Author Archive

Devilish Impressions – Simulacra

« Icaros », premier titre de ce nouvel album du groupe polonais Devilish Impressions, entame les hostilités de manière attrayante pour tout amateur de Black metal symphonique, agressif et bien produit. Les riffs de guitares classiques mais efficaces accrochent les conduits auditifs, làs on n'en dira pas autant des parties de chant clair qui font office de sortie de route et dérangent plus que tout. N'est pas Vortex (ex Dimmu Borgir) qui veut…
« Legion Of Chaos » et son riff à la limite de l'emprunt à la rythmique de Beneath The Remains (Sepultura), est un poil plus brutal et brouille les pistes, Devilish Impressions ne se cantonne pas seulement dans le Black metal symphonique, le groupe aime le Death semble t-il… « Lilit » arrive, et là c'est le drame un titre qui se traine, avec orchestrations de rigueur, et un chant clair toujours aussi peu convaincant… le Black Metal qui frôle la guimauve, c'est un peu incongru. Mais avec leur troisième album Devilish Impression  semble y parvenir.
Au fil de l'écoute on se demande à quoi peut bien correspondre l'étiquette, « Avant garde Black Metal ». Le groupe oscille entre l'option brutale et l'option symphonique sans vouloir vraiment trancher dans le vif, et le chant clair, loin d'être une réussite hérisse les poils dès qu'il apparait.
Dommage, le groupe maîtrise l'art du tabassage en règle des esgoudres, sans pour autant se distinguer d'illustres confrères de la même contrée, plus percutants. C'est l'écueil majeur auquel se confronte le groupe, il emprunte un chemin balisé, au point que les titres défilent sans imprimer leur marque. Il reste quelques bonnes idées, bien produites, bien exécutées, mais auxquelles il manque cruellement l'inspiration.
 
Hamster (06/10)
 
 
 
 
Lifeforce Records / 2012
 
Tracklist (40:00) : 1. Icaros 2. Legions of Chaos 3. Lilith 4. Fear No Gods 5. Scream of the Lambs 6. Spiritual Blackout 7. Vi Veri Vniversum Vivus Vici 8. The Last Farwell 9. Solitude (instrumental)

Offending – Age Of Perversion

Offending n'a rien d'un nouveau venu. Depuis 2005 à l'actif du groupe bordelais on peut déjà compter deux démos et un album. Cette fois ce deuxième opus est intégralement composé de titres inédits, un saut dans le grand bain en somme. Enregistré au Drudenhaus studio sous l'égide de l'ancien clavieriste d'Anorexia Nervosa, Neb Xort, le deuxième album d'Offending se fait remarquer d'emblée par sa force de frappe puissante. Et lorsqu'on officie dans le Death Metal Brutal et un poil technique c'est à l'évidence indispensable. Mais le son n'est pas tout, la maîtrise des instruments et des fondamentaux du genre, ça compte aussi. 

A l'évidence, le groupe fait preuve du savoir faire pour rivaliser, Offending revisite avec talent le Death Metal des années 90. A l'écoute, ce sont des groupes cultes qui reviennent en mémoire, Sinister, Pestilence (dont l'influence se ressent à mi parcours de Infested by His Burden), Hate Eternal… ou Morbid Angel pour n'en citer que quelques uns. Le son, le savoir faire bien présents, Offending en impose avec cette recette percutante mixant Death, Thrash et saupoudré d'ambiance glauque. Reconnaissons également au groupe une maîtrise dans les brutales variations de rythmes et une capacité tout au long de l'album à tabasser la viande méthodiquement. On tiquera de temps à autre sur les vocalises Black, moins convaincantes que le chant Death. Au delà de ça, ce détail n'arrête pas le rouleau compresseur mis en route par le groupe. Age Of Perversion est un album dense et solide qui devrait interpeller tout amateur de Death metal, et de Floride en particulier. Un bon cru.
 
Hamster (08/10)
 
 
Deep Send Records / 2012
 
Tracklist (41 minutes)
1. Infested by His Burden 2. Within This World 3. Modern Enslavement 4. Dominion XXI 5. Religion Depravity 6. Age of Perversion 7. Hopeless Submission 8. Raped by Religion 9. Devotion

 

Necrovation – Necrovation

Pas facile pour un groupe de Death metal d'émerger aujourd'hui, la mission s'avère un poil plus compliquée quand on vient de Suède, vu la quantité de poids lourds encore en activité. C'est le défi qu'essaie de relever depuis 2004 Necrovation, originaire de Kristianstad qui sort en 2012 son second album.
Ne vous attendez pas à une nouveauté suédoise au son moderne et propre sur lui, le groupe à opté pour une production crue limite crasseuse, mais qui est suffisamment puissante pour mettre en valeurs les compos.

Compos qui se situent dans un registre Death Metal tel qu'on le pratiquait dans les années 90, avec un léger soupçon d'influences héritées d'Entombed pour certains riffs de guitares et d'autres inspirés du thrash de la Bay Area.
Le groupe ne s'arrête pas à ces figures de style, il en rajoute dans le registre bordélique, avec une bonne dose de punk. Seule surprise, le titre instrumental mid tempo "The Transition", armé de Guitare acoustique, et claviers. A défaut d'être idéalement placé en fin d'album, et d'être indispensable, il détonne dans l'ambiance agressive mise en place tout au long de l'album.  Primaire mais efficace, en dépit du côté désuet. Les amateurs de Death Metal old school devraient y trouver de quoi satisfaire leur curiosité et l'entretien de leurs conduits auditifs.

Hamster (07/10)

 
Agonia Records / 2012
 
Tracklist (48 minutes)
1. Necrovorous Insurrection 2. Dark Lead Dead 3. Pulse of Towering Madness 4. Commander of Remains 5. New Depths 6. Sepulchreal 7. Resurrectionist 8. The Transition 9. Ill Mouth Madness (The Many)