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Brainstorm – Downburst

brainstorm_dowburst18 ans d'existence au compteur depuis leur première démo, et une décennie d'existence discographique, toujours sur le label Metal Blade (un exploit par les temps qui courent), c'est sûr le mot fidélité à un sens chez ces allemands. Le label peut en témoigner, mais la ligne de conduite également, Andy B. Franck et son groupe restent attachés à un power metal germanique traditionnel, dont la recette est solidement éprouvée.
Du point de vue de l'exécution, pas -encore- de sortie de route de la part de Brainstorm : on retrouve le metal tout en puissance pratiqué par le groupe depuis un bail, des compos qui se distinguent par leurs tempos variés, agrémentées par un son au poil, signé encore une fois par Sascha Paeth. Le chant d'Andy est un peu plus posé, on ne retrouve pas d'éxubérance, histoire de prouver qu'il peut chanter aussi aigu qu'un chanteur des années 80… ce dont il est bien capable (il semblait plus relaché dans l'effort précédent du groupe, "Liquid Monster"). 
Et pourtant, une impression de routine, de service minimum finit par se pointer, c'était un risque qui menaçait de montrer le bout de son nez depuis l'album "Soul Temptation"(2003), et ce d'autant que le groupe sort un album avec une régularité de métronome, en alternance avec Symphorce (autre projet d'Andy). Cela dit il serait injuste de jeter Andy B Franck avec l'eau du bain, on doit convenir que le groupe à défaut de continuer sa progression, se maintient avec une efficacité certaine. Mais on décèle un petit manque d'inspiration, des signes d'essouflement qui devront être corrigés à l'avenir sous peine de se retrouver dans le fossé…
Pour les fans l'album devrait convenir sans pourtant surprendre, ça devrait dérouler dans les cages à miel sans que cela confine au supplice. Les autres, qui n'auraient pas été convaincus par les albums précédents de Brainstorm ne devraient pas changer d'avis.

Hamster (07/10)

Metal Blade records / 2008

Tracklist (51:14)
01. Falling Spiral Down 02. Fire Walk With Me 03. Stained With Sin 04. Frozen 05. End In Sorrow 06. Redemption In Your Eyes 07. How Do You Feel 08. All Alone 09. Surrounding Walls 10. Crawling In Chains 11. Protect Me From Myself* 12. Hold Tight* * bonus

 

Audrey Horne – Le Fol

audrey_horne_lefolEn Norvège, des membres d'Enslaved et Gorgoroth s'étaient réunis pour monter un groupe nettement plus accessible que leurs projets respectifs. Un nouveau groupe, au nom issu de l'univers de David Lynch, Audrey Horne. Les premiers essais ayant connu un succès retentissant dans leur pays natal, le groupe sortait un album qui allait connaître la consécration dans les fjords. Deux ans plus tard, Audrey Horne remet le couvert, loin de se contenter de sortir une copie carbone de "No Hay Banda", le groupe à peaufiné la recette. Le son est monstrueux, exactement ce qu'il faut pour un groupe dont l'ambition est de faire plier le public d'un stade.

Les influences ne sont plus aussi évidentes, on retrouve la trame de départ l'influence de Faith No More s'entend encore au début du titre Jaws et sur Bright Light entres autres. Sans oublier A Perfect Circle, un peu de grunge et une tonalité rock assumée, mais les guitares peuvent lacher des riffs bien plus sauvages ("Jaws" ou "Wish You Well"), et puis le timbre de la voix Toschie donne une signature au son du groupe. Du côté de l'écriture, on retrouve des chansons variées, des mélodies teintées de mélancolie et des riffs accrocheurs, sauf que l'album laisse l'impression que le groupe à poussé toutes les manettes à fond. Quand les titres sonnent hard rock, c'est nettement plus énergique. Passé l'effet de surprise du premier album, Audrey Horne confirme avec la manière tout le talent dont ils avaient fait preuve, ce n'était pas un pétard mouillé balancé des fjords. Audrey Horne sonne comme l'un des plus grands groupes de rock du monde, et on pourrait bien être incité à le croire une bonne fois pour toute à force d'écouter "Le Fol". En revanche, si "No Hay Banda" vous a déplu, pas la peine d'essayer cette seconde dose, ce sera peine perdue.

