Author Archive

49 secondes c'est le temps que j'ai accordé à ce groupe pour lui accorder le bénéfice du doute, à la 50ème seconde il a fallu se rendre à l'évidence : encore un groupe de metalcore qui n'en finit plus de bégayer le même refrain sans parvenir à sortir d'un carcan de plus en plus lassant. Ce deuxième album du groupe émerge deux ans après To Plant A Seed, le sextet n'a pas fait évoluer considérablement sa recette. Du metalcore, avec un poil d'électro, quelques envolées rageuses trop souvent cassées en plein élan par des passages au chant clair trafiqué qui manquent singulièrement d'énergie pour accrocher les conduits auditifs. La mollesse c'est le fait majeur de cet album qui collectionne les clichés inhérents au style (hurlements, grosse guitare, refrain pour la drague et uppercut pour finir le single).

Understanding What We've Grown to Be ne décolle que trop rarement et d'une manière si prévisible que l'ennui est vite au rendez vous. We came As Romans ne propose pas grand chose, et il ne faut guère de temps pour réaliser que la sauce ne va pas prendre. La production bétonnée n'est pas en cause, ce sont bien les compos mièvres et trop calibrées qui le sont. Pour couronner le tout, les textes d'ado prépubère qui a mal à la vie n'ont aucun intérêt. Poussif, banal, sans originalité, mais bien produit, seul le titre just Keep Breathing est assez efficace et énergique pour échapper au naufrage. A éviter.

Ne l'offrez sous aucun prétexte à quelqu'un que vous détestez, il aurait un motif sérieux de se venger. Et il n'aurait pas tort.

Hamster (02/10)

http://www.wecameasromans.com/

myspace.com/wecameasromans

Nuclear Blast / Equal Vision

Tracklist (47:34) 1. Mis//Understanding 2. Everything As Planned 3. What I Wished I Never Had 4. Cast The First Stone 5. The Way That We Have Been 6. A War Inside 7. Stay Inspired 8. Just Keep Breathing 9. Views That Never Cease, To Keep Me From Myself 10. What My Heart Heald 11. I Can't Make Your Decisions For You 12. Understanding What We've Grown To Be

Fastway – Eat Dog Eat

C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, c'est entendu. Et ça se vérifie une fois encore avec le retour inattendu de Fastway (voire inespéré pour certains nostalgiques du hard rock teinté de blues des années 80) . 
Pour les plus jeunes d'entre vous, ce groupe culte "malheureusement trop tôt disparu" fut constitué par Fast Eddie Clarke (ex guitariste d'un Motorhead en pleine ascension vers la gloire, de 1976 à 1982, éjecté contre son gré) et Pete Way en rupture d'UFO. Fastway avait tracé son sillon et accédé à la célébrité dans les années 85 à 90, l'usure des tournées mis à mal la carrière du groupe, laché par Dave King et le label, bref,  le début des années 90 fut fatal.
20 ans près le dispensable Bad Bad Girls, que vaut le retour en studio du groupe ? Allons droit au but, le trio s'en sort avec les honneurs, comme si les années n'avaient pas prise sur eux. Fast Eddie livre des riffs efficaces et accrocheurs, au chant Toby Jepson (ex Little Angels), remplit son rôle à la perfection. Matt Eldrige à la batterie martèle les fûts, percutant mais sans esbrouffe inutile. Les compos sont variées dans une veine hard rock à l'ancienne, avec une bonne dose de blues dans le ton, énergiques et solides, qui sonnent comme des classiques, sans prétention. L'album défile sans susciter l'envie de l'éjecter ou de zapper, même la semie ballade (digne d'un dirigeable plombé) Dead And Gone passe le cap sans encombre. Certains pourront faire la fine bouche et ne pas trouver l'album inoubliable, mais il est suffisamment accrocheur pour susciter de l'intérêt et surtout une sensation agréable entre les esgourdes au point de l'écouter encore et encore. Le retour de Fastway vaut plus que le silence, et c'est bien là l'essentiel.
 
Hamster (07.5/10)
 
 
 
 
SPV – Steamhammer / 2011
 
Tracklist (44 minutes)
01. Deliver Me 02. Fade Out 03. Leave The Light On 04. Loving Fool 05. Dead And Gone 06. Sick As A Dog 07. Freedom Song 08. Who Do You Believe 09. Love I Need 10. On And On 
 

The Dirty Youth – Red Light Fix

Amis gallois, désolé, je dois bien l'avouer, l'actualité musicale de votre contrée ne m'est pas familière. C'est un peu de votre faute aussi, ici, dans l'hexagone, le seul Jones que l'on connaisse, c'est le guitariste. Bon, j'exagère un poil, les amateurs de rugby rajouteront volontiers la demie douzaine de Jones qui évoluent dans l'équipe nationale. Alors non, je n'avais jamais entendu parler de ce groupe qui existe depuis 2007, promis à la gloire internationale, depuis une participation au Download festival, si l'on se fie aux échos de la presse locale britannique, d'ordinaire si objective et mesurée (oui, c'est ironique là). 
Plutôt énergique, à l'image de la frontwoman Danni Monroe aux vocalises, le combo se situe dans une veine un poil rock et metal, et la première chose que l'on remarque c'est le son énorme concocté par Martyn 'Ginge' Ford et Colin Richardson (une petite liste … Carcass, Chimaira, Slipknot, Machine Head, Dearly Beheaded, Fear Factory et j'en oublie sans doute). Au delà de ça, on peu ajouter quelques textes amusants et infantiles (le parti pris ado plus ou moins pubère fait sourire).
Mais le tout masque mal le côté calibré  des compos variées, mais un peu prévisibles. Pas déplaisant, mais pas de quoi tomber à la renverse non plus. Néanmoins le groupe gallois à le bon goût d'éviter de nous sortir une ballade à la sauce Evanescence, ici le ton est plus rock, plus direct. On retiendra aussi la concision du groupe qui livre des compos qui n'atteignent pas 4 minutes au compteur, idéal pour le matraquage à la radio… Un potentiel commercial ? Sans aucun doute. Avec une bonne pelletée de pillage de Skun Anansie, de compos de rebelles pour ados certifiées multiplatines, et un soupçon de Marylin Manson (le riff principal d'Ellen) , un vrai foutoir en somme. Vu le savoir faire (le guitariste en possède indéniablement, comme en témoigne son solo dans Last Confession), on pourrait espérer mieux qu'une habile compilation destinée à choper à Avril Lavigne son coeur de cible situé du côté des 9/16 ans. Amis gallois, autant je vous sais capables du meilleur au rugby à XV, mais pour ce qui concerne le headbanging, j'ai un doute.
 
 
Hamster (05/10)
 
RMR Records / 2011
Tracklist (32 minutes)
1. Rise up 2. The end 3. Requiem of the drunk 4. Fight 5. Final chapter 6. Ellen 7. Red light fix 8. Last confession 9. Promises 10. This is for you