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Humanity Delete – Never Ending Nightmares

humanity-delete2012Du Death metal paranormal (forcément brutal) aux influences punk et et grind. Voilà le tableau pour résumer le projet de Rogga Johansson (Paganizer, Ribspreader, Fondlecorpse, Revolting, Demiurg, Bone Gnawer, Bloodgut, Megascavenger… il n'a pas le temps de s'ennuyer !), seul aux commandes. Rogga avait constitué le groupe en 2003, le temps d'enregistrer une démo rapidement mis de côté, et il le ressort du congélateur entre deux projets. On pourrait s'inquiéter de la productivité effrénée du bonhomme et craindre l'absence de qualité. Il n'en est rien, bien évidemment pour des paires d'oreilles chastes, c'est un cauchemar auditif.
Une vraie cacophonie, qui, passée l'intro, est un déferlement punk avec un chant Death Grind d'Outretombe et une guitare rythmique qui rappellera à certains Entombed période Wolverine Blues. " The Eight Fire Narakas " très accrocheur, dont la durée n'excède pas deux minutes, est à l'image de ce défouloir, dont Rogga maîtrise tous les aspects du tabassage en cadence jusqu'aux solis à la tonalité un tantinet Thrash (mais si, le joyeux bordel à la sauce Slayer)… sans oublier les histoires horrifiques à dormir debout qui nous sont contées dans les compos. On verrait volontiers un groupe exécuter ces compos sur scène ne serait que pour admirer le circle pit permanent qu'il pourrait susciter. Amis de la brutalité un poil cradingue et sans fioritures, avides de titres percutants, Humanity Delete pourrait bien vous interpeller. Le cocktail n'a rien d'indigeste, il est à déguster à toute vitesse. C'est à prendre ou à laisser, vu la durée il est recommandé de le laisser tourner en boucle. Avis aux amateurs.

Hamster (08.5/10)

https://www.facebook.com/HumanityDelete

Dead Beat Media / 2012

Tracklist (29:24) 01. Never Ending Nightmares 02. The Eight Fire Narakas 03. Frozen Apparition 04. Pontianak Part II 05. The Eight Ice Narakas 06. Black Oil Defiler (Orang Minyak) 07. Necromantic Sorcery 08. The Jenglot 09. Dismal Corridors 10. Resurrection Rites 11. Retribution of the Polong 12. Pontianak Part I

 

 

The Prophecy – Salvation

theprophecy-salvationLe Yorkshire, sombre pays minier. Terre d'élection du Doom metal britannique, d'ou sont sortis Anathema, My Dying Bride et Paradise Lost. Orignaire de Halifax, The Prophecy paie son hommage depuis dix ans à ces ancêtres tout en essayant de s'en affranchir. Pas simple. Il est vrai qu'un auditeur peu attentif décèlerait avant tout dans l'intro, la guitare mélancolique et l'ambiance planante l'influence pesante d'Anathema. Il est tout aussi vrai que les passages au violon (« In Silence »), le chant hurlé, et les montées en puissance ou les riffs de guitare saturée prennent le premier plan, font évidemment penser à My Dying Bride. Mais que l'on s'entende bien, on parle de My Dyind Bride au siècle dernier.

Au delà de l'ombre des vieilles gloires, que le groupe éloigne avec sa touche progressive, le tour de force de The Prophecy c'est de maintenir avec succès l'équilibre entre douce mélancolie et passages plus bruts. On retient la performance de Matt Lawson au chant dans tous les registres. Et l'on reste captivé par des compos dont la longueur pourraient au premier abord faire fuir, suffisamment variées et riches en arrangements pour tenir en haleine. The Prophecy tient la corde pendant une cinquantaine de minutes sans susciter l'ennui. Un son au poil, des compos accrocheuses, on regrette finalement que le groupe se soit cantonné à 5 titres, un ou deux titres de plus n'auraient pas été du luxe. Ou même soyons fous, un double album à l'instar d'Esoteric. Amateurs de Doom, de metal progressif, laissez vous tenter par le voyage. Messieurs, n'attendez pas quatre ans pour nous sortir le prochain album. Merci d'avance.

Hamster (08/10)

 

Site officiel

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myspace.com/theprophecyeng

Code 666 records / 2013

Tracklist (52 :00) : 1. Salvation 2.Released 3. Reflections 4. In Silence 5. Redemption

 

Neaera – Ours Is The Storm

Neaera-Ours-Is-The-Storm" Ours Is The Storm ", sixème effort discographique du groupe allemand en 10 ans d'existence, laisse un arrière goût d'inachevé. Passée l'intro le titre éponyme résume ce qui nous sera proposé tout au long de l'album. L'influence Death metal s'impose aux conduits auditifs, du brutal, à l'ancienne. Le groupe lorgne plus vers Grave que vers la floppée de groupes Death mélodique de Gothenburg. Pas original certes, mais ça apporte un poil de changement.
La section rythmique tabasse méthodiquement, les guitares moulinent, le chant d'outre tombe death aiguise l'appétit. Hélàs, Benjamin Hilleke n'a pas làché le chant hurlé  et criard bourré d'effets. Le groupe montre pourtant des intentions intéressantes en s'aventurant hors du metalcore, mais il est regrettable qu'il n'aille pas plus franchement dans cette direction, tant le propos de Neaera se banalise quand il aligne les figures imposées du style, et qu'il a déjà sorties par le passé à de nombreuses reprises. Cependant, d'autres sources d'inspirations se font entendre, en particulier sur le titre "Through Treacherous Flames" et ses lignes de guitares qu'on pourrait attribuer à Amon Amarth (pour le chant en revanche pas de doute possibles, les vikings ne se laissent pas aller à ces hurlements). Influence que le retrouve disséminée ailleurs ( "Walk With Fire " entre autres). Pour autant l'album n'est pas à jeter à oubliettes, cela demeure dans l'ensemble un solide concentré d'agressivité bénéficiant d'une grosse production. Avis aux amateurs.

Hamster (07/10)

http://www.neaera.com

https://www.facebook.com/neaeraofficial

Metal Blade / 2013

Tracklist (44:28)

1. The Deafening 2. Ours Is The Storm 3. Decolonize The Mind 4. Through Treacherous Flames 5. Ascend To Chaos 6. Walk With Fire 7. My Night Is Starless 8. Black Tomb 9. Between Us And Annihilation 10. Slaying The Wolf Within 11. Back To The Soul 12. Guardian Of Ashes

Sortie : 01.03.2013