Author Archive

Nocturnal Rites – New World Messiah

Deux ans après "Shadow land", les suédois de Nocturnal rites sont de retour sur le devant de la scène metal avec un nouvel album en poche. Ce "New world messiah" se situe dans la continuité des efforts précédents, c'est à dire un heavy des plus traditionnels avec quelques touches de claviers pour rehausser le tout sans pour autant tomber dans le symphonique pompeux.
 
Très classique dans l'approche musicale, l'album tire plutôt son intérêt d'une interprétation sans faille qui plaira à l'auditeur averti. En effet les amateurs évoluent ici en terrain familier avec tous les ingrédients de base qui font la recette d'un bon album de heavy contemporain. Les musiciens forts d'une certaine expérience mettent tout leur talent au service de mélodies accrocheuses et de morceaux efficaces qui n'ont aucunement la prétention de renouveller le genre mais plutôt de le perpétrer dans les règles de l'art.
 
Les compositions sont soignées avec des arrangements agréables et judicieux qui rehaussent la musique du groupe en lui donnant une dimension supplémentaire à l'image de "Egyptica" qui apporte un peu d'originalité par son côté orientalisant, veine musicale très en vogue d'ailleurs comme pour le dernier Brainstorm par exemple. L'album renferme son lot d'hymnes taillés sur mesure et épaulés par des cours majestueux comme "Against the world" ou bien "The flame will never die" ainsi que quelques morceaux aux riffs bien sentis comme "Avalon" ou "Awakening" qui si ils n'ont pas la puissance d'un Primal fear ou d'un Gamma ray, n'en demeurent pas moins bien enlevés.
 
Le sieur Jonny Lindquvist qui assure les vocaux à le bon goût de ne pas donner dans les aigüs à outrance, et accompagne bien l'ensemble avec une voix très agréable qui rappelle un peu celle de Takenori Shimoyama, vocaliste du groupe japonais Double dealer, dans les passages les plus graves. Le son est très bon, pas de surproduction outrancière, et les guitares sont au premier plan en parfaite harmonie avec les quelques fioritures musicales qui embellissent l'album ici et la. Un bon opus agréable qui a tout à fait sa place aux côté des chefs de file du mouvement heavy et qui se laisse écouter sans sourciller. Leur passage en tournée avec Edguy sera à n'en pas douter une bonne occasion d'apprécier ce nouvel album en live. ^_^
 
 
BHC (08/10)
 
 
Century Media – M10 / 2004
 
Track listing (46:57)
1. New world messiah 2. Against the world 3. Avalon 4. Awakening 5. Egyptica 6. Break away 7. End of days 8. The flame will never die 9. One nation 10. Nightmare
 

 

Ragnarok – Blackdoor Miracle

Après une intro poussive qui peut faire lugubre pour tous ceux qui n'ont jamais entendu parler de la Famille Adams et des Contes de la Crypte, l'album démarre sur les chapeaux de roues !
La batterie est assurée par Jontho de main de maître et le mix de cette dernière est diabolique ! Merci Tommy Tagtgren ! Bref le son est ici sans failles tout comme l'exécution des morceaux, la où ça fait mal, c'est au niveau de l'originalité… Entre les compos naïves comme " Blackdoor Miracle " et " Journey From Life " et les compos qui tournent en boucle le même riff pendant une minute on a du mal à faire son marché… Même si Hoest signe ici des vocaux pour le moins chargés émotionnellement, leur impact est amoindri par une musique sans réel relief qui se cache derrière une batterie cataclysmique.
Il y a toutefois deux titres qui s'en sortent pas trop mal, " Murder " et " Kneel " je ne sais si cela suffit à déclencher l'achat de cet album… Disons que si on est déjà fan de Ragnarok cela suffit amplement pour obtenir satisfaction mais pour quelqu'un qui découvre le groupe, c'est un groupe de black parmi tant d'autres, à cela près qu'ils ont une prod à la hauteur de leurs prétentions. A noter toutefois un visuel en couleur ( rare dans le Black Metal) qui à le mérite de changer un peu et éventuellement sortir du lot, attention rien d'original sang et pentagrame de rigueur sont bien là…