Hamster (09/10)

audreyhornemusic.com 

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myspace.com/audreyhornemusic

Indie Recordings / 2007

Tracklist (52:23) 01. Last Chance For A Serenade 02. Jaws 03. Last Call 04. Threshold 05. Monster 06. Afterglow 07. In The End 08. Pretty Girls Make Graves 09. Bright Lights 10. Hell Hath No Fury 11. I Wish You Hell 12. So Long, Euphoria

 

Dark Fortress – Eidolon

darfortress_eidolonCette fois je ne me ferais pas avoir !!! Bon alors admettons que le groupe ait goûté aux délices de l'inspiration divine, ce qui leur a permis de sortir un album énorme en 2006. Parce qu'après tout, à défaut de les accuser d'usage intensif de produits dopants, on pouvait alors se demander s'ils n'avaient pas tout simplement signé un pacte avec le diable ? 
Bref, et si "Seance" n'avait été avant tout qu'un coup de bol dans la discographie d'un groupe qui ne s'était guère distingué depuis 1994 ? Et s'ils étaient capable de replacer la barre aussi haut ? 

Voyons voir, du côté du line up, quelques changements sont intervenus, le vocaliste Azathoth s'est barré en mai 2007, remplacé par un certain Morean (vous n'ètes pas plus avancés là, n'est ce pas ?), tandis qu'à la guitare, V. Santura de Celtic Frost fait désormais partie du groupe.
En dépit de cette arrivée, le groupe n'a pas sombré dans le doom dépressif, quant au vocaliste, il s'est impliqué à fond dans l'élaboration d'un concept qui sert de fil conducteur à "Eidolon".
Les trois premières chansons décrivent le passage dans une autre dimension, vue sous plusieurs angles, les trois suivantes ont pour trame l'initiation d'une âme déshumanisée et la dernière partie à pour sujet la renaissance "de l'autre côté du miroir". Voilà pour le délire, on peut admettre que ça change des sempiternelles invocations de Satan et de ses amis, n'empêche je tiens à rappeler que l'abus de substances hallucinogènes peut nuire à la santé !

Et la musique ? Hé bien oui, Dark Fortress s'est montré capable de reproduire le cauchemar sonore de "Seance". "Eidolon" n'a rien à envier à son prédécesseur, c'est aussi glauque, sombre et une fois de plus les allemands ne se sont pas contentés de frapper comme des sourds sur l'auditoire. Cela dit "The Silver Gate", qui ouvre l'album est une vraie déferlante, du black metal bien senti aux riffs de guitares acérés, la section rythmique achève de coller aux murs comme il se doit, le tout agrémenté par des claviers qui sonnent juste. On retrouve par la suite la même furie ("Cohorror", "The Unflesh", "No Longer Human"), du lourd et lent tendance pachyderme ("Baphomet" avec le vocaliste de Celtic Frost en prime, "Analepsy"), un poil de punk ("Edge Of Night"). On retrouve l'influence de Satyricon dans certains passages mid tempos, et surtout le groupe à su recréer une atmosphère sombre qui atteint son paroxysme dans le morceau final "Antiversum". Enfin, la production est au poil. Dark Fortress confirme son potentiel : si vous avez aimé "Seance", le ton un poil plus brut de "Eidolon" ne devrait pas vous déplaire.

 Hamster (08,5/10)

www.darkfortress.org

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Century Media / 2008

Tracklist (52:17) 01. The Silver Gate 02. Cohorror 03. Baphomet (Avec Tom G. Fischer / Celtic Frost) 04. The Unflesh 05. Analepsy 06. Edge of Night 07. No Longer Human 08. Catacrusis 09. Antiversum