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Kopek – White Collar Lies

10 longues années, c'est le temps qu'il a fallu au groupe irlandais orginaire de Dublin pour faire sortir de l'ombre son premier album. Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce premier album est l'aboutissement logique de la part d'une formation bien rodée, récompensée pour ses prestations sceniques. Et qui a déjà longement tracé sa route pendant 6 mois aux Etats Unis. Après une première sortie dans les bacs en 2010, voilà l'album de nouveau sur le devant de la scène, sous l'égide du label Another Century (monté par Century Média). Le groupe n'a sans doute pas inventé l'accord de quinte, on vous l'accorde d'emblée, mais l'album mêlant rock et blues avec ce chant éraillé de Daniel Jordan est d'une redoutable efficacité. En prime il est mixé au poil par un Tom Lord-Alge expert en matière de gros son qui claque (Marylin Manson, U2, The Rolling Stones).
Gros son moderne, mais attention, pas d'effets superflus ou de boursouflures aux mixage, Kopek se concentre sur l'essentiel, du rock direct et sans fioritures dont la formule éprouvée fonctionne au quart de tour. Pas de demie mesure, on accroche ou on détestera d'emblée. Kopek puise ses ressources parmi les pointures, par exemple un Cocaine Chest Pain rappellera Led Zeppelin, histoire de n'en citer q'un. Parfois on grincera des dents en écoutant un groupe qui privilégie l'efficacité à tout prix, les formules un poil téléphonées (Running Scared), sans vraiment apporter sa touche personnelle à l'édifice branlant du Rock n Roll. Sans se vautrer pour autant, Kopek enfonce parfois des portes ouvertes, le titre éponyme, bien ficelé, semble un poil formaté. Pourtant, dans l'ensemble c'est une bonne impression qui perdure à l'issue des 45 minutes de White Collar Lies, voilà un premier jet plutôt accrocheur et prometteur. Reste à souhaiter au groupe qu'il n'attende pas 10 ans de plus avant de sortir un nouvel album.

Hamster (07/10)

Another Century / 2012

Tracklist (45 minutes) 01. Love Is Dead 02. The Easy Way (D.B. Cooper) 03. Cocaine Chest Pains 04. Fever 05. White Collar Lies 06. Running Scared 07. Love Sick Blues 08. Sub Human 09. Bring It On Home 10. Floridian 11. Bigger Than Us All 12. Sin City

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Du journalisme musical et de l'objectivité en particulier
 
"Bon dis nous la vérité, tu l'as viré Mister Patate ?". 
Bordel, cette question m'a fait avaler mon café de travers. Hé bien non je tiens à démentir toute implication, il a claqué la porte tout seul comme une brute. Sans l'approuver je le comprends un poil, cantonné qu'il était dans un rôle de brute un peu gore et francophobe. Et parfois une bonne gueulante est salutaire quand on se retrouve confronté à ces tartes à la crème indigestes sur l'objectivité de nos chroniques.
Mettons fin une fois de plus à une légende urbaine, ça n'existe pas, le principe est simple nous avons un chroniqueur, qui va décrire plus ou moins longuement (tordons le cou au passage une fois encore à une idée reçue, les plus longues ne sont pas forcément les plus alléchantes loin de la, on frôle l'onanisme assez souvent), si l'album qu'il écoute vaut plus que le silence.
Il donne son avis, ni plus ni moins, nous ne sommes pas en train de vous donner la becquée du haut de notre piédestal, misérables lecteurs (et connaissant Patate, ce sont des bons coups de pied au cul qu'il distribuerait sans compter). Et c'est ce qui compte à mes yeux, que le chroniqueur donne son avis franchement, d'ailleurs je tiens à rappeler qu'aucun d'entre eux n'a été censuré, ni éjecté pour ses propos, et je n'ai pas l'intention de changer de fusil d'épaule. 
Au delà de ça, il n'y a pas mort d'homme, quelques égos froissés, qui parfois prennent la peine de répondre à la hauteur de leurs capacités intellectuelles. Rien que pour cela, il faut les en remercier, toute réaction est bonne à prendre, ce sera toujours mieux que l'indifférence. Il va de soi d'ailleurs que le droit de réponse chez nous est de rigueur, même quand il est maladroit.
 
Toutefois épargnez nous les clichés, la "grande famille du metal qui doit se serrer les coudes" (j'aime aussi la variante conspirationniste qui va avec…), en soutenant la scène locale quoi qu'il en coûte, non merci sans façon. Avec ce genre d'argument on peut se retrouver à soutenir des groupes dont le principal talent réside chez leur chargé de promo, mais dont le propos musical laisse de marbre. 
Nous, on tranche dans le vif, que cela plaise ou non, et le chauvinisme n'a pas sa place chez nous, depuis quand la nationalité d'un groupe serait un argument majeur pour juger de la qualité d'une compo ? 
Si on aime on le dit aussi, si cela flatte l'égo d'un artiste, tant mieux pour lui, mais qu'il ne le prenne pas pour un abonnement à vie, on peut changer d'avis si l'album suivant est une bouse tiède. C'est la règle. On se fiche tout autant de savoir si le groupe est poussé par une grosse structure ou par un indépendant. A partir de là, les labels, les groupes qui nous font confiance le font en connaissance de cause pour le meilleur et pour le pire. Et c'est très bien ainsi. 
 
 

Hellyeah – Band Of Brothers

Revoilà le « supergroupe » du Texas, composé rappelons le de membres de Mudvayne, Pantera, Nothingface, et Damageplan. Vous voyez le topo ? Un line up composé de quadras un poil fatigués avec du bide, qui n'ont, cela dit, rien de bras cassés et dont on pourrait attendre au minimum un disque qui renvoie au garage tous les jeunes dont les groupes de core encombrent le marché du disque. 

Hélas non. Les riffs gras et abrasifs s'alignent sans surprise rappelant tour à tour des compos des groupes susmentionnés, la production de Vinnie Paul ne cessera d'évoquer Pantera. Les structures des compos sont balisées, tout au plus on pourra se féliciter que l'horizon se soit élargi vers un Hard Rock US, mais gras, très (trop ?) gras. Les textes sont aussi binaires que les compos, et parfois on frôle le ridicule (« Drink Drank Drunk » pour n'en citer qu'une). La grosse production stéroîdée masque mal le côté poussif de l'ensemble. Il y a bien quelques sursauts d'orgueil qui font illusion, telle l'entame agressive et energique de « War In Me ». Les deux titres suivants entretiennent l'illusion et le manque de souffle se fait entendre par la suite. Jusqu'au coup de grâce que représente la prévisible ballade syndicale « Between You » and « Nowhere ». On remonte péniblement la pente, jusqu'au titre final. Et on s'étonne de la durée de l'album, qui semble interminable. Le groupe aurait été inspiré de larguer deux titres en route pour rendre l'album plus percutant. Du potentiel, mais trop de déchets en cours de route.
 
Hamster (05/10)
 
 
 
Eleven Seven – EMI / 2012
 
Tracklist (45:13):
1. War in Me 2. Band of Brothers 3. Rage/Burn 4. Drink Drank Drunk 5. Bigger God 6. Between You and Nowhere 7. Call It 8. Why Does It Always 9. WM Free 10. Dig Myself a Hole 11. What It Takes to Be Me