Rash (06.5/10)

www.ragnarokhorde.com

Regain records – M10 / 2004

Track listing (..:..)
1. Preludium 2. Heir Of Darkness 3. Recreation Of The Angel 4. Rites Of Geburah 5. Blackdoor Miracle 6. Murder 7. Kneel 8. Bless Thee For Granting Me Pain 9. Journey From Life

God Forbid – Gone Forever

Il faut se rendre à l'évidence, il y a bien une nouvelle scène metal américaine. Hatebreed et Killswitch Engage en sont les portes drapeaux les plus médiatisés ces derniers temps. D'autres groupes non moins talentueux attendent leur heure dans la pénombre. God Forbid en fait partie. Si la recette de base est la même, à savoir mélange de thrash et de hardcore, les God Forbid possèdent leur propre recette qui leur permet de se démarquer de la masse et d'affirmer leur identité.

Un côté hardcore, certes, mais nettement moins omniprésent que chez Hatebreed. Des passages mélodiques aussi, mais moins 'formatés' et immédiats que chez Killswitch. God Forbid affirme une identité thrash nettement plus prépondérante. Le quintet du New Jersey possède plus d'une corde à son arc, flirtant tour à tour avec le death metal, qu'il soit basique et old-school comme celui d'Obituary ou plus mélodique et moderne comme celui d'Arch Enemy, le power metal à la sauce Pantera ou encore le thrash des années 80 inspiré par Slayer et bon nombre de groupes de la Bay Area.
 
Ce petit côté rétro contribue à faire du groupe une figure d'exception parmi tous ces nouveaux arrivants. La technique est de mise sur ce 4ème enregistrement officiel (1 MCD puis 3 albums). Les frères Coyle constituent une paire de guitaristes talentueux et les soli mélodiques et très fouillés foisonnent tout au long des 9 titres. Leur qualité de riffeurs n'en est pas moins en reste, et ce dans tous les domaines. De la mosh part dynamique à souhait aux rythmiques saccadées les plus modernes en passant par tout l'art du riff thrash ou heavy, les Coyle sont experts en la matière et sont, de plus, soutenus par une section rythmique tonitruante.
God Forbid possède un autre atout majeur en la personne de Byron Davis leur chanteur. Celui-ci maîtrise un registre de voix assez vaste et impressionnant, rappelant Phil Anselmo époque Vuglar Display of Power, John Tardy lors des phases de chant les plus éructées ou encore Howard Jones (Killswitch Engage) sur certaines parties plus mélodiques et d'autres plus hardcore.
 
Comme le gang afro-américain à décidé de ne pas faire choses à moitié, ils se sont épaulés des meilleurs pour la réalisation de cette galette, à savoir Eric Rachel pour l'enregistrement, Colin Richardson pour le mixage et Travis Smith pour le graphisme.
La pochette de l'album est, une fois n'est pas coutume avec Smith, tout simplement sublime et la production de l'album parfaitement appropriée à leur musique, moderne mais sans pour autant sonner comme une copie carbone de celle Killswitch notamment… Un son un peu plus cru dans l'ensemble mais en aucun cas bâclé.
 
Cet album constitue en tout cas un joli pari qui pourrait permettre aux 5 affreux gangsta de récolter le gros lot en surfant sur la vague de succès des nouveaux groupes précédemment cités tout en rassemblant bon nombre de fans de metal plus traditionnel et old-school. Peut-être cette 4ème réalisation connaîtra-t-elle au contraire un relatif anonymat comme les précédentes mais ça, c'est le marketing et le bouche à oreille qui en décideront. La qualité musicale, elle, est indéniablement présente, mais le risque de paraître trop 'à l'ancienne' et pas assez catchy aux plus jeunes ou trop moderne dans le son et avec certains phrasés pas spécialement inhérents au metal aux moins jeunes pourrait desservir le groupe. Espérons que la communauté metal saura se montrer ouverte d'esprit pour ne pas passer a coté d'un tel groupe !
 
Rano (09/10)
 
 
Century Media – M10 / 2004
 
Track listing (41:41)
1. Force-Fed 2. Anti-Hero 3. Better Days 4. Precious Lie 5. Washed Out World 6. Living Nightmare 7. Soul Engraved 8. Gone Forever 9. Judge The Blood