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december-cover-lp03Attention, revoilà un groupe de furieux qui en veulent à la terre entière (ou à leur terre d'accueil, le Nevada en l'ocurrence). Le quartet fondé en 1994 ne fait pas de quartier, avec un assaut sonique ultraviolent piochant dans le grind (le premier titre qui ouvre l'album) ou le hardcore (tendance lourde dans le style qu'affectionne Crowbar), flirtant même avec la furie organisée par Slipknot (Monument Collapse). Matt Zane (l'acteur et producteur porno) semble avoir plus de flair pour découvrir des groupes, que pour élaborer une musique un tant soit peu intéressante (Society 1 en est un exemple consternant), car c'est grâce à lui que que cet album à vu le jour en…1998 (le deuxième du groupe). 
Hé oui, il s'agit en fait d'une réedition remasterisée, agrémentée de titres bonus qui valent le détour. Du coup la production massive met bien en valeur les passages lourds et lents, et de ce fait il vous sera difficile de sortir indemne de ce pilonnage intensif. Le vocaliste Mark Moots hurle à s'en faire exploser les cordes vocales, accompagné d'un guitariste qui joue pour deux, et d'une section rythmique qui blaste sévèrement… Cette galette est intense du début à la fin, alors d'accord, avec un disque pareil le metal va encore passer pour un style bruitiste réservé aux demeurés, mais les compos qui n'atteignent que rarement la barre des 4 minutes sont toutes accrocheuses et dignes de déclencher des moments de folies dans un mosh pit… 
Quant aux titres bonus, franchement un groupe qui reprend Death Angel, Skunk Anansie et Motorhead, ne peut pas être mauvais non ? D'ailleurs on peut constater au détour de ces reprises que Mark Moots est tout à fait à même de bien traiter ses cordes vocales. 
La reprise de Selling Jesus est un peu alourdie mais pas désagréable non plus (on devra constater que Julian Peach n'aime décidement pas l'exercice du solo de guitare…). Moment de grâce avec le titre qui ouvre l'album Act III de Death Angel, l'effort est méritoire et tient vraiment bien la route (surprise, le solo de guitare passe mieux !). Et pour finir Ace of Spades, pas loin de la version de Metallica. Voilà donc un bonne occasion de redécouvrir December pour ceux auquel ce groupe aurait échappé, avant que celui ci ne croise sur sa route un certain Devin Townsend (qui a produit leur album "the Lament configuration").
PS : passez la plage fantôme à fond, et apprécier le regard effaré de vos voisins quand vous les croiserez après… :-))

Hamster (07.5/10)

 

Earache – M10 / 2003

Track listing (50:18) 1. Umbilical 2. Heaven Below 3. 8 Years 4. Monuments Collapse 5. Proximity 6. Mouthful of Sand 7. Shard 8. Hatebridge 9. 1 of 2 10. Lifelike (almost) 11. Selling Jesus [Skunk Anansie] * 12. Seemingly Endless Time [Death Angel] * 13. Ace Of Spades [Motorhead] * 14. Ghost Track *

 

 

dai-lo-2003Dai Lo… encore une des révélations sorties du chapeau par Copro records en provenance d'Angleterre, sensées bouleverser le monde du metal. A vrai dire, ça commençait plutôt mal, avec un pochette verdatre et peu engageante… Cela dit vous allez me dire, "arrête de râler, vaut mieux une pochette naze avec un album entraînant que l'inverse"… D'accord, mais le problème c'est que l'album lui même (intitulé "la constante menace d'une mort accidentelle") s'avère constant dans la menace soporifique… 
Le groupe, formé en 1999, invoque Fishbone et une liste longue comme le bras de groupes en guise d'influence, et parfois fait penser à des chutes de studio que l'on aurait exhumé d'une session d'enregistrement de Faith No More. Le groupe n'apporte vraiment rien de neuf, et s'il affiche un certain savoir faire dans l'équilibre entre mélodie et rock, allié à une production honnête , les compos se suivent sans forcément se ressembler et surtout sans laisser de trace dans les conduits auditifs… A conseiller aux amateurs affamés de rock indé… On verra par la suite si le groupe apporte quelque chose de plus consistant.

