Changement dans la continuité, on reprend Anders Friden (In Flames) et Andy Sneap pour produire et mixer le nouvel album, on durcit un poil la formule, avec des rythmiques musclées, tout en conservant les passages mélodiques au chant clair. Pour le reste, le groupe allemand ne déroge pas aux régles établies par le metalcore, l'alternance chant hurlé / chant clair, les rythmiques de pachyderme et les cavalcades… le tout façonné avec un son énorme et une efficacité maximale… à première vue, ça sent le poney, le déjà vu et revu, vu l'invasion persistante dans les bacs de disques de ce genre.
Et pourtant, en dépit de l'influence persistante de Killswitch Engage (les structures de compos ressemblent à s'y méprendre à celles des nord américains), le groupe arrive tout de même à tirer son épingle du jeu, efficacité oblige. En particulier grâce à une reprise (ce qui au passage en dit long sur leur capacité à élaborer quelque chose d'un tant soit peu original). « Army Of Me » de Bjork, dynamitée à la sauce metalcore, avec en invitée au chant féminin Tanja Keilen (Sister Love). Une autre apparition sur « Moment Of Clarity », relève le niveau. Mille Petrozza (Kreator), y ajoute sa touche thrash mais au delà de ça, les réfractaires au metalcore devraient détester, les amateurs eux, devraient y trouver leur compte… match nul.
Hamster (06/10)
Roadrunner – Universal / 2006
Tracklist : 01. Intro 02. I Rape Myself 03. Song About Killing 04. It's Our Burden To Bleed 05.Nothing Is Forever 06. Together Alone 07. My Fiction Beauty 08. No More 2nd Chances 09. I Refuse To Keep On Living… 10. Sick Of Running Away 11. Moment Of Clarity 12. Army Of Me 13. Room Of Nowhere
En dépit des rumeurs persistantes qui courent sur le net, de la désaffection d’une partie des fans depuis le départ de Max Cavalera, le groupe persiste et signe, persuadé que l’acharnement va finir par payer. Et l’on peut être tenté de le croire, Dante XXI est un album massif, percutant, les compos sont directes, pas de d’excursion tribale au menu (tout au plus, ce sont les intros avec des chants tibétains pour entamer l’album, des violons en seconde intro… histoire d’installer une atmosphère un poil mystique).
Quand en 1997 Witchery avait surgi pour combler le vide provoqué par le split de Satanic Slaughter, le groupe s'était rapidement imposé avec un thrash mené à un train d'enfer, dont la formule se distinguait de la masse de groupes en provenance de Suède.