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Tankrust – Beyond Thresholds (EP)

tankrust-beyond-thresholdsAutrefois Tankrust s'appelait Eleusis, mais ça, c'était avant. Depuis 2010 Tankrust semble vouloir amorcer la marche avant, arpentant la scène et aboutissant à cet EP de 4 titres. Plutôt encourageant cet effort, ces quelques compos ramassées et accrocheuses défilent vite et laissent poindre une pointe de frustration. Un bon signe. Ce metal bien ficelé au son abrasif, est une mixture de Thrash, de Hardcore avec une pincée de Death, et se laisse déguster d'une traite. Le groupe évoque Pantera qui joue au baby foot avec Slayer. A l'écoute, un titre comme " Bushido " m'a aussi fait songer à Chimaira. Le groupe ne se contente pas d'avoiner nerveusement à toute vitesse, la rythmique pachydermique, aux allures de stoner, fait partie de leur savoir faire comme en témoigne " The boars in the backyard ". Prometteur, reste à souhaiter que cet effort ne reste pas sans lendemain et qu'un album débarque prochainement.

Hamster

Tankruts.com

http://www.facebook.com/Tankrust

Almost Famous / 2012

Tracklist (14 minutes)
1. Bleeding the hive 2. Bushido 3. The Boars in the Backyard  4. Dead Pools

 

Lost Society – Fast Loud Death

lostsociety2013A écouter ce disque je n'aurais pas imaginé que ce groupe est originaire de Finlande et n'a que 3 ans d'existence au compteur. Donc voilà 4 mecs du find fond du pays des lapons (Jyväskylä) qui affectionnent particulièrement le vieux thrash metal speedé.
Et pour singer les anciens, les gars ne font pas semblant, gros son, riffs gras repiqués à la scène californienne, rythmiques epiléptiques, humour potache de bucheron (du genre une compo intitulée Diary of a Thrashman, clin d'oeil un peu lourd a Ozzy), des textes au ras du bitume. Et une pointe de sexisme. La classe. Et les bières ils les décapsulent avec les dents ?
Il reste quoi ? Du savoir faire et un poil d'efficacité dans l'exécution, après tout c'est bien le minimum auquel on est en droit d'attendre de la part d'un groupe signé par Nuclear Blast (on va vraiment finir par croire que ça déconne à Donzdorf à force). Sans oublier un peu de frénésie communicative, qui s'avère un peu barbante sur la longueur. Le problème c'est que le groupe n'apporte pas sa pierre à l'édifice et ne fait qu'imiter à la perfection les vieilles gloires sans un poil de personnalité, sans éviter la caricature. De l'intérêt relatif de signer un groupe concurrent à Municipal Waste… 
Sur "Kill" le groupe en fait vraiment des tonnes (et je ne parle pas du délire à la guitare emprunté à la musique de cirque). Un pêché de jeunesse ? Vu la moyenne d'âge du groupe (18 ans) on peut légitimement se poser la question. Singer tour à tour la discographie complète de SOD et l'album "Ultraviolence" de Death Angel, on peut le voir comme un sympatique hommage, mais on finit toujours par se tourner vers l'original. Du potentiel, mais vraiment trop prévisible et impersonnel pour laisser un souvenir inoubliable. 

Hamster (05/10)

www.facebook.com/lostsocietyfinland

Nuclear Blast / 2013

Tracklist (35:49)
1. N.W.L. 2. Thrash All Over You 3. E.A.G. 4. Kill (Those Who Oppose Me) 5. Bitch, Out' My Way 6. Fast Loud Death 7. Lead Through the Head 8. Diary of a Thrashman 9. Toxic Avenger 10. This Is Me 11. Braindead Metalhead 12. Piss Out My Ass 13. Fatal Anoxia

 

rottingchrist2013En 2013, personne ne peut ignorer les tourments du peuple grec littéralement plongé en enfer par une crise qui n'en finit pas. Dans ce contexte local délétère, Rotting Christ sort un nouvel album plus sombre que jamais. Les albums précédents, Theogania et Aealo étaient essentiellement inspirés par la mythologie grecque, préparez vous cette fois à un périple plus vaste, ou le duo nous fait visiter différentes anciennes civilisations à travers la planète. Maya pour commencer, In "Yumen Xibalba", un ancien rituel. Puis les Incas avec "P'unchaw kachun – Tuta kachun", hymne sacré de l'empereur Pachacutec. Un peu de latin avec le titre "Grandis Spiritus Diavolos". La Perse est évoquée à travers "Ahura Mazdā-Aŋra Mainiuu". Un titre folk roumain "Cine iubeste si lasa", du folklore russe " Русалка " . Enfin, la mythologie scandinavienne n'est pas négligée avec le titre "Welcome To Hel" (rien à voir avec Venom) . L'évocation d'anciens démons en guise de colonne vertébrale. Je vous l'accorde, c'est un contenu plutôt relevé, bien loin des clichés un poil bas du front que le metal peut nous rebattre les oreilles.
Quand à la bande sonore, elle est plus percutante et plus intense que " Aelo ", qui atteignait déjà des sommets. Le groupe à encore repoussé ses limites. Une production puissante, des guitares rageuses et mélodiques. Une section rythmique qui cogne. Peu importe le rythme, le groupe entretient la tension au plus haut durant tout l'album. Et quel travail sur le chant ! On retient le chant féminin des soeurs Suzana et Eleni Vougioukli sur "Cine Iubeste Si Lasa", tragique et épique, véritable point d'orgue de l'album. Le chant masculin rageur sur " In Yumen – Xibalba ", " Gilgames " et Χ ξ ς'' (666). Le groupe n'en oublie pas ses racines, et se déchaine sur le titre éponymne, Κατά τον δαίμονα εαυτού ("Fais ce que (tu) Voudras ", Sakis affirme que cela n'a pas de rapport avec le Livre de la Loi d'Alesteir Crowley). L'apport de la Tsambouna, instrument traditionnel qui se rapproche de la cornemuse, renforce l'atmosphère du titre. Rotting Christ livre une nouvelle fois un album qui approche la perfection, inspiré et équilibré, on l'écoute d'une traite sans ennui aucun. Voilà un vétéran de la scène Black Metal européenne (26 ans au compteur), toujours aussi inspiré.

Hamster (09/10)

www.rotting-christ.com

www.facebook.com/pages/Rotting-Christ/290468585669

Season Of Mist / 2013
Tracklist (51:31)
1. In Yumen – Xibalba 2. P'unchaw kachun – Tuta kachun 3. Grandis Spiritus Diavolos 4. Κατά τον δαίμονα εαυτού 5. Cine iubeste si lasa 6. Iwa Voodoo 7. Gilgameš 8. Русалка 9. Ahura Mazdā-Aŋra Mainiuu
10. Χ ξ ς'' (666) 11. Welcome To Hel