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Jacob Bredahl, ex frontman d'Hatesphere, n'est pas resté inactif depuis 2007. Le voilà qui rejoint en 2009 The Downward qui se métamorphose en The Kandidate. Un premier album (Until We Are Outnumbered, ), et des tournées en compagnie d'Entombed ou Volbeat, en guise de consécration, une prestation en 2010 au Roskilde Festival. Depuis, on note l'arrivée d'un nouveau batteur qui à rejoint le groupe, Niels Peter. 
Venons en à l'essentiel, voilà 11 compos (dont une longue introduction) ramassées pour une durée de 31 minutes (le plus long titre n'excède pas 30 minutes), qui se vautrent avec délice dans un son cradingue et nous font goûter aux joies du mélange d'un poil de Thrash, de Death, et de Punk ! Le morceau d'introduction, sobrement intitulé "Death" laisse espérer une bonne claque dans la tronche à coups de riffs crasseux et de larsens en guise de solis (parfois on du solo mélodique, comme on peut l'entendre sur Fucked in the Search for Life).
La suite tient à peu près ses promesses, une bonne dose de furie, un défouloir plus proche de Discharge que de Hatesphere qui parait beaucoup plus subtil à la réflexion. Ajoutez à la recette un soupçon d'Entombed (le riff principal du morceau Modvind). De quoi vous lancer avec entrain dans un circle pit en chambre, ou filer un mal de crâne instantané aux plus mélomanes.
Parfois la sauce ne prend pas, Let the Maggots Have It est pour le moins poussif, il se traine en longueur, loin derrière les autres morceaux bien plus rapides et percutants. L'effort tient la route à défaut d'être novateur, en revanche on peut regretter le parti pris au mixage qui relègue trop souvent le chant de Jacob en arrière plan. D'ailleurs à la production, le fautif c'est Jacob qui s'est mis derrière les manettes, tandis que pour ses parties de chant il a fait appel au le seul gars au Danemark semble t-il capable de produire décemment les groupes locaux, l'inévitable Tue Madsen. Au moins maintenant on a une certitude concernant Jacob, il peut aussi produire des groupes avec un son dégueulasse sur commande ! Energique et plutôt accrocheur malgré son aspect ouvertement débraillé, The Kandidate devrait être élu sans peine auprès des amateurs de punk (avec ou sans chiens), de hardcore à l'ancienne, et des plus ouverts des thrasheurs. 
 
Hamster (07/10)
 
 
 
Napalm records / 2012
Tracklist (31 minutes)
1. Death 2. Beyond the Mind, Sleep You´ll Find 3. One and Alone 4. Total War 5. Modvind 6. Let the Maggots Have It 7. Standing on the Cliffs of Madness 8. Fucked in the Search for Life 9. Disillusionized 10. Dommedag 11. The Knives Spit

The 11th Hour – Lacrima Mortis

Ed Warby batteur émerite de Gorefest, (Hail of Bullets, ou dans un autre genre Ayreon) et Rogga Johansson (Paganizer, Ribspreader, The Grotesquery) s'étaient associés pour proposer un deuxième album Doom / Death, succédant au EP "Burden Of Grief" sorti en 2009. Rogga ayant du déclarer forfait sera remplacé par Pim Blankenstein d'Officium Triste. Au menu, 7 titres dont la durée moyenne va d'entrée plomber le moral de tout amateur de concision.
 
Passée l'intro sybilline aux claviers, nous voilà embarqués pour un marathon 52 minutes, à la gloire du Doom, du Death avec un poil de passages mélodiques proches du Heavy, histoire de faire passer un pudding sonore massif comme une brique. Ed n'est guère convaincant au chant clair, à la limite trop guilleret pour espérer plomber l'ambiance. Au delà de cet aspect un poil gênant, il faut reconnaitre que son travail sur l'ensemble de l'album (instruments, orchestrations, et compositions) est efficace.
En revanche Pim Blankenstein dans le registre guttural remplit son rôle à la perfection, dès qu'il intervient, The 11th Hour prend une autre dimension bien plus convaincante. Làs le soufflé retombe. Le duo n'évite pas les clichés et lieux communs inhérents au style (au delà de la lourdeur, figure imposée, les textes n'en réchappent pas non plus, sans oublier les samples de pleurs féminins un brin ridicules).
A défaut d'apporter un regard neuf sur le genre, le groupe marche sur les traces d'illustres prédécesseurs sans trop d'encombres, et sans leur faire de l'ombre. On retiendra le morceau Nothing But Pain comme le plus accrocheur. Mais pas au point de réveiller les morts. L'ensemble est trop convenu et prévisible, à la limite ça inciterait plutôt à sortir de la poussière un album de Candlemass (avec Messiah Marcolin au chant bien évidemment) pour le côté epique, et n'en citer qu'un. A réserver aux amateurs curieux.
 
