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Ektomorf – Destroy

1994, quelque part au fin fond de la Hongrie, Zoltan et son frère montent un groupe, et l'appelent en toute simplicité Ektomorf… ce qui au passage colle bien au propos du groupe dont le tempérament est bien speed, nerveux et agité. Le cinquième album du groupe -le premier chez Nuclear Blast- ne déroge pas au style du groupe : thrash, hardcore, brutal avec un soupçon d'ambiance tribale, le tout agrémenté d'un gros son gras qui colle aux murs… Si cela ne vous rappelle toujours rien, alors disons le tout net, Ektomorf reprend à son compte la recette qui avait fait de Sepultura un groupe énorme en 1996, avec l'album "Roots".
 
Force est de constater qu'Ektomorf possède un réel savoir faire, et propose des compos vraiment efficaces à défaut d'être novatrices. Plus convaincant qu'un Derrick Green au chant, Zoltan balance des vocalises agressives qui soutiennent la comparaison avec son idole (il ne cache pas son admiration pour Max Cavalera), et qui parfois rappellent un Robb Flynn de Machine Head en grande forme. On pourrait aussi gloser sur les analogies entre les textes d'Ektomorf et Sepultura, la reprise de gimmicks chers à Max Cavalera (du style "what goes around comes around"…). Mais est ce vraiment important au fond ?
 
Après tout cela fait dix ans qu'Ektomorf reprend le flambeau délaissé par Sepultura et poursuivi avec plus ou moins de bonheur par Max Cavalera (Soulfly), et en tout cas l'album "Destroy" atteint son but. Le groupe est capable de proposer des hymnes efficaces, certes sans en faire des tonnes sur le plan de l'originalité (notons quand même les passages inspirés par la musique Tzigane, qui ajoutent une atmosphère assez spéciale). Passons sur les comparaisons qui sont assumées par le groupe, pour ne retenir qu'une chose, Sepultura n'est plus (les dernières péripéties discographiques laissant toujours sur ma faim pour ce qui me concerne), Ektomorf meurt d'envie de nous en coller plein les oreilles, avec une bonne vieille recette, alors ne boudons pas notre plaisir de voir le thrash tribal réincarné 🙂
 
Hamster (07/10)

Site Officiel : www.ektomorf.com

Myspace Officiel : www.myspace.com/ektomorf

Nuclear Blast – M10 / 2004
 
Track listing (47:51)
01. I know them 02. Destroy 03. Gypsy 04. No Compromise 05. Everything 06. From far Away 07. Painful but True 08. Only God 09. You Are my Shelter 10. A.E.A 11. From my Heart 12. Tear Apart

Revoilà nos amis suédois philanthropes avec leur 3éme album, et pas des moindres. Première mise en garde, si vous souhaitez acquérir cette galette, sachez que la trouver en France va être chose corsée. En effet, le groupe ne faisant plus partie de l'écurie Massacre, ce nouvel opus est sorti sur un petit label suédois, qui a bien du mal à distribuer ses produits hors des contrées nordiques.
 
Alors qu'est ce que ce " Hate, Dominate, Congregate, Eliminate ", nous propose ? Eh bien, pas de surprises, comme ses deux prédécesseurs un Ddeath metal teinté d'éléments indus et proposant l'alternance chant death (assuré par Jörgen Sandström de Entombed) et chant féminin. On retrouve d'ailleurs une nouvelle recrue à ce poste, Jo Enckell, qui remplace la première chanteuse, partie pour " divergences musicales ". On notera que la différence, entre les timbres de voix ces deux dernières, est hautement symbolique.
Tout au long des huit compositions de cet album, on sent que le groupe a encore progressé et a su affiner son écriture. La production est puissante et sied tout à fait au style des furieux suédois. Les lignes vocales, qu'elles soient démoniaques ou angéliques font mouche à chaque fois. Notons aussi les participations des chanteurs de Dark Funeral et de 2 Ton Predator, venus soutenir ce bon vieux Jörgen. 
Musicalement, les titres font rarement moins de 8mn, et proposent de nombreux breaks et de prodigieuses montées en puissance. Du pur Project Hate donc…
Les textes font, quant à eux, toujours appel au satanisme le plus primaire, ce qui tranche un peu avec l'image du groupe. Comment peut on à ce point détester les anges…
 
Bref, un bon album accrocheur et efficace, mais il va tout de même falloir penser à nous proposer quelque chose de nouveau pour le prochain album (dont l'enregistrement commence en septembre prochain, pour une sortie début 2005).
 
En attendant, tous avec moi : 
HATE, DOMINATE, CONGREGATE, ELIMINATE…
 
Elrickh  (08/10)
 
 
Threeman recording / 2003
 
Track listing (..:..)
1. Hate 2. Nailed 3. Dominate 4. Deviate 5. Congregate 6. Burn 7. Eliminate 8. Weep
 

Porn – Glitter, Danger & Toyboyz

PORN est un groupe lyonnais qui a déjà fait parler de lui fin 2002 avec la sortie de leur démo 4 titres, qui leur avait valu beaucoup d'éloges dans la presse papier et on-line ! C'est d'ailleurs à cette occasion que j'avais découvert le titre « Soft Machine / Porn Machine » et m'étais instantanément intéressé au groupe. Bref, PORN était attendu au tournant pour leur premier album, et le moins que l'on puisse dire, c'est que celui ci ne déçoit pas !
 
Glitter, Danger & Toyboyz débute par le déjà culte « Soft Machine / Porn Machine », et nous fait entrer de plein pied dans l'univers de PORN. Musicalement, le groupe est à la frontière du Rock et du Metal Indus : personnellement, j'y retrouve entre autres des influences de Marilyn Manson et de Placebo. Le parallèle avec les chansons calmes du Révérend est inévitable de part les côté indus de la musique, mais aussi dans la voix de Valentine que je trouve définitivement excellente. Cependant PORN se détache de l'ambiance Mansonienne assez rapidement, pour aller dans le léger et le glamour malgré un aspect assez froid de l'album.
Dont be a Lady, seconde chanson bien accrocheuse, possède un refrain qui devrait parfaitement marcher en live, ce qui est d'ailleurs le cas de la majorité des titres. En effet, PORN possède ce talent de faire des mélodies de qualité, et l'on sent rapidement à l'écoute de l'album quelques tubes en puissance qui mériteraient de passer rapidement sur nos radios nationales les plus rock !
 
Vous l'aurez compris, pour moi PORN est un groupe promis à un avenir radieux. Ce premier album manque cependant pour moi d'une vrai grosse production (mais n'allez pas imaginer pour autant que le son est mauvais ! C'est juste qu'il manque un peu d'ampleur, mais il supporte aisément la comparaison avec d'autres groupes du même genre) qui permettrait au groupe de vraiment exploser. PORN possède en effet suffisamment de sens de la mélodie pour intéresser un public Rock et Metal mainstream, et il y a fort à parier que le Toy Boy Tour qu'ils ont entamé vont leur permettre de se faire remarquer aussi bien par le public que par un label conséquent (c'est du moins ce que je leur souhaite !)
Sex, drugs & Rock n' roll, see ya on tour !
 
Sky (07/10)
 
Slalom music / 2003
 
Track listing : 1. Soft Machine / Porn Machine 2. Don't be a lady 3. Recycle 4. Borderline 5. Robstar 6. 44' 7. The Fee 8. Still 9. Toy Boy