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Arch Enemy – Rise Of The Tyrant

aetyrantcoverIl a fallu pas mal d'heures d'écoute intensive pour déterminer en toute subjectivité si cette septième galette d'Arch Enemy valait plus que le silence… et ce d'autant plus que je ne pouvais pas compter sur la rédac "débrouille toi, vu le nom de l'album et ta réputation de rédac chef y a que toi pour le chroniquer"… Et ne parlons pas des avis définitifs des uns et des autres, pour chacun des chroniqueurs on trouvera un avis différent sur l'album ultime d'Arch Enemy ! Or Michael Amott lui l'affirme : "c'est l'album ultime d'Arch Enemy ! Pour moi cet album sonne comme le mix parfait entre l'harmonie et la brutalité".

Pourtant la première écoute n'avait pas été concluante, à la brutalité du groupe, s'ajoute une tonne de solis mélodiques dignes d'un Yngwie Malmsteen au sommet de sa forme (ça, ça fait un bail d'ailleurs…). De quoi contenter des fans asiatiques en mal de décrochage de machoire devant les performances des frères Amott ? 
En tout cas voilà un net changement par rapport à Doomsday Machine qui fait figure de rouleau compresseur et qui a été diversement apprécié du côté des fans. Rise Of The Tyrant illustre s'il en était besoin que le groupe n'a pas une recette figée et effectue un nouveau virage après deux albums dans la même veine. En terme d'intensité par exemple le titre Blood On Your Hands démontre que le groupe n'a rien perdu de sa hargne, au concours du groupe de death brutal qui colle une bonne percussion d'entrée, Arch Enemy demeure au sommet de sa forme. L'intensité et la maîtrise sont toujours au rendez vous, le duo des frères Amott à la guitare se distingue par des solis de haute volée (les solis qui peuvent parfois laisser une impression de facilité sont contrebalancés par des harmonies qui défrisent).

Au rayon point fort, le chant d'Angela qui sonne bien (qu'en sera t-il sur scène ? ), les guitares ont la part belle au mixage, mais… il y a a tout de même un point qui pourra faire débat, la production ne fait pas honneur à la batterie, le travail de Fredrik Nordström est moins percutant que ce qu'avait administré Andy Sneap, qui n'a réalisé que le mixage. Au delà de ça, l'album ne recèle pas de mauvaise surprise, à moins que l'on considère l'intro dégoulinante à la sauce prog de Vultures comme une faute de goût impardonnable.
Le groupe a ressorti des recettes datant de ses débuts (la structuration des compos assez classique) avec une bonne dose de brutalité en plus, héritée des derniers opus.. Un bon cru certes, mais pas évident à la première écoute. Quant à savoir si c'est le meilleur album de tous les temps réalisé à ce jour par Arch Enemy, il y a là de quoi alimenter des débats interminables, toutefois pour ma part Wages Of Sin demeure encore la référence ultime du groupe.

Hamster (08/10)

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Century media – 2007

Tracklist (48:32) 01. Blood On Your Hands 02. The Last Enemy 03. I Will Live Again 04. In This Shallow Grave 05. Revolution Begins 06. Rise Of The Tyrant 07. The Day You Died 08. Intermezzo Liberte 09. Night Falls Fast 10. The Great Darkness 11. Vultures

 

As I Lay Dying – An Ocean Between Us

Asilaydying_oeanAs I Lay Dying n'a jamais été un groupe marquant dans la vague déferlante de groupes metalcore en provenance des Etats Unis, au delà de sa provenance (la côte Ouest) et sa ferveur catholique assumée en bandouillère… Et ce n'est pas avec cet album que les gars de San Diego vont démontrer que leur créativité vaut plus qu'un pet d'acarien. A leur décharge il ne font pas partie des pionniers de la côte Est, mais en quatre abums ils n'ont jamais réussi à se distinguer de la masse, et le groupe véhicule tous les clichés du style, gros riffs, un couplet braillé et un chant clair pour emballer au refrain (à la manière d'Ill Nino, quelle évolution !).
Malheureusement la formule commence à lasser et à dater, et nombre de groupes talentueux sont sortis depuis longtemps de cette ornière, As I Lay Dying en revanche s'y accroche, sans totalement démériter, sur le plan de l'exécution il n'y a rien à dire (quoique… au bout de quatres albums c'est un minimum !), la production est bétonnée, avec Colin Richardson au mixage qui n'a rien pu faire pour donner un son qui porte la signature du groupe. Quant à l'inspiration… pour donner un exemple de la pauvreté des californiens en la matière, le titre Nothing Left est très révélateur : il ne s'agit ni plus ni moins que du repompage du riff principal de Blackened de Metallica (And Justice For All – 1989), on aurait pu croire à une reprise à leur sauce mais non ! Cet album ne convaincra pas au delà des quelques fans du groupe qui se contenteront d'une enième variation metalcore.

Hamster (04/10)

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Metal Blade / 2007

Tracklist (43 minutes) 01. Separation 02. Nothing Left 03. An Ocean Between Us 04. Within Destruction 05. Forsaken 06. Comfort Betrays 07. I Never Wanted 08. Bury Us All 09. The Sound Of Truth 10. Departed 11. Wrath Upon Ourselves 12. This Is Who We Are

 

Candlemass – King Of The Grey Islands

candlemass07Le neuvième album des suèdois, dignes rejetons de Black Sabbath, pionniers du doom épique au beau milieu des années 80…  s'annonçait sous les meilleurs auspices, sauf que… Messiah Marcollin a claqué la porte pour la seconde fois (la troisième en 2004 c'est tout le groupe qui lachait l'affaire), laissant Candlemass en plan avant l'enregistrement de l'album. Lassé des caprices de star du charismatique chanteur, Leif Endling ne s'est pas laissé démonter, et voilà un quatrième chanteur derrière le micro, après Johan Langquist, Tomas Vikström (qui a rejoint Therion), Messiah, voici donc Robert Lowe, qui n'a rien d'un inconnu dans la scène doom, mais tout de même fallait t-il vraiment dépouiller Solitude Aeternus de ce chanteur de talent ? Il n'empèche, sans faire oublier le moine, Robert Lowe s'en sort bien, d'autant plus qu'il ne s'est pas contenté de reproduire des lignes vocales qu'il avait l'habitude de produire avec Solitude Aeternus.
Mais au delà du chanteur, la vraie réussite dans cet album réside avant tout dans le paquets de riffs titanesques assénés par Leif et qui font honneur à la réputation du groupe, lents, lourds, écrabouillant avec un poil de haine (« Destroyer »). Toutefois, les compos sont pour le moins inégales à côté d'un « Destroyer » on a quelques ratés du genre de « Man Of Shadow », grandiloquent qui vire un poil grotesque. C'est tout ou rien, soit c'est percutant comme « Clearsight » ou alors rébarbatif (« Emperor of The Void » au fil des écoutes sonne comme un mauvais départ), ou encore un tantinet malsain à la sauce Slayer (« Embracing The Styx »). Si l'on écoute en commençant par « Devil Seed », c'est jubilatoire, les deux premières pistes ne feront qu'alimenter le doute quant à la capacité de Candlemass  à surmonter le départ de Messiah. Au final à boire et à manger avec quelques grandes envolées doom. Mieux que rien.

Hamster

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Nuclear Blast / 2007

Tracklist (54:00) 01. Prologue 02. Emperor Of The Void 03. Devil Seed 04. Of Stars And Smoke 05. Demonia 6 06. Destroyer 07. Man Of Shadows 08. Clearsight 09. The Opal City 10. Embracing The Styx