Hamster (06,5/10)
 
 
Napalm Records / 2012
 
 Track listing : 1. We All Die Alone 2. Rain on Me 3. The Death of Life 4. Tears of the Bereaved 5. Reunion Illusion 6. Nothing but Pain 7. Bury Me

Lamb Of God – Resolution

C'est reparti avec les agneaux de Richmond (Virginie) qui livrent en cette année de fin du monde prévue par les mayas, leur septième album. Wrath, l'effort précédent n'avait pas fait l'unanimité, j'en avais retenu une baisse d'inspiration, et une production nettement moins convaincante que Sacrament, l'album de la consécration.
Bonne nouvelle, le son est de nouveau à la hauteur, trop propre sur lui au goût de certains, mais rappelons que depuis ses débuts le groupe n'avait jamais négligé cet aspect à l'exception notable de Wrath.
Lamb Of God entame les hostilités avec un titre lent et pachidermique, qui sert d'intro au massif Desolution ou les fans se retrouveront sans doute rassurés en terrain connu. Ghost Walking ne déroge pas à la règle son intro accoustique de redneck passée, le groupe tabasse méthodiquement avec un Randy plus guttural que jamais aux vocalises. Rien à envier à Pantera dont l'ombre traine toujours avec insistance non loin de nos agneaux. Guilty le titre suivant,  aurait pu figurer sur Far Beyond Driven (1996 ça ne nous rajeunit pas). The Undertown est aussi propice à une bonne séance de défoulement de la nuque et de promenade au galop dans un circle pit. Efficaces et venimeux. Tout aussi venimeuse l'incursion au pays des punks avec un Cheated survitaminé, aussi brutal que concis.
Mark Morton remet au goût du jour dans les compos des solis de guitares mélodiques plus prononcés (en particulier sur The Undertow, Invictus, Insurrection). Mais tout n'est pas parfait pour les amateurs de la congrégation, j'ai beau être hystérique comme une groupie de 14 ans au sujet du groupe, je sais aussi reconnaitre quand un titre n'ébourriffe pas. Tiens par exemple, The Number Six n'a guère d'intérêt au delà du fait que l'on entende le bassiste s'exprimer distincement avec son instrument, et l'instrumental Barbarosa en ouverture du percutant Invictus est pour le moins anecdotique. Insurrection surprend, par sa structure plus mélodique et les quinze secondes de chant clair de Randy, mais le titre défile sans être totalement convaincant. Parfois le groupe fait appel aux vieilles recettes d'antan, Terminally Unique est digne de l'album Ashes Of the Wake. Visitation est une longue charge de 4 minutes qui aurait pu logiquement conclure l'album. Mais la surprise est pour la fin avec un King me ou figurent des vocalises féminines éthérées, un Randy qui cause (et sa prestation rappelle aussi un morceau de Far Beyond Driven qui était aussi le 7ème album de Pantera pour l'anecdote, Good Friends and a Bottle of Pills), sans hurler, et toute une orchestration en renfort. Le plus long morceau de l'histoire du groupe est digne de ces gâteaux bavarois surchargés de crème chantilly. C'est une friandise irrésistible mais un peu lourde à digérer.
On retiendra de cet album la magistrale performance de Chris Adler à la batterie. Quelques touches d'expérimentations disséminées parmi des compos solides et accrocheuses, mais qui ne sont pas toutes inoubliables. Les fans devraient majoritairement s'y retrouver, les refractaires ne devraient toujours pas comprendre comment ce phènomène perdure depuis 1994.
 
Hamster (08/10)
 
 
 
Epic – Roadrunner / 2012
 
Tracklist (56:21)
 
1. Straight for the Sun 2. Desolation 3. Ghost Walking 4. Guilty 5. The Undertow 6. The Number Six 7. Barbarosa 8. Invictus 9. Cheated 10. Insurrection 11. Terminally Unique 12. To the End 13. Visitation 14. King Me