without It) 13.This World 

 

No Consequence – IO

nc2013IOLe groupe britannique est de retour chez les disquaires avec un deuxième album qui débarque quatre ans après " In the Shadow of Gods " (2009). Résumer en un mot le genre dans lequel évolue le groupe ? Possible, du " djent ", ce mélange de metal progressif,  de Death Metal un poil technique, et d'autres éléments plus ou moins subtils (jazz, metalcore). Décrire la musique de No Consequence c'est prendre le risque d'être un brin réducteur, pour prendre deux exemples significatifs, un titre comme "Enemy Of Logic" me ferait songer volontiers à Meshuggah, tandis qu' "Ether " nous ferait basculer du côté d'Opeth. Cerise sur le gâteau, le groupe n'a rien à envier à ces glorieuses références. Avec un son massif et clair, le groupe propose des compos accrocheuses et variées. No Consequence évite le piège de la démonstration technique stérile, alternant habilement riffs monstrueux et passages atmosphériques qui aérent les compos. On retient également la solide prestation au chant de Kaan Tasan quel que soit le registre (chant hurlé ou clair c'est au poil), les autres membres du groupe ne sont pas en reste pour démontrer sobrement leur savoir faire. Les structurations complexes des titres ne rebroussent pas les conduits auditifs. " IO " est un deuxième opus solide et très recommandable. Il n'y aura pas de demie mesure, soit vous plongerez dans leur univers, soit vous y serez réfractaires. A vous de voir.

Hamster (08/10)

www.noconsequence.co.uk

www.facebook.com/noconsequenceband

Basick records / 2013

Tracklist (45 minutes)
1. So Close To Nowhere 2. Name Your Price 3. All That's Left 4. Enemy Of Logic 5. Ether 6. Bury The Debt 7. Sentient 8. Illusion Of Choice 9. Coerce: Conform 10. What Is Dead May Never Die 11. Vela 12. Unify

 

 

hypocrisy290313Hypocrisy
+ Hate + Essence + In Quest + Orion's Night
29.03.2013 Cinex – Namur

Son : au poil.

Lumières : quelconques pour les premiers groupes, correctes pour Essence, un poil plus élaborées pour Hate, la piste aux étoiles et aux aliens pour Hypocrisy

Affluence : bonne.

Ambiance : chaude.

Moment fort :  Le set d'Hypocrisy pardi !

 


Malgré mon âge avancé, les jeunes brutes belges de la rédaction se sont manifestement décidées à me faire apprendre de gré ou de force la géographie de leur contrée. Après Flenu, voici Namur !
Aaaaaah Namur, sa citadelle, ses cours d'eau qui sentent la rose, et ses bouchons qui nous font arriver à la bourre sur les lieux. C'est soir de foule au Cinex.
Diverses péripéties alcoolisées (avec ou sans miel) nous font rater Orion's Night, la fraction sobre de l'équipe aura pu assister par la suite à un set un poil poussif d'In Quest un peu coincé par une scène réduite à la portion congrue. Le matériel installé par les groupes suivants ne laissaient pas le loisir de s'exprimer pleinement.
Le temps pour certains de confirmer leur amour des frites locales abondamment nappées de sauce andalouse (La Patate aime la patate) et pour d'autres de bosser backstage en interview et la soirée s'échauffe un poil plus avec le groupe Danois Essence. Du thrash, avec un chanteur dont les vocalises rappellent par moments Mille Petrozza de Kreator. Bon accueil du public. Exécution au poil, mais le groupe ne laisse pas d'impression mémorable. 
C'est au tour de Hate de chauffer la salle. Les Behemoth low cost envoient le mouflon sur orbite. L'interprétation tabasse et on peut voir l'agitation gagner les premiers rangs. Les polonais ont beau être les Behemoth du pauvres, ils ont du savoir faire. Mais on en revient toujours à la bande à Nergal et force est de constater que l'original demeure supérieur à la copie.
A se demander si Hypocrisy n'a pas réduit les risques au minimum avec des premières parties incapables de lui voler la vedette. 

Lorsque Peter et ses gars entrent en action, le doute n'est plus permis, le groupe n'avait pas besoin de cela pour tout dévaster. Passés les deux premiers titres du nouvel album, Hypocrisy ressort des classiques qui ne font pas de quartier. Une boucherie, on en prend plein les oreilles et plein les yeux. Aucun temps mort jusqu'au titre "United We fall" où l'on sent un coup de mou, puis " Warpath " en met plein la vue. Et c'est pas fini ! Premier rappel " Roswell 47", "Adjusting The Sun". Et "Eraser". Pas faux Peter, c'est difficile de piocher dans la douzaine d'albums de quoi faire une setlist. Les fans exigeants en voudront toujours plus. Et ça tombe bien, alors que certains partent sans en demander plus, on obtient un second rappel. " Valley Of The Damned ". Une bonne claque dans la tronche pour conclure la soirée comme il se doit. Une bien bonne soirée.

 

Set list Hypocrisy

End of Disclosure 
Tales of Thy Spineless 
Fractured Millennium 
Left to Rot 
The Eye 
The Abyss 
Fire in the Sky 
Necronomicon 
Buried 
Fearless 
United We Fall 
44 Double Zero 
Elastic Inverted Vision 
Warpath

Premier Rappel :

Roswell 47 
Adjusting the Sun 
Eraser 

Deuxième rappel : 

Valley of the Damned