Hamster (04/10)

 

Copro records – M10 / 2003

Track listing (41:17) 1. Vigilante 2. House of cards 3. The Devil's prize 4. Irrestible force vs. immovable object 6. Misery machine 7. Interlude 8. Green umbrella 9. Golden rule 10. Close 11. Push 12. One man's deal 13. Dead man's suit

 

Un miracle s'est produit durant les nuits des 3 et 4 janvier 2003. Après avoir jeté l'éponge 4 ans auparavant, n'ayant pu trouver de digne successeur à Keith Caputo qui avait quitté le groupe en 1997, Life of Agony a pris la sage décision pour cette année 2003 d'en découdre à nouveau. Le line-up originel s'est reformé le temps de deux concerts à New York, leur ville natale. Deux concerts dont les places se sont écoulées en 20 minutes montre en main. Deux concerts dont la magie a été telle que le groupe a décidé de réitérer l'expérience puis de s'embarquer sur une tournée Européenne (qui, malheureusement, délaisse une fois de plus la France…), et surtout de se reformer officiellement, annonçant un album pour 2004. Enfin, ce qui nous intéresse ici, deux concerts immortalisés sous la forme d'un double CD et d'un DVD (chronique de celui-ci disponible ultérieurement dans la rubrique DVDvore). La magie a donc bien opéré. A croire que ce long break a fait du bien aux quatre membres du groupes qui se sont tous aventurés dans d'autres projets pendant ces 4 années (à noter que le 2ème cd présente des extraits de tous ces projets excepté Stereomud, celui de Joey Z., pour d'obscures querelles de labels).

Life of Agony est plus vivant que jamais et tous les fans du groupe seront ravis par ce live sous forme de best-of qui couvre les trois albums studio du groupe. Quel bonheur d'entendre Keith Caputo prendre à nouveau du plaisir à chanter les anciens titres tels River Runs Red, Underground ou Through and Through notamment. La hargne du groupe à ses débuts, lorsqu'ils officiaient dans un registre metal/hardcore, ne les a pas abandonnés, bien au contraire ! This Time et My Eyes en sont des preuves flagrantes, double grosse caisse et parties speeds à l'appui. Method Of Groove s'impose définitivement comme un concentré de violence précurseur du style metalcore actuel. Ugly, deuxième album du groupe, est lui aussi bien représenté sur ce CD. Une version pachydermique de l'incontournable Other Side of the River en 3ème piste par exemple et un How It Would Be exceptionnel d'émotion que Keith dédicace à sa mère décédée, sujet d'inspiration éternel du chanteur, ou encore cette version acoustique de Let's Pretend que Keith interprète seul avec sa guitare sèche.

N'oublions pas, cependant, que l'homme qui se cache derrière la plupart des compositions et des textes toujours si touchants et fascinants est Alan Roberts, le bassiste. Lui qui est si peu loquace d'habitude est tellement touché par l'accueil du public qu'il lui adresse plusieurs discours de remerciement. On ose à peine imaginer la folie dans la fosse lors de ces deux nuits, il suffit d'entendre l'ami Keith demander sans arrêt à la foule de faire très attention, d'aider ceux qui tombent et de ne pas se battre car ' Nous ne voulons pas encore perdre une vie pendant un de nos concerts '. Heureusement, on a le droit à quelques bouffées d'oxygène, surtout grâce aux titres plus calmes du 3ème album qui sont interprétés avec énormément de justesse. La version de Weeds est tout simplement excellente. Ce live au son massif constitue donc l'acte de renaissance du groupe et nous laisse augurer d'un avenir radieux pour eux. Car la passion est bien de retour et leur honnêteté semble intacte. L'impatience de les voir sur scène et d'entendre le prochain album ne fera que grandir au fil des jours, mais l'agonie en vaut la peine. Note : il existe trois supports différents : Double CD, DVD simple et coffret limité digipack DVD + double CD

Rano (09/10)

www.lifeofagony.com

SPV records / 2003

Track listing (53:48) CD N°1. 1. River Runs Red 2. This Time 3. Other Side Of The River 4. I Regret 5. Weeds 6. Seasons 7. Hope 8. Method Of Groove 9. How It Would Be 10. Bad Seed 11. Heroin Dreams
CD N°2 : 1. Tangerine 2. Lost At 22 3. My Mind Is Dangerous 4. Let's Pretend 5. Underground 6. My Eyes 7. Through And Through 8. Consequence (Among Thieves) 9. Were What I Say (Keith Caputo) 10. Big Pop Food (Freax featuring Keith Caputo) 11. Fake (Supermassiv)