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Hamster Forever
Mai
2

Hé bien non, navré de décevoir une fois encore les adeptes du mélange "onanisme qui tire en longueur et chronique d'album", ce n'est pas avec le groupe italien Evenoire (formé en 2007) qu'ils trouveront ici satisfaction.
On ne va pas tergiverser, ce groupe italien m'a déjà fait perdre à plusieurs reprises 44 minutes de mon existence à écouter une soupe bien tiède et très très fade et d'une banalité absolue.
La recette est connue et archiconnue, du métal gothique dégoulinant de claviers, une chanteuse, un poil d'influences en provenance du progressif et un peu de folk. Vite écouté, vite oublié, on en ressort avec la vague impression d'avoir écouté des chutes de studio d'After Forever ou de Tristania qui se laisserait aller au fil de l'album a errer dans le folk metal. Rien à faire, le groupe ne laisse aucune impression marquante. On aurait pu espérer qu'après une bonne moitié de l'album à nous ressortir tous les clichés du genre, la bifurcation vers le folk metal aurait pu se révéler réjouissante. Il n'en est rien. Le vide intégral en terme de personnalité.
Des auditeurs armés d'une mémoire de poisson rouge pourraient se laisser prendre, d'autant qu'on peut accorder au groupe une interprétation correcte (c'est bien le minimum après tout), digne d'un bon tribute band, mais la signature d'Evenoire par Scarlet Records laisse perplexe. Le degré zéro de l'originalité, juste une démonstration de savoir faire, lisse et sans saveur. On frole constamment l'ennui avec un album de metal gothique / folk de plus, qui manque singulièrement d'inspiration.
Hamster (04/10)
Scarlet records / 2012
Tracklist (44 minutes)
01. Vitriol 02. Days Of The Blackbird 03. Misleading Paradise 04. Forever Gone 05. The Prayer 06. Girl By The Lake 07. Minstrel Of Dolomites 08. Alchimia 09. Wise King
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Hamster Forever
Avr
13

Bien mais pas top, c'est bien le dernier souvenir tangible que m'avait laissé il y a déjà 5 ans, le glacial groupe suédois basé à Uméa. Sans donner l'envie de jeter leur album
précédent aux orties, il n'en demeurait pas moins que le groupe laissait tourner en rond une formule un poil usée et prévisible. En 20 ans Naglfar à toujours laissé cette impression un tantinet désagréable de se laisser aller à livrer des variations tirées de leur premier album Vittra (sorti en 1995). La sortie de l'anonymat en 2002 avec le EP Ex Inferis sous l'égide du label Century Media n'a pas levé les doutes concernant la capacité du groupe à sortir l'album qui dévaste tout sur son passage. Depuis lors, à chaque fois l'espoir à été déçu.
Il n'empèche, le groupe réduit à un trio aidé ponctuellement à la batterie par Dirk Verbeuren (Soilwork), à défaut de surprendre, se montre capable d'assurer un minimum syndical décent. Quoi de neuf en somme ? Pas grand chose : un batteur de session formidable, et une production un poil plus propre. Pour le reste piochez dans la discographie de Naglfar, pour y aligner des compos, solides et efficaces, mais rien de plus.
D'accord, Pale Horse tabasse et colle aux murs, mais à un air de déjà entendu, et ce n'est pas une exception… A tel point qu'on se demande tout au long de l'écoute dans quel opus précédent on a déjà entendu le morceau en cours. Les morceaux défilent, Naglfar est en pilotage automatique, on oscille entre ennui et agacement. Avoir attendu 5 ans pour ça, on reste avec un poil d'amertume, il n'y a guère que "Come Perdition" qui s'imprime dans les conduits auditifs, ou le groupe donne libre cours à une atmosphère sombre et oppressante très convaincante. Un peu léger. Si l'on compare avec l'évolution d'un groupe tel que Dark Fortress (quasiment du même gabarit), dont la montée en puissance est réjouissante depuis près de 20 ans d'existence et 6 albums… On finit par se dire que Naglfar est passé à côté de quelque chose en se cantonnant au strict minimum. A réserver aux fans endurcis, les autres en quête d'émotions fortes seraient bien avisés d'aller voir ailleurs. Moins bien et moins top.
Hamster (06/10)
Century Media / 2012
Track Listing (44:36)01. Téras 02. Pale Horse 03. III: Death Dimension Phantasma 04. The Monolith 05. An Extension Of His Arm And Will 06. Bring Out Your Dead
07. Come Perdition 08. Invoc(H)ate 09. The Dying Flame Of Existence
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Hamster Forever
Avr
6

Stigmhate c'est une vieille histoire, un groupe italien constitué sur les cendres de Sulphureous Church, un premier album dans les bacs en 2003. Les turpitudes du line up réduisent le groupe à un projet solo, puis tout redémarre pour aboutir au deuxième album en 2006. 5 années de plus au compteur et voilà le troisième album qui sort. 14 années d'existence résumées en quelques lignes, qui ne donnent pas d'indication pertinente sur la furie apocalyptique développée par le combo.
D'entrée le groupe jette en pature une mixture énergique. Vocalises en avant, mur de guitares et une section rythmique qui suit tant bien que mal le carnage imposé. Une cadence infernale qui ne connait pas de répit. Efficace et teigneux, mais un poil datée cette formule, que de grands anciens ont élaboré au fin fond de la Norvège.
Si l'on vit comme un ermite, complètement ignorant de tout ce qui a pu être produit dans le genre depuis 30 ans, alors en tant qu'ermite, tu peux crier au génie et acclamer comme il se doit ces Caligula du Black Metal. Sauf que voilà, les ermites ne seront jamais assez nombreux pour enrichir Stigmhate, comme il se doit, c'est statistique. Et implacable aussi.
Stigmhate aime la haine délivrée à toute vitesse, et c'est une constante depuis leurs débuts. Au moins, reconnaissons là une certaine cohérence et un entètement à toute épreuve. Le problème c'est que le groupe ne varie pas son propos dans l'album et s'en tient à une recette linéraire, le matraquage répétitif, une poignée de riffs, des hurlements et du tabassage des conduits auditifs. Au risque d'en faire décrocher plus d'un. Le savoir faire du groupe est indéniable, mais malheureusement il manque au groupe quelque chose qui lui permettrait de dépasser le statut d'outsider efficace. Là on a juste un solide recyclage qui manque de fraicheur. Mieux que rien, me direz vous, mais la concurrence est rude.
Hamster (06/10)
Bakerteam Records / 2012
Tracklist (34 minutes)
1. Throne of the Eternal Flame 2. Charon 3. Gathered Isolation 4. Sinless Progeny 5. Architects of Fate 6. Plenary Repulsion 7. In The Last Wake 8. The Sun Collapse 9. Luce